• Dictionnaire amoureux du polar  -  Pierre Lemaitre

    Plon ;    22 oct. 2020 ;    816 p.;     25€.

    Présentation officielle :  « Nos amis italiens et espagnols (ils ne sont pas les seuls) ne font guère de distinction entre « roman noir » et « roman policier ». Mais comme en France, nous la faisons, en toute logique ce dictionnaire devrait ne comprendre que des entrées concernant le roman policier. Si vous en êtes d'accord, ce sera ma première licence : je parle d'un univers littéraire qui est le mien, on y trouvera aussi bien du « polar » que du « noir ». S'agissant d'un univers « littéraire », il ne devrait y avoir ici que des livres. Ce sera ma seconde licence : incidemment, on y trouvera quelques films, quelques séries TV, quelques BD, des librairies, des blogs. Enfin, autant prévenir tout de suite : pour les définitions maîtrisées, les monographies exhaustives, les analyses thématiques, etc., le lecteur trouvera facilement d'excellents ouvrages (j'en cite quelques-uns, en fin de volume) qui correspondront à cette attente. C'est à un écrivain que l'éditeur a confié ce Dictionnaire amoureux. Je parlerai donc ici en lecteur et en romancier. Il y aura des oublis impardonnables, des injustices, des jugements contestables. C'est inévitable mais je ne fais que respecter le projet de cette collection : c'est le dictionnaire de ce que j'aime (à quelques oublis près). Lorsque je lis un Dictionnaire amoureux, rien ne me fait plus plaisir que de découvrir des choses que je sais déjà. C'est un peu comme pour le Nobel de littérature : le jour de la proclamation, quand il s'agit de quelqu'un dont je connais déjà le nom, j'ai l'impression d'être cultivé. J'espère que ce Dictionnaire amoureux réservera au lecteur quelques-unes de ces satisfactions mais aussi quelques surprises, quelques découvertes. Et l'envie de lire et de relire encore cette littérature majeure qui, quoiqu'on en dise, reste durablement marquée par le prosaïsme de ses origines. Alphabétique (de « s'abîmer » à « vouloir-saisir »), totalement subjectif (« on a rendu à ce discours sa personne fondamentale qui est le JE »), sans prétention à l'exhaustivité..., je crois que les Fragments d'un discours amoureux (1977) peut être considéré comme l'ancêtre des Dictionnaires amoureux. Puisqu'il correspond très exactement à mon projet, je reprends donc ici, à la lettre, l'exergue de Roland Barthes : C'est donc un amoureux qui parle et qui dit : »

    Dictionnaire amoureux du polar  -  Pierre Lemaitre


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  • Petit guide du mensonge en politique -  Thomas Guénolé

    Fayard/Pluriel ;   Poche ; (2014)  18 janv. 2017 ;   192 p.;   7€50.

    Présentation officielle : Oui, les politiques nous mentent, nous dit Thomas Guénolé. Mais pas plus que tous ceux qui ont quelque chose à nous vendre. Comment se fait-il alors que l'image d'un politicien soit beaucoup plus négative que celle d'un publicitaire ? C'est que le second ne nous a jamais demandé notre confiance en nous regardant droit dans les yeux, pour ensuite la trahir. A l'aide d'exemples concrets, tirés du débat politique actuel, l'auteur décrypte les astuces de langage et le double sens si chers à nos politiciens.
    Des exercices suivis de leurs corrigés permettent au lecteur de s'entraîner à détecter les mensonges en politique. Ce livre est utile à tous : à la politique, à laquelle il veut rendre ses lettres de noblesse, et aux électeurs, qui comprendront qu'embellir le "produit électoral" fait partie intégrante du rôle du "vendeur politique". A lire avant d'aller voter ! 

    Petit guide du mensonge politique  -  Thomas Guénolé


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  • Le Livre noir de la mondialisation  -  Thomas Guénolé

    Plon ;  24 sept. 2020 ;   306 p.;   18€.

    Présentation officielle : L'épidémie de coronavirus fut un traumatisme mondial profond : près d'un milliard d'êtres humains durent être confinés dans quelque trente-cinq pays et des dizaines de milliers sont morts. Son impact économique gigantesque fut aussi un révélateur brutal de la dangerosité de la mondialisation. Car si l'épidémie fut le déclencheur de la Grande Récession dans laquelle nous nous débattons encore, la mondialisation, elle, en fut la poudrière.
    Concentration extrême de l'appareil industriel mondial en Chine, chaînes mondiales d'approvisionnement fondées sur le zéro stock, marchés financiers débridés, pression générale à la baisse sur les dépenses publiques dont les dépenses de santé : la mondialisation, système économique planétaire, a permis que dans un sinistre effet-papillon, une infection à Wuhan provoque rapidement des morts, des pénuries de toutes sortes et une récession à travers toute la planète.
    Les morts du coronavirus, bien que traumatisantes, ne sont cependant que l'arbre qui cache la forêt des victimes de la mondialisation. Nous démontrerons en effet dans ce livre que de 1992 à 2018, la mondialisation a causé plus de 400 millions de morts.
    600 000 sont morts de l'invasion américaine de l'Iraq pour prendre le contrôle de ses ressources pétrolières. 6,5 millions sont morts dans des guerres de pillage, en particulier au Congo-Kinshasa pour ses richesses minières. 11 millions sont morts de faim alors qu'assez de nourriture est produite pour alimenter toute l'humanité. 60 millions sont morts sur le poste de travail, c'est-à-dire de la pression mondiale à la baisse sur les conditions de santé et de sécurité de la main d’œuvre. 69 millions sont morts de pollution atmosphérique, c'est-à-dire des rejets toxiques de ce système économique mondial consumériste et productiviste. 256 millions sont morts de maladies pourtant soignables, c'est-à-dire morts de la répartition des ressources plutôt que des maladies elles-mêmes.
    Ces plus de 400 millions de morts sont le thème de ce livre noir de la mondialisation.

    Le Livre noir de la mondialisation  -  Thomas Guénolé


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  • Le grand bestiaire politique - Morchoisne ; Festjens

    L'Archipel ;   8 oct. 2020 ;  190 p.;   20€.

    Présentation officielle : Cette anthologie irrévérencieuse retrace plus de 50 années de vie politique française, dans un bestiaire unique et irrésistible qui transforme nos élus, depuis les années De Gaulle jusqu’à l’actuel quinquennat, en animaux de tous poils (et plumes).

    Une façon de redécouvrir les cabots, vieux singes, jeunes coqs, rusés renards et blanches colombes qui nous gouvernent, révélés par les caricatures de Jean-Claude Morchoisne et les portraits-charge de Jean-Louis Festjens. Un véritable zoo où cohabitent les plus beaux spécimens de prédateurs, de vrais rapaces et d’authentiques nuisibles.

    Découvrez l’hallucinante ménagerie des 200 personnalités qui ont marqué — et marquent toujours — la vie politique française.

    Le grand bestiaire politique - Morchoisne ; Festjens


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  • Vivre mieux sans croissance -  Pierre Rabhi ; Julie Duquesne

    Presses du Châtelet ; 6 nov. 2019 ;    202 p.;    15€.

    Présentation officielle : Le nouveau "carnet d'alerte" de Pierre Rabhi

    La planète étouffe sous l’effet des nuisances de l’humain. La biodiversité s’amenuise. Le dérèglement climatique s’accentue. La pollution des sols, de l’eau et de l’air s’aggrave…
     
    Dans le même temps, nos leaders continuent a rechercher la croissance a tout prix, comme s’il s’agissait d’une panacée, alors qu’elle inflige a la nature et aux ressources vitales des dégradations irréversibles. Le consommateur, lui, n’est jamais rassasie, constamment incite a acquérir du superflu.
     
    La croissance a marche forcée est-elle le seul moyen d’éradiquer le chômage et de résoudre les problèmes de la dette ? Depuis plus d’un demi-siècle, Pierre Rabhi prône au contraire la « sobriété heureuse » et la « puissance de la modération ». Oui, dit-il, nous pouvons vivre mieux sans croissance. D’autres modes d’existence sont possibles, sans que nous soit pour autant imposée une dictature verte.
     
    A l’appui de ces convictions mises a l’épreuve des faits, Juliette Duquesne a enquêté et interroge quelque soixante spécialistes – économistes, sociologues, politologues, entrepreneurs –, ainsi que des citoyens d’Europe, d’Afrique et d’Asie.

    Vivre mieux sans croissance -  Pierre Rabhi ; Julie Duquesne


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  • Pour un cloud européen - Cédric Mermilliod ; Édouard de Rémur ; Stanislas de Rémur

    Cherche midi ;  8 oct. 2020 ;  144 p.;  16€.

    Présentation officielle : Aujourd'hui les États-Unis et la Chine ont la mainmise sur le stockage de nos données. Cela pose des problèmes évidents de confidentialité, de sécurité et de souveraineté.

    La France n’est pas de taille suffisante pour rivaliser seule avec les grands États leaders ou les Gafam. Pour acquérir notre indépendance numérique, la solution peut être une mutualisation des forces européennes à partir d’un duo privilégié avec l’Allemagne. Le mouvement a été lancé en juin 2020 par les ministres français et allemand de l’Économie autour du projet Gaia-X.

    Cet ouvrage nous explique de manière accessible en quoi consiste le cloud. Comment et où nos données sont-elles stockées concrètement? Quels sont les enjeux d’un cloud européen qui permettrait de sécuriser nos données les plus sensibles comme celles des activités de la santé, de la recherche ou de l’industrie ?

    Ce projet est capital pour notre souveraineté et serait potentiellement créateur de nombreux emplois et entreprises en France.

    Le commentaire de RoyautéNews : Toujours de doux rêveurs qui s'acharnent dans l'utopie. Décidément ils ne désarment pas. Il ne peut exister de "souveraineté" des pays de l'Europe dans "l'Europe" préfabriquée. Toujours des postulats gratuits et étrangement démobilisateurs... selon lesquels, décidément, définitivement, la France ne saurait... ni rien faire de bon, ni rien faire tout court. Cette idée fausse fut implantée par Giscard, semble-t-il même avant le début de sa présidence. Elle fait toujours des ravages.

    Autant laisser pour l'instant les données aux chinois, qui eux, ne les exploiteront qu'au service de leur volonté d'expansion économique. Tout ce qui concerne l'intérêt des Français (et valable, pour chaque peuple européen) ne peut, ne doit être confié ni aux États, ni aux personnages politiques. Ce qui profite aux États ne profite pas aux personnes.Et tant que les Chinois en profiteront (ou non), elles auront quelque chance de ne pas tomber entre les mains précisément des États-Unis qui sont celles aussi des GAFAM...

    Pour ce qui est de la sécurité des données, on ne peut évidemment pas la confier non plus aux administrations, aux États. Tout ce qui leur est confié est garanti pour perdu d'avance.

    Pour un cloud européen - Cédric Mermilliod ; Edpouard de Rémur ; Stanislas de Rémur


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  • L'Iran et ses rivaux  Entre nation et révolution -  dir. Clément Therme

    Passés Composés ;  18 fév. 208 p.;   18€.

    Présentation officielle :  Plus de quarante ans après la Révolution islamique de 1979, la question de l’intégration de l’Iran dans son environnement régional et de sa place au sein de la communauté internationale n’est toujours pas réglée. Pour le président Trump, la République islamique reste un « État voyou ». Certains rivaux de l’Iran, comme Israël ou l’Arabie saoudite, alimentent le discours américain d’une anormalité de la République islamique. Vue de la rive arabe du golfe Persique, la problématique se pose de manière différente : il s’agit de contester l’ambition de l’Iran de parler au nom de l’ensemble des musulmans. Plus récemment, Téhéran est égale-ment devenu un partenaire de la Russie dans la lutte contre le djihadisme ; sans oublier que Paris et Ankara jouent leur propre partition.

    La nature de la politique de Téhéran n’a donc cessé de questionner les chercheurs. Ce livre collectif, dirigé par Clément Therme, entend dès lors présenter, dans toutes leurs nuances, les relations internationales de l’Iran depuis 1941, et notamment la priorité donnée par Téhéran à son opposition à Washington.

    L'Iran et ses rivaux  -  Clément Therme


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  • Napoléon ; Dictionnaire historique   -   Thierry Lentz

    Perrin ;  3 sept. 2020 ;    1040 p.;   29€.

    Présentation officielle : Tout Napoléon en un dictionnaire, par le meilleur spécialiste.

    Auteur d’une quarantaine d’ouvrages consacrés au Consulat et à l’Empire, Thierry Lentz n’avait pourtant jamais publié de biographie de Napoléon. Ce Dictionnaire historique en fait désormais office : une façon ambitieuse, exhaustive et originale de traiter le « grand homme », par un de ses meilleurs spécialistes.
    En 300 notices choisies librement mais sans négliger aucune facette de l’exercice biographique, l’auteur fait le point sur les connaissances et les recherches les plus récentes sur Napoléon, son œuvre, les événements de sa vie, ses réussites et ses échecs, la trace qu’il a laissée dans la France contemporaine. De sa naissance à sa mort, et même jusqu’au retour des Cendres de 1840 et à l’envol de la légende, tous les sujets sont abordés avec le talent et la clarté qui caractérisent l’auteur : formation, carrière, campagnes militaires, gouvernement, grands événements, conquêtes, batailles, amours, mais aussi conceptions politiques, sociales, diplomatiques.
    Ce grand dictionnaire, véritable encyclopédie de tout ce que l’on doit savoir sur Napoléon, séduira aussi bien les spécialistes que les amateurs qui découvriront une histoire renouvelée de la vie et de l’œuvre de l’empereur des Français. Un ouvrage de référence qui fera date.


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  • Dictionnaire amoureux de Montaigne - André Comte-Sponville

    Alain Bouldouyre, illustrateur ;

    Plon ;   paru le 3 sept. 2020 ;   633 p.;    26€. 

    Présentation officielle : Sans doute le livre le plus éclairant sur Montaigne depuis… Montaigne, et un chef-d’œuvre d’André Comte-Sponville. Il nous fait redécouvrir Montaigne, écrivain de génie, talentueux philosophe et humain d’exception.

    Le tour de force d’André Comte-Sponville est d’avoir réussi, dans le dialogue amoureux qu’il mène ici avec l’auteur des Essais, à rendre limpide et bouleversante l’incroyable richesse de la pensée de celui-ci, tout en nous rendant intimement témoins de ce qu’il en retire pour faire franchir à sa propre philosophie une nouvelle étape. Il nous fait redécouvrir Montaigne, écrivain de génie, talentueux philosophe, humain d’exception que l’on aurait tant aimé connaître : « quel esprit plus libre, plus singulier, plus incarné ? Quelle écriture plus souple, plus inventive, plus savoureuse ? Quelle pensée plus ouverte, plus lucide, plus audacieuse ? Celui-là ne pense pas pour se rassurer, ni pour se donner raison. Ne vit pas pour faire une œuvre. Pour quoi ? Pour vivre, c’est plus difficile qu’il n’y paraît, et c’est pourquoi aussi il écrit et pense. Il ne croit guère à la philosophie, et n’en philosophe que mieux. Se méfie de "l’écrivaillerie" et lui échappe, à force d’authenticité, de spontanéité, de naturel. Ne prétend à aucune vérité, en tout cas à aucune certitude, et fait le livre le plus vrai du monde, le plus original et, par-là, le plus universel. Ne se fait guère d’illusions sur les humains, et n’en est que plus humaniste, Ni sur la sagesse, et n’en est que plus sage. Enfin il ne veut qu’essayer ses facultés (son titre, Essais, est à prendre au sens propre) et y réussit au-delà de toute attente. Qui dit mieux ? Et quel auteur, plus de quatre siècles après sa mort, qui demeure si vivant, si actuel, si nécessaire?»


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  • La traque est mon métier  - Colonel Éric Emeraux

    Plon ;   paru le 3 septembre 2020  ;   336 p.;  21€.

    Présentation par la librairie Eyrolles : Depuis des années, en toute discrétion, une petite unité de la gendarmerie nationale traque les criminels de guerre.

    Bosnie, Rwanda, Liberia, Syrie... La liste des conflits ayant donné lieu à des exactions contre les populations civiles ne cesse de s'allonger. Mais la trentaine de femmes et d'hommes, regroupés au sein de l'Office chargé de la lutte contre les crimes contre l'humanité (OCLCH), ne manque ni d'énergie ni de volonté pour faire aboutir les enquêtes et confondre les auteurs des pires atrocités.
    À leur tête, le colonel Éric Emeraux lève le voile, pour la première fois, sur le quotidien de ces enquêteurs confrontés à l'insoutenable. La retranscription des témoignages recueillis sur les terrains de guerre est une épreuve particulièrement redoutable. Massacres de masse, exécutions sommaires, tortures, les récits des survivants dépassent l'entendement. Mais ils sont nécessaires à la procédure pouvant mener à la mise en cause du ou des auteurs, et à leur arrestation.
    Le colonel Emeraux raconte les auditions hallucinantes de celles et ceux revenus de l'enfer. Lejla, la Bosniaque, qui verra son mari et son fils emmenés pour toujours par les milices serbes, et tant d'hommes et de femmes de son village fusillés sous ses yeux. Désirée, la Rwandaise tutsie, réfugiée dans une église avec ses enfants pour échapper aux tueurs hutu, qui les voit découpés à la machette avant d'être elle-même laissée pour morte dans une fosse commune. Darius et Steve, les Libériens, contraints d'assister aux séances de torture infligées par les troupes rebelles en lutte contre le pouvoir, avec ingurgitation forcée d'huile bouillante, éviscération et actes de cannibalisme. Al Ahmar, le Syrien, rescapé des geôles de Bachar Al-Assad, qui dit les coups, les plaies à vif et les chairs brûlées par des tortionnaires hilares.
    Pour chaque dossier, ce sont des heures et des heures d'enquête, de recueil d'informations, de recoupement, de planques, de filatures, pour aboutir enfin à des arrestations, parfois bien des années après ces crimes odieux. Mais peu importe. "Hora fugit, stat jus. " Le temps passe, mais la justice demeure - la devise de l'OCLCH.
    Profondément convaincu de la nécessité de justice face aux pires exactions, Éric Emeraux partage avec les lecteurs le combat quotidien de ses équipes, pour le droit face à la force, pour l'humanité face à la terreur.

    La traque est mon métier  - Colonel Éric Emeraux


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