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    Nous relayons l'appel d'une ONG de défense de l'environnement d'Argentine, Basta de Demoler  (Ça suffit de démolir !) qui engage un procès contre la mairie de Buenos Aires afin d'éviter la mise à l'écart de la plus ancienne rame de métro en activité du monde.

     

    Cette rame de métro, appelée La Brugeoise, construite en Belgique, à Bruges, entre 1911 et 1917, est promise à la démolition, avec un raffinement qu'on ne trouverait ailleurs que dans des milieux ultra-libéraux du vieux Continent... Le chef de cabinet de la mairie a en effet annoncé que le bois de ces rames pourrait servir pour de la viande grillée argentine.

     

    On se souvient du scandale causé en 2011 par le projet de rachat par la marque américaine Nike du célèbre Café Richmond, avec sa fermeture et le démontage illégal de son mobilier. Alors pourtant qu'existaient des conventions de protection pour une soixantaine de cafés de la capitale. Il avait fallu que la justice argentine empêche cette démolition.

     

    Même si le directeur de la société des transports souterrains de Buenos Aires, qui dépend de la municipalité, affirme que "La Brugeoise sera préservée malgré son retrait du service", on ignore comme il le dit lui-même, quelle solution sera choisie, par exemple le don ou la vente à des musées. Ces wagons sont destinés à être classés par la Commission nationale des Musées et des Monuments et Lieux historiques. Officiellement, cette rame doit être mise en réparation pour mise à norme électrique. Mais on ne peut assurément pas faire confiance aux autorités municipales.

     

    L'ONG Basta de Demoler souhaite que cette rame soit affectée à un service touristique effectif, "afin de conserver son attractivité pour la ville", comme c'est le cas "de nombreux tramways du monde comme ceux de San Francisco, de La Nouvelle-Orléans, de Milan et de Karlsruhe".

     

     

    La municipalité de Buenos Aires, qui mène une ligne ultra-libérale, semble être enragée et cherche à détruire tout ce qu'elle peut dans la capitale : les dossiers sont innombrables.

     

    Royauté-News soutient Basta de Demoler et dénonce la municipalité barbare au moins, de Buenos Aires.

     

     

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    Des autorisations avaient été accordées pour la fermeture du célèbre Café Richmond, appelé La Richmond, à Buenos Aires.

     

    Ce établissement mythique de la rue Florida, dans le quartier de San Nicolas, fréquenté par Saint-Ex, qui y devisait avec Jean Mermoz, par Graham Greene, Borges et Cortazar, va être sauvé grâce à l'intervention d'une ONG : Basta de demoler (Assez de démolitions), qui a donné l'alerte cet été. L'information a été reprise un peu partout, rendant évidente la faute des autorités dont le devoir était de s'opposer à cette fermeture.

     

    L'établissement, après que les meubles aient été déménagés, devait être transformé en magasin Nike. L'insulte.

     

    On s'aperçoit que , comme sur le vieux continent, la même mentalité se partage entre les gens normaux, et les démolisseurs que sont les pouvoirs officiels.

     

    Dans des pays réputés avancés et stables, il en est souvent ainsi que dans d'autres pays du monde où l'incertitude politique a cassé en quelques années des siècles de travail et de vie, les régimes démolisseurs, abandonnés à des autorités douteuses, ne font pas mieux. 

     

    Royauté-News soutient la réouverture de l'établissement, lieu pourtant classé, pourtant abandonné par le Ministre de la Culture, après avoir enfreint la loi, comme l'ont souligné les défenseurs : grâce à cette ONG, ainsi qu'un membre du Parlement et d'un juge qui a ouvert une enquête et ordonné le retour des meubles. 

     

     

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    © Hostel Colonial

     

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     © Cafe Montevideo

     

    Merci à © Cafe Montevideo

    Merci à Hostel Colonial

     

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