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     Actualité des princes héritiers belges

     

    Par Le Petit Belge

     

    Depuis la prestation de serment en décembre dernier, la Belgique a retrouvé un peu de stabilité politique. Pendant cette crise politique d'un an et demi, le roi Albert II a dû jouer un important rôle politique, multipliant les consultations et les communiqués, tentant d'assouplir la position des uns et des autres. Ainsi en 2012, il a repris son rôle de représentation plus traditionnel, et a un agenda moins chargé que les années précédentes.

     

    Ce sont donc le prince Philippe et la princesse Mathilde qui représentent la famille royale aux quatre coins du monde. Au cours de ce premier semestre de 2012, ils sont allés en mission économique au Vietnam et au Japon, au baptême de la princesse Estelle de Suède, à la journée belge de l'Exposition Universelle de Corée du Sud, aux funérailles du prince héritier d'Arabie Saoudite, et ils seront en juillet au 50ème anniversaire de l'indépendance du Burundi, et aux Jeux Olympiques de Londres. Cela ne les empêche pas de multiplier les activités en Belgique et de continuer l'action du Fonds Prince Philippe (en faveur de échanges linguistiques entre communautés) et du Fonds Princesse Mathilde (en faveur des enfants en difficulté).

     


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    Le journal Le Soir a évoqué aujourd'hui  l'abdication prochaine du Roi Albert II. L'analyse de Royauté-News.

     

    De deux choses l'une : ou bien il s'agit d'une volonté de susciter les événements en les évoquant à l'avance. Procédé habituel de la presse et lui est naturel.

     

    Ou bien il pourrait s'agir d'une mise en orbite téléguidée de l'information, bien que cela soit démenti par le Palais de Laeken, afin de préparer l'avenir.

     

    En l'un ou l'autre cas, la question soulevée ne passera pas inaperçue, et je penche vers la deuxième solution. Sachant en tous cas que cela pourrait provenir d'une autre origine que celle du Palais. Quatre articles en effet, pas moins, évoquent la question, avançant même avec précision la date du 21 Juillet 2013 pour l'abdication du Roi !

     

    Un précédent a eu lieu l'an dernier en Espagne, lorsque les services compétents ont mis en avant un peu plus dans la lumière le couple héritier, alors qu'on s'interrogeait sur la santé du Roi Juan Carlos.

     

    D'après Le Soir, le bruit est évoqué dans l'entourage royal, ainsi que dans les milieux politiques, mais aussi dans les milieux diplomatiques.

     

    Présenté comme un simple scénario plausible, étayé par une analyse très exacte, dont les arguments sont les suivants : savoir choisir un moment, permettre une transition royale en douceur, au sentiment que le Roi Albert II a accompli son devoir (en surmontant la crise politique et institutionnelle, ndlr R-N), et l'âge du Roi et sa fatigue, alors qu'il aura soixante-dix neuf ans et vingt ans de règne.

     

    Nous pouvons considérer qu'aujourd'hui un roi n'est plus tenu de mourir sur le trône. C'est pourquoi je rejoins ce scénario par le magazine Le Soir, repris par RTL.be.

     

    En tous les cas, le mouvement de réflexion est certainement lancé, et s'il prenait, alors le Peuple Belge se préparerait à cette transition, qu'elle soit à la date évoquée, ou à une date ultérieure.

     

    Martine Dubuisson, journaliste au Soir, a certes bien dessiné la situation, en l'appuyant de plusieurs articles aujourd'hui : "Préparer la relève royale est légitime", "L'abdication du roi n'est pas prévue mais admise". Reste cependant à savoir si la question soulevée, elle-même légitime, ne cherche pas à ouvrir en fait d'autres débats, beaucoup moins consensuels que la seule transition. Car ces articles sont balancés étrangement par le même auteur, et le même jour... "La monarchie au-dessus des lois"... laisse une tonalité beaucoup moins neutre pour le moins. C'est bien plutôt vers le milieu politique qu'il faudrait distinguer l'origine de ce qui semble bien être une rumeur aspirant à réalité, voire même... à déplacer surtout le centre du débat. [L'enquête menée par Le Soir auprès des 62 députés francophones, s'ils acceptaient d'ouvrir le débat des institutions... alors que pourtant l'unanimité se fait sur le Roi et sur l'utilité de la monarchie, prouve à l'envi que l'intention de scénario de l'abdication n'est pas neutre... ]  En tous cas nous resterons en veille.

     


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    L'année écoulée vue par Le Petit Belge pour Royauté-News.

     

     

    Bilan 2011 de la famille royale belge

      
    Deux membres de la famille royale belge ont marqué l'actualité de cette année 2011 : le Roi et le prince Laurent. Le premier pour son engagement dans la crise politique ; le second pour son voyage controversé au Congo.
      
    Dès le début de l'année, le prince Laurent fait part discrètement de son intention de visiter des projets environnementaux en mars au Congo. Le Palais, le premier ministre et le ministre des Affaires étrangères tentent de le dissuader, car des élections ayant lieu au Congo en 2011, le gouvernement belge ne veut pas être mêlé à la campagne électorale et n'a prévu aucun déplacement officiel durant cette année. Le prince Laurent refuse de céder et a droit a son retour à une grande polémique médiatique. Le Palais annonce publiquement que le Roi désapprouve le voyage de son fils cadet. Le premier ministre sortant Yves Leterme est interpellé à ce sujet à la Chambre. Il demande ensuite à rencontrer le prince et lui fait signer un engagement précisant qu'à l'avenir, s'il se rend dans un pays étranger sans l'accord du gouvernement belge, il perdra sa dotation. Pendant plusieurs mois, le Roi montre sa désapprobation en n'invitant plus le prince Laurent aux cérémonies officielles, dont la fête nationale. Sous l'impulsion de la reine Paola (très proche de la princesse Claire), le couple princier a repris ses activités publiques, mais les relations privées entre Albert II et son fils cadet semblent encore difficiles.
      
    Le Roi s'est retrouvé également au centre de l'actualité suite à la crise politique. Depuis les élections législatives de juin 2010, le gouvernement démissionnaire d'Yves Leterme gérait les affaires courantes, mais plus aucun projet de réforme ne pouvait être lancé. Tout au long de l'année 2011, Albert II a multiplié les consultations politiques pour tenter de trouver une solution à l'impossibilité de former un nouveau gouvernement. Lors de la fête nationale du 21 juillet, il a prononcé un discours très engagé et très remarqué, avec une gestuelle inhabituelle, mettant le monde politique face à ses responsabilités. Le soir même, six partis décidaient de s'unir pour former un gouvernement, tout en reléguant dans l'opposition le parti séparatiste flamand NVA, gagnant des élections de 2010. Plusieurs mois ont encore été nécessaires à ces six partis et au formateur Elio Di Rupo pour trouver un accord sur la nouvelle réforme de l'Etat et pour rédiger le programme socio-économique nécessaire pour diminuer la dette publique. Le 6 décembre (jour de la Saint-Nicolas), le gouvernement Elio Di Rupo Ier prêtait serment devant le Roi dans la rotonde du château de Laeken.
      
    Le Petit Belge



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    Par Petit Belge. Voici le texte qu'il m'envoyait récemment au sujet de l'actualité récente en Belgique.

     

     

    Mardi soir, il n'y avait pas d'accord sur l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Elio Di Rupo a tenté un coup de poker en dramatisant la situation : il a demandé au Roi de revenir en Belgique, il a menacé de démissionner et il a annoncé une dernière tentative mercredi. Et cela a marché : les autres partis ont compris que sans accord, Elio Di Rupo allait réellement abandonner et de nouvelles élections auraient sans doute été organisées. Après des mois de négociations, un accord est donc désormais là sur le premier gros dossier de la prochaine réforme de l'Etat. Ils doivent maintenant négocier les transferts de compétences, les lois de financement, et rédiger le programme socio-économique du futur gouvernement. Si tout va bien, on devrait avoir un nouveau gouvernement en novembre ou décembre. 
      
    Je sais que c'est difficile à comprendre de l'étranger, mais nous avons le gouvernement sortant en affaires courantes qui travaille sérieusement (mais ne peut pas prendre des décisions à long terme, comme l'avenir des retraites) en relation avec le Parlement, et nous avons les gouvernements des régions et communautés qui ne sont pas liées aux négociations et fonctionnent parfaitement. La Belgique est le pays du surréalisme mais c'est ce qui fait notre identité...
     
     

    en lien avec nos articles

                    •  Belgique : un nouveau rendez-vous pour Albert II    (désactivé)

                    •  Quelques nouvelles sur l'actualité sur Royauté-News    (désactivé)

     


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    Revenu de vacances alors qu'il venait à peine de partir, le Roi Albert doit relever à nouveau la situation et tenter de favoriser de nouvelles discussions ou de suggérer de nouvelles pistes.

     

    Yves Leterme a annoncé son départ définitif, et il doit prendre bientôt le poste de Secrétaire général de l'OCDE. Les négociations sur les réformes institutionnelles sont arrêtées à "un blocage profond", comme l'a indiqué le formateur Elio Di Rupo.

     

    Le Roi se retrouve une nouvelle fois sur le devant, au croisement des lignes qui vont dès maintenant dessiner, sinon un nouveau rapport de forces, du moins un possible nouvel équilibre et au-delà, l'avenir de la Belgique. 

     

    Car malgré la difficulté, le Roi est pleinement au coeur de son rôle, et n'hésitons pas à dire qu'il est passionnant. En effet, devant l'inefficacité technique des ententes combinées et qui reposent comme souvent, sur des accords précaires, le monarque reste bien le pivot fondamental d'un pays.

     

    Pour sa part, Royauté-News espère seulement qu'une partie des institutions belges évoluera vers une simplification.

     

    Pour tous ceux qui, en Belgique et ailleurs, suivent avec intérêt le rôle du Roi. Il sera un enseignement nécéssairement fructueux pour apercevoir en direct le rôle effectif d'un souverain, dépourvu certes dans le domaine exécutif, mais investi dans le domaine du conseil, d'un rôle hautement stratégique, fondé sur le symbole de l'unité du pays, et vaste alors est ce rôle, que détiennent des sages lorsqu'ils prennent le relais au moment des rendez-vous d'un pays. Heureux sont ces pays où il en existe.

     

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