• Noblesse

    Cette rubrique rassemble quelques articles épars déjà publiés anciennement et de nouveaux articles sur le thème général de la noblesse.

  • Le sire de Gouberville   -   Madeleine Foisil

    Champs Histoire ;  18 avril 2019 ;  443 p.;   13€.

    Extrait de la présentation officielle : En 1578 mourait Gilles de Gouberville, petit gentilhomme du Cotentin, laissant derrière lui un trésor inestimable. Le livre de raison qu'il avait tenu tout au long de son existence. De ce monument unique, treize ans, cinq mille jours, nous sont parvenus. 

    Une remarque : pourquoi dire que Gilles de Gouberville était un "petit gentilhomme" du Cotentin ? Si peut-être, il n'était pas bien riche, beaucoup se trouvaient dans ce cas, et qui n'étaient pas pour autant petits... En l'occurence celui-ci était proche et issu de très considérables familles. RoyautéNews


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  • Le roman de Sophie Trébuchet  -  Geneviève Dormann

    Albin Michel 1982 ; 343 p.; (nombreuses rééditions dont 1983 ; 1984 ; 1995 ; 2002)

    Présentation officielle : Elle avait vingt ans sous la Terreur, à Nantes. C'était une jeune fille aux idées avancées. Elle n'aimait pas les prêtres mais elle était royaliste. Amie des Vendéens insurgés, elle épousa pourtant un capitaine républicain. Pour son malheur. A Paris, sous le Directoire, elle rencontra l'amour fou. Le Général de la Horie était jeune, brillant et proscrit par Napoléon. Pour le retrouver, elle parcourut les routes de France, d'Italie et d'Espagne. Avec lui, elle complota contre le régime et tout cela se termina très mal. Elle avait trois fils dont le dernier s'appela Victor Hugo. C'est à cause de lui qu'on occulta sa vraie vie. Car, quand on est la mère d'une gloire nationale, il y a des choses qui ne sont pas permises. Surtout au XIXe siècle. "...elle fut mêlée, parfois de très près, aux fascinantes péripéties de son époque. Un vrai roman d'aventures" J. Laurent, Le Quotidien de Paris. Le Roman de Sophie Trébuchet a obtenu le prix Kléber Haedens 1983.

    Le roman de Sophie Trébuchet  -  Geneviève Dormann

     


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  • Ma vie en révolution - Princesse Constance de Polignac -

    Albin Michel ; paru le 11 Janvier 2017 ;  240 p.;  19 €.

    Présentation officielle : Princesse ! Ce mot féérique évoque une vie d’insouciance et de luxe, enracinée dans l’Histoire, où l’on côtoie les grands de ce monde, privilège des personnes bien-nées. Mais Constance de Polignac, issue d’une des plus longues lignées de l’aristocratie française, a connu dès sa tendre enfance la face obscure de cette mythologie. Dans cette société obsédée par le « rang » qu’il faut à tout prix tenir au risque d’y perdre son âme, elle révèle très tôt une personnalité hors du commun. Ses contacts précoces avec le « monde vrai », que certains appelleraient expériences mystiques, lui font refuser le conformisme auquel on veut la plier.

    Au cours de ses activités diplomatiques et humanitaires, elle entre en contact avec les « Peuples premiers » d’Afrique et d’Amérique. Invitée à vivre pleinement leurs rites initiatiques, elle retrouve avec eux le sens de la vraie noblesse. Nourrie de cette souveraineté intérieure, elle n’a de cesse de transmettre une relation intime à la Terre, et de promouvoir le Féminin authentique dans un monde qui l’a oublié. Son récit passionnant nous fait vivre au jour le jour cette révolution. 

    Ma vie en révolution - Princesse Constance de Polignac


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    Ayant appartenu à un régiment allemand d'Ancien-Régime, j'ai déjà chanté "Les dragons de Noailles". Mais par quel prodige ? Je ne l'expliquerai pas ici ! 

     

    Ce chant, qui donne une sonorité étrange qui évoque des temps révolus et riches. Il est, ou était chanté dans des régiments français actuels ou passés. 

     

    Les couplets varient quelque peu d'une version à l'autre. Je ne me souviens que de trois parmi eux, n'ayant eu l'occasion qu'assez peu de les chanter, en ne les ayant appris que sur les autres. Notamment, l'ordre des couplets que j'ai retrouvé est différent quelquefois.  

     

    Dans la version, peut-être épurée que nous chantions, il me semble que ne figurait pas "Ils ont incendié Coblenz" mais pourtant je crois me souvenir du passage "Et pillé le Palatinat".

     

    Les Dragons de Noailles étaient l'un des régiments de Noailles, levé en 1688 en tant que régiment de Cavalerie (Noailles-Cavalerie) par le duc de Noailles, futur Maréchal de France, l'un de ceux qu'a donnés cette illustre maison. Le Régiment de Noailles se transforma en Régiment de Noailles-Dragons en 1776, appelé aussi Noailles-Cavalerie.  

     

    Ce chant, attribué à Lully, daté approximativement à 1675, et daté précisément à 1678 par certains, (2° Cuirassiers) évoque les faits d'armes en général des militaires français, sans faire allusion en particulier à tel ou tel d'entre eux. Turenne est allé plusieurs fois en Allemagne, et plusieurs occasions ont pu exister au XVII°, pour pavoiser Paris. 

     

    L'épisode évoqué "Ils ont pavoisé Paris" peut avoir désigné des faits antérieurs à la création du régiment, car il existait des soldats d'un autre régiment (Noailles Infanterie ou celui de Cavalerie du marquis de Noailles)  ou, comme je le suppose,  d'autres unités de Noailles dans d'autres régiments. Lors de la création du chant, on a pu appeler communément Dragons de Noailles tous ceux qui avaient servi auparavant, car il a dû  exister des escadrons de Noailles, dès le 17° siècle, bien avant la transformation  en régiment de Dragons. [ J'ajoute un peu plus tard : il existait déjà sous le précédent duc de Noailles, le père du Maréchal, deux régiments, l'un de Cavalerie, l'autre d'Infanterie, créés en même temps en 1650, et l'on devait certainement les appeler régiments de Noailles; utilisés en même temps, ils formaient déjà le principe des Dragons, alliant Cavalerie et Infanterie, ce qui rend possible l'existence de Dragons de Noailles, avant la composition du chant, comme je le crois.

    Je me suis aperçu qu'il existait des interrogations quant aux faits historiques cités par ce chant, et il faudra que je m'y penche.

    Ce chant de marche est typique selon moi, des chants en général de l'Ancien Régime, qu'ils soient militaires ou non.

    Ecouter ici Les Dragons de Noailles. Cette version est la plus courante, quant à la mesure. Ici sont les paroles modifiées au 19° siècle. La version écrite ci-dessous correspond à la version d'Ancien-Régime.

     

          

                 Ils ont traversé le Rhin

                    Avec Monsieur de Turenne

                    Au son des fifres et tambourins

                    Ils ont traversé le Rhin.

     

    Refrain :

                   Lon lon la, laissez-les passer

                   Ils ont eu du mal à la guerre

                   Lon lon la, laissez-les passer

                   Ils ont du mal assez.

     

     

             II        

                     Ils ont incendié Coblence

                     Les fiers dragons de Noailles

                     Et pillé le Palatinat

                     Ils ont incendié Coblence.  

     

     

              III   

                      Ils ont pavoisé Paris

                      Les fiers dragons de Noailles

                      Avec les drapeaux ennemis !

                      Ils ont pavoisé Paris.

     

               IV

     

                      Ils ont pris tous les chemins

                      D'Anjou, d'Artois et du Maine  

                      Ils n'ont jamais eu peur de rien

                      Ils ont traversé le Rhin.

     

     

    Certains ajoutent :

     

       V

               Ils ont protégé le roi
               Il en sera fort aise
               Car ils sont les meilleurs soldats
               Ils ont protégé le roi.

     

      Dans la version modifiée au 19° siècle, après la défaite de Sedan, le couplet dit :

     

               Les Français reprennent la Lorraine...

     

                          Lon lon la, laissez-les passer

                          Les Français sont dans la Lorraine

                          Lon lon la, laissez-les passer

                          Ils ont eu du mal assez.


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    Ce livre, "Ferrières de Sauveboeuf, gentilhomme, condottiere et frondeur, de Richelieu à Mazarin", évoque dans une biographie composée à partir d'écrits des principaux mémoires du temps un seigneur français du 17° siècle, qui eut une vie trépidante. 

     

    Cette famille de Ferrières-Sauveboeuf était l'une des principales de la vieille noblesse du Périgord. 

     

    Cet article inaugure une rubrique : Noblesse et Histoire.

     

    Nous ferons de temps à autre un petit voyage au sein de l'ancienne noblesse française, qui intéresse des lecteurs au fil d'Internet ainsi que nos lecteurs, et sera abordée sous l'angle historique et culturel bien que ce sujet ne fasse pas partie des domaines du site.  

     

    Je n'ai pas lu ce livre, vu sur le blog de Pierre Poissson, mais il m'intéressera volontiers.

     

    Relisant cet article, je m'aperçois que Jeanne Favalier cite ce chant, dont je pensais depuis longtemps présenter à nos lecteurs. "Ils ont traversé le Rhin..." Ce sera fait bientôt !

     

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    Par Jeanne Favalier.

    Ferrières de Sauveboeuf, gentilhomme, condottière et frondeur, de Richelieu à Mazarin. 50 € -  Pilote 24  - Paru en Mars 2009.

     

     

    Nous rappelons que notre présentation est en remaniement et aussi, que volontairement en attente le contenu du site en partie n'est pas visible.

     


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