• Les scandales de la République - Jean Garrigues -

    De Panama à l'affaire Cahuzac ; 

    nouveau monde éditions ; reparu le 24 Octobre 2013 ;  640 p.; 9 € 90.

    Présentation officielle : Depuis plus d'un siècle, la politique du scandale apparaît comme un sport national en France. Panama, Caillaux, Stavisky, Aranda, Broglie, Nucci, Méry... : autant d'affaires de corruption, d'abus de pouvoir, de trafics d'influence, qui ont alimenté les colonnes des journaux et les diatribes parlementaires. Autant de débats houleux, de campagnes de presse qui ont scandé notre histoire politique contemporaine. Car si la monarchie ou l'Empire avaient les moyens d'étouffer les " affaires ", la démocratie parlementaire leur a donné une exceptionnelle visibilité. Avec le recul de l'Histoire, Jean Garrigues ausculte une quarantaine d'affaires, les plus emblématiques et les plus retentissantes. Quelles sont leurs causes profondes ? Que nous révèlent-elles du système politique français et de ses failles ? Pourquoi certaines deviennent-elles des scandales tandis que d'autres sont étouffées ? Qui les fait éclater ? En d'autres termes, à qui profite le scandale et à quoi sert-il ?
    Bien sûr, le déferlement antisémite qui accompagna presque tous les scandales de la IIIe République n'a rien à voir avec l'atmosphère de ceux de la IVe, marqués par la guerre froide et la décolonisation, ou encore avec les scandales immobiliers des années 1960-1970. Cependant cet ouvrage démontre, sans esprit polémique mais sans complaisance, que tous obéissent à une même mécanique. Car le scandale est rarement un épiphénomène ou un événement autonome, il est bien au contraire un élément moteur de notre histoire politique, une arme dont tous les partis, à un moment ou à un autre, se sont servis.
     

    Les scandales de la République - Jean Garrigues


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  • Histoire secrète de la corruption sous la V° République -

    sous la direction de Yvonnick Denoël et de Jean Garrigues -

    avec Renaud Lecadre, Matthieu Pelloli, Jean Paul Philippe, Noël Pons, Yvan Stefanovitch, Jean-Michel Verne.

    nouveau monde éditions ;  paru le 14 Novembre 2014 ; 24 €.

    Présentation officielle : Inflation des campagnes électorales, financement des partis politiques, comptes en Suisse, emplois fictifs, résidences d'élus…D’une ampleur inédite, ce panorama brosse l’histoire des grandes « affaires » de corruption en France depuis le retour au pouvoir du général de Gaulle en 1958 jusqu’aux plus récents scandales. On découvre ici une corruption omniprésente, qui va prendre des formes différentes à chaque époque, mais de plus en plus sophistiquées après les lois de moralisation de la vie politique des années 1990.
    Loin de se limiter aux politiques, ce récit riche en péripéties traque aussi la corruption de nombreuses professions emblématiques : police, services secrets, justice, médias, sport… Tous les grands « corrupteurs » sont mis à nu: le BTP, la distribution d’eau et la propreté, l’armement, la grande distribution, le pétrole… Enfin toutes les formes de corruption, directes et indirectes, sont représentées .
    Cet ouvrage est rythmé par de nombreux portraits des principaux acteurs de la corruption « à la française ». Cette somme sans précédent éclaire d’une lumière cruelle les coulisses de la vie politique française, met en perspective des pratiques et des méthodes qui perdurent malgré les engagements répétés, le renforcement des contrôles… tout en apportant de nombreuses révélations et anecdotes inédites sur des affaires dont on croyait tout connaître.

    Histoire secrètre de la corruption sous la V° République -Yvonnick Denoël ; Jean Garrigues


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  • De quoi Total est-elle la somme ?  -  Alain Deneault -

    Multinationales et perversion du droit ;

    Rue de l'Echiquier ;  16 Février 2017 ;  512 p.;  23 € 90.

    Alain Deneault est un philosophe et auteur québéquois, auteur notamment de Médiocratie, par lequel il montre que « En politique comme dans les entreprises, les médiocres ont pris le pouvoir. » Royauté-News 

    Présentation officielle :

    « Même si Total est une société privée, c'est la plus grande entreprise française et elle représente d'une certaine manière le pays lui-même. » Patrick Pouyanné, Directeur général du groupe.

    « Total » : c’est ainsi qu’ils ont choisi de la nommer, comme dans un mauvais film tout en hyperboles. Active dans plus de 130 pays, cette société s’affaire à exploiter, traiter et distribuer des produits issus du pétrole, tout en œuvrant dans le gaz, l’énergie solaire, la production électrique et l’industrie chimique. Le capital dont dispose cette firme traduit le fait d’une histoire chargée, couverte par l’état du droit ou par la complicité des États. Ce capital est le fruit d’actions tentaculaires sur un plan politique et économique, allant de la participation à des cartels internationaux capables de jouer sur les prix à l’accaparement de ressources dans le contexte néocolonial africain, en passant par la délocalisation d’actifs dans des États complaisants, par l’externalisation des coûts de production sous une forme massivement polluante et par la collaboration avec des partenaires pratiquant le travail forcé.
    Dans cet essai, Alain Deneault démontre que le cas Total ne témoigne pas seulement du pouvoir de cette entreprise en particulier, mais de celui d’une poignée de multinationales qui font aujourd’hui la loi.

    Se pencher sur l’histoire de Total et de ses composantes généalogiques, c’est montrer comment l’état du droit et la complicité des États ont permis à une firme, légalement, de comploter sur la fixation des cours du pétrole ou le partage des marchés, de coloniser l’Afrique à des fins d’exploitation, de collaborer avec des régimes politiques officiellement racistes, de corrompre des dictateurs et représentants politiques, de conquérir des territoires à la faveur d’interventions militaires, de délocaliser des actifs dans des paradis fiscaux ainsi que des infrastructures dans des zones franches, de pressurer des régimes oligarchiques surendettant leurs peuples, de polluer de vastes territoires au point de menacer la santé publique, de vassaliser des régimes politiques en théorie pourtant souverains, de nier des assertions de façon à épuiser des adversaires judiciaires, d’asservir des populations ou de régir des processus de consultation.
    Chacun de ces verbes fait l’objet d’un chapitre dans cet ouvrage. Ils représentent une série d’actions sidérantes que l’ordre politique actuel ou récent a permis à des multinationales de mener en toute impunité, indépendamment des textes législatifs et des institutions judiciaires, ou grâce à eux.

    En complément, un court essai intitulé Le Totalitarisme pervers met en perspective les cas décrits précédemment et interroge de façon conceptuelle le fonctionnement même des multinationales.


    De quoi Total est la somme ?  -  Alain Deneault


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  • Histoire amusée des promesses électorales - de 1848 à nos jours - Bruno Fuligni

    Tallandier ; paru le 16 Février 2017 ;  288 p.;  19 € 90.

    Par l'auteur de Royaumes d'aventures, l'Atlas des micronations.

    Présentation officielle : Se baigner dans la Seine, réduire la fracture sociale, combattre la finance : que n’a-t‑on promis aux Français ?
    Certes, « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent », selon une cynique maxime qui a gravement discrédité la politique. Pourtant, imagine-t‑on un candidat qui annoncerait que la situation actuelle le satisfait, que le pays ne va pas si mal et qu’il s’engage à ne rien changer ? Même les plus conservateurs emploient volontiers le langage de la réforme ou de la révolution, s’efforçant de susciter l’adhésion en soulevant de folles espérances. Mais l’électeur est-il dupe ?
    Depuis l’institution du suffrage universel en 1848, des milliers de tracts et de professions de foi ont été diffusés par les candidats eux-mêmes. En les réunissant, Bruno Fuligni nous entraîne, entre utopie et démagogie, à la découverte des rêves et espoirs des Français.


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  • Une Histoire de la Résistance en Europe occidentale - Olivier Wievorka

    Perrin ; paru le 5 Janvier 2017 ;  450 p.;  24 € 50.

    Présentation officielle : Pour la première fois, l'histoire de la Résistance décloisonnée des frontières nationales, par le plus grand historien du sujet.

    La résistance en Europe de l'Ouest a longtemps été considérée comme un phénomène national. Et elle a, de longues années durant, été analysée comme telle, les historiens privilégiant, pour l'étudier, le cadre de leur pays. Pourtant, si les facteurs internes jouèrent un rôle central dans sa naissance, la part des Anglo-Américains dans sa croissance fut éminente : en Norvège comme au Danemark, aux Pays-Bas comme en Belgique, en France et en Italie, l'armée des ombres n'aurait pu croître sans le soutien de Londres d'abord, de Washington ensuite. Il convenait dès lors de décloisonner les frontières et d'élargir les horizons pour offrir la première histoire transnationale de la résistance en Europe occidentale.
    Pour ce faire, Olivier Wieviorka a étudié l'organisation puis l'action des forces clandestines et des gouvernements en exil de six pays occupés entre 1940 et 1945. En scrutant le rôle de la propagande, du sabotage et de la guérilla dans cet espace ouest-européen, il invite à reconsidérer sans tabou l'action de la résistance, ainsi que ses relations, tantôt cordiales, tantôt conflictuelles, avec les Alliés et les pouvoirs installés à Londres. Tout en mesurant la singularité de chaque pays, ce prisme original lui permet de pointer la communauté de destin qui unit cet ensemble appelé à être libéré par les troupes anglo-américaines.
    L'auteur lève également le voile sur l'importance des finances, de la logistique et de la planification des grands Alliés dans le développement des forces clandestines, une donnée largement occultée lors des libérations. Il interroge, in fine, l'efficacité de l'armée des ombres, donc de la guerre subversive, dans la chute du IIIe Reich.

     

    Une Histoire de la Résistance en Europe occidentale - Olivier Wievorka


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