• Louis de Causans, ou une perspective incertaine

    La Rédaction

    Comme l'annonçait voici deux semaines notre confrère le magazine Point de Vue, Louis de Causans a entrepris une démarche auprès du ministère français des Affaires étrangères afin d'obtenir 351 millions d'euros.

    Selon lui, le Gouvernement français des années 20 [Poincaré, Président] aurait lésé sa famille, (alors, la famille de Chabrillan dont descend l'intéressé, qui avait contesté à plusieurs reprises la succession à Monaco à partir des années 20) [1 ] en facilitant l'accession au trône monégasque de Charlotte, et il n'hésite pas à employer le terme de spoliation. Nous n'entrerons pas dans cet article dans la question de la succession monégasque, au sujet de laquelle le demandeur ne réclame d'ailleurs aucune modification, l'acceptant telle qu'elle est. A noter que les autres descendants de cette famille ne soutenaient pas la revendication exprimée par Louis de Causans depuis 2004, qui n'était pas alors d'ordre financier.

    Selon nous, et bien que nous ne connaissions pas encore la réponse du ministère, il est prévisible que cette démarche n'aboutira pas, surtout dans une époque où l'Etat français continue de gaspiller et maintient depuis si longtemps une situation budgétaire insoutenable.

    L'intéressé, et son avocat Jean-Marc Descoubès, du barreau de Paris, ont l'intention de porter, en cas de refus, leur requête devant le tribunal administratif. Elle consiste à obtenir dédommagement, lissé à 351 millions d'euros, entre autres pour déficit d'image... Ses chances de succès selon nous sont proches du zéro absolu.

    Louis de Causans, ou une réussite incertaine

    Un portrait ancien de Louis de Causans

    [1] Descendante du Prince Honoré III


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  • Commentaires

    1
    TR
    Vendredi 7 Septembre à 14:49

    Non seulement je doute qu'à l'époque il y ait eu une véritable atteinte au droit de succession monégasque; mais politiquement, s'il n'y avait pas eu Charlotte, Monaco serait devenue française, elle n'aurait certainement pas été confiée à ces cousins alors que la France la guettait autant!

    Je ne comprends pas qu'on puisse à ce point ridiculiser sa famille, en intentant un "vrai procès".

      • Vendredi 7 Septembre à 15:36

        Vous avez raison de rappeler la crainte de certains, à l'époque, que Monaco devienne française, si la question de la succession n'était pas réglée. [Le Prince Louis II n'ayant pas de fils]

        C'est bien sur le terrain que vous appelez politique, que se situait la difficulté, et personne ne semble l'avoir soulevé même si l'on en a soulevé d'autres : la France risquait de se saisir de Monaco, et comme vous le signalez à juste titre, elle ne se serait pas embarrassée des règles de succession interne de la Principauté, ni ne l'aurait confiée à des gens distingués mais n'occupant aucune position dans l'Europe de cette époque.

        Il faut dire pour la compréhension de ceux qui ne connaissent pas la question, que la famille de Chabrillan [ 1] avait mis en avant le fait que la famille d'Urach [cousine des Grimaldi plus proche que les Chabrillan] avait renoncé en sa faveur. Que donc l'obstacle moral représenté par une famille allemande succédant à Monaco alors que s'achevait la Grande Guerre, ne se serait plus posé, et il faut le leur reconnaître.

        Mais c'est sans dire préalablement qu'elle n'avait aucune chance d'obtenir la succession avec l'aval de la France, tout simplement parce que la France considérait détenir un intérêt dans la Principauté, ce que le Prince Albert Ier reconnaissait tout-à-fait.

        Notons aussi, à l'avantage de l'avocat Jean-Marc Descoubès, que le motif a été très particulièrement bien choisi : un "recours de plein contentieux fondé sur la responsabilité sans faute de l'État".

        Ici, à RoyautéNews, nous avons une opinion précise que nous ne développerons pas, sur l'aspect dynastique de cette question compliquée et dont la dernière revendication Causans est un nouvel épisode le plus curieux.

         

        [ 1] La famille basait son argumentation sur le rôle direct du gouvernement français dans la modification des règles successorales, comme le fait aujourd'hui Louis de Causans.

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