• Notre dernière sauvagerie  -  Éloïse Lièvre

    Fayard ;   19 août 2020 ;  récit ;  320 p.;   19€.

    Présentation officielle : La lecture est bien moins une façon de se retrancher du monde qu’une façon de l’affronter, bien moins l’activité civilisée et policée qu’on veut y voir que l’expression d’une forme de sauvagerie. Ce récit, où se mêlent un chaos intime au chaos du monde que traversent œuvres et lecteurs, en est la preuve.

    Pendant trois ans, j’ai pris en photo les gens qui lisent dans le métro, parce que j’avais besoin d’un projet et d’un geste fort dans ma vie pour affronter une situation personnelle banale mais difficile, ma séparation d’avec le père de mes enfants, et une situation collective de violence sociale.
    Ce texte est le récit de cette « aventure », à la fois petite sociologie impromptue de la lecture en milieux urbains et souterrains, histoire intime d’une femme qui (re)découvre la liberté et, au confluent des deux, réflexion sur la place du livre dans nos vies, hymne à cet objet magique dont j’ai voulu montrer le caractère politique.
     
    Éloïse Lièvre est écrivain et professeur. Elle a notamment publié Les gens heureux n’ont pas d’histoire (Lattès, 2016).
     

    Notre dernière sauvagerie  -  Éloïse Lièvre


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  • Les mille vies d'Agatha Christies  -  Béatrix de L'Aulnoît

    Tallandier ;  paraîtra le 1er Octobre 2020 ; biographie ; 352 p.;   20€90.

    Présentation officielle : Mère  d’Hercule  Poirot  et  de  Miss  Marple,  Agatha  Christie   (1890-1976)   a   publié   soixante-six   romans   et   quatorze   recueils   de   nouvelles.   Une   écrivaine   hors  du  commun,  méprisée  à  tort  par  les  critiques  parce  qu'elle  a  vendu  des  millions  de  livres.  Tour  à  tour,  soprano,  infirmière,  chimiste,  globe-trotteuse, surfeuse, archéologue, mariée deux fois, la « reine du crime » a eu mille vies.

    4 décembre 1926. Agatha Christie, 36 ans, fille de Frédérick Miller, riche agent de change new-yorkais, épouse du colonel Archibald  Christie, déjà  célèbre  pour  ses  romans  policiers  disparaît pendant onze jours de son domicile dans une petite ville  au  sud-ouest  de  Londres. La police  est  sur  les  dents, la  presse  la cherche,  son  mari  aussi.  Dès  le  premier  chapitre, Béatrix  de L’Aulnoit,  revient   sur   cette   fugue mystérieuse et  nous dévoile une Agatha Christie, passionnément  libre, indépendante,  curieuse de tout, observatrice redoutable, aventurière, passionnée de surf, sa liaison avec Max Mallowan, archéologue qui a quinze ans de moins qu’elle et qu’elle suit dans ses fouilles en Europe ou au Proche-Orient. À ses côtés, Agatha  trouve  enfi n  l’amour et la  tranquillité d’esprit qui lui permettent de se consacrer à son œuvre. Jusqu’à sa mort en 1976, elle publie un roman par an parfois deux, dans lesquels elle décrit, avec humour, la vie anglaise de l’époque, ses pasteurs, ses vieilles filles, ses lords richissimes, ses  jardins  fleuris  de  roses et la sacro-sainte heure du  thé. C’est la clef de son succès ! Béatrix de L’Aulnoit raconte superbement la métamorphose d’une jeune fille à l’éducation victorienne en  femme libre et célèbre.

    Les mille vies d'Agatha Christies  -  Béatrix de l'Aulnoît


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  • Lamartine ; Un poète en politique - Daniel de Montplaisir

    Tallandier ;   paraîtra le 5 novembre 2020  ;   400 p.;   23€90.

    Présentation officielle : Le 11 mars 1820 paraissait en librairie un mince recueil de poèmes, sans nom d’auteur, intitulé Méditations poétiques. Son succès fut immédiat et fulgurant. La France de la Restauration découvrait, fascinée, des accents jusqu’ici inconnus, des harmonies enchanteresses, des émotions palpitantes. Elle tenait son barde et n’allait plus le lâcher avant longtemps.

    Pendant près d’un demi-siècle, la plume alerte et jamais en repos d’Alphonse de Lamartine scanda la vie littéraire puis politique de son temps. Tout en demeurant attaché à son Mâconnais natal, le poète devenu diplomate, député, chef du gouvernement provisoire de la république œuvra inlassablement en faveur de la démocratie, de la liberté, de la justice sociale et de la concorde entre les hommes comme entre les peuples. Mais les soubresauts de la Révolution de 1848 puis le coup d’État du futur Napoléon III l’évincèrent de la vie publique. Passé de mode il tomba dans l’oubli puis son œuvre refit surface, enseignée aux lycéens, décortiquée par les chercheurs, méditée par les hommes politiques. Chantre du désespoir mais n’ayant jamais cessé de lui être infidèle afin de se porter inlassablement au secours de ses semblables et d’essayer de se trouver lui-même.

     

    Haut fonctionnaire, conseiller politique et historien français, Daniel de Montplaisir est spécialiste des Bourbons et du légitimisme français.

    Présentation de RoyautéNews : Biographie à ne pas manquer. Pour comprendre le 19e siècle. Nous vous invitons à relire l'Interview de Daniel de Montplaisir sur RoyautéNews.

     Lamartine ; Un poète en politique - Daniel de Montplaisir


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  • Churchill   -   Andrew Roberts

    Perrin ;   27 août 2020 ;  biographie ; traducteur, Antoine Capet ; 1360 p.;   29€.

    Présentation vidéo de l'ouvrage par Benoît Yvert,directeur des éditions Perrin [ Clic ! ]

    Présentation officielle : De Churchill, croit-on, tout a été dit – en premier lieu par lui-même. Et pourtant, Andrew Roberts est parvenu à exhumer des articles de presse, des correspondances privées, des journaux intimes – le moindre n’étant pas celui du roi Georges VI, jusque-là sous clé – qui ne figurent dans aucune des mille biographies environ déjà consacrées à ce personnage essentiel de la Grande-Bretagne et du XXe siècle. Tout cela lui permet de proposer un récit extrêmement enlevé, fondé sur une abondance de citations désormais " classiques ", mais également souvent peu connues voire inédites qui apportent une éclairage parfois convergent, parfois contrasté sur l'homme Churchill.

    Éminent spécialiste britannique de la biographie historique, Andrew Roberts enseigne au King’s College de Londres et à la Hoover Institution de Stanford. Il s’est d’abord distingué par son ouvrage sur lord Halifax (The Holy Fox, 1991) avant de se concentrer sur Churchill : Eminent Churchillians (1994), Hitler & Churchill : Secrets of Leadership (2003), Masters and Commanders : How Roosevelt, Churchill, Marshall and Alanbrooke won the War in the West (2008). Il a aussi écrit une biographie de l’un des grands héros de Churchill, Napoleon the Great (2014), qui a reçu le Prix du Jury de la Fondation Napoléon.

    Churchill   -   Andrew Roberts


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  • Le général Boulanger  -  Jean Garrigues

    Olivier Orban ;  (1991) Il s'agit d'une réédition numérique ;  400 p.; 9€49.

    Pour le télécharger, un clic

    Le général Boulanger  -  Jean Garrigues

    Présentation officielle par Decitre : Fossoyeur de la République pour les uns, honnête homme manipulé pour d'autres, Boulanger a déchaîné des torrents de haine ou d'admiration. Aujourd'hui encore, dès qu'un tribun politique fait une percée, on évoque son nom. On pouvait tout dire puisqu'on ne le connaissait pas. Jean Garrigues a repris ce "dossier Boulanger" à zéro. Depuis les années de jeunesse, l'éducation militaire jusqu'aux premiers pas en politique. Il a repéré les influences, débusqué les patrons discrets - à gauche comme à droite - qui font d'un séduisant général une vedette nationale. On y voit des bonapartistes fraterniser avec des communards, des femmes du monde démarcher leurs voisines pour les beaux yeux d'un érotomane distingué. Le tout baigne dans l'atmosphère empoisonnée de revanche militaire qui obsède le pays. Jean Garrigues a dénoué les fils de ces intrigues complexes où l'amour et la raison d'État se côtoient. Brossé par un jeune et brillant historien, voici, enfin, le portrait net du "Général Revanche".


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  • Pour un christianisme intempestif - Michael Edwards

    Editions de Fallois ;   12 fév. 2020 ;  180 p.;  19€.

    Présentation officielle : Savoir entendre la Bible. 

    Tout d’abord quelques mots sur le titre qui pourrait paraître ambigu ou énigmatique.

    On se souviendra d’un texte célèbre de Nietzsche (Unzeitgemäße Betrachtungen) traduit tantôt par Considérations inactuelles, tantôt par Considérations intempestives («qui vient à contretemps», ou si l’on préfère dans le français d’aujourd’hui «dérangeantes»).

    Les deux idées sont présentes dans le texte de Michael Edwards : la doctrine chrétienne bien entendue heurte les conceptions collectives courantes et se situe hors du temps.

    C’était déjà le cas lorsque l’Évangile (la Bonne Nouvelle) fut diffusé il y a plus de deux mille ans dans le monde gréco-romain.

    De ces prémisses Michael Edwards conclut que nous devons lire la Bible sans souci de modernisation, sans commentaires, sans interprétation et sans gloses.

    Pour résumer sommairement son propos on pourrait dire qu’il offre ici une leçon magistrale de lecture biblique.

    Le livre se compose de 11 chapitres provenant en partie de conférences ou de contributions à des ouvrages collectifs publiés entre 2016 et 2019.

    Il s’interroge sur la nature du christianisme, sur celle de la Foi (quelle forme de savoir constitue-t-elle) et sur les sentiments de Joie qu’elle prodigue. Il développe ensuite certains des thèmes déjà traités par lui dans Bible et Poésie (Éd. de Fallois, 2016) et nous introduit en poète dans la poésie de la Bible, sans omettre une analyse critique des appauvrissantes traductions de la Bible en langage courant d’aujourd’hui (ch. 8, L’Œuvre charitable de la traduction). L’essai s’achève par des considérations de doctrines d’inspiration pascalienne.

    Comme Bible et Poésie, cet essai n’est pas simplement destiné à un public confessionnel.

    Lire la Bible (on pourrait dire la même chose d’Homère ou de Virgile) est l’une des aspirations profondes de tous ceux pour qui la notion de culture n’est pas un vain mot et ne se limite pas à «l’actualité littéraire», qu’ils soient ou non croyants. Michael Edwards, par la finesse et la précision de sa propre lecture, est un guide précieux et sûr pour s’engager dans cette entreprise.

    Pour un christianisme intempestif - Michael Edwards


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  • Les dépossédés de l'open space  -  Fanny Lederlin

    puf ;   11 mars 2020 ;   276 p.;   19€90.

    Présentation officielle : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d’entretien, un start-upper, une aide soignante et une « curatrice de contenus » ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le « néotravail » étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s’est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à « aller plus vite », à nous « adapter » et à « nous engager à fond dans nos projets ». Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu’à celles d’exercer notre propre jugement. Il fait de nous des « dépossédés de l’open space ».
    Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet « écotravail » contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une « société écologique  ».

    Les dépossédés de l'open space  -  Fanny Lederlin


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  • L'opium des imbéciles - Rudy Reichstadt

    Grasset ;  11 sept. 2019 ;   192 p.;   17€.

    Présentation officielle : «  Le complotisme a partie liée avec nos passions tristes  : égocentrisme, misanthropie, paresse, lâcheté, peur, jalousie, ressentiment. Qu’il vienne panser une blessure narcissique toujours ouverte, qu’il mette en récit ce que l’on n’arrive pas à comprendre, qu’il serve à blesser ou diffamer des ennemis, son expansion n’est pas seulement le symptôme d’une crise de la démocratie libérale, elle en est aussi un facteur d’aggravation à part entière. Sur le marché noir des idées douteuses, les théories du complot s’échangent avec la même frénésie que les superstitions, les pseudo-sciences, les nouvelles spiritualités et les idéologies radicales.
     
    Une très prospère économie du complotisme s’est ainsi mise en place au cours des dernières années. Elle a ses commanditaires, ses laborantins, ses dealers, ses consommateurs occasionnels et ses junkies. Ses idiots utiles et ses imbéciles.  »

    Commentaire de RoyautéNews : L'habituelle litanie des insultes de la part de ceux qui se croient aptes à juger les autres. Ce qui est étonnant c'est qu'ils ne se fatiguent pas avec leur disque rayé. Contre-exemple du livre intéressant, à ne pas acheter !

    L'opium des imbéciles - Rudy Reichstadt


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  • Les services secrets du Général de Gaulle - Sébastien Albertelli

    Perrin ;  (poche)  13 févr. 2020 ;   766 p.;  12€.

    Présentation par Le monde des livres : Une histoire complète des services secrets de la France Libre. Considéré par le colonel Passy, qui l'a fondé à Londres en 1940, comme " une des principales unités combattantes de la France libre ", le Bureau central de renseignements et d'action (BCRA) ne s'est pourtant jamais lancé dans un véritable combat armé, se concentrant sur son triple objectif : recueillir des renseignements sur ce qui se passe en France, soutenir les résistants de l'intérieur dans leur combat, puis imposer à ceux-ci une tutelle, souvent mal acceptée.
    Grâce à des fonds d'archives exceptionnels, Sébastien Albertelli retrace l'aventure des personnages hors du commun qui marquèrent l'histoire de cette institution : Passy, naturellement, mais aussi le colonel Rémy, Jean Moulin, Pierre Brossolette, Roger Wybot (futur patron de la DST) ou Honoré d'Estienne d'Orves. Il détaille les relations compliquées et fluctuantes entre le général de Gaulle et les services secrets, étudie avec minutie les rapports tumultueux du BCRA avec les Anglais ou les Américains et démonte la légende noire que les déçus du gaullisme ainsi que les communistes s'ingénièrent à colporter dès l'après-guerre.
    Un travail de recherche remarquable, puisant aux meilleures sources, souvent inédites, qui permet de comprendre comment et avec quel succès les services spéciaux ont mené la lutte contre les Allemands et Vichy. " Fondée sur une documentation considérable et nourrie d'entretiens avec d'anciens membres du BCRA, dont Daniel Cordier et Stéphane Hessel, cette dense étude comble ainsi un véritable "angle mort' historiographique.

    Les services secrets du Général de Gaulle - Sébastien Albertelli


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  • Une histoire mondiale de la paix  -  Philippe Moreau Defarges

    Odile Jacob ;   25 mars 2020 ;  22€90.

    Présentation officielle : Dans un monde de concurrence exacerbée entre les grandes puissances, de compétition pour l’accès aux ressources, d’affrontements violents entre les civilisations et les religions, une nouvelle guerre mondiale est-elle vraiment improbable, voire impensable ? Si elle veut survivre, l’humanité est « condamnée » à la paix. Mais quelle paix ? L’histoire nous éclaire. Depuis l’aube du néolithique, il n’y a eu de paix qu’impériale. Une telle paix ne saurait se réduire à l’exercice brutal d’une force arbitraire. Elle doit laisser aux populations dominées des zones d’autonomie, les persuader qu’il n’y a pas d’autre ordre possible. Or la Pax americana des années 1945-2003 a été la dernière paix impériale. La mondialisation, dynamique globale et conflictuelle, voue désormais toute ambition impériale planétaire, même celle d’une Chine réveillée, à l’échec. La seule paix mondiale possible doit reprendre le laborieux chemin de la paix contractuelle, démocratique et institutionnelle, exploré notamment par le philosophe allemand Emmanuel Kant. Il faudra bien bâtir la paix pour que notre terre ne devienne pas un enfer.

    Une histoire mondiale de la paix  -  Philippe Moreau Defarges


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