• Treize années à la cour de Russie - Pierre Gilliard

    Treize années à la cour de Russie  -  Pierre Gilliard

    Payot ;  (2013)  15 mai 2019 ;  320 p.;  9€65.

    Les souvenirs de Pierre Gilliard sont considérés comme de qualité. Même s'il a été par la suite très injustement et inutilement partisan dans l'affaire Anastasia. RoyautéNews

    Présentation officielle : Arrivé en Russie en pleine révolution de 1905 et reparti en pleine guerre civile, le Suisse Pierre Gilliard (1879-1962) partagea durant plusieurs années le quotidien de Nicolas II, de son épouse Alexandra, de leurs quatre filles et de leur fils hémophile, dont il devint officiellement le précepteur en 1913. Ce fin observateur qui photographiait volontiers la famille impériale et développa une pédagogie originale avec le tsarévitch Alexis n'en déplorait pas moins les erreurs de l'autocratie et l'influence de Raspoutine, mais il redoutait que la chute du tsarisme ne précipite le pays dans une sanglante anarchie. La tourmente de l'histoire renforça les liens de Gilliard avec les Romanov. Séparé d'eux moins d'un mois avant leur exécution, il eut bien du mal à regagner la Suisse avec la gouvernante des filles du tsar, Alexandra Tegleva, qu'il épousa. Il s'employa ensuite à dénoncer l'imposture de la fausse Anastasia de Berlin. Avec un portrait de l'auteur par Pierre-Frédéric Gilliard.

    Treize années à la cour de Russie  -  Pierre Gilliard


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  • Commentaires

    1
    TR
    Lundi 20 Janvier à 21:46

    Pour quoi "très injustement (...) partisan"?

      • Mardi 21 Janvier à 08:48

        "Très injustement et inutilement partisan" : parce que Pierre Gilliard était un témoin de première importance, et qu'il n'avait pas besoin de polémiquer ni de passer sous silence certaines choses.

        S'il estimait que l'Anastasia de Berlin n'était pas Anastasia, il lui suffisait de le dire, ou d'avancer des arguments concrets. Au contraire il a été partial, et a escamoté certains éléments qu'il connaissait afin de mieux discréditer Anna Anderson.

        La passion avec laquelle il s'est élevé contre elle, alors qu'il était considéré pour tout le reste comme un témoin fiable, laisse à penser qu'il n'a pas tout dit. On peut être libre de supposer, dans ces conditions-là, qu'il avait peut-être connu cette femme dans l'entourage de la famille impériale et qu'il avait conservé un grief à son égard ; ou alors, qu'il voulait que soit laissé dans l'ombre l'abandon de la famille du Tsar à un certain moment par certains de ses proches serviteurs. Ces proches-là furent les premiers à s'opposer à Anna Anderson.

        Ce que Pierre Gilliard a réussi, par son attitude, aura été de contribuer fortement à la légende d'Anna Anderson.

        Ces faits, et notamment l'attitude de Pierre Gilliard, ont été étudiés par Dominique Auclères, dans son livre publié en 1962.

         

         



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