• Par RN 1

    Article rafraîchi extrait des parutions anciennes ( 2012).

     

    La Corrida appartient à une tradition inséparable de la culture espagnole et des pays Basque et Béarnais notamment, d'où elle s'est anciennement étendue à des provinces méridionales voisines.

     

    La défense primordiale des animaux ne peut reposer sur la négation d'une culture, sur des décisions qui s'imposeraient de l'extérieur, ni par l'intervention virulente ; ni par la récupération qui, à travers une juste cause veut atteindre en réalité l'indépendance des cultures en les remettant en cause en tant que telles.

     

    Estimons la valeur de la Corrida. Mais pensons le sort réservé aux taureaux comme injuste, même si je connais les arguments que défendent les amateurs.

     

    Notre proposition pour préserver l'animal tout en préservant le principe et l'essentiel de la Corrida (dont la définition est) l'affrontement d'un taureau de combat et d'un homme assisté à certains moments d'autres intervenants (picadors...).

     

    Le spectacle grandiose, le principe de l'affrontement réel, avec ce qu'il suppose de danger physique saisi dans sa réalité approchée au plus près.

     

    Tout est affaire de sublimation. Ce qui approche ou atteint au sublime, dans la Corrida, est cette inséparable plongée au cœur du combat véritable, convoqué, célébré, et par cette danse, qui l'approche au plus près et dans laquelle elle se confond, défiant et suspendant l'instant et sa gravité, vertigineuse, repoussée aux limites dans son incantation solennelle et tragique. Un théâtre dont les deux héros, torero et taureau, qui demeurent cependant encore à égalité durant cette phase-là tandis, que dans toute la durée, le premier héros central reste avant tout le Taureau.

     

    Et c'est là que l'ont peut fixer, repousser encore. La Corrida pourrait, tout en conservant son attrait, sans rien perdre de son essence, en évoluant, contourner la phase blessante puis la phase mortelle. Et c'est là, qu'elle pourrait fixer, tout en la repoussant encore, la principale rencontre entre l'Homme et le Taureau, et tout son savoir et toute sa célébration, à la façon de certaines traditions de par le monde, qui par des danses rituelles, célèbrent les hauts faits des ancêtres. Elle deviendrait en outre, au-delà d'une affiche du jour, une commémoration plus profonde comme un objet ancien de mémoire.

     

    Royauté-News, dans son axe comme media, peut se reconnaître dans cette dualité, par comparaison, dans ces deux figures de l'action, inséparablement correspondantes et entrelacées, celle du torero et celle du toro.

    La Course Landaise, qui est une tradition ancienne et respectée, et qui est née au sein de la même aire géographique, et qui met en scène sans violence pour elles les Vaches Landaises, devrait inspirer l'évolution de la Corrida vers une forme sans souffrance ni mise à mort.

     

    A ceux qui souhaitent l'évolution de la Corrida vers une forme non destructrice de la vie animale, une forme indolore, il est possible d'y parvenir en allant convaincre peu à peu, dans le respect des idées d'autrui, les acteurs et amateurs, les aficionados. Mais cette évolution doit être le fait de ces acteurs eux-mêmes, des milieux et des amateurs, le public des pays et des provinces où vit la Corrida.


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