• Délivrez-nous du bien !  Natacha Polony ; Jean-Michel Quatrepoint

    Editions de l'Observatoire ;  12 sept. 2018 ;  192 p.;  16€.

    En lien avec la polémique autour de la publicité Aubade par une adjointe de la Mairie de Paris, avec la campagne déjà engagée contre les images de belles femmes associées au monde du Football, en prévision du Mundial et pour complaire aux "politiquement correct" de l'Islam... Ou encore, avec le numéro en cours du magazine Marianne,  sur les "interdits" en matière de chanson... imposés par la dictature intellectuelle des gourous et des sectes de pensée... RoyautéNews

    Résumé officiel : L’atmosphère est lourde. Les phrases, les situations qui semblaient autrefois anodines deviennent des crimes. Nous sommes tous coupables, et les inquisiteurs nous guettent.

    Coupables d’avoir bu un verre, d’avoir blagué sur les femmes, de manger de la viande, d’avoir offensé une minorité quelconque. Coupables d’avoir été du côté des « dominants ». Chaque jour, un citoyen qui se croyait, non pas un héros, mais un type à peu près bien, se retrouve cloué au pilori, sommé d’expier ses crimes et de faire repentance. 

    Derrière cette traque aux dérapages et ces entreprises de rééducation, un mécanisme : la tyrannie de minorités qui instrumentalisent des combats essentiels, pour les transformer en croisade contre une supposée majorité, contre les « dominants ». Au nom du Bien, on modifie le vocabulaire, on nie le plaisir, on criminalise le désir, on réécrit l’histoire. Ces nouveaux bigots, qui détestent l’Homme tel qu’il est et le rêvent selon leurs diktats, sont les idiots utiles d’un néolibéralisme qui atomise les sociétés et fragilise les structures traditionnelles pour mieux imposer sa vision manichéenne du monde.

    Délivrez-nous du bien !  Natacha Polony ; Jean-Michel Quatrepoint


    votre commentaire
  • Dictionnaire presque optimiste des États-Unis - Christophe Deroubaix

    Michel de Maule ;  176 p.;  20€.

    Présentation officielle :

    Et si les États-Unis, que l’on présente souvent comme étant de plus en plus conservateurs voire « réacs », se montraient, au contraire, prêts pour une nouvelle ère de politiques progressistes, pour un nouveau New Deal , comme l’affirme le Prix Nobel d’Économie, Paul Krugman ?
    La question peut surprendre au moment où le pays, qui suscite, plus que tout autre, clichés, stéréotypes et caricatures, traverse simultanément quatre grandes crises (économique, existentielle, identitaire et stratégique).
    Mais, comme l’intellectuel italien Antonio Gramsci, en avait l’intuition, « la crise, c’est quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître ».
    Depuis quelques années, le « nouveau » frappe à la porte. Sur tous les grands sujets politiques, l’opinion publique formule des attentes de protections collectives, de résorption des inégalités, d’interventions de la puissance publique.
    Sur tous les grands sujets de société (avortement, mariage gay), elle évolue vers plus d’ouverture tandis que de nombreux États renoncent à la peine de mort et que le nombre de mariages mixtes n’a jamais été aussi élevé.
    Sous la forme d’un dictionnaire, c’est à l’exploration de ces crises et à la recherche de cette jeune Amérique qui hésite à naître que cet essai invite. 

    Christophe Deroubaix est journaliste à L’Humanité depuis 1993. Il a été lauréat d’une bourse de la Fondation Franco-Américaine et de l’Agence France-Presse en 1996 qui lui a permis de travailler pendant deux mois au Saint-Louis Post-Dispatch. Depuis, il suit l’actualité américaine et a séjourné aux États-Unis à de nombreuses reprises.

    Dictionnaire presque optimiste des États-Unis - Christophe Deroubaix


    votre commentaire
  • L'économie du réel   -   David Cayla

    face aux modèles trompeurs  ;

    Préface de Philippe Askenazy ;

    deboeck   ;   juin 2018  ;   224 p. ;  18€.

    L'économie du réel   -   David Cayla

    Présentation officielle : Cet ouvrage remet l’économie au cœur des sciences sociales et questionne certains « automatismes de pensée » que les économistes affectionnent. Les recommandations qu'ils en tirent ont tendance à justifier des politiques dont les effets sociaux ne sont pas neutres, privilégiant des intérêts minoritaires au lieu de construire une société économique où la richesse créée par la majorité profite au plus grand nombre.

    L’économie ne parle plus du réel.

    Malgré ses prétentions scientifiques, elle s’est perdue dans l’élaboration de modèles abstraits bien souvent incapables de présenter une vision adéquate du monde économique et de ses problèmes.

    Est-on certain que les prix s’ajustent à l’offre et à la demande ? La concurrence se traduit-elle toujours par une efficacité accrue ? Les dysfonctionnements du marché du travail permettent-ils d’expliquer le chômage ?

    Les réponses proposées par l’économie dominante se vérifient rarement dans les faits. Une vision économique étroite, centrée sur une représentation idéalisée des marchés, n’appréhende pas la complexité du monde telle qu’elle est vécue et induit des politiques aux résultats parfois désastreux. Il en va ainsi des politiques agricoles qui ont généré une catastrophe économique, sociale et environnementale, ou de la création du marché européen du carbone qui, malgré la complexité de sa mise en œuvre, n’est pas parvenu à limiter les émissions de gaz à effet de serre des industriels.

    Il est plus que temps de revoir en profondeur la manière dont se construit la pensée économique. Nous avons besoin d’une véritable science économique qui comprenne le réel, c’est-à-dire la société humaine dans toutes ses dimensions.


    2 commentaires
  • Nouvelle histoire des francs-maçons en France : Des origines à nos jours -  Alain Bauer ;  Roger Dachez

    Tallandier ;   1er nov. 2018 ;   576 p.;   24€90.

    Présentation officielle : Société de pensée, ordre initiatique, association philosophique, communauté fraternelle ou simple réseau politique, la franc-maçonnerie demeure, pour beaucoup, environnée d'ombres, de secrets et de fantasmes. Née au début du XVIIIe siècle, d'une fondation britannique dont elle s'est affranchie très vite, la maçonnerie a su développer, en France, une identité originale et multiple. "Religion avortée" selon la formule du mathématicien Lagrange, attachée à des rites et des symboles plongeant dans un ésotérisme parfois déroutant, elle a aussi, et dans un même mouvement, fait place à l'esprit des Lumières en pratiquant les vertus du discours et de la raison critique. C'est pourquoi certains ont voulu y voir l'une des sources intellectuelles de la Révolution française. Au XIXe siècle, elle s'est résolument impliquée dans la vie sociale du pays, ce qui l'a conduite à exprimer des conceptions civiques et parfois politiques pour devenir, entre 1870 et 1940, une véritable "Eglise de la République". Au détour de la Seconde Guerre mondiale, après la terrible persécution subie sous l'Occupation, la franc-maçonnerie française, perdant peu à peu de son influence sur les lieux de pouvoir, s'est enfin définie jusqu'à nos jours comme une puissance morale, défendant la laïcité, la tolérance, la dignité humaine, la liberté de l'esprit. Première étude d'ensemble publiée sur ce sujet depuis une quarantaine d'années, ce livre va à la rencontre de ses pionniers, de ses héros comme de ses adeptes obscurs, en découvrant ses hauts faits comme ses petites misères, ses fulgurances comme ses moments les plus faibles, ses rêves inachevés comme ses accomplissements. C'est en effet de cette mosaïque inimaginable qu'est composée son histoire presque trois fois séculaire.

    Commentaire par RoyautéNews : "C'est pourquoi certains ont voulu y voir l'une des sources intellectuelles de la Révolution française" est typique de l'ambiguïté mensongère de la Franc-Maçonnerie. Il est universellement reconnu, et démontré par de nombreux ouvrages, que la Franc-Maçonnerie est l'un des moteurs les plus puissants qui ont provoqué et conduit la Révolution.

    Et pour son rôle entre 1870 et 1940, la France se serait largement passée de la Franc-Maçonnerie... Deux guerres mondiales, paupérisation du peuple, guerre civile des esprits, semences de haine... voilà le legs de la Franc-Maçonnerie. Alors, faut-il croire que, pour se débarrasser comme il était souhaitable, de la chape de plomb imposée par le rigorisme clérical qui dominait encore au 19° siècle, il faille reconnaître pour profitable une confrérie aussi obscure que les pires esprits obscurs du cléricalisme ? Poser la question, c'est trouver la réponse.

    Nouvelle histoire des francs-maçons en France : Des origines à nos jours -  Alain Bauer ; Roger Dachez


    3 commentaires
  • Parent ou homo, faut-il chosir ? - Martine Gross

    Idées reçues sur l'homoparentalité ;

    Le Cavalier Bleu ; collection Idées reçues ;  (2013)  15 nov 2018 ;   12€.

    Comprendre cette présentation, c'est comprendre toute l'inversion maligne de certains esprits. Juste une question : qui leur laisse la première place partout, dans les médias, et réduit au silence ceux qui ne pensent pas comme eux ? Ceux qui aiment s'interroger sur le monde, ses folies, ses turbulences, ont ici un bon thème de réflexion.

    Voilà aussi l'exemple au vif de ce que les défenseurs de valeurs traditionnelles, et donc de la famille, offrent un boulevard somptueux par leurs piètres raisonnements, et par leurs lignes de défense taillées dans la choucroute. Ou le vide sidéral des idées d'une certaine France.

    C'est là aussi que cette collection Idées reçues, elle, n'est pas là pour s'amuser. Ou plutôt, si. RoyautéNews

    Présentation officielle : Mariage pour tous, PMA, GPA... l’homoparentalité est régulièrement placée au cœur des débats. Remettant en cause la composition traditionnelle de la famille, elle suscite des réactions passionnelles, terreau fertile pour les idées reçues : 
« Un enfant a absolument besoin d’un papa et d’une maman », « On n’a pas assez de recul », « Un couple d’hommes ne saura pas s’y prendre pour élever un enfant », « Les parents homosexuels ne transmettent pas les mêmes valeurs à leurs enfants », « Les enfants risquent de souffrir du regard porté sur l’homosexualité de leurs parents »… Devant l’importance des enjeux pour les parents comme pour les enfants, il est essentiel d’apporter un éclairage précis et distancié sur ce qui s’apparente encore pour beaucoup à un tabou.

    Martine Gross, ingénieure de Recherche en sciences sociales au CNRS, consacre en tant que sociologue la plupart de ses travaux à l’homoparentalité. Elle a également une formation de psychologue clinicienne et de thérapeute familiale.

    Sur " Idées reçues sur l'homoparentalité"  de Martine Gross


    votre commentaire