• Livres et Bibliothèque de Royauté-News

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    Les ouvrages sélectionnés par RoyautéNews sont destinés aux lecteurs férus ou amateurs d’Histoire ou de certaines questions contemporaines. Cette liste des livres à connaître est destinée surtout aux chercheurs et aux étudiants et n'est pas une rubrique de critique littéraire. Sauf exception ces ouvrages ne sont pas lus par la rédaction.



  • Députés sous influences - Hélène Constanty ; Vincent Nouzille

    Fayard  ;   2006   ;     504 p.;     25€.

    Députés sous influences  -  Hélène Constanty  ;  Vincent Nouzille


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  • Atlas historique de l'Afrique   -   Bernard Lugan

    Éditions du Rocher  ;    3 oct. 2018  ;    424 p.;     25€90.

    Présentation officielle : Des origines de l'Homme aux conflits d'aujourd'hui, au fil de 250 cartes accompagnées de notices explicatives, cet atlas inscrit sur la longue durée, fait le bilan des connaissances historiques autour du continent africain à travers les permanences et les ruptures qui expliquent les crises actuelles et qui permettent d'annoncer celles de demain. Cet ouvrage, sans équivalent, est l'outil de référence indispensable à tous ceux qui veulent connaître les constantes historiques et ethniques qui fondent la géopolitique de l'Afrique, ou plus exactement des Afriques, et sans la connaissance desquelles tout ce qui est dit ou écrit sur ce continent relève de l'artificialité.
    Bernard Lugan a écrit plus de 30 ouvrages consacrés à l'Afrique. Il est universitaire et expert auprès du TPIR (ONU). Il fut professeur à l'École de Guerre et aux Ecoles de Saint-Cyr-Coëtquidan. Il dirige la revue par internet l'Afrique Réelle.

    Le commentaire de RoyautéNews : Pour découvrir Bernard Lugan, voici une émission de TVLibertés qui reprend plusieurs de ses passages sur cette chaîne 【  Clic  】

     

    Atlas de l'Afrique  -  Bernard Lugan


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  • Requiem pour l'Éducation nationale  -  Patrice Romain

    cherche midi  ;   11 mars 2021  ;   240 p.;   17€60.

    Présentation officielle : L’institution Éducation nationale se lézarde chaque jour un peu plus : la belle et grande idée républicaine – même instruction, donc mêmes chances dans la vie – est devenue une utopie. Après quarante-trois ans de bons et loyaux services, Patrice Romain lance un cri d’alarme.
    En s’appuyant sur des anecdotes vécues, il dénonce un laxisme scandaleux et révèle des pratiques peu avouables : les lâches décisions des hauts fonctionnaires adeptes du « pas de vague », les directives pernicieuses des « démago-pédagogistes » qui, sous couvert de bienveillance, sacrifient les élèves motivés, la gestion humaine catastrophique, les consignes hors-sol, le coût exorbitant de la « paix sociale », la mascarade des évaluations, les statistiques truquées, les petits arrangements entre amis, etc.
    Il démonte et démontre : le système éducatif français actuel est le terreau d’une révolte inéluctable...

    Requiem pour l'Éducation nationale  -  Patrice Romain


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  • Charles Le Catholique  -  Gérard Bardy

    De Gaulle et l’Église ;

    Plon  ;    8 oct. 2020 ;    624 p.;    11€.

    Présentation officielle : 

    Un portrait inédit de Charles de Gaulle, le dernier « roi chrétien », qui a, toute sa vie, intimement associé son patriotisme et sa foi.

    Issu d’une famille profondément chrétienne, élevé dans le strict respect des valeurs catholiques, Charles de Gaulle a intimement associé son patriotisme et sa foi toute sa vie. Son éducation et ses engagements au service de l’Église marquèrent ses années de jeunesse avant d’imprimer chez l’officier une doctrine de comportement attachée essentiellement à la dignité de l’homme. De la France libre qu’il vécut comme une croisade à la présidence de la République, où il conduisit une politique directement inspirée de la doctrine sociale du Vatican, de Gaulle respecta les principes de laïcité sans jamais cesser de redonner à la France sa place de fille aînée de l’Église.
    Ce document raconte de façon vivante et souvent inédite les événements – petits et grands – qui, tous, s’expliquent par la foi chrétienne du Général. Pour la première fois, la vie de l’homme, du soldat et du chef d’État se trouve éclairée par sa relation à Dieu : sa vie familiale, et notamment sa relation bouleversante avec sa fille Anne, née trisomique, la place laissée à Yvonne, son épouse, les hommes de Londres et les religieux qui l’entourent, ceux de la « traversée du désert » et la présidence de la République, le pardon de la réconciliation franco-allemande, ses rapports étroits avec le Vatican, son regard sur le monde...

    Charles le Catholique  -  Gérard Bardy


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  • Le dernier Mitterrand  -  Georges-Marc Benhamou

    Plon  ;     7 janv.  2021 ;    304 p.;    11€.

     Présentation officielle : 

    Les hommes d’État ont toujours eu leurs confidents. Seuls les plus grands ont eu le talent de susciter des livres à leur mesure. C’est le cas de celui-ci.
    Pendant mille jours, François Mitterrand a eu un interlocuteur privilégié : Georges-Marc Benamou. À la fois compagnon, témoin, convive et mémorialiste. Ce livre raconte l’histoire d’une fin de règne et les heures les plus douloureuses d’une vie. On y entend les échos assourdis de l’ordinaire politique - avec sa cour élyséenne et les Conseils des ministres ; on assiste en spectateur privilégié à la course vers la présidence de la République ; on partage les combats d’un homme face à la maladie, pour éviter de sombrer ; on saisit au vol, parfois, dans l’Élysée crépusculaire ou dans la France des profondeurs, quelques morceaux d’anthologie qui donnent la mesure de ce président hors normes.
     

    Le dernier Mitterrand   -  Georges Benamou

     

     

     

     


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  • Mafias et multinationales  -  Toufic Beainy  - Nicolas E. Faure

    Vers une planète bananière ;

    Éditions Perspectives Libres ;   2020 ;   238 p.;   18€.

     

    Mafias et multinationales  -  Nicolas Faure  - Toufic Beainy

    En lien avec la vidéo que nous vous avons proposée hier soir : un clic ici !


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  • Tu n'es pas des nôtres  !  -  Agnès Thill

    L'Artilleur ;   20 sept. 2020 ;  224 p.;    16€.

    Présentation officielle : Des quartiers populaires à l’exclusion de LREM, itinéraire d’une citoyenne libre. Élevée en Seine Saint-Denis dans une famille modeste, institutrice puis directrice d’école à Paris et en banlieue, Agnès Thill a longtemps été membre du Parti Socialiste. En 2017, désireuse de servir son pays et ses concitoyens, sensible aux paroles du candidat Emmanuel Macron qui disait vouloir renouveler la vieille politique, elle s’est engagée à sa suite. Élue députée dans l’Oise, elle a soutenu la mise en place du programme du président. Jusqu’à l’examen du projet de loi de révision des lois de bioéthique, incluant de nouvelles dispositions liées à la recherche sur les embryons ainsi que la procréation médicale assistée pour les femmes seules ou homosexuelles (PMA). Là, sa conscience et ses réflexions lui interdisent de rester muette. Et elle décide d’exercer sa liberté de parole en alertant, à l’assemblée et ailleurs, contre ce projet de loi qui bouleverse notre rapport à l’humain et prive délibérément des enfants de père. Elle découvre alors la face cachée du « nouveau monde » et la réalité des relations au sein de La République En Marche, faites de mensonges, d’intolérance, d’insultes et d’exclusions au point qu’un des hauts responsables finit par lui jeter à la figure : « Démissionne, tu n’es pas des nôtres ! ». Elle raconte dans ce livre au ton très simple, direct, son itinéraire personnel, de la franc-maçonnerie à l’Eglise catholique, à la recherche de la Vérité.

    Tu n'es pas des nôtres  !  -  Agnès Thill


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  • Quand la Gauche pensait la Nation  -  Jean-Numa Ducange

    Fayard ;   24 mars 2021 ;   336 p.;   23€.

    N'oublions pas qu'en France, comme nous l'avons rappelé à plusieurs reprises, le Parti Socialiste était, pour l'essentiel patriote et opposé à l'immigration massive, comme on l'ignore généralement. C'est la mutation de ce parti, vers 19834-84, par l'arrivée aux instances de direction, d'internationalistes comme DSK, entre autres, qui a refoulé dans l'oubli la fibre patriote venue de Jaurès, et de l'Union Sacrée. Cette notion n'est pas à oublier lorsqu'on étudie les Gauches dans leur ensemble. RoyautéNews

    Présentation officielle : Dans cet essai novateur élaboré à partir de l’exemple allemand, Jean-Numa Ducange éclaire un pan méconnu de l’histoire de la gauche européenne, quand son idéal de solidarité des ouvriers du monde entier, par-delà les frontières, se confrontait à la réalité, parfois violente, des nationalités. Une question aujourd’hui encore essentielle.

    La gauche doit-elle défendre la nation  ? Crise du projet européen, mises en cause des frontières, retour des nationalismes et xénophobie font chaque jour l’actualité. Le dépassement des frontières nationales, qui semblait un temps aller de soi, n’était-il pas une erreur de diagnostic  ? Dans des sociétés plurielles, comment peuvent coexister des populations qui ne disposent pas, à l’origine, d’une histoire partagée  ?
    Toutes ces interrogations furent débattues par la gauche européenne au cours de son histoire. Dans cet essai novateur élaboré à partir du monde germanophone, Jean-Numa Ducange restitue ce grand débat qui occupa les têtes pensantes du socialisme, comme le quotidien des militants. Dans la seconde moitié du xixe  siècle, les premiers partis socialistes durent se confronter à une évidence  : l’extension du marché et du capitalisme, pas plus que les luttes des travailleurs à l’échelle internationale, n’ont conduit à la disparition des nations. Le Parti social-démocrate allemand n’est à l’époque pas seul à proposer des solutions, mais nul n’a alors plus d’influence à l’étranger  : de Paris à Moscou, il fascine. Surtout, lui et son alter ego autrichien sont confrontés aux problèmes posés par la coexistence de multiples nationalités, tandis que la question coloniale s’impose sur le devant de la scène.
     

    Jean-Numa Ducange est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Rouen Normandie (GRHIS) et membre junior de l’Institut universitaire de France. Il a notamment publié La Révolution française et la social-démocratie (PUR, 2012) et Jules Guesde. L’anti-Jaurès  ? (Armand Colin, 2017).

    Quand la Gauche pensait la Nation  -  Jean-Numa Ducange


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  • Gala de gaffes à gogo  -  Franquin  -  Jidéhem

    Un classique.

     

    C'est dans l'air du temps. A relire sans modération. Pour des compositions artistiques bien inspirantes. Nous, nous proposons une suite : Gala de baffes à gogo.

    Gala de gaffes à gogo  -  Franquin  -  Jidéhem


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  • Picasso  -  Isabelle de Maison Rouge

    Le Cavalier Bleu ;  2005 ;  poche ; réédition ;  128 p.;   10€95.

    « Avec Braque et le cubisme, il a révolutionné la peinture », « Après les périodes bleue et rose, c’est devenu horrible », « Picasso était un monstre avec les femmes et sa famille », « Il a gagné beaucoup d’argent », « Guernica est son seul chef d’œuvre », « Picasso était un plagiaire », « Picasso est incontournable dans l’art du XXe siècle »… 

    Génie pour les uns, imposteur à la notoriété surfaite pour d’autres, Picasso est sans conteste l’une des figures majeures de l’art du XXe siècle. Au travers d’une analyse précise de son œuvre, Isabelle de Maison Rouge nous invite ici à décrypter les multiples facettes de cet artiste à la personnalité complexe.

    Professeur d’histoire de l’art à New York University in France, Isabelle de Maison Rouge est rédactrice en chef du e-magazine Art & dont elle est la créatrice. Elle est également conférencière et commissaire d’expositions. Elle intervient aussi au sein de nombreuses entreprises au titre de la formation et du conseil, de même qu’auprès de particuliers.

     

    Picasso  -  Isabelle de Maison Rouge


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  • La Rédaction

    Les obsédés du dogme officiel ne désarment pas. Le monde ne tourne pas bien s'il existe. Le pire, ici, est que l'auteur du texte de cette BD est une journaliste du Monde... De quoi avoir peur !

    Cela ne fait aucun doute, elle fait partie du complot. Qui ne décèle, à chaque coin de rue, de complot, pas assez lisible pour lui dans le fil des événements pourtant peu avares d'évidences, ne pourra, cette fois-ci, qu'en admettre l'existence en observant les efforts désespérés de ces Mr Propre, traquant tout ce qui n'est pas la copie conforme des idées fournies à la télé et qui ont un véritable problème psychologique devant le fait que les gens pensent librement, pensent tout court, et pensent faux parfois, cela arrive. Moins sans doute que ces appointés ridicules du Système.

    Devant une telle chasse en règle contre des informations détonant de la norme officielle, qui gênent... (on se demande bien pourquoi !)... c'est qu'il y a au moins quelque chose de pas clair.

    La description de cette BD ne manque pas d'intérêt. L'histoire du fou qui croît que tout le monde est fou. A ignorer d'urgence !

    "Des climatosceptiques aux platistes, des usines à clics d'Europe de l'Est aux Illuminati, des algorithmes devenus fous à Donald Trump (propagateur n°1 de "vérités" alternatives), les infox sont partout. Ludiques et pédagogiques, les autrices nous font passer dans l'envers de leurs fabrications et nous réapprennent à aiguiser notre esprit critique."


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  • L'Extinction de l'homme  -  Paul Sugy

    Le projet fou des antispécistes ;

    Tallandier ;   13 mai 2021 ;   208 p.;   17€90.

    C'est pour tant de raisons, comme celle-ci, que votre Site s'efforce de tracer une voie raisonnable et tente de susciter des réflexions justes dans un univers des idées sidéralement vide. La folle théorie exposée dans ce livre a été acclimatée en France peu-à-peu dès la décennie 2000-2010, par le biais des groupuscules divers, animés par les mêmes membres, appartenant à un pseudo-gauchisme d'ailleurs si bien en phase par certains aspects avec le Système : le syndicat étudiant Unef, pour ne pas le citer.

    Pour les lecteurs qui nous découvrent, précisons que notre Site ne se rattache à aucune sphère politique, quelle qu'elle soit. RoyautéNews

    Présentation officielle : La cause animale nous préoccupe, et défendre les animaux maltraités est légitime. Mais les mouvements végans sont traversés par une dérive inquiétante : l’antispécisme.

    Ces militants jugent que la consommation de viande est une pratique barbare, une discrimination envers les animaux qu’ils comparent à du racisme. Ce mouvement a conquis les universités anglo-saxonnes et commence à peser dans l’intelligentsia occidentale. En mettant en perspective les thèses des antispécistes, Paul Sugy éclaire, tout en évitant les amalgames et les réductions hâtives, le projet d’une déconstruction de la notion d’humanité. Avec rigueur et finesse, il dévoile un risque d’une ampleur inédite : il ne s’agit de rien d’autre que de remettre en cause la dignité supérieure de la vie humaine. L’antispécisme est moins selon lui une défense de l’animal qu’un réquisitoire contre l’homme. Un livre qui fera date.

    L'Extinction de l'homme  -  Paul Sugy


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  • Immigration ; Ces réalités qu'on nous cache  -   Patrick Stefanini

    Robert Laffont ;   19 nov. 2020  330 p.;   20€.  

    Ce sujet fait l'objet d'un article qui sera publié aujourd'hui. RoyautéNews

    Présentation officielle : L’immigration électrise périodiquement notre débat public. Mais son irruption sur la scène politique et médiatique se fait le plus souvent à partir de données anciennes, incomplètes ou habilement maquillées. Une méconnaissance de la réalité, entretenue par l’extrémisme d’un côté, par le politiquement correct de l’autre.
    Ce livre dresse le tableau de l’immigration en France depuis vingt ans. Il permet d’en finir avec le déni soigneusement orchestré par quelques démographes ayant pignon sur rue, lesquels tentent d’occulter la réalité de la vague migratoire massive qui affecte notre pays.
    Préfet de région et Conseiller d’État, Patrick Stefanini a consacré à ce problème une grande partie de sa vie professionnelle, dans les divers postes de responsabilité qu’il a occupés auprès de Robert Pandraud, Alain Juppé, Dominique de Villepin et enfin Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux. Il a retiré de cette expérience concrète des convictions fortes qu’il exprime ici sans détour. Il décrit l’impuissance de nos gouvernements à maîtriser l’immigration alors même que la France, affaiblie économiquement, a vu ses capacités d’accueil se restreindre et a laissé s’abîmer son modèle social. Il constate l’échec de nos efforts d’intégration en raison du chômage de masse, mais aussi du repli identitaire et de la poussée du fondamentalisme islamique chez les nouveaux immigrants.
    Il formule aussi des propositions précises, à rebours des mots d’ordre simplistes des uns et de l’aveuglement des autres : contrôle des frontières extérieures de l’Europe, dépôt des demandes d’asile hors du territoire français, révision radicale de notre politique d’aide au développement, et enfin refonte des règles d’acquisition de la nationalité française.
    C’est désormais la cohésion de notre société qui est en jeu. Pour reprendre le contrôle de l’immigration, Patrick Stefanini appelle à faire les choix devant lesquels la France recule depuis vingt ans.

    Immigration ; Les réalités qu'on nous cache  -   Patrick Stefanini


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  • Histoire du SAC  -  François Audigier

    Les gaullistes de choc 1958 - 1969

    Perrin ;  15 avr. 2021 ;  384 p.;   24€.

    Présentation officielle : Histoire du service d'ordre gaulliste, entre politique et barbouzes.

    SAC : Service d’Action Civique. Peu d’organisations politiques ont autant défrayé la chronique et suscité les passions que le service d’ordre gaulliste, fondé en 1960. Ses milliers d’adhérents, rugueux et déterminés, protégeaient les meetings et campagnes d’affichage du parti au pouvoir. Gaullistes fidèles, anciens de la Résistance ou de la France libre pour beaucoup, ils vouaient un culte au Général dont ils se considéraient comme les grognards inconditionnels. Ce carré de la Garde était engagé lors des élections compliquées et les moments de crise du régime (putsch des généraux, barricades de 68). Mais le SAC avait aussi sa part d’ombre. Car à côté d’une majorité d’honnêtes militants figuraient des éléments douteux : membres d’extrême droite attirés par l’anticommunisme violent, aventuriers et escrocs mythomanes, malfrats à la recherche d’une impunité policière et judiciaire. Des mauvaises fréquentations expliquant les délits dans lesquels des adhérents se trouvaient impliqués : braquages, trafics de drogue, d’armes et de fausse monnaie, proxénétisme, escroqueries, rackett, agressions… Aux méfaits crapuleux s’ajoutaient à l’occasion des dérives et violences politiques : infiltration des forces de l’ordre, provocations et espionnage clandestin, coups contre les militants de gauche. Que le patron politique du SAC ait été Jacques Foccart, puissant et mystérieux conseiller du Général pour les affaires sensibles touchant aux services secrets, à l’Afrique et à l’outre-mer, achevait d’exciter les imaginaires. Le SAC n’aurait-il pas été un service d’ordre barbouzard jouant les polices parallèles ?
    Sans négliger cette part de fantasme, et fort de sources inédites, François Audigier démêle le vrai du faux et inscrit l’histoire de l’organisation dans un temps plus long. Il en réaffirme la nature politique en montrant que les gros bras étaient aussi les petites mains d’un gaullisme manquant alors de militants et en soulignant les liens personnels forts du Président avec ces « Prétoriens » du régime. Plus largement, il explore les questions sensibles du lien aux forces de l’ordre officielles, de la pratique du renseignement politique et de l’infiltration des services de sécurité. Loin des clichés, l’ouvrage se penche enfin sur les membres du SAC, des grandes figures (Charles Pasqua, Pierre Debizet, Paul Comiti…) aux adhérents les plus modestes, ces Mamelouks du Général souvent plus sensibles à l’épopée du gaullisme qu’à son programme politique, ces militants bagarreurs qui, en marge du parti, constituaient un « corps franc » dévoué à de Gaulle.

    Histoire du SAC  -  François Audigier


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  • François Mitterrand, de l'intime au politique - Éric Roussel

    Perrin ;  Poche ;  22 avr. 2021 ;   832 p.;   12€.

    Présentation officielle : Cette biographie renommée de François Mitterrand éclaire son exceptionnel parcours par de nombreuses archives, tant françaises qu’étrangères, des témoignages inédits, jusqu'à ses successeurs, et plusieurs correspondances privées ignorées. Éric Roussel montre notamment comment les épreuves de la guerre et une déception sentimentale dévastatrice ont façonné le caractère du futur président de la République, le préparant ainsi à son incroyable destin. Il parvient à jeter un jour nouveau sur l’ensemble de la carrière du "sphinx", plaçant au centre l'intime avant la politique.

    François Mitterrand, de l'intime au politique  -  Éric Roussel

     


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  • La Première Armée Française  -  Claire Miot

    Perrin ;   paraîtra le 25 mai 2021  ;  448 p.;    26€.

    Le Général de Lattre avait prononcé la promesse : « Je franchirai le Rhin, et j'irai jusqu'au Danube. » C'est l'origine du nom de l'Armée Française. S'il est volontiers rappelé dans le milieu des Anciens Combattants, il a été celui de toute l'Armée Française depuis 1945. Les corps qui ont formé l'Armée de Lattre, autre nom de la Première Armée Française pour la période de la Libération, dont les tout premiers combats à partir du Printemps 1943 furent la Bataille de Corse, puis la Bataille de Haute-Provence, ont été une constitution. L'Armée d'avant-guerre avait disparu. On ne peut que s'interroger, au moins... sur la fatalité farouche qui accable un pays subissant le rétablissement de la "légalité républicaine", alors que c'est cette même République faillie qui avait livré, par son impréparation des années 30, le pays à l'envahisseur... RoyautéNews

    Présentation officielle : L'étude de référence sur l'armée qui a libéré le sud de la France.

    Le 15 août 1944, la première armée française débarque en Provence. Comptant dans ses rangs quelque 300 000 soldats, elle libère, à l’été, les grandes villes du sud de la France. Elle sera envoyée ensuite en Allemagne, dans les Alpes et dans l'Italie du Nord. Cette première armée française est dirigée par le général de Lattre de Tassigny, l’homme qui représenta la France à la capitulation sans conditions de l’Allemagne nazie, le 8 mai 1945.

    La première armée française se voit confier un triple rôle : diplomatique, politique et militaire. Instrument de reconquête de la grandeur nationale quatre ans après la défaite, il lui incombe non seulement de faire la preuve, sur le champ de bataille, de la capacité du pays à se libérer lui-même, mais aussi de le hisser au rang des puissances victorieuses. Elle doit aussi, en intégrant des milliers de combattants venus de la résistance intérieure, agir comme le symbole de l’unité retrouvée de la Nation. Enfin, héritière de l’armée de la défaite et de l’armée de Vichy discréditées, elle doit faire face aux aspirations de rénovation que réclame la société française de la Libération.

    Mobilisant un vaste corpus de sources rassemblées en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, pour certaines inédites, Claire Miot interroge ce temps charnière de rétablissement de la légalité républicaine et d’enracinement du pouvoir gaullien, ainsi que ce passage heurté du temps de l’Occupation à celui de la Libération, transition discontinue du temps de la guerre à celui de la paix.

    La Première Armée Française  - Claire Miot

     


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  • Du Libéralisme autoritaire - Carl Schmitt -  Hermann Heller

    Zones ;   29 oct. 2020 ;   144 p.;   16€.

    Traduction, présentation et notes de Grégoire Chamayou.

    Présentation officielle : Le 23 novembre 1932, quelques semaines avant l’accession de Hitler au pouvoir, le philosophe Carl Schmitt prononce un discours devant le patronat allemand. Sur fond de crise économique, son titre annonce le programme : « État fort et économie saine ».
    Mobilisant des « moyens de puissance inouïs », le nouvel État fort, promet-il, ne tolérera plus l’«émergence en son sein de forces subversives». Ce pouvoir autoritaire musèlera les revendications sociales et verticalisera la présidence en arguant d’un « état d’urgence économique ».
    Lorsqu’il lit ce texte de Schmitt, son adversaire de toujours, le juriste antifasciste Hermann Heller, ne saisit que trop bien de quoi il s’agit. Peu avant de prendre le chemin de l’exil (il mourra en Espagne l’année suivante), il laisse un court article qui compte parmi les plus clairvoyants de la période. Nous assistons là, analyse-t-il, à l’invention d’une nouvelle catégorie, un « libéralisme autoritaire ».
    Ce recueil rassemble ces deux textes majeurs de la pensée politique, encore inédits en français, assortis d’une présentation qui éclaire les rapports méconnus entre Schmitt et les pères fondateurs du néolibéralisme.

    Carl Schmitt (1888-1985), juriste et philosophe allemand rallié au nazisme en 1933, est notamment l’auteur de La Notion de politique (1932) et de Théorie du partisan (1963).

    Hermann Heller (1891-1933), juriste et philosophe allemand, engagé à gauche sous la République de Weimar, fut l’un des principaux adversaires politiques et théoriques de Carl Schmitt.

    Du Libéralisme autoritaire - Carl Schmitt -  Hermann Heller


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  • Demain la France   -   Xavier Patier

    Cerf ;   27 août 2020 ;    204 p.;   18€.

    A première vue et après avoir parcouru sommairement quelques extraits du livre, nous ne sommes pas convaincus  du tout. RoyautéNews

    Présentation officielle :  1970. Le 1er septembre meurt François Mauriac, la voix du catholicisme engagé. Le 9 octobre décède Edmond Michelet, la figure de la Résistance chevaleresque. Le 9 novembre s’éteint Charles de Gaulle, l’icône de la France éternelle. Âgé de douze ans, l’adolescent Xavier Patier vit en direct ces événements nationaux qui sont pour lui, en raison des liens du sang, d’abord des drames familiaux.

    2020. L’écrivain Xavier Patier se souvient. Un demi-siècle a passé, et cette séquence funèbre a inauguré une crise historique des trois vertus théologales. La foi de Mauriac a cédé la place à la tentation identitaire. La charité de Michelet, à la confusion émeutière. L’espérance de De Gaulle, au culte décliniste. Ce que je crois a tourné à « D’où suis-je ? ». Contre la guerre civile, à « Vive l’incivilité ! » Et les Mémoires d’espoir, à « La France qui dévisse ». Les élites ont dès lors beau jeu d’incriminer le populisme. Le désarroi est là.

    Et si aller de l’avant nécessitait de regarder en arrière ? Conjuguant au futur la remémoration du passé, Xavier Patier ouvre aujourd’hui les tombeaux qu’il a vu hier se fermer, afin que nous nous rouvrions aux vertus qu’ils recèlent et qui, elles, ne sauraient mourir.

    Une exhortation à l’amour du pays entrelaçant une chronique intime et une méditation historique, servies par une écriture d’exception.

    Demain la France   -   Xavier Pattier

     


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  • Guerres invisibles  -  Thomas Gomart

    Tallandier ;   21 janv. 2021 ;   317 p.;   20€90.

    Présentation officielle : Quels sont les prochains défis géopolitiques du siècle? La pandémie mondiale a modifié les équilibres entre Asie et Occident et scellé la rupture entre la Chine et les États-Unis, accentuant le basculement du monde vers l’Est. Sur cet échiquier polarisé, deux lignes de fracture convergent : la dégradation environnementale et la propagation technologique où se jouent désormais les principales rivalités stratégiques et économiques.

    Dans cet essai captivant, Thomas Gomart décrit les grands mouvements qui se déroulent sous nos yeux : le retour d’une compétition agressive des puissances, une accentuation des inégalités et des échanges débridés. Il met également en lumière les mécanismes invisibles qui transforment notre planète en profondeur : marchés financiers, paradis fiscaux, mafias, incubateurs technologiques, plateformes numériques, multinationales, services de renseignement…

    Pour nous aider à mieux comprendre le monde qui surgit, il analyse enfin pour chaque sujet les « intentions cachées » des États-Unis, de la Chine et de l’Europe, et réfléchit au rôle que la France pourrait jouer dans ces nouvelles « guerres invisibles ».

    Guerres invisibles  -  Thomas Gomart


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  • Autodéfense intellectuelle  (Le retour)  -  Sophie Mazet

    Robert Laffont ;    3 sept. 2020 ;   229 p.;   18€.

    Présentation officielle : Etes-vous "globiste" ou "platiste" ? Qui se cache derrière la "biodynamie" ? Avez-vous "checké vos privilèges" ? Connaissez-vous "l'astroturfing" ? "Démocrature ", "féminazi", "intersectionnalité", "racisé", "spécisme", "décolonial"... Mais que signifient au juste ces nouveaux mots qui fleurissent dans les médias et sur les réseaux sociaux ? Fidèle à la démarche de son Manuel d'autodéfense intellectuelle, Sophie Mazet nous livre une définition éclairée de ces termes qui ont envahi le débat public.
    Qu'il s'agisse de néologismes, de mots-valises ou d'anglicismes, il est urgent de décortiquer leur sens pour mieux en saisir les enjeux. Dans une société où les opinions sont érigées au même rang que les faits, ce lexique aussi intelligent que pertinent nous donne des clés pour comprendre notre époque, maîtriser les débats actuels et ceux de demain.

    Le commentaire de RoyautéNews : Certainement très utile pour se dépêtrer du sabir utilisé aussi (et surtout ?) par de nombreux journalistes, dont certains, profitons de l'occasion pour le signaler, du moins sur certains portails d'infos, que certains "rédacteurs" affichent des carences lourdes en langue française... et par voie de conséquence, de compréhension.

    Certains mots, comme spécisme, ayant entraîné l'antispécisme qui renvoie à des notions mal maîtrisées ou simplistes (faisant appel notamment à l'évolution darwinienne) par certains penseurs pour établir leurs définitions arbitraires, dans la volonté de détruire toute pensée traditionnelle ou antérieure, substituant ce qu'ils considèrent ou font semblant de considérer comme arbitraire par un autre arbitraire. Nous pourrons revenir un jour sur ce thème.

    Autodéfense intellectuelle  (Le retour)  -  Sophie Mazet


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