• Une juvénile fureur - Bénédicte Vergez-Chaignon

    Une juvénile fureur  -  Bénédicte Vergez-Chaignon

    Bonnier de la Chapelle, l'assassin de l'amiral Darlan ;

    Perrin ;  26 sept. 2019 ;   464 p.;  24€.

    Commentaire de RoyautéNews : La présentation de ce livre est, pour certains aspects, trop simple. Étrange supposition, qu'une particule, à cette époque, pût être un indice d'appartenance monarchique... Rétablissons aussi l'écriture exacte de ce nom, avec sa majuscule : Bonnier de La Chapelle. Bien que du point de vue de la recherche historique ce ne soit pas de prime urgence.

    Les témoignages nombreux et solides de l'appartenance de Fernand aux Corps Francs suffisent pour ne pas balancer. Quant à la déclaration de son père, elle n'est probablement qu'une profession de haine et de déni vis-à-vis d'un milieu aristocratique dont est issue cette famille. S'il fut un jeune homme d'idéal, il pouvait être attiré, ç'eût été naturel, quitte à sauter une ou deux générations, par des modèles non décadents. Que prétend démontrer le fait qu'il ne soit plus, au moment de son geste, membre des Chantiers de Jeunesse ?.. S'il est vrai que Fernand ne fut pas certainement monarchiste- encore qu'il eût pu masquer par utilité cette possible conviction - il semble bien, toutes valeurs égales des témoignages et de ses propres dires, seulement connus par retranscription de ses déclarations faites après arrestation, qu'il ne fût pas monarchiste à l'origine, il semblait l'être devenu, sous la représentation de ses amis d'un avenir meilleur à reconstruire. Mais, après ces commentaires nous tenant à cœur, apprécions maintenant le travail très appréciable auquel l'auteur nous a habitués.

    Présentation officielle : Le garçon qui tua l'amiral Darlan

    L’amiral Darlan, ancien chef du gouvernement de Vichy, haut-commissaire de la France en Afrique, est assassiné à Alger, le 24 décembre 1942, par Fernand Bonnier de la Chapelle, fusillé le surlendemain. Le nom du meurtrier se retrouve au détour de tous les ouvrages traitant des événements de la Seconde Guerre mondiale. Il est le prototype de l’illustre inconnu qui, agent supposé inconscient d’un complot qui le dépasse, entre abruptement dans l’Histoire pour en sortir aussitôt.
    De fait, que sait-on de lui ? Il avait 20 ans. On dit qu’il aurait appartenu aux Chantiers de la jeunesse ou aux Corps francs d’Afrique. On répète qu’il était royaliste – sa particule semble corroborer ces opinions monarchistes. Seulement, Fernand Bonnier de la Chapelle n’appartenait plus aux Chantiers de la jeunesse et il n’a jamais fait partie des Corps francs d’Afrique. Sa particule n’est qu’un leurre et « dans ses veines, écrira son père, ne coulait que le sang rouge des vrais républicains ».
    Issu d’une famille aventureuse, mais éduqué au sein d’une bourgeoisie fortunée et progressiste, Fernand Bonnier de la Chapelle n’eut, à partir de la défaite de 1940, qu’un rêve : partir en Angleterre pour se battre et faire quelque chose de grand. Un rêve sans cesse empêché qui devait le conduire à rencontrer tout autrement sa destinée, la veille de Noël 1942.
    À l’aide d’archives totalement inédites, Bénédicte Vergez-Chaignon, tenant son public en haleine de bout en bout, retrace pour la première fois le parcours de celui dont le général de Gaulle écrivit qu’il avait agi soulevé par une « juvénile fureur ».

    Une juvénile fureur  -  Bénédicte Vergez-Chaignon


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