• L'Âge du capitalisme de surveillance  -  Shoshana Zuboff

    Traduit de l’anglais par Bee Formentelli et Anne-Sylvie Homassel ;

    Zulma ;  15 oct. 2020 ;   864 p.;   26€50.

    Présentation officielle : « Révolutionnaire, magistral, alarmant, alarmiste, déraisonnable... Inratable. » The Financial Times

    Tous tracés, et alors ? Bienvenue dans le capitalisme de surveillance ! Les géants du web, Google, Facebook, Microsoft et consorts, ne cherchent plus seulement à capter toutes nos données, mais à orienter, modifier et conditionner tous nos comportements : notre vie sociale, nos émotions, nos pensées les plus intimes… jusqu’à notre bulletin de vote. En un mot, décider à notre place – à des fins strictement lucratives.

    Des premiers pas de Google au scandale de Cambridge Analytica, Shoshana Zuboff analyse cette mutation monstrueuse du capitalisme, où la souveraineté du peuple est renversée au profit non pas d’un État autoritaire, comme on pourrait le craindre, mais d’une nouvelle industrie opaque, avide et toute-puissante, menaçant dans une indifférence radicale notre libre arbitre et la démocratie.

    Il est urgent de développer des outils pour appréhender cette situation « sans précédent » et provoquer une prise de conscience internationale. Unanimement salué par la presse, L’Âge du capitalisme de surveillance est un appel à la résistance.

    ________

    Contrairement à l'habitude de la rédaction de RoyautéNews, voici des avis de la presse :

    « On peut le dire : c’est un grand livre. Un de ces livres qui posent un jalon, un livre à partir duquel on peut discuter, un livre qui donne de notre monde une idée qu’on ne s’était pas exprimée aussi clairement jusque-là. » Xavier de la Porte, L’Obs

    « Une enquête historique haletante et qui était depuis longtemps nécessaire. » Marc-Olivier Bherer, Le Monde


    « L’Âge du capitalisme de surveillance s’impose comme une arme de contestation massive face aux géants de la tech. » Benjamin Ferran et Chloé Woitier, Le Figaro


    « 
    Une fresque haletante et terrifiante dont on sort sonné. » Juliette Cerf, Télérama

     

    « L’ouvrage de Shoshana Zuboff éclaire de façon inédite et inquiétante les stratégies des géants du Net, Google et Facebook en tête. » Benoît Georges, Les Échos

    « Shoshana Zuboff s’impose comme une référence en définissant avec hauteur de vue le modèle économique des géants du Net. » Benoit Berthelot, Capital

    « La cruelle réalité des Gafam décrite par Shoshana Zuboff. » Jean-François Paillard, Lire - Magazine Littéraire

    « Un véritable thriller : celui de la chute de la possibilité de l’expérience humaine. » Focus Vif


    « 
    Aussi questionnant qu’instructif. » Cécilia Di Quinzio, Stratégies

    « Une enquête vertigineuse. » Philosophie Magazine

    « Shoshana Zuboff déploie une cartographie précise de ce monde nouveau. » Thierry Raboud, La Liberté 

    « Shoshana Zuboff nous offre une arme de résistance pour décoder les renoncements collectifs que, sans bruit, les géants du numérique nous imposent sous couvert d’inévitabilité du progrès technologique. » Youness Bousenna, Socialter

     

    « C’est l’essai le plus important publié sur les civilisations numériques et sur les risques que celles-ci font courir à nos sociétés. » Julien Bisson — Grand bien vous fasse !, France Inter

    Une chronique à écouter : ici.

    « Un livre visionnaire ! » Hélène Maquet — Machins, Machines, RTBF La Première
    Une chronique à écouter : ici.

    « Un essai remarquable ! » Olivia Gesbert 
    — La Grande Table Idées, France Culture

    Une interview à écouter : ici.

    « Shoshana Zuboff explique dans son dernier ouvrage, comment les prédictions de nos comportements futurs, sont élaborées à partir de nos faits et gestes sur Internet. » Books

    « Shoshana Zuboff analyse la mutation monstrueuse du capitalisme. » Memento

    « Shoshana Zuboff est une experte de notre transformation structurelle. » Michel Loetscher, Les Affiches d’Alsace et de Lorraine

     

    Le commentaire de RoyautéNews : Alors, nous réagissons (enfin) ?

    Nous ne sommes pas d'accord avec un point capital de la présentation. Elle affirme à tort : « la souveraineté du peuple est renversée au profit non pas d’un État autoritaire, comme on pourrait le craindre, mais d’une nouvelle industrie opaque... » Eh bien Non! Ce serait trop facile ! Trop facile procédé pour détourner l'attention et la juste méfiance de l'individu pour l'employer à dénoncer (impuissamment d'ailleurs) les GAFAM et exonérer les États qui installent ces GAFAM par-dessus nos têtes et qui ont transformé (en grande partie grâce à eux) nos sociétés relativement libres en dictatures ! Dictatures reposant sur l'action principale des GAFAM et l'ayant copiée, le plus hypocrite et le plus dangereux et à ranger parmi leur nombre, étant le réseau étatique pluri-administratif et policier de vol des données personnelles qui n'a plus de limites ! L'accord donné voici deux jours par le Conseil d'État, en France, aux dispositions de Manuel Walls, et concernant le fichage généralisés des personnes, incluant leurs opinions et leur données médicales ! dit tout, et au-delà, et conclut cette évidence d'un État français totalitaire.

    Non, Trop facile, cet essai de récupération ! Ne nous laissons pas prendre à ce piège grossier.

    L'Âge du capitalisme de surveillance  -  Shoshana Zuboff


    1 commentaire
  • La société du sans contact  -  François Saltiel

    Selfie d'un monde en chute ;

    Flammarion ;  30 sept. 2020 ;   224 p.;   18€.

    Présentation officielle : Toute notre existence peut désormais se vivre derrière un écran. Le travail s’exécute à distance, l’amour se filtre sous algorithmes, et notre intimité se travestit sur les réseaux sociaux. Sous l’emprise d’une connexion permanente, nous nous éloignons paradoxalement les uns des autres.
    Uber a licencié 3 500 employés en quelques minutes via l’application de visioconférence Zoom ; Twitter envisage de proposer le « télétravail à vie » ; Google tente de privatiser des mégalopoles ; des individus esseulés tombent sous le charme de machines parlantes et des âmes endeuillées ressuscitent leurs morts en discutant avec l’avatar de l’être disparu.
    Rien n’échappe aux architectes de la Silicon Valley. Ces nouveaux maîtres du monde partagent de nombreuses valeurs, du transhumanisme, qui redéfinit les frontières de l’au-delà, à la philosophie libertarienne, qui sape les fondements de notre démocratie en mettant à mal la souveraineté des États.
    Dans cet essai, qui se nourrit d’histoires aussi insolites que saisissantes, François Saltiel dresse le portrait inédit d’une terrifiante dérive vers la « société du sans-contact ». Une plongée dans le grand bain bouillonnant des nouvelles technologies et une exhortation à résister aux sirènes des GAFAM.

    Le commentaire de RoyautéNews : Un portrait clair et parlant ! Et un autre groupe vient d'annoncer un autre licenciement de même grandeur. Ce que l'on appelle « notre démocratie » est un leurre depuis longtemps. Tout comme la souveraineté des États. Il faut sortir de ce mode comparatoire qui ne brasse que du vent. Le temps n'est plus à pleurer des illusions perdues.

    La société du sans contact  -  François Saltiel


    2 commentaires
  • La tyrannie des bouffons  -  Christian Salmon

    LLL  ;   21 oct. 2020 ;   224 p.;   16€.

    Présentation officielle : Après Storytelling et l'Ère du clash, Christian Salmon poursuit dans ce nouvel essai son enquête sur les formes modernes de manipulation des esprits. 

    La pandémie de Covid-19 a levé le voile sur une nouvelle forme d’hégémonie qui ne cesse d’étendre son emprise aux États-Unis, au Brésil, au Royaume-Uni, en Italie… Elle a provoqué chez un grand nombre de chefs d’État une série de réactions irrationnelles allant du simple déni aux formes les plus archaïques de superstition, de pensée magique ou de religiosité. Devant une telle avalanche d’absurdités, l’attitude souvent adoptée est celle de la sidération : comment peut-on rester au pouvoir en faisant preuve de tant d’incompétence ? C’est la question inverse que pose ce livre. Comment fonctionne le pouvoir grotesque ? Quelle est la mécanique qui en fait non pas un accident de l’histoire politique, mais un rouage essentiel de la souveraineté arbitraire à l’ère du discrédit ? Il ne s’agit plus aujourd’hui de gouverner à l’intérieur du cadre démocratique, mais de spéculer à la baisse sur son discrédit et celui du système en général. Ce « fonctionnement énorme » s’appuie sur la puissance des réseaux sociaux et l’usage stratégique du Big Data et des algorithmes. Le coup de génie fut de synchroniser la figure du clown et celle de l’expert en marketing.

    « Une analyse politique fondamentale en temps de bifurcation. » Bernard Stiegler (†6 août 2020)

    Le commentaire de RoyautéNews : Impossible sans l'avoir lu de saisir le sens de cette présentation. Plaidoyer pour la pensée correcte et officiellement tamponnée... Ou le contraire. A voir. Une part des « outils de colère » sont à prendre, sinon.

    La tyrannie des bouffons  -  Christian Salmon


    1 commentaire
  • Les guerres napoléoniennes  -  Alexander Mikaberidze

    Flammarion ;   4 nov. 2020 ;  1184 p;  39€.

    Présentation officielle : L’onde de choc provoquée par la Révolution française puis par l’Empire a longtemps fait oublier que les guerres napoléoniennes qui s’ensuivirent eurent des répercussions mondiales, loin de l’épicentre européen.
    Dans cette synthèse magistrale, Alexander Mikaberidze met en lumière leurs incidences politiques, culturelles, diplomatiques et militaires à l’échelle planétaire. Partout, les grandes puissances rivalisèrent pour affirmer leur hégémonie, depuis l’Amérique jusqu’à l’Extrême-Orient.
    Par leurs effets, directs ou indirects, ces guerres furent l’agent de transformation le plus puissant que l’histoire ait connu depuis la Réforme. L’ordre international s’en trouva durablement modifié, la carte du monde redessinée.
    Richement documentée, précise, cette somme aussi passionnante qu’érudite est tout à la fois une œuvre aboutie en même temps qu’une extraordinaire contribution à notre compréhension de cette époque.

    Austerlitz, Iéna, Wagram, Waterloo… Au-delà de ces noms légendaires, l’historien Alexander Mikaberidze invite à porter notre regard hors d’Europe. De l’Amérique à l’Extrême-Orient, les guerres napoléoniennes ont eu des répercussions politiques, culturelles et militaires sur tous les continents. Elles ont bouleversé l’histoire et redessiné la carte du monde.
    Une synthèse inédite et magistrale.

    Les guerres napoléoniennes  -  Alexander Mikaberidze


    votre commentaire
  • Les Révoltés de La Courtine - Rémi Adam

    Histoire du corps expéditionnaire russe en France (1916-1920)

    agone ;   3 juil. 2020 ;  536 p.;  25€.

    Présentation officielle : « L’histoire du corps expéditionnaire russe se situe à la croisée de l’histoire des relations franco-russes, des mutineries et de la révolution de 1917. Comment la révolution a-t-elle pu se frayer un chemin jusque dans les tranchées, loin de l’agitation politique de la Russie, apparemment hors de portée de la propagande bolchévique ? Par quels canaux cette “contagion” a-t-elle innervé l’ensemble du corps expéditionnaire ? Comment est-on passé, d’une “troupe d’élite” dont les hommes et les officiers avaient été sélectionnés avec un soin tout particulier, à la plus importante mutinerie survenue sur le front occidental ?»

    En 1915, alors que la guerre s’est enlisée, le gouvernement français prend la chair à canon partout où elle se trouve. L’empire colonial y pourvoit largement, mais c’est encore insuffisant. Paris forme alors le projet de puiser dans les immenses réserves d’hommes de l’allié russe, en échange de quelques livraisons d’armes.C’est un faible apport militaire, mais un magnifique outil de célébration de l’« amitié franco-russe » – jusqu’au moment où la contagion révolutionnaire vient briser les rêves de la propagande. Les deux brigades, arrivées en France en 1916, accueillent la nouvelle de la révolution de février dans le plus grand enthousiaste. La détestation du tsar est unanime parmi les hommes. Après le désastre de l’offensive Nivelle dans laquelle elles sont jetées en avril, les brigades se mutinent et exigent leur rapatriement. Elles sont retirées du front, internées à La Courtine, mais rien n’y fait : l’agitation persiste. Elle sera durement réprimée.

    Les Révoltés de La Courtine - Rémi Adam


    votre commentaire
  • Délinquance : les coupables sont à l'Intérieur  -  François Delapierre

    politique à gauche / bruno leprince ;  22 août 2013 ;  264 p.;   10€.

    Nous plaçons ce livre ancien parmi les ressources destinées à comprendre, et au-delà de ce qu'il décrit, que le malaise policier selon nous a été créé de toutes pièces par des politiques destinées à exacerber la fonction du policier. C'est de diverses opérations de longue haleine qu'est sortie l'idée d'instaurer un État policier, surveillant, non les délinquants, mais toute la population. Une Police en colère, afin que la population soit tenue en main. Par ailleurs, un État qui affiche pour des raisons électorales, une pseudo-volonté de poursuivre les trafics (drogue) alors que l'on sait que tous les gouvernements les tolèrent depuis longtemps afin d'éviter toute aggravation dans les banlieues, et parce que ces trafics constituent une ressource économique pour ces mêmes banlieues auxquelles les gouvernements successifs n'ont jamais été capables d'offrir des débouchés viables dans le monde du travail. Nous reviendrons ces jours-ci sur ces questions. RoyautéNews

    Présentation officielle : Ce livre est un pari. Le pari qu’un débat sérieux sur la délinquance est possible. Le sujet est rapidement passionnel. On y entre souvent à travers une expérience personnelle qui nous a marqué, parfois traumatisé. La souffrance longtemps réprimée peut envahir brutalement une discussion, voire la rendre impossible : "si vous n’avez pas connu ce que j’ai vécu, vous ne pouvez pas comprendre". Alors la tentation est de se tourner vers des experts.
    Mais cette matière délicate est un aimant à charlatans. Un juteux business également. Entre leurs mains, la technique devient trop souvent une arme pour tuer tout débat. La lutte contre la délinquance est donc une question confisquée, entre approches passionnelles et hold-up technicien. C’est pourtant une question politique comme les autres. Il faut d’abord savoir de quoi on parle. Qu’est-ce que la délinquance ? Que sont ces "chiffres de la délinquance" dont les médias se font régulièrement l’écho ? Que comptabilisent-ils exactement ? Qui sont ces experts qui viennent nous en parler ? Et aussi cette vieille question, auquel il semble si difficile de répondre : que fait la police ? Vous y verrez l’incroyable escroquerie à laquelle s’est livré Sarkozy à propos de la lutte contre la délinquance.
    Vous connaîtrez le nom de ses principaux complices. Vous constaterez ensuite comment Manuel Valls a mis ses pas dans ceux de son prédécesseur et l’impasse où conduit sa politique. Vous comprendrez que les principaux responsables de la délinquance sont à l’Intérieur. Vous mesurez alors la responsabilité qui est la vôtre.

    Délinquance : les coupables sont à l'Intérieur  -  François Delapierre


    votre commentaire
  • Histoire de la France coloniale

    Armand Colin ;  17 août 2016 ; nouveau tirage 2020 ;   32€ chaque volume.

    1 :Des origines à 1914 ; Jean Meyer ; Jean Tarrade ; Anne Rey-Goldzeiguer ; Jacques Thobie

    2 : De 1914 à 1990 ; Charles-Robert Ageron ; Catherine Coquery-Vidrovitch ; Gilbert Meynier ; Jacques Thobie

    Présentation officielle : Une histoire de la France coloniale  ? Pour quoi faire ? Pour compléter les histoires de la France rurale, de la France citadine, de la France religieuse ? Pour renouveler l’histoire des colonies françaises écrite selon la mode des années 1930  ? Pour écrire enfin une histoire scientifique à partir des documents d’archives et des recherches universitaires récentes?
    Ce livre, rédigé par une équipe de professeurs d’université spécialistes de l’histoire coloniale moderne et contemporaine, se veut une histoire qui soit autre chose qu’un naïf récit d’épopée ou un catalogue d’abominations colonialistes. Il apporte des réponses précises aux questions les plus difficiles : pourquoi la France a-t-elle, inlassablement, pendant cinq siècles, été tentée par l’aventure outre-mer et retenue par l’entreprise coloniale ? Quelles furent les motivations successives des acteurs anciens et des décideurs modernes ? Doit-on croire que les mobiles économiques, ou patriotiques, ou religieux, ou diplomatiques furent essentiels  ? L’opinion française fut-elle enthousiaste, réservée ou indifférente ? L’imaginaire social, le goût de l’exotisme, l’attrait de la puissance et de la gloire ont-ils joué un rôle appréciable  ? Sur ces questions  : le rôle de l’Empire, le jeu politique, le processus de la décolonisation, les auteurs ont fait le point, de manière neuve et impartiale, cernant les réalités multiples d’un concept dont il était nécessaire de ressusciter la richesse.

    Histoire de la France coloniale -  Armand Colin

     

    Histoire de la France coloniale -  Armand Colin


    1 commentaire
  • Le Régent  -  Alexandre Dupilet

    Philippe d'0rléans, l'héritier du Roi-Soleil

    Tallandier ;  8 oct. 2020 ;   496 p.;   20€.

    Commentaire de RoyautéNews : Un sous-titre quelque peu provocateur !

    Présentation officielle : De Philippe d’Orléans (1674-1723), régent de France à la mort de son oncle Louis XIV, Montesquieu a écrit qu’il était « indéfinissable ». Il semble en effet s’être ingénié à brouiller les cartes et à défier ses biographes.

    Dans la mémoire collective, le prince demeure le libertin qui n’aimait rien tant qu’organiser des « petits soupers » et qui incarne à lui seul cette époque festive et insouciante que fut la Régence. Loué pour ses talents militaires et sa bravoure sur les champs de bataille, il suscita l’admiration de la Cour avant que ses provocations et ses excès ne finissent par lasser jusqu’au Roi-Soleil.

    Promis à rien, petit-fils de France condamné à contempler ses collections et à errer dans les splendeurs de Saint-Cloud et du Palais-Royal, il gouverna pourtant la France durant huit ans, de 1715 à 1723, après la mort de Louis XIV. À la tête de l’État, il mit en chantier de nombreuses réformes, dont certaines, novatrices, comme la polysynodie et le système de Law, ont marqué les esprits. Pour assurer la paix extérieure, il n’hésita pas à s’allier avec l’Angleterre, remettant en cause la politique étrangère menée par Louis XIV. Il n’eut pourtant d’autres ambitions que d’assurer la paix du royaume et de préserver le pouvoir absolu du jeune roi Louis XV. Loin d’être un prince libéral, annonciateur du siècle des Lumières, Philippe d’Orléans fut en vérité le digne héritier du Roi-Soleil.

    En s’appuyant sur les dernières avancées de la recherche, Alexandre Dupilet propose un portrait profondément renouvelé de ce prince qui marqua tant l’époque de son empreinte qu’il est désormais devenu pour l’Histoire, le Régent.

    Le Régent  -  Alexandre Dupilet


    2 commentaires
  • Dictionnaire amoureux du polar  -  Pierre Lemaitre

    Plon ;    22 oct. 2020 ;    816 p.;     25€.

    Présentation officielle :  « Nos amis italiens et espagnols (ils ne sont pas les seuls) ne font guère de distinction entre « roman noir » et « roman policier ». Mais comme en France, nous la faisons, en toute logique ce dictionnaire devrait ne comprendre que des entrées concernant le roman policier. Si vous en êtes d'accord, ce sera ma première licence : je parle d'un univers littéraire qui est le mien, on y trouvera aussi bien du « polar » que du « noir ». S'agissant d'un univers « littéraire », il ne devrait y avoir ici que des livres. Ce sera ma seconde licence : incidemment, on y trouvera quelques films, quelques séries TV, quelques BD, des librairies, des blogs. Enfin, autant prévenir tout de suite : pour les définitions maîtrisées, les monographies exhaustives, les analyses thématiques, etc., le lecteur trouvera facilement d'excellents ouvrages (j'en cite quelques-uns, en fin de volume) qui correspondront à cette attente. C'est à un écrivain que l'éditeur a confié ce Dictionnaire amoureux. Je parlerai donc ici en lecteur et en romancier. Il y aura des oublis impardonnables, des injustices, des jugements contestables. C'est inévitable mais je ne fais que respecter le projet de cette collection : c'est le dictionnaire de ce que j'aime (à quelques oublis près). Lorsque je lis un Dictionnaire amoureux, rien ne me fait plus plaisir que de découvrir des choses que je sais déjà. C'est un peu comme pour le Nobel de littérature : le jour de la proclamation, quand il s'agit de quelqu'un dont je connais déjà le nom, j'ai l'impression d'être cultivé. J'espère que ce Dictionnaire amoureux réservera au lecteur quelques-unes de ces satisfactions mais aussi quelques surprises, quelques découvertes. Et l'envie de lire et de relire encore cette littérature majeure qui, quoiqu'on en dise, reste durablement marquée par le prosaïsme de ses origines. Alphabétique (de « s'abîmer » à « vouloir-saisir »), totalement subjectif (« on a rendu à ce discours sa personne fondamentale qui est le JE »), sans prétention à l'exhaustivité..., je crois que les Fragments d'un discours amoureux (1977) peut être considéré comme l'ancêtre des Dictionnaires amoureux. Puisqu'il correspond très exactement à mon projet, je reprends donc ici, à la lettre, l'exergue de Roland Barthes : C'est donc un amoureux qui parle et qui dit : »

    Dictionnaire amoureux du polar  -  Pierre Lemaitre


    votre commentaire
  • Petit guide du mensonge en politique -  Thomas Guénolé

    Fayard/Pluriel ;   Poche ; (2014)  18 janv. 2017 ;   192 p.;   7€50.

    Présentation officielle : Oui, les politiques nous mentent, nous dit Thomas Guénolé. Mais pas plus que tous ceux qui ont quelque chose à nous vendre. Comment se fait-il alors que l'image d'un politicien soit beaucoup plus négative que celle d'un publicitaire ? C'est que le second ne nous a jamais demandé notre confiance en nous regardant droit dans les yeux, pour ensuite la trahir. A l'aide d'exemples concrets, tirés du débat politique actuel, l'auteur décrypte les astuces de langage et le double sens si chers à nos politiciens.
    Des exercices suivis de leurs corrigés permettent au lecteur de s'entraîner à détecter les mensonges en politique. Ce livre est utile à tous : à la politique, à laquelle il veut rendre ses lettres de noblesse, et aux électeurs, qui comprendront qu'embellir le "produit électoral" fait partie intégrante du rôle du "vendeur politique". A lire avant d'aller voter ! 

    Petit guide du mensonge politique  -  Thomas Guénolé


    votre commentaire
  • Le Livre noir de la mondialisation  -  Thomas Guénolé

    Plon ;  24 sept. 2020 ;   306 p.;   18€.

    Présentation officielle : L'épidémie de coronavirus fut un traumatisme mondial profond : près d'un milliard d'êtres humains durent être confinés dans quelque trente-cinq pays et des dizaines de milliers sont morts. Son impact économique gigantesque fut aussi un révélateur brutal de la dangerosité de la mondialisation. Car si l'épidémie fut le déclencheur de la Grande Récession dans laquelle nous nous débattons encore, la mondialisation, elle, en fut la poudrière.
    Concentration extrême de l'appareil industriel mondial en Chine, chaînes mondiales d'approvisionnement fondées sur le zéro stock, marchés financiers débridés, pression générale à la baisse sur les dépenses publiques dont les dépenses de santé : la mondialisation, système économique planétaire, a permis que dans un sinistre effet-papillon, une infection à Wuhan provoque rapidement des morts, des pénuries de toutes sortes et une récession à travers toute la planète.
    Les morts du coronavirus, bien que traumatisantes, ne sont cependant que l'arbre qui cache la forêt des victimes de la mondialisation. Nous démontrerons en effet dans ce livre que de 1992 à 2018, la mondialisation a causé plus de 400 millions de morts.
    600 000 sont morts de l'invasion américaine de l'Iraq pour prendre le contrôle de ses ressources pétrolières. 6,5 millions sont morts dans des guerres de pillage, en particulier au Congo-Kinshasa pour ses richesses minières. 11 millions sont morts de faim alors qu'assez de nourriture est produite pour alimenter toute l'humanité. 60 millions sont morts sur le poste de travail, c'est-à-dire de la pression mondiale à la baisse sur les conditions de santé et de sécurité de la main d’œuvre. 69 millions sont morts de pollution atmosphérique, c'est-à-dire des rejets toxiques de ce système économique mondial consumériste et productiviste. 256 millions sont morts de maladies pourtant soignables, c'est-à-dire morts de la répartition des ressources plutôt que des maladies elles-mêmes.
    Ces plus de 400 millions de morts sont le thème de ce livre noir de la mondialisation.

    Le Livre noir de la mondialisation  -  Thomas Guénolé


    votre commentaire
  • Le grand bestiaire politique - Morchoisne ; Festjens

    L'Archipel ;   8 oct. 2020 ;  190 p.;   20€.

    Présentation officielle : Cette anthologie irrévérencieuse retrace plus de 50 années de vie politique française, dans un bestiaire unique et irrésistible qui transforme nos élus, depuis les années De Gaulle jusqu’à l’actuel quinquennat, en animaux de tous poils (et plumes).

    Une façon de redécouvrir les cabots, vieux singes, jeunes coqs, rusés renards et blanches colombes qui nous gouvernent, révélés par les caricatures de Jean-Claude Morchoisne et les portraits-charge de Jean-Louis Festjens. Un véritable zoo où cohabitent les plus beaux spécimens de prédateurs, de vrais rapaces et d’authentiques nuisibles.

    Découvrez l’hallucinante ménagerie des 200 personnalités qui ont marqué — et marquent toujours — la vie politique française.

    Le grand bestiaire politique - Morchoisne ; Festjens


    votre commentaire
  • Vivre mieux sans croissance -  Pierre Rabhi ; Julie Duquesne

    Presses du Châtelet ; 6 nov. 2019 ;    202 p.;    15€.

    Présentation officielle : Le nouveau "carnet d'alerte" de Pierre Rabhi

    La planète étouffe sous l’effet des nuisances de l’humain. La biodiversité s’amenuise. Le dérèglement climatique s’accentue. La pollution des sols, de l’eau et de l’air s’aggrave…
     
    Dans le même temps, nos leaders continuent a rechercher la croissance a tout prix, comme s’il s’agissait d’une panacée, alors qu’elle inflige a la nature et aux ressources vitales des dégradations irréversibles. Le consommateur, lui, n’est jamais rassasie, constamment incite a acquérir du superflu.
     
    La croissance a marche forcée est-elle le seul moyen d’éradiquer le chômage et de résoudre les problèmes de la dette ? Depuis plus d’un demi-siècle, Pierre Rabhi prône au contraire la « sobriété heureuse » et la « puissance de la modération ». Oui, dit-il, nous pouvons vivre mieux sans croissance. D’autres modes d’existence sont possibles, sans que nous soit pour autant imposée une dictature verte.
     
    A l’appui de ces convictions mises a l’épreuve des faits, Juliette Duquesne a enquêté et interroge quelque soixante spécialistes – économistes, sociologues, politologues, entrepreneurs –, ainsi que des citoyens d’Europe, d’Afrique et d’Asie.

    Vivre mieux sans croissance -  Pierre Rabhi ; Julie Duquesne


    2 commentaires
  • Pour un cloud européen - Cédric Mermilliod ; Édouard de Rémur ; Stanislas de Rémur

    Cherche midi ;  8 oct. 2020 ;  144 p.;  16€.

    Présentation officielle : Aujourd'hui les États-Unis et la Chine ont la mainmise sur le stockage de nos données. Cela pose des problèmes évidents de confidentialité, de sécurité et de souveraineté.

    La France n’est pas de taille suffisante pour rivaliser seule avec les grands États leaders ou les Gafam. Pour acquérir notre indépendance numérique, la solution peut être une mutualisation des forces européennes à partir d’un duo privilégié avec l’Allemagne. Le mouvement a été lancé en juin 2020 par les ministres français et allemand de l’Économie autour du projet Gaia-X.

    Cet ouvrage nous explique de manière accessible en quoi consiste le cloud. Comment et où nos données sont-elles stockées concrètement? Quels sont les enjeux d’un cloud européen qui permettrait de sécuriser nos données les plus sensibles comme celles des activités de la santé, de la recherche ou de l’industrie ?

    Ce projet est capital pour notre souveraineté et serait potentiellement créateur de nombreux emplois et entreprises en France.

    Le commentaire de RoyautéNews : Toujours de doux rêveurs qui s'acharnent dans l'utopie. Décidément ils ne désarment pas. Il ne peut exister de "souveraineté" des pays de l'Europe dans "l'Europe" préfabriquée. Toujours des postulats gratuits et étrangement démobilisateurs... selon lesquels, décidément, définitivement, la France ne saurait... ni rien faire de bon, ni rien faire tout court. Cette idée fausse fut implantée par Giscard, semble-t-il même avant le début de sa présidence. Elle fait toujours des ravages.

    Autant laisser pour l'instant les données aux chinois, qui eux, ne les exploiteront qu'au service de leur volonté d'expansion économique. Tout ce qui concerne l'intérêt des Français (et valable, pour chaque peuple européen) ne peut, ne doit être confié ni aux États, ni aux personnages politiques. Ce qui profite aux États ne profite pas aux personnes.Et tant que les Chinois en profiteront (ou non), elles auront quelque chance de ne pas tomber entre les mains précisément des États-Unis qui sont celles aussi des GAFAM...

    Pour ce qui est de la sécurité des données, on ne peut évidemment pas la confier non plus aux administrations, aux États. Tout ce qui leur est confié est garanti pour perdu d'avance.

    Pour un cloud européen - Cédric Mermilliod ; Edpouard de Rémur ; Stanislas de Rémur


    2 commentaires
  • L'Iran et ses rivaux  Entre nation et révolution -  dir. Clément Therme

    Passés Composés ;  18 fév. 208 p.;   18€.

    Présentation officielle :  Plus de quarante ans après la Révolution islamique de 1979, la question de l’intégration de l’Iran dans son environnement régional et de sa place au sein de la communauté internationale n’est toujours pas réglée. Pour le président Trump, la République islamique reste un « État voyou ». Certains rivaux de l’Iran, comme Israël ou l’Arabie saoudite, alimentent le discours américain d’une anormalité de la République islamique. Vue de la rive arabe du golfe Persique, la problématique se pose de manière différente : il s’agit de contester l’ambition de l’Iran de parler au nom de l’ensemble des musulmans. Plus récemment, Téhéran est égale-ment devenu un partenaire de la Russie dans la lutte contre le djihadisme ; sans oublier que Paris et Ankara jouent leur propre partition.

    La nature de la politique de Téhéran n’a donc cessé de questionner les chercheurs. Ce livre collectif, dirigé par Clément Therme, entend dès lors présenter, dans toutes leurs nuances, les relations internationales de l’Iran depuis 1941, et notamment la priorité donnée par Téhéran à son opposition à Washington.

    L'Iran et ses rivaux  -  Clément Therme


    votre commentaire
  • Napoléon ; Dictionnaire historique   -   Thierry Lentz

    Perrin ;  3 sept. 2020 ;    1040 p.;   29€.

    Présentation officielle : Tout Napoléon en un dictionnaire, par le meilleur spécialiste.

    Auteur d’une quarantaine d’ouvrages consacrés au Consulat et à l’Empire, Thierry Lentz n’avait pourtant jamais publié de biographie de Napoléon. Ce Dictionnaire historique en fait désormais office : une façon ambitieuse, exhaustive et originale de traiter le « grand homme », par un de ses meilleurs spécialistes.
    En 300 notices choisies librement mais sans négliger aucune facette de l’exercice biographique, l’auteur fait le point sur les connaissances et les recherches les plus récentes sur Napoléon, son œuvre, les événements de sa vie, ses réussites et ses échecs, la trace qu’il a laissée dans la France contemporaine. De sa naissance à sa mort, et même jusqu’au retour des Cendres de 1840 et à l’envol de la légende, tous les sujets sont abordés avec le talent et la clarté qui caractérisent l’auteur : formation, carrière, campagnes militaires, gouvernement, grands événements, conquêtes, batailles, amours, mais aussi conceptions politiques, sociales, diplomatiques.
    Ce grand dictionnaire, véritable encyclopédie de tout ce que l’on doit savoir sur Napoléon, séduira aussi bien les spécialistes que les amateurs qui découvriront une histoire renouvelée de la vie et de l’œuvre de l’empereur des Français. Un ouvrage de référence qui fera date.


    votre commentaire
  • Dictionnaire amoureux de Montaigne - André Comte-Sponville

    Alain Bouldouyre, illustrateur ;

    Plon ;   paru le 3 sept. 2020 ;   633 p.;    26€. 

    Présentation officielle : Sans doute le livre le plus éclairant sur Montaigne depuis… Montaigne, et un chef-d’œuvre d’André Comte-Sponville. Il nous fait redécouvrir Montaigne, écrivain de génie, talentueux philosophe et humain d’exception.

    Le tour de force d’André Comte-Sponville est d’avoir réussi, dans le dialogue amoureux qu’il mène ici avec l’auteur des Essais, à rendre limpide et bouleversante l’incroyable richesse de la pensée de celui-ci, tout en nous rendant intimement témoins de ce qu’il en retire pour faire franchir à sa propre philosophie une nouvelle étape. Il nous fait redécouvrir Montaigne, écrivain de génie, talentueux philosophe, humain d’exception que l’on aurait tant aimé connaître : « quel esprit plus libre, plus singulier, plus incarné ? Quelle écriture plus souple, plus inventive, plus savoureuse ? Quelle pensée plus ouverte, plus lucide, plus audacieuse ? Celui-là ne pense pas pour se rassurer, ni pour se donner raison. Ne vit pas pour faire une œuvre. Pour quoi ? Pour vivre, c’est plus difficile qu’il n’y paraît, et c’est pourquoi aussi il écrit et pense. Il ne croit guère à la philosophie, et n’en philosophe que mieux. Se méfie de "l’écrivaillerie" et lui échappe, à force d’authenticité, de spontanéité, de naturel. Ne prétend à aucune vérité, en tout cas à aucune certitude, et fait le livre le plus vrai du monde, le plus original et, par-là, le plus universel. Ne se fait guère d’illusions sur les humains, et n’en est que plus humaniste, Ni sur la sagesse, et n’en est que plus sage. Enfin il ne veut qu’essayer ses facultés (son titre, Essais, est à prendre au sens propre) et y réussit au-delà de toute attente. Qui dit mieux ? Et quel auteur, plus de quatre siècles après sa mort, qui demeure si vivant, si actuel, si nécessaire?»


    votre commentaire
  • La traque est mon métier  - Colonel Éric Emeraux

    Plon ;   paru le 3 septembre 2020  ;   336 p.;  21€.

    Présentation par la librairie Eyrolles : Depuis des années, en toute discrétion, une petite unité de la gendarmerie nationale traque les criminels de guerre.

    Bosnie, Rwanda, Liberia, Syrie... La liste des conflits ayant donné lieu à des exactions contre les populations civiles ne cesse de s'allonger. Mais la trentaine de femmes et d'hommes, regroupés au sein de l'Office chargé de la lutte contre les crimes contre l'humanité (OCLCH), ne manque ni d'énergie ni de volonté pour faire aboutir les enquêtes et confondre les auteurs des pires atrocités.
    À leur tête, le colonel Éric Emeraux lève le voile, pour la première fois, sur le quotidien de ces enquêteurs confrontés à l'insoutenable. La retranscription des témoignages recueillis sur les terrains de guerre est une épreuve particulièrement redoutable. Massacres de masse, exécutions sommaires, tortures, les récits des survivants dépassent l'entendement. Mais ils sont nécessaires à la procédure pouvant mener à la mise en cause du ou des auteurs, et à leur arrestation.
    Le colonel Emeraux raconte les auditions hallucinantes de celles et ceux revenus de l'enfer. Lejla, la Bosniaque, qui verra son mari et son fils emmenés pour toujours par les milices serbes, et tant d'hommes et de femmes de son village fusillés sous ses yeux. Désirée, la Rwandaise tutsie, réfugiée dans une église avec ses enfants pour échapper aux tueurs hutu, qui les voit découpés à la machette avant d'être elle-même laissée pour morte dans une fosse commune. Darius et Steve, les Libériens, contraints d'assister aux séances de torture infligées par les troupes rebelles en lutte contre le pouvoir, avec ingurgitation forcée d'huile bouillante, éviscération et actes de cannibalisme. Al Ahmar, le Syrien, rescapé des geôles de Bachar Al-Assad, qui dit les coups, les plaies à vif et les chairs brûlées par des tortionnaires hilares.
    Pour chaque dossier, ce sont des heures et des heures d'enquête, de recueil d'informations, de recoupement, de planques, de filatures, pour aboutir enfin à des arrestations, parfois bien des années après ces crimes odieux. Mais peu importe. "Hora fugit, stat jus. " Le temps passe, mais la justice demeure - la devise de l'OCLCH.
    Profondément convaincu de la nécessité de justice face aux pires exactions, Éric Emeraux partage avec les lecteurs le combat quotidien de ses équipes, pour le droit face à la force, pour l'humanité face à la terreur.

    La traque est mon métier  - Colonel Éric Emeraux


    2 commentaires
  • Notre dernière sauvagerie  -  Éloïse Lièvre

    Fayard ;   19 août 2020 ;  récit ;  320 p.;   19€.

    Présentation officielle : La lecture est bien moins une façon de se retrancher du monde qu’une façon de l’affronter, bien moins l’activité civilisée et policée qu’on veut y voir que l’expression d’une forme de sauvagerie. Ce récit, où se mêlent un chaos intime au chaos du monde que traversent œuvres et lecteurs, en est la preuve.

    Pendant trois ans, j’ai pris en photo les gens qui lisent dans le métro, parce que j’avais besoin d’un projet et d’un geste fort dans ma vie pour affronter une situation personnelle banale mais difficile, ma séparation d’avec le père de mes enfants, et une situation collective de violence sociale.
    Ce texte est le récit de cette « aventure », à la fois petite sociologie impromptue de la lecture en milieux urbains et souterrains, histoire intime d’une femme qui (re)découvre la liberté et, au confluent des deux, réflexion sur la place du livre dans nos vies, hymne à cet objet magique dont j’ai voulu montrer le caractère politique.
     
    Éloïse Lièvre est écrivain et professeur. Elle a notamment publié Les gens heureux n’ont pas d’histoire (Lattès, 2016).
     

    Notre dernière sauvagerie  -  Éloïse Lièvre


    votre commentaire
  • Les mille vies d'Agatha Christies  -  Béatrix de L'Aulnoît

    Tallandier ;  paraîtra le 1er Octobre 2020 ; biographie ; 352 p.;   20€90.

    Présentation officielle : Mère  d’Hercule  Poirot  et  de  Miss  Marple,  Agatha  Christie   (1890-1976)   a   publié   soixante-six   romans   et   quatorze   recueils   de   nouvelles.   Une   écrivaine   hors  du  commun,  méprisée  à  tort  par  les  critiques  parce  qu'elle  a  vendu  des  millions  de  livres.  Tour  à  tour,  soprano,  infirmière,  chimiste,  globe-trotteuse, surfeuse, archéologue, mariée deux fois, la « reine du crime » a eu mille vies.

    4 décembre 1926. Agatha Christie, 36 ans, fille de Frédérick Miller, riche agent de change new-yorkais, épouse du colonel Archibald  Christie, déjà  célèbre  pour  ses  romans  policiers  disparaît pendant onze jours de son domicile dans une petite ville  au  sud-ouest  de  Londres. La police  est  sur  les  dents, la  presse  la cherche,  son  mari  aussi.  Dès  le  premier  chapitre, Béatrix  de L’Aulnoit,  revient   sur   cette   fugue mystérieuse et  nous dévoile une Agatha Christie, passionnément  libre, indépendante,  curieuse de tout, observatrice redoutable, aventurière, passionnée de surf, sa liaison avec Max Mallowan, archéologue qui a quinze ans de moins qu’elle et qu’elle suit dans ses fouilles en Europe ou au Proche-Orient. À ses côtés, Agatha  trouve  enfi n  l’amour et la  tranquillité d’esprit qui lui permettent de se consacrer à son œuvre. Jusqu’à sa mort en 1976, elle publie un roman par an parfois deux, dans lesquels elle décrit, avec humour, la vie anglaise de l’époque, ses pasteurs, ses vieilles filles, ses lords richissimes, ses  jardins  fleuris  de  roses et la sacro-sainte heure du  thé. C’est la clef de son succès ! Béatrix de L’Aulnoit raconte superbement la métamorphose d’une jeune fille à l’éducation victorienne en  femme libre et célèbre.

    Les mille vies d'Agatha Christies  -  Béatrix de l'Aulnoît


    votre commentaire