• Tuer l'autre

    La Rédaction

     

    Aujourd'hui, en politique, tuer l'autre ne se fait plus par le poignard ou la poudre. C'est au travers de la délation, du soupçon, du crime d'irrespect de la personne humaine que s'effectue l'essentiel de l'industrie politique. Ne parlons pas de ces agences, comme Médiapart, dont les effets sont des précipités furieux servant de guillotine et de Terreur sur le quotidien.

    En gros, le spectacle des questions publiques se tient comme dans une émission grand public à ciel ouvert. Toutes les autres affaires d'importance sont elles aussi conduites par les médias et par une autre catégorie de journalistes de premier plan et toute question est jugée en direct. La Justice sert de greffe et de chambre d'enregistrement.

    Les formations politiques, auxquelles les Français ont la bêtise de confier leurs espérances, ne font rien d'autre que cela : chercher, depuis leur obscurité noire, à tuer les autres, leurs adversaires. Dans ce jeu improspère et négatif, est enfermé le Peuple Français qui signe chaque jour son arrêt de mort en déléguant à des pîtres soigneusement sélectionnés sa vie et son destin.

    Directions

    Ce sont aux individus qui veulent se révolter contre l'aberrance et le Néant noir du Système de placer autour du blabla des personnages politiques un cordon sanitaire de silence. Ne plus écouter leurs émissions, les recouvrir d'un silence le plus grand. Nous verrons plus tard qu'il s'agira d'entrer, sitôt compris, en résistance passive contre toute manifestation ou avis officiel, politique et pas seulement.

    Notre proposition de la Semaine du Silence Politique doit être rappelée : insuffisante, mais si on l'appliquait elle convaincrait, devant ses bienfaits, de la répéter chaque mois et même toutes les semaines ! Une trêve-Dieu contre la malsonnance et le trou noir politiques !

     

    Ça a fleuri de toutes parts, ces dernières années : les cercles de réflexion, les think tanks, les espaces de réflexion de toute espèce. Pendant qu'ils servent à détourner l'attention des gens de bonne volonté, ont-ils produit un résultat ? Sous la Révolution dite Française, les comités réfléchissaient (un peu) puis opéraient : condamnaient, arrêtaient, tranchaient dans le vif ! A quoi servent ces think tanks, sinon à endormir les gens et les canaliser, tout en les séparant les uns des autres ? Voilà l'un des points de gripperie de la machine. Penser à la Droite, passée maître en blablatage obscur, depuis qu'elle est entièrement passée sous contrôle de lobbies et autres, et comme pour effacer ce qu'elle est : une effroyable machine à perdre mais pire encore : un piège pour les siens - et on sait bien, que réfléchir n'est pas leur fort - qui, plus encore que perdre indéfiniment, voient, désespérément, le piétinement de tout ce à quoi ils tiennent !

    Perdre toujours, et dans le déshonneur ! Avec l'approbation de tous les cocus ! Une vieille histoire française. On ne se refait pas. On comprend mieux les vagues de découragement d'un de Gaulle...

    Qu'on laisse tomber, pour ceux qui s'y font prendre, les Valeurs Actuelles et tous ces machins-là qui blablatent à longueur de numéro, et resservent la même semoule à longueur de génération ! Pour quel profit, quel résultat ?

    Ils ne produisent rien, seulement des points de rencontre pour des esseulés de la critique, et ont pour constante de ramener, de recycler vers des impossibles tous les courants de la population lorsque s'ouvre, comme un collecteur d'égoûts, la mécanique électorale !

    Pour sauver, (un noyé, un Peuple) il faut agir. Ne pas déléguer. "Ils vont s'en charger pour nous..." Non, la preuve, ça ne fonctionne pas. Le même constat vaut à Gauche, et aussi pour les Centres, et pour les sphères à fibre écologiste : ça ne fonctionne pas !

    Pistes et ce n'est qu'un début : 

    - Remettre en cause le droit automatique des personnages publics à se répandre dans les médias à propos de tout et de rien. C'est par leur omniprésence, qu'ils suffoquent l'atmosphère ! Les meurtres commis par les particuliers, toujours plus nombreux - qui étrangement n'offusquent jamais les bien-pensants de Droite - sont un résultat de la grisaille perpétuelle dans laquelle la politique oblige chacun à vivre. Grisaille intelligente, artificielle et augmentée, puisqu'elle se double de schizophrénie incessante ! Ces crimes toujours plus nombreux trahissent une désespérance quasi-universelle !

    Il existe un lien direct entre la schizophrénie virulente des personnages politiques et la désespérance des individus : crimes familiaux, autres crimes commis par des individus qui n'appartiennent pas au monde des voyous. C'est bien d'un cordon sanitaire qu'il faut se prémunir contre la malfaisance obstinée des personnages politiques. Ils doivent se taire. Accomplir leur besogne, et se taire.

     

    Voilà une part de notre "programme" (remettre en cause la délégation vers des systèmes faussés ou passés sous contrôle ; la démocratie représentative est un leurre anti-démocratique) offert en kit à ceux qui voudront s'en saisir pour envoyer valdinguer la république par dessus les moulins. Ce n'est pas moindre, que d'imposer le silence à ces personnages qui s'imposent sur tout et sur rien sous prétexte d'avoir été élus !

    Les sortes de mouvements, royalistes ( vigies ) sont dans le même état d'inutilité que les think tanks visés plus haut. C'est le cas de l'Action Française, qui par seule habitude voit converger, par réflexe, les journalistes qui ne connaissent rien au royalisme mais qui se font souffler son nom par une standardiste, ou se souviennent d'un reste de cours "Vie politique en France au début du XX° s." (S'est encore produit récemment). L'Action Française, que propose-t-elle d'utile ? Rien, sinon se morceller en deux ou trois groupes ces derniers mois. Nous y reviendrons ultérieurement. Va-t-elle enfin finir par proposer quelque chose de concret, c'est-à-dire, de possible et d'utile ?

    Ne parlons pas des Légitimistes, qui par leur inaction programmée se condamnent volontairement à leur fantomisation auto-reconstituée !

    Tant qu'ils n'abdiqueront pas leur entêtement, eux, les autres, et tous, (royalistes ou pas) la France signera son destin naturel qui est de crever, et si possible dans la plus grande abomination ! 

     

    Eux, mais tous les autres Français, sont imprégnés de la vieille culture du coup de pied au cul, du Chef, et de l'homme providentiel, qu'ils redoutent pour ce qui est des royalistes et sur ce dernier point, ils n'ont pas tort.

    Les Français n'en sortiront jamais, tout leur fonds d'attitude étant mal orienté. Au fond, ils sont des assistés, eux qui, à Droite en tous cas, sont entraînés comme des bêlants à répéter un discours qui en réalité n'a rien de commun avec " la Droite"...(on en voit encore, sur les réseaux sociaux !) que les autres sont des assistés. Eux qui ont détruit toute prospérité, notamment avec leurs querelles de chef et par leur implacable bêtise.

    Ces gens-là n'ont rien à dire, ne proposent rien. A Gauche, c'est le même marasme.

     

    La République ? Un gouvernement de garçons coiffeurs. Ce dont il faut se débarrasser, ce n'est pas de la République, en soi, mais des garçons coiffeurs. 

    Ceux qui veulent surmonter cette poisse infernale collée au destin de la France doivent cesser de soutenir Droite et Gauche ( 1 ) qui n'ont d'autre justification que de tuer leur semblables, c'est-à-dire leurs adversaires. C'est la politique qu'il faut réduire. Empêcher, réduire, expulser !

    Ce n'est pas Macron et sa bande qu'il faut mettre à la porte, c'est le système et ses serviteurs : ceux de droite ou de gauche, ou ceux en convergence, c'est d'eux qu'il faut expurger le pays.

    Ajouté le 5 août. ( 1 ) Par Droite et Gauche il faut comprendre : les formations politiques actuelles qui vident, presque toujours, le contenu originel de ces sensibilités mères, beaucoup plus, cependant, à Droite qu'à Gauche.

     

     

    Cet article est dédié à Gérard (pas celui auquel certains pensent, mais à l'autre...), et à quelques autres.

    Nous reprendrons tous ces thèmes séparément et progressivement jusqu'à la rentrée.


  • Commentaires

    1
    Catoneo
    Lundi 5 Août à 17:17

    Choix judicieux que le silence politique, la semaine nécessaire "sans eux".

    Les partis généralistes sont des syndicats de sortants qui doivent s'adapter en permanence au marché électoral. On riait des ducs de la Belle Epoque qui s'étaient faits "entrepreneurs en extraction de voix" et avaient lâché leurs domaines déficitaires. Ils avaient déjà tout compris.

    Ces partis dits de gouvernement ne sont pas des partis de convictions, et les gens s'en aperçoivent enfin. D'où les scores risibles sur inscrits faits aux Européennes. Mais qu'on se rassure, les partis de convictions deviendront à leur tour des syndicats de sortants dès qu'ils auront accédé au pouvoir. Le régime de pérennité implique que rien ne change dans le paradigme qui vous a porté aux affaires. C'est le défi qu'affronte LaREM en excluant régulièrement des députés récalcitrants qui ne veulent pas devenir des godillots alors que c'est obligatoire dans le système représentatif actuel. Ce système est un trompe-couillons adapté à une ressource inépuisable jusqu'ici. C'est en train de changer.

    LR se cherche le montreur d'ours qui agrègera le plus d'audience, quelle que soit la logorrhée qui fonctionne. Le PS a jeté l'éponge, tout le monde a foutu le camp. Le PC est un groupuscule exotique qui devrait se convertir en rastafari pour servir à quelque chose. Vous évoquez parmi ce que j'appelle moi les partis de convictions, les formations royalistes.

    Je serai moins sévère que vous parce que ce sont des clubs politiques de gens distingués souvent, impécunieux toujours. Sans argent pas de Suisses, pas de vrais journaux, mais des bonnes volontés, des bénévoles indéboulonnables, des militants courageux prêt à se faire casser la gueule pour des chefs pusillanimes. Mais le plus grave dans le constat d'inefficience est le décalage des réalités. Les changements d'idées que l'on constate dans ce pays depuis l'insurrection des gilets jaunes n'ont déclenché aucune réaction de propagande rénovée chez les Kapellmeisteren, aucune remise en cause, aucune offre politique compréhensible, prête à cuire !

    Aucune formation royaliste n'est ancrée dans les réalités du moment, le "pays réel" souvent brandi contre le "pays légal" n'est qu'un pays rêvé. Je chercherais en vain dans la petite presse royaliste une analyse technique de l'intelligence artificielle ou de l'ordinateur quantique. Schrödinger connaît pas ! Pis encore, les références impeccables au passé glorieux sont le fait de gens qui n'ont pas pu vivre ce passé, leur père, leur grand-père et leur arrière-grand-père non plus. On est dans le phantasme surgi des grimoires. Et nul n'ose expliquer l'échec répété du modèle !

    S'ajoute le lest de prétendants sous-calibrés pour l'enjeu. Sous leurs formes actuelles, les formations royalistes n'ont d'autre avenir que folklorique au sens noble. Impact politique : zéro ! Avec les mêmes, ça ne pourra changer.

    Bon courage pour la suite.

      • Catoneo
        Lundi 5 Août à 17:35

        PS : Dans le texte de ce commentaire je retire "pusillanimes". J'aimerais le remplacer par "hors-sol". Coupés des réalités, ils engagent parfois leur maigres troupes à mauvais escient.

    2
    Lundi 5 Août à 21:55

    Le tort de cet article est d'être passé trop vite sur les formations royalistes, en n'étant pas assez clair quant à la nature de la critique qui ne s'en voulait pas une mais plutôt une sorte d'appel du pied à rebondir.

    Vous ne manqueriez pas de le souligner et vous avez bien fait. happy happy happy

    Le but d'un tel article reprend toujours la préoccupation : aborder, parfois, plutôt rarement, des données fonctionnelles d'un Système ; mais ne jamais oublier la sphère royaliste, ce qui est un moyen de l'inclure dans ces grandes données. Leur engagement n'est pas en cause : ce qui manque, est une offre d'action commune occasionnelle et sur des réflexions, ou actions, précises, aux autres composants de la mouvance, qui se verrait bien provenir de l'Action Française et ce serait logique.

    Ce n'est donc pas une comparaison entre mouvements royalistes et partis classiques, mais l'idée que le militantisme des jeunes royalistes semble tourner seulement autour de leur renouvellement régulier, et autour de la roue doctrinale, certes utile mais peut-être trop touffue ou ambitieuse, et décalée aussi, par rapport à ce que le public pourrait entendre et au son de ses préoccupations immédiates.

    On verrait bien, et cela se confirme par votre commentaire sur un sujet que vous connaissez bien mieux que nous, au sein des camps estivaux annuels du CMRDS par exemple, un atelier pour choisir des actions concrètes au cours de l'an qui suit, à effectuer en commun avec divers autres mouvements. Et voir ces mouvements parler autour d'eux, et à la presse lorsqu'elle les rencontre, de l'ensemble des groupes, afin d'en donner une image d'ailleurs réelle et convergente, et ne pas seulement parler de leur propre mouvement ou chapelle. Le fait royaliste, dans ses diversités, doit être leur fait propre et global, ressenti comme tel. 

    "On" attend peut-être d'eux qu'ils sortent de leur bulle et aillent à la rencontre d'aînés, ou encore vers des énergies comme la nôtre, qui bien qu'en dehors de la sphère, s'y intéressent presque tout autant, et peuvent leur fournir des moyens, en termes de communication.

    Le même reproche, qu'on voudra léger, et bien que différent, s'adresse à l'AR. Depuis des années notre site a relayé deux de ses candidats. Jamais un mot, (sinon bien sûr des candidats) jamais une démarche de la part de cette formation qui n'envoie même pas son programme.

    Tous les mouvements devraient être capables de renseigner clairement les journalistes quand ces derniers sont à la pêche d'un article original, ce n'est pas notre vocation, ici, de rectifier après coup des articles calamiteux comme les trois derniers aperçus au vol.



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