• Dien Bien Phu ; la fin d'un monde - Pierre Journoud

    Vendémiaire ;   1er avr. 2019 ;  608 p.;   25€.

    Présentation officielle : Printemps 1954 : le fer de lance du Corps expéditionnaire français d'Extrême-Orient affronte, dans la haute vallée de Dien Bien Phu, les unités d'élite de l'Armée populaire du Vietnam commandées par le général Giap. Ce féroce et inégal corps à corps sur fond d'intenses duels d'artillerie est d'une violence inouïe : entre 13 000 et 25 000 soldats vietnamiens sont tués ou blessés, tandis que les pertes françaises s'élèvent à 65 % des effectifs engagés. Au terme d'un siège long et éprouvant, le combat s'achève par une défaite implacable pour l'armée française, dont près de 9 000 soldats subiront une douloureuse captivité dans les camps du Vietminh. Dans un contexte de guerre froide où la France est massivement soutenue par les États-Unis et le Vietnam par la Chine communiste, ce colossal face-à-face mènera à un accord diplomatique entérinant, à Genève, la disparition de l'Indochine française, prélude à la fin de l'ère coloniale. La défaite de la France précipitera la décision du FLN algérien d'engager à son tour la lutte armée, en même temps que la radicalisation d'une partie de l'armée française hantée par le « syndrome indochinois » et bien décidée à ne plus jamais subir pareille humiliation. En s'appuyant sur de nombreux témoignages des deux camps, Pierre Journoud, avec la collaboration de Dao Thanh Huyen, replace pour la première fois dans un cadre spatio-temporel considérablement élargi cette bataille mythique, qui changea la face du XXe siècle.

    Dien Bien Phu ; la fin d'un monde - Pierre Journoud


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  • Pétain, Salazar, de Gaulle ; affinités, ambiguïtés, illusions - Patrick Gautrat

    Chandeigne ;   18 avr. 2019 ;  296 p.;  22€.

    Présentation officielle : Les relations entre la France et le Portugal auront atteint entre 1940 et 1944 une densité rarement connue au siècle dernier. Les circonstances s’y prêtèrent avec l’avènement à Vichy d’un régime ayant de profondes affinités avec celui de Lisbonne. On a pu dire qu’un « petit frère était né » sur les rives de l’Allier et l’État Français cherchera à bénéficier pleinement de l’expérience lusitanienne à travers des relations intenses dans tous les domaines.

    Mais l’entrée en jeu de la « dissidence » Gaulliste et du général Giraud va brouiller les cartes en créant une situation complexe où l’on verra la France avoir simultanément pendant quelques mois trois représentations à Lisbonne. C’est le temps de l’ambiguïté, Salazar ne voulant pas reconnaître la France Libre tout en continuant de négocier avec elle en matière commerciale. Dans cette Lisbonne neutre, les intrigues vont bon train mais les contacts directs sont insuffisants entre dirigeants portugais et français. On s’en remet trop à des diplomates qui se laissent souvent piéger par des fausses nouvelles ou des analyses erronées. Le comble sera atteint du côté français avec une succession de cafouillages pour la nomination des chefs de la Légation tandis que certains responsables gaullistes se signaleront par leur activisme. Mais malgré cette atmosphère trouble, les délicats dossiers des réfugiés et des juifs seront traités de façon satisfaisante.

    Après le débarquement allié en Afrique du Nord en novembre 1942, Vichy perdra vite toute crédibilité et la relation va s’étioler avec Vichy alors qu’elle tend vers une reconnaissance de facto avec la France Libre. Ce sera le temps des illusions. Salazar cultivera le fumeux concept de « paix de compromis » dont les belligérants ne veulent pas mais ses analyses seront plus convaincantes sur le monde de l’après-guerre. Finalement, chacun des acteurs n’a pas assez mesuré l’intérêt d’une relation plus intense : pour Vichy, l’Empire portugais et l’alliance historique de Lisbonne avec Londres ; pour la France Libre, être reconnue par un État qui comptait en Europe ; pour le Portugal, enfin, préparer l’après-guerre en faisant oublier certaines parentés idéologiques embarrassantes. On a finalement réussi à démêler cet écheveau et les rapports franco-portugais n’ont pas eu à souffrir des relations complexes et contradictoires qui se nouèrent pendant la Seconde Guerre mondiale entre Pétain, Salazar et de Gaulle.

    Pétain, Salazar, de Gaulle ; affinités, ambiguïtés, illusions - Patrick Gautrat


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  • La guerre du Pacifique a commencé en Indochine - Franck Michelin

    1940-1941 ;

    Passés composés ;  10 avr. 2019 ;  318 p.;  22€.

    Présentation officielle : Le 23 septembre 1940, l'armée japonaise viole la frontière indochinoise malgré la conclusion d'un accord à Hanoi quelques heures plus tôt. Pour l'Indochine française, c'est le début de près de cinq années d'occupation, qui aboutissent, le 9 mars 1945, à l'élimination de la présence française. Ainsi, l'action des forces nippones a pour conséquence de précipiter l'indépendance du Vietnam, du Cambodge et du Laos, et déclenche la Guerre d'Indochine. Pour le Japon, nouvel allié de l'Allemagne, c'est la première étape de l'expansion vers le sud qui mène, quinze mois plus tard, à l'éclatement de la Guerre du Pacifique. Fruit d'un long travail de recherche et d'analyse d'archives françaises et japonaises, ce livre explore le rôle du Japon, longtemps resté absent des études sur le second conflit mondial et sur les origines de la Guerre d'Indochine, bien qu'il ait précipité la crise qui allait changer pour toujours le destin de l'ancienne colonie indochinoise, ainsi que celui de l'ensemble de la région Asie-Pacifique.

    La guerre du Pacifique a commencé en indochine - Franck Michelin

    Franck Michelin est professeur à l'université de Tokyo, chercheur associé à la Sorbonne, à l'Institut d'Asie orientale et à la maison franco-japonaise. Il fut lauréat du Prix Shibusawa-Claudel en 2015. RoyautéNews


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  • Adieu, la France !  -  Christine Clerc

    Editions de l'Observatoire ;   10 avr. 2019 ;  240 p.;  19.€

    Présentation officielle :

    À 0 h 10, dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 avril 1969, un communiqué du général de Gaulle sème la stupeur dans le monde entier : « Je cesse d’exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd’hui à midi. »
     Après onze années de pouvoir et sans attendre les résultats définitifs de son référendum sur la régionalisation (le « non » va l’emporter à 52 %), l’homme du 18 Juin se retire à Colombey-les-Deux-Églises. Dix mois auparavant, pourtant, il surmontait la crise de mai 1968 par un coup de théâtre. Les Français lui donnaient une majorité « introuvable ».
    Alors pourquoi solliciter à nouveau leurs suffrages – et cela, sur une réforme mal comprise ? Impossible rêve d’un Don Quichotte politique qui croit pouvoir, en instaurant la « Participation », retarder l’avènement d’un « nouveau monde moderne », celui de l’entreprise, de la compétition capitaliste et du Club Med ? Désir de revanche sur son ancien Premier ministre, Georges Pompidou, devenu « l’homme fort » de la droite ? Ou suicide politique ? 
    Du printemps 1968 au printemps 1969, c’est une véritable tragédie que nous fait vivre de l’intérieur Christine Clerc, entre un de Gaulle tour à tour autoritaire et désemparé, et son cher pays, la France. La tragédie d’un grand amour brisé.

    Adieu, la France !  -  Christine Clerc


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  • La République des Frères  -  Patrice Morlat

    Le Grand Orient de France de 1870 à nos jours ;

    Perrin ;  18 avr. 2019 ;  848 p.;   32€.

    Le rôle du Grand Orient décrit dans la présentation persiste aujourd'hui, et aussi fortement. RoyautéNews

    Présentation officielle : Le Grand Orient de France de 1870 à 1940. Penser la cité idéale.
    Le rôle du Grand Orient dans l'instauration et l'évolution de la IIIe République Plus ancienne obédience maçonnique française datant de 1773, le Grand Orient de France, sous la IIIe République, est engagé dans les principales luttes politiques de son temps - pour l'enseignement public, laïc et obligatoire ; pour la séparation des Eglises et de l'Etat ; contre le Concordat, etc. Les maçons œuvrent alors à la naissance des grandes lois républicaines et laïques et se font en outre " architectes de l'Empire ", jouant un rôle essentiel dans l'expansion coloniale.

    Patrice Morlat, fort de sa grande connaissance du sujet et grâce à de nombreuses archives jusque-là inédites, examine le rôle et l'influence des loges dans l'évolution des possessions coloniales, leur mise en valeur et le sort des colonisés, mais aussi les relations privilégiées qu'elles entretenaient avec les autorités républicaines. Une somme originale sur un sujet qui continue de faire couler beaucoup d'encre.

    La République des Frères  -  Patrice Morlat


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