• La fabrique du crétin digital  -  Michel Desmurget

    Les dangers des écrans pour nos enfants ;

    Seuil ;   29 août 2019 ;   432 p.;   20€.

    Présentation officielle : La consommation du numérique sous toutes ses formes – smartphones, tablettes, télévision, etc. – par les nouvelles générations est astronomique. Dès 2 ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque 3 heures d’écran. Entre 8 et 12 ans, ils passent à près de 4 h 45. Entre 13 et 18 ans, ils frôlent les 6 h 45. En cumuls annuels, ces usages représentent autour de 1 000 heures pour un élève de maternelle (soit davantage que le volume horaire d’une année scolaire), 1 700 heures pour un écolier de cours moyen (2 années scolaires) et 2 400 heures pour un lycéen du secondaire (2,5 années scolaires).
    Contrairement à certaines idées reçues, cette profusion d’écrans est loin d’améliorer les aptitudes de nos enfants. Bien au contraire, elle a de lourdes conséquences : sur la santé (obésité, développement cardio-vasculaire, espérance de vie réduite…), sur le comportement (agressivité, dépression, conduites à risques…) et sur les capacités intellectuelles (langage, concentration, mémorisation…). Autant d’atteintes qui affectent fortement la réussite scolaire des jeunes.
    « Ce que nous faisons subir à nos enfants est inexcusable. Jamais sans doute, dans l’histoire de l’humanité, une telle expérience de décérébration n’avait été conduite à aussi grande échelle », estime Michel Desmurget. Ce livre, première synthèse des études scientifiques internationales sur les effets réels des écrans, est celui d'un homme en colère. La conclusion est sans appel : attention écrans, poisons lents !

    La fabrique du crétin digital  -  Michel Desmurget


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  • Il est midi à Pékin -  Eric Chol ; Gilles Fontaine

    Arthaud ;   paraîtra le 11 sept; 2019 ;   250 p.;   19€.

    Les auteurs racontent, à partir d’un ou plusieurs lieux dans chaque fuseau horaire, comment la métamorphose de la Chine transforme le monde. Cette démarche inédite permet de mesurer la vitesse à laquelle la planète s’est mise à l’heure chinoise.
     
    Aux quatre coins du globe, la suprématie chinoise comme on ne vous ne l’a jamais racontée.
     
    L’achat du célèbre Waldorf Astoria à New York ; une téléréalité culinaire à Colmar ; la pêche sur les côtes ghanéennes ; l’utilisation de WeChat lors des élections australiennes ; la diplomatie des raviolis sur le rocher du Pacifique ; l’impact global du pharaonique projet des Nouvelles routes de la soie…
    Qu’il s’agisse de mettre la main sur de nouvelles sources d’énergie, de diffuser son « softpower » culturel ou d’afficher ses ambitions géopolitiques et militaires, la Chine est partout à la manœuvre. Non seulement elle s’est bel et bien réveillée, mais elle aspire à redevenir l’empire du Milieu flamboyant qu’elle a été : celui qui donne l’heure au reste de la planète.
    Cette métamorphose et les conséquences de l’expansion chinoise dans notre vie quotidienne, Éric Chol et Gilles Fontaine en rendent compte grâce à un récit original et efficace : à partir d’un ou plusieurs lieux dans chaque fuseau horaire, ils tissent un ensemble de scènes vivantes, de Hollywood à la Polynésie, de la pampa argentine au Groenland. Leur démarche inédite offre un panorama de l’omniprésence chinoise ; elle révèle une image instantanée du monde quand sonne midi à Pékin.
     
    Lire en même temps le billet Hong Kong what next sur Royal Artillerie et surtout le pied d'article. 

    Il est midi à Pékin -  Eric Chol ; Gilles Fontaine


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  • Faut-il refuser le développement ? - Serge Latouche

    Arthaud ;   8 mai 2019  ;   368 p.;   8€90.

    Présentation officielle : Mot d’ordre des gouvernements de gauche comme de droite, objectif affiché de la plupart des mouvements altermondialistes,la croissance constitue-t-elle un piège ? Fondée sur l’accumulation des richesses, elle est destructrice de la nature et génératrice d’inégalités sociales.
    Dès 1986, Serge Latouche dénonçait dans cet ouvrage les dangers de la croissance et développait ses concepts de l’après-développement. En permettant ainsi de regarder le présent « dans le miroir du passé » suivant la formule d’Ivan Illich, alors même que l’air du temps favorise le triomphe de l’éphémère, ce texte reprend sous forme embryonnaire la plupart des thèmes majeurs de la décroissance.
    Serge Latouche propose de renoncer à la démesure et à l’illimitation pour redécouvrir la nécessité du sens de la mesure et des limites et travailler à une société fondée sur la qualité plutôt que sur la quantité, sur la coopération plutôt que la compétition, à une humanité libérée de l’économisme se donnant la justice sociale comme objectif.

    Faut-il refuser le développement ? - Serge Latouche


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  • La révolution matérielle  -  Jean-Claude Daumas

    Une histoire de la consommation (France, XIXe-XXIe siècle) ;

    Flammarion ;   10 oct. 2018 ;   590 p.;   26€.

    Présentation officielle : Écrire l’histoire de la consommation en France, c’est raconter l’histoire de tous les Français : celle de nos grands ancêtres, de nos parents, de chacun d’entre nous. C’est aussi raconter l’histoire de la révolution matérielle qui s’est opérée sous l’influence des innovations techniques et commerciales, des avancées sociales, de nouvelles mœurs, etc. Ce sont toutes ces transformations depuis le milieu du XIXe siècle que ce livre retrace en articulant production et consommation, conditionnements sociaux et libre-arbitre du consommateur, culture matérielle et représentations symboliques. L’historien Jean-Claude Daumas décrit les usages de la société française – dites-moi quel canapé vous avez choisi et je vous dirai qui vous êtes –, montre comment les consommateurs s’approprient les objets – de la lessiveuse au smartphone en passant par la bicyclette, le presse-purée et le blue jean –, dans une savante dialectique où le hasard n’a pas de place.
    Cette histoire de la consommation se lit aussi comme celle de la conquête progressive du bien-être, avec ses victoires – le triomphe de la consommation de masse pendant les Trente Glorieuses – et ses défaites – la hausse des niveaux de vie n’a jamais aboli les inégalités sociales –, sans oublier ses nouveaux mandarins, qui prônent la rupture et la décroissance au nom de la protection de la planète...

    Commentaire de RoyautéNews : Le texte de présentation est daté et décalé. La notion d'inégalités sociales, qui ne veut rien dire est décentrée, et, langage idéologique d'emploi récent, son expression donne l'effet d'un ovni dans une description de la consommation trop raccourcie.

    La révolution matérielle  -  Jean-Claude Daumas


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  • Une femme à Dien Bien Phu  -  Geneviève de Galard

    Les arènes ;  2003.

     

    Pour les soixante-cinq ans de la fin de l'aventure française en Indochine, soldée par la Bataille de Dien Bien Phu (1954).


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