• Le Duc de Bauffremont n'est plus

    La Rédaction

    Le Duc de Bauffremont n'est plus

    Le Duc de Bauffremont a rejoint la maison du Père ce jour, 9 janvier 2020, en l'âge auguste de 97 ans. Il aurait eu 98 ans le 6 février.

    C'est dans l'aile Saint-Louis, au nom prédestiné, dans le sein du bâtiment prestigieux aux lignes austères et nobles des Sœurs Augustines de Versailles qu'il vivait ces dernières années, une institution qui dispense des soins de la meilleure qualité, entouré de nombreuses photographies du Prince Louis de Bourbon et de son épouse Marguerite, et où il s'est éteint.

     

    Né en 1922, figure fondamentale et historique du royalisme, il est celui par l’œuvre essentielle duquel le Légitimisme français put revivre sitôt la Libération. Le Légitimisme, l'un des deux forts courants du royalisme français.

    C'est à la demande de son cousin, Jacques Henri de Bourbon, le Duc d'Anjou et de Ségovie, fils du dernier roi d'Espagne Alphonse XIII, et répondant à cette demande (1946) qu'il mit sur pied une organisation Légitimiste destinée aux royalistes demeurés fidèles à la branche historique dynastique.

    Équipe fidèle qui réunissait des personnalités, dissemblables et complémentaires mais toutes, des personnalités fortes. Parmi elles, et parmi les plus connues, le baron Pinoteau, Pierre de La Forest-Divonne, Patrick de La Rode, Armel Girard-Lamaury, Michel Josseaume, et tant d'autres, tous, d'une exceptionnelle valeur et dont la geste a façonné une âme au Légitimisme français.

    C'est autour du nom si illustre des Bauffremont que pût se cristalliser en faveur du Légitimisme renaissant un si grand nombre de personnes appartenant à la noblesse française. C'est ainsi que s'y agrégèrent, entre autres, son cousin germain le Duc de Polignac, et tant d'autres, au nom illustre ou non.

     

    Il assura des liens officiels avec la République, rencontrant de nombreux ministres (Charles Pasqua, par exemple), et entretenant des liens avec d'autres personnages proches du pouvoir tel que François de Grossouvre, l'homme de confiance du Président Mitterrand, qui assurait le lien officiel entre l'Élysée avec le Légitimisme et avec la personne d'Alphonse, le Duc d'Anjou.

     

    Il fut à la tête de l'Institut de la Maison de Bourbon depuis l'origine (création de la présidence en 1976) jusqu'en 2009, où son fils le Prince de Bauffremont lui a succédé.

     

    Le Duc de Bauffremont entretenait  d'excellentes relations avec les autres branches historiques dynastiquement issues de la fidélité au Comte de Chambord, branches  fidèles à la monarchie française séculaire : notamment, Bourbon Parme, à laquelle il était, ainsi que sa défunte épouse, apparenté prochement.

     

    Son petit-fils le Prince de Bauffremont-Courtenay est aujourd'hui le président du Mémorial de France à Saint-Denis, qu'il avait lui-même présidé longtemps et à la tête duquel il avait succédé au Prince Xavier de Bourbon Parme son fondateur, auquel il était aussi prochement apparenté.

     

    Il avait oublié un petit ouvrage, intitulé Souvenirs, en 2012, plein de détails vivaces et utiles pour cette période de foi et d'espérance.

     

     

    Demain, RoyautéNews publiera des photos d'archives du Duc de Bauffremont.

     

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  • Commentaires

    1
    TR
    Vendredi 10 Janvier à 06:41

    Il n'était pas en très bonne santé ces derniers temps : il fallait hélas s'y attendre.

    Il a vraiment beaucoup fait.

      • Vendredi 10 Janvier à 11:35

        Effectivement son rôle a été essentiel et central, et toute son activité a été tendue vers l'idée d'instaurer toujours plus et sur des bases solides, le royalisme.



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