• La guerre du pacifique a commencé en Indochine - Franck Michelin

    Passés Composés ; paraîtra le 10 avr. 2019

    co-édité avec le Ministère des Armées ;  360 p.;  22€.

    Présentation officielle : "Le 23 septembre 1940, l’armée japonaise viole la frontière indochinoise malgré la conclusion d’un accord à Hanoï quelques heures plus tôt. Pour l’Indochine française, c’est le début de près de cinq années d’occupation, qui aboutissent, le 9 mars 1945, à l’élimination de la présence française. Ainsi, l’action des forces nippones a pour conséquence de précipiter l’indépendance du Vietnam, du Cambodge et du Laos, ainsi que celle de déclencher la Guerre d’Indochine. Pour le Japon, nouvel allié de l’Allemagne, c’est la première étape de l’expansion vers le sud qui mène, 15 mois plus tard, à l’éclatement de la Guerre du Pacifique. Fruit d’un long travail de recherche et d’analyse d’archives françaises et japonaises, ce livre explore enfin le rôle du Japon, longtemps resté absent des études sur le second conflit mondial et sur les origines de la Guerre d’Indochine, bien qu’il ait précipité la crise qui allait changer pour toujours le destin de la France, celui de son ancienne colonie indochinoise, ainsi que celui de l’ensemble de la région Asie-Pacifique."

     


    1 commentaire
  • Une guerre juste ? -  Renaud de Malaussène

    Du code de Hammurabi aux défis contemporains, réflexion sur l'éthique militaire ;

    Préface de François-Xavier Bellamy ;

    Alisio ;  12 mars 2019 ;    272 p.;   20€.

    « 13 mai 2005, Côte d'Ivoire. Un de mes sous-officiers de la force Licorne tue sur ordre un assassin, Firmin Mahé, qu'il avait fait prisonnier en zone rebelle. Face à Firmin Mahé, qui est coupable de tueries sauvages mais blessé et prisonnier, ce sous-officier contrevient au Droit de la guerre et au Droit humanitaire. En le tuant, il s'oppose aux règlements militaires français.

    Lorsque l'affaire paraît au grand jour quelques mois plus tard, il est emprisonné durant plus de six mois, tout comme les deux soldats qui étaient à ses côtés. Je me vois moi-même retirer les commandements que j'exerce au Kosovo et en France, avant de quitter l'armée.

    Pourquoi ce contresens de la République, qui poursuit l'assassin de Mahé mais se désintéresse, oublie ou ignore les vies humaines innocentes massacrées par celui-ci ?

    Par l'incohérence du traitement moral et médiatique dont ils ont été l'objet, ces événements m'ont conduit à réfléchir sur l'éthique de la guerre à travers l'histoire. »

    « D'une lucidité courageuse, ce livre fait naître une lumière qui éclaire la question morale. » – François-Xavier Bellamy

    « Renaud de Malaussène n'impose pas sa vision de l'éthique du soldat ; il la soumet simplement à notre réflexion. Ce faisant, il interpelle le citoyen, qu'il soit ou non homme de droit. » – Jean-Olivier Viout, procureur général honoraire

    Les droits d'auteur issus de la vente de cet ouvrage seront reversés aux blessés et familles de tués en opérations extérieures.

    Une guerre juste  -  Renaud de Mallaussène

     


    1 commentaire
  • La Trace et l'aura ; Vies posthumes d'Ambroise de Milan (IV°-XVI° s.) - Patrick Boucheron

    Seuil ;   7 févr. 2019 ; 544 p.;  25€.

    Présentation officielle : C’est à l’histoire d’une mémoire disputée que nous convie ce livre, moins pour faire récit des manipulations du souvenir que pour dresser l’inventaire des résistances du passé. Peut-être aussi pour tenter de rendre sensible l’épaisseur des temps par quelques expériences narratives…
    Le souvenir est celui d’Ambroise, élu évêque de Milan en 377, à l’époque où la ville est l'une des capitales de l’Empire romain. Contemporain de cette bascule d’un temps dans l’autre qu’est l’Antiquité tardive, Ambroise instaure une grande séparation entre ceux qui croient au Christ et ceux qui n’y croient pas. Jouant la ville contre le palais, le peuple contre la cour, il fait de la lutte contre l’hérésie la cause d’une Église défendant l’inviolabilité du domaine de Dieu face au pouvoir impérial.
    Héros de la romanité continuée, champion de la liberté de l’Église, saint patron de la ville et protecteur céleste de sa conscience civique, Ambroise n’a cessé de hanter l’histoire de Milan, depuis le temps des évêques carolingiens jusqu’à la Contre-Réforme catholique, et bien au-delà encore. Partant sur les traces de ses vies posthumes, ce livre propose une enquête sur la manière dont se façonnent, en longue durée, et de manière heurtée, contradictoire et toujours conflictuelle, les identités collectives. S’y révèle, chemin faisant, une archéologie du gouvernement des modernes, buttant sur l’origine liturgique de tout pouvoir et la violence constitutive à toute fondation.

    La Trace et l'aura ; Vies posthumes d'Ambroise de Milan - Patrick Boucheron


    1 commentaire
  • Un magistrat politique  -  Michel Deléan

    Enquête sur Jean-Claude Marin, le procureur le plus puissant de France ;

    Pygmalion ;   14 janv. 2015 ;  265 p.;   21€90.

    Présentation officielle : Ce magistrat discret s'appelle Jean-Claude Marin. Il est peu connu du grand public, mais incarne la puissance de la justice voire, parfois, les dérives des procureurs. En 2011, Nicolas Sarkozy l'a nommé procureur général près la Cour de cassation. Faisant de lui le plus haut procureur de France. A ce poste prestigieux, cet ancien chef du parquet de Paris peut déployer une influence considérable, pilotant l'accusation contre d'anciens ministres devant la Cour de Justice de la République, supervisant les nominations des magistrats du parquet devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
    C'est dire le pouvoir qu'il concentre. Aux yeux de certains, ce pouvoir, Jean-Claude Marin, expert des affaires politico-financières, l'a toujours mis au service des politiques plus que de la justice. Evidemment il s'en défend, mais celui qui a traité la plupart des dossiers les plus médiatiques et les plus sensibles des 25 dernières années est soupçonné d'avoir rendu des services, quels que soient les gouvernements.
    Quels sont les secrets de cette carrière ? Ses réseaux ? C'est l'objet de l'enquête menée dans ce livre par Michel Deléan, une plongée dans les coulisses d'une justice très politique.

    Un magistrat politique  -  Michel Deléan


    2 commentaires
  • Un déjeuner à Madrid  -  Claude Sérillon

    Cherche-midi ;  roman ; 16 mai 2018 ; 160 p.;  17€.

    8 juin 1970. De Gaulle, qui a délaissé le pouvoir, déjeune avec le Caudillo. On ne sait ce que les deux hommes, accompagnés de leur épouse, se sont dit. Seul, le témoignage du traducteur, présent seulement une partie du temps, a servi de base à cette discussion romancée par l'auteur.

    Un déjeuner à Madrid  -  Claude Sérillon

    On s'est beaucoup interrogé sur la raison de cette visite. Mais les deux hommes avaient beaucoup plus en commun qu'on pourrait le penser, du moins pour ce qui est de leur propre perception de leur destinée. Militaires par choix, ni l'un ni l'autre n'aurait pu, ni même n'aurait dû accéder au pouvoir si des circonstances inhabituelles et dramatiques ne les y avait conduit.

    Peut-être le Général a-t-il voulu manifester au Caudillo sa reconnaissance de n'avoir jamais accepté les sirènes du nazisme. Et lui donner acte, une fois dégagé de la charge de l'Etat, de ce qu'il se situait sur la même longueur de pensée que Pétain, dont l'influence comme Ambassadeur à Madrid, à n'en pas douter, se retrouvait selon nous dans le mépris que Franco apposera aux sollicitations de Mussolini et du Führer. RoyautéNews


    votre commentaire