• Un "nouveau" Notre-Père qui n'est pas nouveau, en France et en Belgique

    Par RN 1                article complété et modifié à 18 h 22

    Le Notre-Père modifié entrera en vigueur en France le 3 Décembre 2017

     

    On le sait par ailleurs : depuis quelques années, les instances de l'Eglise cherchent, au mieux, à récupérer les courants généralement dits traditionalistes, au pire, à créer une confusion généralisée. Cela déborde de notre sujet.

    L'affaire du « nouveau Notre-Père » : il n'est pas nouveau puisqu'il est mis en pratique depuis longtemps - il est vrai, pas de façon officielle - par ces courants de style traditionnel situés au sein de l'Eglise - appelons-la officielle. Rejetant le « ne soumets pas à la tentation », ils pratiquaient, parfois depuis plus de 50 ans, la « nouvelle » formule que la Conférence épiscopale française, et celle de Belgique viennent d'instituer, pensant avoir inventé l'eau chaude, après plusieurs retards causés par des oppositions notables, au sein des évêques français comme avec les autorités vaticanes, car rien n'est clair dans leurs affaires.

    Aussi, divisons notre propos : il ne rencontrera pas forcément l'avis des autres membres de la rédaction ; il s'enrichira de leur avis s'ils veulent y apporter une autre vision. Mais pour l'instant, d'abord l'exposé ; ensuite, l'opinion bien nette qui en découle.

    Le vrai Notre-Père, lui, celui de l'Eglise, a toujours été conservé par les Catholiques Lefebvristes. Sa formule en est : « Ne nous laissez pas succomber à la tentation », dont le sens est fondamentalement différent des deux autres.

    Notre critique à la presse et celle à la Conférence épiscopale ou sa communication.

    Sur cette question du Notre-Père, tout le monde a tort, mais pas pour les mêmes raisons.

    L'Eglise auto-modernisée du Concile Vatican II, pour complaire aux Protestants, avait créé la nouvelle formule « ne nous soumets pas à la tentation ». A partir d'une traduction simpliste et fausse du vrai « ne nos inducas in tentationem ». Choqués, les Catholiques qui désapprouvaient les inventions de Vatican II ou issues directement ou indirectement de lui, ont conservé la formule ancienne, que l'on trouve chez les Lefebvristes. D'autres, ont créé une formule qui leur paraissait plus correcte, celle qui vient d'être « découverte » par les Conférences : « ne nous laisse pas entrer en tentation ». Du point de vue des Lefebvristes, la nouvelle formule ne traduit pas plus correctement le vrai Notre-Père. Mais il se trouvera des catholiques de sensibilité traditionnelle, qui se laisseront berner puisque leur tempérament est naturellement celui d'être berné.

    Que se passe-t-il derrière tout cela ? Que le courant Lefebvriste, celui qui officiellement continue la tradition du Catholicisme maintenue par Mgr Lefebvre, est entraîné par sa direction dans un mouvement de réintégration effective dans l'organisation catholique officielle, celle de Rome. En son sein, un fort courant, majoritaire, s'oppose à cette... tentation. Les détails, éventuellement dans un autre article. Mais l'une des raisons qui poussent l'Eglise officielle à revenir à certaines pratiques « à l'ancienne », est d'amadouer les catholiques de la branche entièrement traditionnelle, espérant qu'elle rejoindra les rangs officiels contre quelques concessions de costume, et donc d'apparence...

    Le vrai Notre-Père, lui, celui de l'Eglise, a toujours été conservé par les Catholiques Lefebvristes. Sa formule en est : « Ne nous laissez pas succomber à la tentation », dont le sens est fondamentalement différent des deux autres.

    En attendant, ou pas, il reste que la désastreuse communication de l'Eglise de France, comme celle d'ailleurs du Vatican, continue de produire des articles comme cette annonce (Europe 1 et AFP)  sur le nouveau Notre-Père, annoncé comme « moins tentateur ». La formule devenue officielle invente donc un Dieu meilleur que... Dieu, un Dieu (devenu) bon, puisque non tentateur... On nage, une fois de plus, en pleine confusion. Nous approfondirons dans des articles ultérieurs.

    Regardons ci-dessous la photo, choisie à dessein pour tromper encore plus ? l'article d'Europe 1/AFP. Que voit-on ? Des clercs et servants revêtus en partie comme dans l'ancienne Eglise, Eglise toujours maintenue en vie dans le Lefebvrisme, tous courants confondus. Il s'agit ici d'une messe (vraisemblablement et selon toute apparence) selon le rite de Saint Pie V, appelé depuis Benoît XVI qui l'a autorisé de nouveau dans l'Eglise officielle, « rite extraordinaire »... Que par exceptions, on trouve parfois des prêtres vêtus en partie à la façon ancienne, au sein de l'Eglise officielle, celle qui obéit à Rome, tout au plus est une anomalie sur laquelle il y aurait beaucoup à dire. Mais sa présence illustrant une actualité de l'Eglise officielle entraîne fausseté et confusion. A qui cela profite ?

    Et la nouvelle Bible, qui va entrer en vigueur de même, ne réservera, et ne peut que réserver, de nouvelles confusions. L'une des raisons qui poussent l'Eglise officielle à revenir à certaines pratiques « à l'ancienne », est le désir d'amadouer les catholiques de la branche entièrement traditionnelle, espérant qu'elle rejoindra les rangs officiels contre quelques concessions de costume, et donc d'apparence...

    Nous poursuivrons notre actualité sur ce sujet prochainement.

    Un "nouveau" Notre-Père qui n'est pas nouveau, en France et en Belgique

    article complété le 3 avril à 18h 50


  • Commentaires

    1
    Samedi 1er Avril à 17:11

    « ne soumets pas à la tentation » des lustres qu'on cite cette phrase...

    sans pour autant accuser notre père....de nous soumettre à la tentation

    2
    Samedi 1er Avril à 18:09

    Exactement, -O_O- !!!

    happy happy happy

    3
    TR
    Lundi 3 Avril à 19:56

    C'est pourtant comme cela que beaucoup le comprennent, donc c'est très délicat!



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