• Charles Maurras  -  Olivier Dard

    Le nationalisme intégral ;

    EKHO ; Dunod ;   Poche ;  (2013) ;  paraîtra le 6 Fév. 2019 ;  432 p.;  10€90.

    Charles Maurras  -  Olivier Dard

    Présentation officielle : Charles Maurras. Un nom qui sent le soufre et dont l'évocation suscite des murmures désapprobateurs. Il faut dire que Maurras incarne parfaitement à travers ses écrits et la création de l'Action française (la ligue et le journal) la droite nationaliste, xénophobe et anti-républicaine. Monarchiste, il est aussi le fer de lance de l'antidreyfusisme et de la défense du maréchal Pétain. Dans cette biographie, l'auteur révèle, au-delà de la figure de l'homme et de l’œuvre, tous les réseaux et les influences qui, en France ou à l'étranger, se rattachent au "maître de Martigues". Il montre, de manière définitive, que Maurras est bien ce "contemporain capital" dont le parcours est essentiel pour comprendre le premier XXe siècle.

    Sommaire officiel : Une enfance et une adolescence brisées par "trois failles". Le jeune critique prometteur. Ecole romane et fébrilisme fédéraliste. Affermissements et orientations vers le "nationalisme intégral". L'affaire Dreyfus et la fondation de l'Action française. De Charles Maurras au maurrassisme. Charles Mauras en guerre mondiale : le sens d'une "influence utile". Les fruits amers de la victoire. Magistère intellectuel et impuissance politique. Le Commandeur au crépuscule. Survivre après sa mort ?


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  • Coutumes funéraires en Gaule du Sud durant la Protohistoire  -  Bernard Dedet

    Actes Sud ;   Oct. 2018 ;  224 p.;   34€.

    Présentation officielle : Ce livre constitue le premier ouvrage de synthèse sur les coutumes funéraires en usage dans le Sud-Est de la France, entre la fin de l’âge du Bronze et la mainmise de Rome sur cette région, juste avant que ne débute sa “romanisation”. Il concerne les Gaulois du Midi, du Toulousain à la Méditerranée et aux Alpes du Sud, mais aussi les Grecs des colonies du littoral. L’ensemble est examiné sous différents angles : le droit à un traitement solennel de la mort ; les différentes manières de s’occuper de la dépouille, d’installer et d’aménager la sépulture, de déposer le corps ou ses restes ainsi que le matériel l’accompagnant. 
    Pour le monde indigène, il s’en dégage une volonté de symboliser une certaine image du défunt en tant qu’élément d’une catégorie de la société, de marquer des différences entre hommes, femmes, enfants, de mettre en relief certains personnages : ces sépultures livrent ainsi le reflet de la société des vivants eux-mêmes. Usages régionaux et façons de faire locales participent d’un même fond commun de pensée, d’une même vision de l’au-delà suggérée par les rares textes disponibles à la marge de ce monde et confirmée par les faits matériels observés dans ces tombes : un “au-delà familier”, que les comparaisons ethnologiques peuvent illustrer. La mort ne serait pas une fin de l’existence mais ouvrirait la porte d’un ailleurs, où les doubles des défunts continueraient d’exister avec les doubles des objets qui ont marqué leur vie terrestre. En définitive, c’est un éclairage nouveau et une contribution irremplaçable qu’apporte l’examen de ces sépultures à la connaissance de la société de la Gaule méridionale du dernier millénaire av. J.-C.

    Coutumes funéraires en Gaule du Sud durant la Protohistoire  -  Bernard Dedet


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  • Comment l'Empire romain s'est effondré -  Kyle Harper

    Le climat, les maladies et la chute de Rome ;

    Préface de Benoît Rossignol ;  Traduction de Philippe Pignarre

    Kyle Harper est professeur d’histoire à l’université d’Oklahoma.

    La Découverte ;  3 janv. 2019 ;  544 p.;    25€.

    Présentation officielle : Comment Rome est-elle passée d’un million d’habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s’est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ?
    On ne peut plus désormais raconter l’histoire de la chute de Rome en faisant comme si l’environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L’Empire tardif a été le moment d’un changement décisif : la fin de l’Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l’évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais « les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d’une écologie des maladies qui ont assuré leur perte ». Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l’Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d’Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé.
    Face à ces catastrophes, les habitants de l’Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l’islam, ont alors triomphé des religions païennes.

    Comment l'Empire romain s'est effondré -  Kyle Harper


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  • 1792 Les dernières marches du trône  -  Jacques Ploncard d'Assac

    Dominique Martin Morin ;  1986 ;  336 p.;   33€ à commander 1

     

    1792 -  Jacques Ploncard d'Assac

    SPP ;  BP 30030 ;  83 952 La Garde cedex


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  • Histoire de pionnières - sous la direction de Martine Fournier

    Éditions Sciences humaines ;  nov. 2018 ;  304 p.;  20€.

    D'Eve à certaines femmes d'aujourd'hui, en passant par quelques saintes, quelques reines, quelques noms de femmes illustres. Un ouvrage à l'écriture féministe revendiquée, mais dont l'optique d'évoquer ces femmes dans un rôle de pleine ampleur au sein de leur époque, en fait certainement une approche intéressante et éloignée de la passion. La vision traditionnelle de l'Histoire a toujours correspondu à ce souhait des féministes de considérer les femmes en général, pas simplement quelques personnalités exceptionnelles, comme un  acteur complet, bien que différent de l'homme, de la société. Si les mouvements féministes avaient pris le soin de tenir compte de cette vision, non de celle qui a prévalu de fait aux décennies républicaines (toutes celles qui ont succédé à la Révolution malgré les gouvernements nominalement monarchiques) on aurait fait l'économie de beaucoup de disputes, de froissements et d'incompréhensions. RoyautéNews

    Histoire de pionnières   -   Martine Fournier

     


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