• Le psychodrame français - Jean-Marie Rouart -

    de l'Académie Française ;

    Robert Laffont ; paru le 9 Mars 2017 ;  352 p.;  21 €.

    Il faut demeurer prudent pour ce qui serait de lire le roman national dans les pitreries de ces amuseurs publics que sont les derniers présidents... RN 1

    Présentation officielle :  « Rarement la vie politique sous la Ve République a semblé à ce point sinistrée, ravagée par un mal secret », constate Jean-Marie Rouart au regard d'une campagne présidentielle hors normes. Dans ce journal politique tenu au cours des dix dernières années, sous les mandats de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, l'écrivain fournit autant de clés permettant de décrypter une dramaturgie dont les héros semblent frappés d'une étrange malédiction. Il dépeint avec maestria la vie politique pour ce qu'elle est avant tout à ses yeux : un terrain d'expériences romanesques ou se jouent les destins. Ce qui passionne l'auteur dans la geste politique et dans les portraits qu'il brosse, c'est tout ce qui les relie à la vie ou nous trouvons reproduites nos propres passions, ambitions, et blessures.
    Jean-Marie Rouart montre ici le lien direct entre la politique et l'histoire qui sous-tend à chaque instant notre roman national. D'ou l'éclairage saisissant que son livre apporte sur ce psychodrame typiquement français. Un mystère qui fait de notre pays, avec ses contradictions, ses diverses guerres de clans, un terrain d'étude et d'observation plus que jamais fascinant. Sa richesse, l'aura culturelle que la France garde dans le monde, mais aussi sa tendance masochiste à l'autodestruction, viennent aussi de cet extraordinaire paradoxe. Le passé comme l'actualité continuent de nous en offrir des exemples imprévisibles et parfois déroutants.

    Le psychodrame français - Jean-Marie Rouart


    2 commentaires
  • Les scandales de la République - Jean Garrigues -

    De Panama à l'affaire Cahuzac ; 

    nouveau monde éditions ; reparu le 24 Octobre 2013 ;  640 p.; 9 € 90.

    Présentation officielle : Depuis plus d'un siècle, la politique du scandale apparaît comme un sport national en France. Panama, Caillaux, Stavisky, Aranda, Broglie, Nucci, Méry... : autant d'affaires de corruption, d'abus de pouvoir, de trafics d'influence, qui ont alimenté les colonnes des journaux et les diatribes parlementaires. Autant de débats houleux, de campagnes de presse qui ont scandé notre histoire politique contemporaine. Car si la monarchie ou l'Empire avaient les moyens d'étouffer les " affaires ", la démocratie parlementaire leur a donné une exceptionnelle visibilité. Avec le recul de l'Histoire, Jean Garrigues ausculte une quarantaine d'affaires, les plus emblématiques et les plus retentissantes. Quelles sont leurs causes profondes ? Que nous révèlent-elles du système politique français et de ses failles ? Pourquoi certaines deviennent-elles des scandales tandis que d'autres sont étouffées ? Qui les fait éclater ? En d'autres termes, à qui profite le scandale et à quoi sert-il ?
    Bien sûr, le déferlement antisémite qui accompagna presque tous les scandales de la IIIe République n'a rien à voir avec l'atmosphère de ceux de la IVe, marqués par la guerre froide et la décolonisation, ou encore avec les scandales immobiliers des années 1960-1970. Cependant cet ouvrage démontre, sans esprit polémique mais sans complaisance, que tous obéissent à une même mécanique. Car le scandale est rarement un épiphénomène ou un événement autonome, il est bien au contraire un élément moteur de notre histoire politique, une arme dont tous les partis, à un moment ou à un autre, se sont servis.
     

    Les scandales de la République - Jean Garrigues


    1 commentaire
  • Histoire secrète de la corruption sous la V° République -

    sous la direction de Yvonnick Denoël et de Jean Garrigues -

    avec Renaud Lecadre, Matthieu Pelloli, Jean Paul Philippe, Noël Pons, Yvan Stefanovitch, Jean-Michel Verne.

    nouveau monde éditions ;  paru le 14 Novembre 2014 ; 24 €.

    Présentation officielle : Inflation des campagnes électorales, financement des partis politiques, comptes en Suisse, emplois fictifs, résidences d'élus…D’une ampleur inédite, ce panorama brosse l’histoire des grandes « affaires » de corruption en France depuis le retour au pouvoir du général de Gaulle en 1958 jusqu’aux plus récents scandales. On découvre ici une corruption omniprésente, qui va prendre des formes différentes à chaque époque, mais de plus en plus sophistiquées après les lois de moralisation de la vie politique des années 1990.
    Loin de se limiter aux politiques, ce récit riche en péripéties traque aussi la corruption de nombreuses professions emblématiques : police, services secrets, justice, médias, sport… Tous les grands « corrupteurs » sont mis à nu: le BTP, la distribution d’eau et la propreté, l’armement, la grande distribution, le pétrole… Enfin toutes les formes de corruption, directes et indirectes, sont représentées .
    Cet ouvrage est rythmé par de nombreux portraits des principaux acteurs de la corruption « à la française ». Cette somme sans précédent éclaire d’une lumière cruelle les coulisses de la vie politique française, met en perspective des pratiques et des méthodes qui perdurent malgré les engagements répétés, le renforcement des contrôles… tout en apportant de nombreuses révélations et anecdotes inédites sur des affaires dont on croyait tout connaître.

    Histoire secrètre de la corruption sous la V° République -Yvonnick Denoël ; Jean Garrigues


    2 commentaires
  • De quoi Total est-elle la somme ?  -  Alain Deneault -

    Multinationales et perversion du droit ;

    Rue de l'Echiquier ;  16 Février 2017 ;  512 p.;  23 € 90.

    Alain Deneault est un philosophe et auteur québéquois, auteur notamment de Médiocratie, par lequel il montre que « En politique comme dans les entreprises, les médiocres ont pris le pouvoir. » Royauté-News 

    Présentation officielle :

    « Même si Total est une société privée, c'est la plus grande entreprise française et elle représente d'une certaine manière le pays lui-même. » Patrick Pouyanné, Directeur général du groupe.

    « Total » : c’est ainsi qu’ils ont choisi de la nommer, comme dans un mauvais film tout en hyperboles. Active dans plus de 130 pays, cette société s’affaire à exploiter, traiter et distribuer des produits issus du pétrole, tout en œuvrant dans le gaz, l’énergie solaire, la production électrique et l’industrie chimique. Le capital dont dispose cette firme traduit le fait d’une histoire chargée, couverte par l’état du droit ou par la complicité des États. Ce capital est le fruit d’actions tentaculaires sur un plan politique et économique, allant de la participation à des cartels internationaux capables de jouer sur les prix à l’accaparement de ressources dans le contexte néocolonial africain, en passant par la délocalisation d’actifs dans des États complaisants, par l’externalisation des coûts de production sous une forme massivement polluante et par la collaboration avec des partenaires pratiquant le travail forcé.
    Dans cet essai, Alain Deneault démontre que le cas Total ne témoigne pas seulement du pouvoir de cette entreprise en particulier, mais de celui d’une poignée de multinationales qui font aujourd’hui la loi.

    Se pencher sur l’histoire de Total et de ses composantes généalogiques, c’est montrer comment l’état du droit et la complicité des États ont permis à une firme, légalement, de comploter sur la fixation des cours du pétrole ou le partage des marchés, de coloniser l’Afrique à des fins d’exploitation, de collaborer avec des régimes politiques officiellement racistes, de corrompre des dictateurs et représentants politiques, de conquérir des territoires à la faveur d’interventions militaires, de délocaliser des actifs dans des paradis fiscaux ainsi que des infrastructures dans des zones franches, de pressurer des régimes oligarchiques surendettant leurs peuples, de polluer de vastes territoires au point de menacer la santé publique, de vassaliser des régimes politiques en théorie pourtant souverains, de nier des assertions de façon à épuiser des adversaires judiciaires, d’asservir des populations ou de régir des processus de consultation.
    Chacun de ces verbes fait l’objet d’un chapitre dans cet ouvrage. Ils représentent une série d’actions sidérantes que l’ordre politique actuel ou récent a permis à des multinationales de mener en toute impunité, indépendamment des textes législatifs et des institutions judiciaires, ou grâce à eux.

    En complément, un court essai intitulé Le Totalitarisme pervers met en perspective les cas décrits précédemment et interroge de façon conceptuelle le fonctionnement même des multinationales.


    De quoi Total est la somme ?  -  Alain Deneault


    votre commentaire
  • Histoire amusée des promesses électorales - de 1848 à nos jours - Bruno Fuligni

    Tallandier ; paru le 16 Février 2017 ;  288 p.;  19 € 90.

    Par l'auteur de Royaumes d'aventures, l'Atlas des micronations.

    Présentation officielle : Se baigner dans la Seine, réduire la fracture sociale, combattre la finance : que n’a-t‑on promis aux Français ?
    Certes, « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent », selon une cynique maxime qui a gravement discrédité la politique. Pourtant, imagine-t‑on un candidat qui annoncerait que la situation actuelle le satisfait, que le pays ne va pas si mal et qu’il s’engage à ne rien changer ? Même les plus conservateurs emploient volontiers le langage de la réforme ou de la révolution, s’efforçant de susciter l’adhésion en soulevant de folles espérances. Mais l’électeur est-il dupe ?
    Depuis l’institution du suffrage universel en 1848, des milliers de tracts et de professions de foi ont été diffusés par les candidats eux-mêmes. En les réunissant, Bruno Fuligni nous entraîne, entre utopie et démagogie, à la découverte des rêves et espoirs des Français.


    2 commentaires