• Massu - Pierre Pellissier

    Massu   -  Pierre Pellissier

    Perrin ;  (2003)   21 mars 2018 ;   480 p.;   24€.

    Massu   -  Pierre Pellissier

    Présentation officielle : Jacques Massu, c'est d'abord une « gueule ». Qu'il la ferme ou qu'il l'ouvre, elle ne passe jamais inaperçue. Mais quel roman que sa vie ! A trente-deux ans, le saint-cyrien déjà en poste en Afrique est saisi par l'histoire : dès juin 1940, de Gaulle devient le dieu, et Leclerc bientôt son prophète. En mars 1941, il est avec le futur maréchal de ceux qui prêtent le serment de Koufra. C'est cela, Massu : un engagement toujours généreux, parfois irréfléchi, qui le conduit ensuite en Indochine, à Suez, et enfin à Alger. C'est alors que le destin le prend par l'épaule : le pouvoir politique s'en remet à la 10e division parachutiste et à son chef pour maintenir l'ordre. Massu, de janvier à septembre 1957, gagne la bataille d'Alger. Mais à quel prix ? La torture, à l’œuvre bien avant lui, devient une pratique systématique. Massu ne l'a jamais vraiment niée, tout en la minimisant. En 1990, il en a exprimé un profond regret. Car Jacques Massu, l'auteur le montre bien, est un homme, et un chrétien. Son dernier fait d'armes est d'ordre moral : en mai 1968, commandant en chef en Allemagne, il regonfle son vieux chef de Gaulle. Ainsi Massu grogne, Massu s'insurge, Massu se soumet : c'est un soldat, le dernier grand acteur de la Seconde Guerre mondiale, des conflits coloniaux et de l'épopée gaulliste.

    ancienne présentation du livre : La destinée de Jacques Massu a de quoi tenter le biographe, tant y souffle le vent de l'épopée, et parfois de la tragédie. A 32 ans, le saint-cyrien déjà en poste en Afrique est emporté par l'histoire qui s'emballe : dès juin 1940, il se rallie à de Gaulle et, du Tchad au Rhin en passant par Paris, il accompagne Leclerc et sa légendaire 2e DB. Avec son chef, il part ensuite en l'Indochine pour tenter d'éviter le conflit annoncé. Après l'épisode avorté de Suez, le destin le saisit par l'épaule : le pouvoir politique débordé et agonisant s'en remet à la 10e division parachutiste et à son chef pour rétablir l'ordre dans le grand Alger ensanglanté par le terrorisme. Le général Massu, de janvier à septembre 1957, gagne la bataille d'Alger. Mais à quel prix ? Artisan actif, en mai 1958, du retour au pouvoir du général de Gaulle, il accueille dix ans plus tard, à Baden, le président de la République déconcerté et découragé par les troubles de Mai 68, et trouve les mots propres à lui rendre son énergie. Massu le grognard, mort à 94 ans, figure au premier rang des grands soldats de la Seconde Guerre mondiale et des conflits coloniaux. Son existence, inscrite au cœœur de la geste gaulliste, est toute pétrie de notre histoire contemporaine.


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