• La crise violente de la démocratie en France analysée par Royauté-News

    La Rédaction de Royauté-News

     

    Le sondage révélé hier que 40% des Français souhaiteraient un pouvoir autoritaire, non élu, formé par des technocrates, conduit à deux remarques et un constat.

    - La constance des chiffres.

    Cette constance traduit une donnée fondamentale de la politique française depuis deux décennies au moins : le ras-le-bol des Français vis-à-vis des personnages politiques et le constat définitif de leur échec. Il s'agit d'une tendance lourde qui dépasse de loin ce pourcentage, et elle a survécu à toutes les tentatives de neutralisation de cette prise de conscience, la première campagne ayant débuté à la fin, à la toute fin des années 90, et elle jetait l'opprobre sur la tendance abstentionniste, véritable grand sursaut national de désaveu de leurs actes.

     - L'Histoire n'a rien changé.

    Les Français n'ont jamais été doués en raisonnement politique et ils continuent d'avoir confiance en des technocrates, ce qui n'est malheureusement pas la fin de leurs ennuis puisque, politiques et technocrates sont de la même essence. Formés de la même façon et recrutés selon les mêmes critères exigeant de montrer patte blanche, et d'adhérer aux mêmes "religions" idéologiques et dont l'échec incarné, saturé, se mesure à la destruction radicale et systématique des pays de l'Europe de l'Ouest : culture, politique, économique ; dès lors, "professionnels" de la politique et technocrates, les deux faces d'une même monnaie : la monnaie de singe.

    - Si l'on devait aujourd'hui offrir aux Français un renouvellement (et rejoindre ici un des sujets de notre Site qui est étranger à toute position politique), aucun des représentants dynastiques ne serait ni prêt ni capable d'incarner même l'image d'un renouveau. Quel triste et pire constat ! Rien du côté des anciens monarques, rien du côté Napoléonien. Rien, encore, toujours et toujours le vide.

     

    - Si le désaveu de plus en plus radical des Français devant les politiques morbides conduites par ceux qu'ils s'entêtent à réélire indéfiniment, la France aboutit aux mêmes résurgences : l'arrivée d'un discours mortel pour la liberté. C'est le danger que révèle ce sondage, et il puise dans un réflexe pour les dictatures qui n'a jamais pu s'enfouir : tâche ineffaçable de la république en tant que système. La sérénité, elle, n'en parlons même pas : elle est une denrée impossible en république, c'est-à-dire dans une république à la française.

    Deux conseils :

    - si vous participez à un sondage, refusez toute préférence aux technocrates. Ils ne sont pas la clé puisqu'ils sont la cause de tous les ennuis. le renouvellement ne peut se produire que par une véritable élite, à reconstituer totalement et bien entendu en dehors des sacristies. Une élite fondée sur la réussite démontrée de ceux qui ont réalisé quelque chose, (société civile) ainsi et notamment, sur les ingénieurs. Avec interdiction radicale aux politiques de s'occuper des affaires.

      - Méfiez-vous des deux grandes tendances du gateau politiques, ainsi que de toutes leurs ramifications sans exception. Y règne, transversalement, la même religion fascistoïde et liberticide, faite de mépris pour les gens, y compris chez les plus modérés d'entre eux... Que certains préconisent le vote obligatoire en dit long sur la sincérité de leurs instincts démocratiques...

     

    Heureusement, ces phénomènes évoluent lentement et par cycles, et d'autres occasions surgiront et se préciseront. Ceux qui par nature ou par défaut chromosomique de lucidité voudront espérer que les choses s'arrangent, qu'ils attendent.

    Certes, le pouvoir doit avoir autorité, mais ne doit pas être autoritaire, sauf peut-être, et de manière temporaire, pour des situations limitées Le portrait idéal d'une solution politique en France, est la survenue d'un homme rompu aux principes et à l'exercice démocratiques, conçu dans les langes mêmes de la liberté, viendra un jour...    à suivre.


  • Commentaires

    1
    TR
    Mercredi 4 Novembre 2015 à 21:39

    Tout d'abord, je me méfie toujours "des sondages" — et ici, je n'ai pas encore trouvé l'intitulé exact (et complet) des questions posées aux sondés.

    Ensuite, je pense que le (relatif) silence du duc d'Anjou peut s'interpréter de deux manières. Soit parce que, comme vous le pensez, il est incapable. On le lit parfois.

    Soit parce qu'au contraire, il est très capable, ou en cours de préparation valable. C'est mon point de vue qui se base sur plusieurs indices.

    2
    Jeudi 5 Novembre 2015 à 18:03

    Ce sondage a été largement dissimulé en tous cas, car il était très peu répercuté sur le Net avant-hier soir, jour de sa parution... Il avait pourtant fait l'objet dans la journée d'une couverture très large, TF1, LCI, Metronews, etc. l'avaient présenté ainsi que le Figaro. *(Suite plus bas)

     

    Ce que vous dites du Duc d'Anjou : ici, à la rédaction, il existe (presque) toutes les opinions à ce sujet. Celle qui doit prévaloir le concernant, doit se reporter aux textes ou aux interviews parues. Or il s'agit d'un retrait complet de sa part, puisqu'il se refuse à aborder les choses d'une façon qui le placerait. C'est un reste de la "politique de communication" de l'époque précédente, et son entourage actuel en ce domaine du moins n'est pas plus efficient. Il ne s'agit donc pas de la capacité foncière du Duc d'Anjou mais des  résultats et l'on peut en outre regretter qu'il réponde, lors d'interviews comme dans la dernière en date, que ce serait aux Français de décider. Partant de ce principe, le royalisme n'est pas près d'arriver et c'est une attitude défaitiste. Malheureusement il existe même certains Légitimistes, heureusement peu nombreux, pour considérer qu'ils travaillent pour l'avenir, c'est-à-dire pour les siècles futurs... D'ailleurs ses soutiens sont tellement décousus, que l'énergie qu'ils représentent reste dispersée.

    On constate que le Duc d'Anjou possède une volonté et une autorité qui lui permettraient, s'il était guidé et éclairé de façon compétente, de s'affirmer bien plus. En tous les cas les résultats de son expression publique ne sont pas selon nous et selon les cas, vraiment satisfaisante, voire pas du tout, mais cela ne relève pas entièrement de lui, et nous ne le développeront pas ici en clair. Et malheureusement, il reste ignorant de certains problèmes ce qui laisse entendre qu'il ne s'occupe que de très loin des questions.

    Quoi qu'il en soit, si des événements graves compromettant l'état des choses ou ouvrant l'avenir vers l'inconnu, il ne serait pas prêt. On peut reconnaître qu'à partir de 2010 il s'est clairement affirmé et cela est positif. smile smile smile

     

     

    *Suite. Il est possible que ce sondage ait été commandé à l'avance et, mais ce n'est qu'une hypothèse de notre part, il servirait la cause de l'ancien PM actuellement maire de la Cité d'Aquitaine... Surgi au lendemain ou presque, du sondage ayant révélé le premier renversement de tendance, le plaçant derrière l'ex-n° 1, on ne peut écarter cette hypothèse troublante, car la marque de ce maire, lorsqu'il devint PM, fut de réussir son train de réformes dans les cent jours, et ce fut d'ailleurs son grand (et seul...) mérite mais c'est la marque des hommes d'état, particulièrement ceux qui dans la passé, ont exercé un pouvoir plus ou moins autoritaire.

    (Nous sommes fidèles à la règle du Site de ne pas citer les noms des personnages politiques)

    3
    TR
    Jeudi 5 Novembre 2015 à 21:38

    Mille excuses, je réagissais seulement à l'opinion exprimée dans l'article...

    Je pense que stratégiquement, le duc d'Anjou ne peut que rester en retrait pour l'instant, ceci pour plusieurs raisons qui vont de l'état de ses troupes que vous évoquez, au moment politique qui n'est clairement pas là. Il n'est pas un politicien isolé qui va se lancer dans l'arène politique, il est le représentant d'une dynastie qui a gouverné la France pendant huit siècles. Je ne pense pas qu'on puisse en déduire ce qui se passerait si la France avait besoin de lui (elle a besoin de lui mais ne lui laisse pas l'opportunité de lui venir en aide pour le moment...)

    Quant à l'origine du sondage, elle est peut-être là mais alors, malheur à nous. Il est très compétent comme maire de Bordeaux, il fait partie des moins mauvais des politiciens actuels, mais lui laisser la bride sur le cou!!! Impossible. Notez que le gouvernement actuel s'en auto-accorde la permission, en gouvernant par ordonnances, y-compris sur des sujets de grande importance, quand ils ne trafiquent pas les votes — on se rappelle le "vote" du Sénat à propos de la loi "mariage pour quelques-uns", à laquelle le duc d'Anjou avait d'ailleurs réagi, s'agissant d'une institution naturelle fondamentale : vote à mains levées, des opposants comptés comme l'ayant approuvée, et la vidéo du vote mystérieusement disparue, et bien sûr, pas question de revoter...

     



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