• Titres "franquistes" et l'ambition d'un Premier ministre espagnol

    RN 2 et La Rédaction pour un article collectif.

     

    Titre franquistes 

    Le Premier ministre espagnol, Sánchez, veut faire supprimer une trentaine de titres, dont un bon nombre sont des grandesses, qu'il qualifie à tort de "franquistes". Cela  montre qu'en Espagne le personnel politique n'est pas en reste en fait d'obsession idéologique par rapport aux Français, ultra-champions en la matière. Ce qui n'est pas un bon signe d'avenir serein.

    Franco a maintenu la monarchie espagnole. Et, chef de cette monarchie, il avait le droit de créer des titres, et on ne saurait y voir de Franquisme ni "d'exaltation du fascisme", comme Sánchez qui en éprouve des visions.

    Et ces titres créés par Franco se sont vus refuser, après la Transition démocratique, l'autorisation d'être transmis à leur héritiers.

    Mais Sánchez a fait sien le principe qui consiste, lorsqu'on gouverne, à mécontenter et à diviser. Pourquoi unir et refermer les plaies ? On se le demande. Aussi cabochards que les Français, et ce n'est pas peu dire. Pourtant, Sánchez a eu affaire à forte partie dans l'Affaire de Los Caídos (le projet d'exhumer Franco de son mausolée). Mais ces gens-là, quand on leur ferme la porte, rentrent par la fenêtre.

    Toujours est-il que la nouvelle carotte du fin politique est de s'attaquer notamment au titre de Duc de Franco. Dans son aveuglement, il a oublié que ce titre n'a pas été décerné par Franco, mais par Jean Charles, l'ex-roi d'Espagne. Il est aujourd'hui porté par la petite-fille du Généralissime, qui n'est autre que Carmen Martínez Bordiú, célébrité espagnole, mère de Louis de Bourbon.

    Autant dire que pour Sánchez, il vaut mieux ne pas compter sur ce chiffon rouge qu'il agite à nouveau devant ses yeux, puisqu'il n'en est pas à sa première tentative. Version agitée de la politique de l'autruche, et plutôt que résoudre les problèmes, les énergumènes politiques, toujours taillés de même façon, répondent à deux critères de fabrication. Enfourcher des chimères, et prouver qu'ils n'ont toujours pas évolué, contrairement au monde qu'ils prétendent gouverner.

    Les deux bénéfices de cette histoire : le socialisme va s'y ridiculiser, et, les titres sont pris au sérieux en Espagne, y compris chez les socialistes. Et c'est vraiment très bien.


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  • Commentaires

    1
    TR
    Samedi 10 Août à 22:45

    Il ridiculise objectivement son camp, oui, mais comme ce camp ne cesse de ressasser sa haine, de nier ses propres crimes, et garde une audience, je ne sais pas si c'est si maladroit, en termes de politique politicienne?

      • Samedi 10 Août à 22:54

        En vilaine "politichiennerie", oui, pourquoi pas ? Mais le jugement plus lointain se fera un peu sévère.

        Et comme il n'est pas certain qu'il parvienne à les faire supprimer, son camp pourra lui reprocher de l'avoir ridiculisé... happy happy happy



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