• La guerre du Pacifique a commencé en Indochine - Franck Michelin

    1940-1941 ;

    Passés composés ;  10 avr. 2019 ;  318 p.;  22€.

    Présentation officielle : Le 23 septembre 1940, l'armée japonaise viole la frontière indochinoise malgré la conclusion d'un accord à Hanoi quelques heures plus tôt. Pour l'Indochine française, c'est le début de près de cinq années d'occupation, qui aboutissent, le 9 mars 1945, à l'élimination de la présence française. Ainsi, l'action des forces nippones a pour conséquence de précipiter l'indépendance du Vietnam, du Cambodge et du Laos, et déclenche la Guerre d'Indochine. Pour le Japon, nouvel allié de l'Allemagne, c'est la première étape de l'expansion vers le sud qui mène, quinze mois plus tard, à l'éclatement de la Guerre du Pacifique. Fruit d'un long travail de recherche et d'analyse d'archives françaises et japonaises, ce livre explore le rôle du Japon, longtemps resté absent des études sur le second conflit mondial et sur les origines de la Guerre d'Indochine, bien qu'il ait précipité la crise qui allait changer pour toujours le destin de l'ancienne colonie indochinoise, ainsi que celui de l'ensemble de la région Asie-Pacifique.

    La guerre du Pacifique a commencé en indochine - Franck Michelin

    Franck Michelin est professeur à l'université de Tokyo, chercheur associé à la Sorbonne, à l'Institut d'Asie orientale et à la maison franco-japonaise. Il fut lauréat du Prix Shibusawa-Claudel en 2015. RoyautéNews


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  • Adieu, la France !  -  Christine Clerc

    Editions de l'Observatoire ;   10 avr. 2019 ;  240 p.;  19.€

    Présentation officielle :

    À 0 h 10, dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 avril 1969, un communiqué du général de Gaulle sème la stupeur dans le monde entier : « Je cesse d’exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd’hui à midi. »
     Après onze années de pouvoir et sans attendre les résultats définitifs de son référendum sur la régionalisation (le « non » va l’emporter à 52 %), l’homme du 18 Juin se retire à Colombey-les-Deux-Églises. Dix mois auparavant, pourtant, il surmontait la crise de mai 1968 par un coup de théâtre. Les Français lui donnaient une majorité « introuvable ».
    Alors pourquoi solliciter à nouveau leurs suffrages – et cela, sur une réforme mal comprise ? Impossible rêve d’un Don Quichotte politique qui croit pouvoir, en instaurant la « Participation », retarder l’avènement d’un « nouveau monde moderne », celui de l’entreprise, de la compétition capitaliste et du Club Med ? Désir de revanche sur son ancien Premier ministre, Georges Pompidou, devenu « l’homme fort » de la droite ? Ou suicide politique ? 
    Du printemps 1968 au printemps 1969, c’est une véritable tragédie que nous fait vivre de l’intérieur Christine Clerc, entre un de Gaulle tour à tour autoritaire et désemparé, et son cher pays, la France. La tragédie d’un grand amour brisé.

    Adieu, la France !  -  Christine Clerc


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  • La République des Frères  -  Patrice Morlat

    Le Grand Orient de France de 1870 à nos jours ;

    Perrin ;  18 avr. 2019 ;  848 p.;   32€.

    Le rôle du Grand Orient décrit dans la présentation persiste aujourd'hui, et aussi fortement. RoyautéNews

    Présentation officielle : Le Grand Orient de France de 1870 à 1940. Penser la cité idéale.
    Le rôle du Grand Orient dans l'instauration et l'évolution de la IIIe République Plus ancienne obédience maçonnique française datant de 1773, le Grand Orient de France, sous la IIIe République, est engagé dans les principales luttes politiques de son temps - pour l'enseignement public, laïc et obligatoire ; pour la séparation des Eglises et de l'Etat ; contre le Concordat, etc. Les maçons œuvrent alors à la naissance des grandes lois républicaines et laïques et se font en outre " architectes de l'Empire ", jouant un rôle essentiel dans l'expansion coloniale.

    Patrice Morlat, fort de sa grande connaissance du sujet et grâce à de nombreuses archives jusque-là inédites, examine le rôle et l'influence des loges dans l'évolution des possessions coloniales, leur mise en valeur et le sort des colonisés, mais aussi les relations privilégiées qu'elles entretenaient avec les autorités républicaines. Une somme originale sur un sujet qui continue de faire couler beaucoup d'encre.

    La République des Frères  -  Patrice Morlat


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  • L'exil éternel  -  Angela Rohr

    J'étais médecin au Goulag ;

    Traduit de l'Allemand par Jean-Jacques Briu ;

    Les Arènes ;  6 févr. 2019 ;  400 p.;    24€80.

    Présentation officielle : Pendant plus de trente ans, ces pages saisissantes reposèrent dans un tiroir. Il fallut attendre 1989 pour voir ce récit imprimé par une petite maison d’édition autrichienne, à titre posthume. C’est un chef-d’œuvre qui sort aujourd’hui de l’oubli.

    Issue de l’aristocratie autrichienne, Angela Rohr parcourt l’Europe du début du XXe siècle et fréquente les milieux littéraires, scientifiques et politiques : les expressionnistes, les dadaïstes, Freud, Brecht, Rilke…
    Elle s’essaie à l’écriture, étudie la médecine à Paris, à Berlin et à Vienne, s’initie à la psychanalyse.

    Avec son mari, elle rejoint l’URSS avec ferveur pour participer à la construction de la « société nouvelle ». Après l’invasion de l’Union soviétique par la Wehrmacht en 1941, ils sont arrêtés parce qu’ils sont autrichiens. Son mari disparaît et Angela est condamnée à cinq ans de Goulag. À l’issue de sa peine, elle est assignée à la relégation définitive, l’« exil éternel ». C’est seulement après la mort de Staline qu’elle peut rentrer à Moscou, en 1957. Elle meurt en 1985, dans la misère, sans savoir que son œuvre survivra.

    L’auteure, qui a passé seize années au Goulag, n’explique pas. Elle décrit, dans un style dépouillé, sans artifices ni fioritures, avec une apparente froideur et parfois même quelques pointes d’ironie. C’est d’autant plus bouleversant. Avec son récit au scalpel sur l’humanité broyée par la folie concentrationnaire, Angela Rohr prend place aux côtés des grands témoins du Goulag, Alexandre Soljénitsyne, Evguénia Guinzbourg ou Varlam Chalamov.

    L'exil éternel  -  Angela Rohr


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  • Vieux renards et jeunes loups - Frédéric Métézeau

    L'Archipel ;  9 janv. 2019 ;   432 p.;   20€99.

    A lire en lien avec notre article à venir sur la future élection présidentielle.

    Présentation officielle : « Dégagez-les ! » martelait Jean-Luc Mélenchon. Emmanuel Macron l’a fait. Un tsunami a balayé la classe politique française en 2017, avec l’arrivée à l’Élysée d’un président de moins de 40 ans, et le départ des trois quarts des députés siégeant à l’Assemblée nationale.

    Nombre de ténors omniprésents depuis dix, vingt, voire quarante ans ont soudain disparu des écrans. Certains ont pris une retraite aussi prématurée qu’involontaire ; d’autres ont changé de métier ou se sont exilés.
    Frédéric Métézeau brosse ici un portrait de la nouvelle classe politique française : survivants de l’ancien monde – désormais vieux renards – et jeunes loups récemment surgis dont certains devenus ministres ; tous bien décidés à s’imposer.
    Fruit de quelque quatre-vingts entretiens, ce livre est un pari. Quels hommes et femmes politiques seront aux commandes en 2022 ? Qui implosera ? Qui s’imposera ?

    Vieux renards et jeunes loups - Frédéric Métézeau


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