• Etudes et travaux universitaires et scientifiques

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  • Germanicus   -   Yann Rivière -

    Perrin ; paru le 6 Octobre 2016 ;  576 p.;  29 €.

    Présentation officielle : Sur le Grand Camée de France, on le voit chevauchant Pégase, superbe et triomphant. Il est le prince de la jeunesse, le César que Rome et le monde espèrent lorsque reviendra le temps de la liberté. Mais Germanicus, lorsqu'il meurt à Antioche en 19, à 34 ans, emporte avec lui une gloire inaccomplie. Auréolé de vertus républicaines, de courage militaire et de maîtrise intellectuelle, le petit-fils de Marc Antoine, l'époux d'Agrippine, le père de Caligula paraît avoir brûlé les étapes. Après avoir brillé en Illyrie, c'est en Germanie qu'il se distingue, infligeant une sévère défaite au légendaire Arminius. C'est en Orient qu'il s'épanouit ensuite, faiseur de roi et de paix, populaire au point de susciter la jalousie de l'empereur Tibère, son oncle et père adoptif. La mort le frappa en plein vol, le soustrayant peut-être au destin sanglant qui caractérise sa famille. La perte fut ressentie à la hauteur des espérances qu'il avait entretenues. Statues, bas-reliefs, médailles, inscriptions lui furent consacrés, magnifiant sa mémoire presque à l'égal d'un dieu. Et lorsque l'Antiquité se réinstalla dans la culture occidentale au XVIe siècle, le nom et la personne de Germanicus investirent la musique, la littérature et l'art bien plus que son destin l'aurait laissé supposer.
    En reconstituant le parcours de Germanicus, Yann Rivière nous entraîne sur les lieux que, en ces débuts de l'Empire, Rome s'attacha à conquérir, chez les peuples divers qu'elle soumit de gré ou de force, dans les subtilités de la politique et de la religion mêlées, et au coeur de cette dynastie julio-claudienne, où le génie, la folie et le meurtre se côtoyèrent.

    Germanicus   -   Yann Rivière


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  • Aux origines du théâtre patriotique - Philippe Bourdin -

    CNRS Editions ; publié le 19 Janvier 2017 ;  504 p.;  29 €.

    Présentation officielle : L’union des arts, leur ouverture au plus grand nombre sont au cœur du projet de régénération porté par les révolutionnaires français. Le théâtre connaît alors un véritable âge d’or, comme en témoignent la multiplication des salles et l’émergence de quantité de nouveaux talents, chez les auteurs comme chez les comédiens, chez les professionnels comme chez les amateurs. Au nom du projet émancipateur de la République, les conventionnels élèvent le théâtre au rang d’« école primaire pour adultes ». Des débats sur son utilité pédagogique animent les Assemblées, le Comité de salut public, les clubs, les sociétés, les journaux, au risque d’une censure qui échappe aux seuls critiques, et dont sont volontiers partie prenante les spectateurs. C’est ce foisonnement sans précédent que fait revivre Philippe Bourdin dans cette fresque captivante consacrée aux arts de la scène sous la Révolution. Un rayonnement notamment associé aux noms d’André Chénier, Chamfort, Fabre d’Églantine, Olympe de Gouges.

    L’incarnation des gloires républicaines se fait certes par le geste mais tout autant par le verbe. Minoritaire mais conquérant, le théâtre patriotique met en scène des personnages-orateurs : représentants du peuple, maires, officiers, instituteurs, curés patriotes ou, plus simplement, pères et mères de famille anonymes. Ils usent d’un discours de justification, de l’éloge, de la célébration, pour construire sur le vif de l’événement une légende nationale immédiate, un héroïsme à partager.

    Aux origines du théâtre patriotique - Philippe Bourdin


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  • Moderne sans être occidental - Aux origines du Japon d'aujourd'hui -     Pierre-François Souyri -

    Gallimard ;   25 €.

    Présentation officielle : On a longtemps confondu la modernité avec la forme prise par le développement historique des sociétés occidentales. Selon Pierre-François Souyri, l’histoire récente montre au contraire que la modernité telle que nous la concevions n’était que l’aspect particulier d’un phénomène mondial.
    Au Japon, elle a émergé au moins autant de la pensée japonaise et chinoise que de concepts venus d'Occident : dans les années 1880, la lutte pour la liberté et les droits du peuple et pour un régime constitutionnel s’abreuve des classiques chinois plus que des idées rousseauistes ; celle contre la destruction de la nature par le système industriel puise ses inspirations dans une cosmologie de l’harmonie entre l’homme et l’univers ; le féminisme, qui apparaît dès les années 1910, trouve certaines de ses référence dans le shintô ; et le premier socialisme se nourrit d’une vision du monde largement confucéenne.
    Par ses remplois d’idéologies du passé, la modernisation japonaise oblige à relativiser le statut exemplaire de l’expérience occidentale. Cette modernisation a de fait fonctionné autant comme le rejet du modèle occidental que comme son adoption. Pourtant, son rythme et les questionnements qu’elle suscite ont été identiques à ceux de l’Occident. Pierre-François Souyri peut dès lors poser ce souriant paradoxe : une grammaire commune de la modernité peut-elle puiser à des sources différentes ?

    Moderne sans être occidental - Aux origines du Japon d'aujourd'hui - Pierre-François Souyri


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  • Les Harkis, des mémoires à l'Histoire -

    Actes du colloque des 29 et 30 Novembre 2013 tenu à l'Hôtel des Invalides ;

    Les Harkis, des mémoires à l'Histoire


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  • L'Espagne sous le régime de Franco - Denis Rodrigues -

    PUR ; paru le 1er Septembre 2016 ;  648 p.;  26 €.

    Présentation officielle : Cet ouvrage étudie le régime du général Franco pour ce qu’il est aux yeux de l’histoire : une longue dictature personnelle qui, au moyen d’une instrumentalisation permanente de la violence et de la division, ne cessa pour survivre de s’adapter à l’évolution de la population espagnole et du monde. Au moment de la mort du dictateur en 1975, l’Espagne n’est plus le pays sur lequel Franco s’apprêtait à régner en 1939.


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