• La société ingouvernable

    Une généalogie du libéralisme autoritaire ;

    La fabrique Editions  ;   19 oct. 2018 ; 336 p.; 20€.

    La société ingouvernable

    Partout, ça se rebiffait. Les années 1970, a-t-on dit à droite et à gauche, du côté de Samuel Huntington comme de Michel Foucault, ont été ébranlées par une gigantesque « crise de gouvernabilité ».

    Aux États-Unis, le phénomène inquiétait au plus haut point un monde des affaires confronté simultanément à des indisciplines ouvrières massives, à une prétendue « révolution managériale », à des mobilisations écologistes inédites, à l’essor de nouvelles régulations sociales et environnementales, et – racine de tous les maux – à une « crise de la démocratie » qui, rendant l’État ingouvernable, menaçait de tout emporter.

    C’est à cette occasion que furent élaborés, amorçant un contre-mouvement dont nous ne sommes pas sortis, de nouveaux arts de gouverner dont ce livre retrace, par le récit des conflits qui furent à leurs sources, l’histoire philosophique.

    On y apprendra comment fut menée la guerre aux syndicats, imposé le « primat de la valeur actionnariale », conçu un contre-activisme d’entreprise ainsi qu’un management stratégique des « parties prenantes », imaginés, enfin, divers procédés invasifs de « détrônement de la politique ».

    Contrairement aux idées reçues, le néolibéralisme n’est pas animé d’une « phobie d’État » unilatérale. Les stratégies déployées pour conjurer cette crise convergent bien plutôt vers un libéralisme autoritaire où la libéralisation de la société suppose une verticalisation du pouvoir. Un « État fort » pour une « économie libre ».


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  • de Gaulle et la République  -  Philippe Ratte

    Odile Jacob ;    18 avr. 2018 ;  384 p.;   18€.

    Présentation officielle : La Ve République prend corps le 4 septembre 1958.

    Ce soir-là, place de la République, à Paris, de Gaulle décrit au peuple la Constitution par laquelle il l’invite à conclure une longue phase de mise au point des institutions ouverte en 1789.

    Désormais, la République sera enfin « forte et efficace », comme l’exigent les enjeux du siècle. Il parachève ainsi l’œuvre assumée le 18 juin 1940 : maintenir la République française, la mener à la victoire, lui conférer les moyens de reprendre son rang, tout en assurant la prospérité de son peuple et sa sécurité à jamais. Ce texte est une apogée. 

    Soixante années ont passé. D’immenses évolutions ont mis la Constitution à l’épreuve. Pourtant, ainsi qu’en 1958, le besoin de rénovation si manifeste en 2018 trouve toujours dans ce discours une réponse d’une justesse impressionnante. 

    Dans ce livre, Philippe Ratte part de ce moment décisif pour proposer une lecture neuve et pénétrante tant de l’œuvre du général de Gaulle que de l’histoire de la République, jusqu’à sa plus récente actualité.

    de Gaulle et la République  -  Philippe Ratte


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  • Marthe ou les beaux mensonges - Nicolas d'Estienne d'Orves

    Calmann-Lévy ;  10 oct. 2018 ;  464 p.;  20€90.

    Présentation officielle : Espionne, prostituée, aviatrice, résistante, héroïne de cinéma... L'histoire vraie d'une petite couturière qui s'est forgé un destin extraordinaire.

    Quel personnage, cette Marthe Richard ! On la connaît pour la fermeture des maisons closes, on imagine une bigote  moralisatrice, mais qu’on est loin de la véritable histoire… 
     
    De sa vie excitante et hors norme, Nicolas d’Estienne d’Orves tire un portrait haut en couleur, sensible et truculent, faisant  surgir le romanesque dans les recoins cachés de la vérité.

    Marthe ou les beaux mensonges - Nicolas d'Estienne d'Orves


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  • Une morale pour les aigles, une autre pour les pigeons - Eric de Montgolfier

    Cherche midi ;   23 oct. 2014 ;  300 p.;  18€95.

    Présentation officielle : Au cours d'une carrière mouvementée où il s'est souvent heurté à l'ordre établi, Éric de Montgolfier a eu tout le loisir de débusquer les mensonges des moralistes de tout poil qui tentent de nous courber sous leurs exigences alors qu'eux-mêmes ne s'y plient pas. Dans ce livre, il souhaite rectifier et parfaire l'information des citoyens, sans laquelle il n'est pas de véritable démocratie. Comment voter en connaissance de cause quand on vous livre des renseignements tronqués ?
    Sait-on qu'en France, la plupart des décisions sont prises par des "responsables" qui visent leurs propres avantages avant l'intérêt général ? Qu'en est-il vraiment du pouvoir de la Franc-Maçonnerie qui fait régulièrement la une des journaux ? Pourquoi les hommes politiques peuvent-ils, en fin de carrière, devenir avocats ipso facto ? Qu'est donc cette "réserve parlementaire" des fonds publics utilisables à discrétion et surtout en toute discrétion ? Et plutôt que de parler de "réparer" les injustices faites aux femmes dans le passé – ce qui ne coûte rien – ne vaudrait-il pas mieux, une fois pour toutes, à valeur égale, harmoniser salaires et promotions ? Quant à la Justice, l'auteur est bien placé pour éclairer le lecteur sur ses pratiques et ses principaux acteurs, ce qui demeure inconnu à la plupart de ceux qui la subissent.
    Avec son brio habituel, Éric de Montgolfier, dans ce livre dont les anecdotes vécues soutiennent le discours, fait œuvre d'utilité publique. Ce n'est pas là un règlement de comptes, c'est un désir de les voir s'apurer. Le seul moyen de repartir sur des bases saines.

    Une morale pour les aigles

    #LaSélectiondeRoyautéNews

     

    Pour information. Nous ne partageons pas tout, l'idée étant de mettre en valeur les innombrables défauts de la société française présente, qui suscite dans tous les domaines, critique, malaise et profond mécontentement.


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  • La Bataille de Verdun  -  Philippe Pétain

    Ouvrage présenté par Bénédicte Vergez-Chaignon ;

    Perrin ;  15 oct. 2015 ;  184 p.;  7€50.

    Présentation officielle : Dans cet ouvrage publié en 1929, le vainqueur de Verdun revient sur "sa" bataille. Si Pétain signe une relation classique en trois temps (1. Préliminaires et engagement de la bataille. 2. L'organisation de la défense. 3. Les derniers efforts de l'adversaire et la riposte français), le grand intérêt de ce livre est de livrer la pensée du futur maréchal alors qu'il est en pleine gloire. A travers ces pages, outre les qualités du récit de la bataille en elle-même, c'est la pensée stratégique de Pétain qui se dévoile, ainsi qu'une certaine conception de la guerre : la défense plutôt que l'attaque.
    Ainsi se comprennent mieux les engagements de la Première guerre mondiale, comme les ratés de l'entre-deux-guerres et la terrible année 1940. Parfois lacunaire ou orienté, cette relation n'en demeure pas moins un document historique de première importance ; Bénédicte Vergez-Chaignon, dans sa présentation lumineuse, donne les clés de compréhension de l'ensemble et explique en quoi cette relation parle autant de Pétain que de Verdun.

     


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