• La chronique de Royauté-News

     

    La nouvelle chronique de Royauté-News. Elle est assurée un de nos journalistes, au gré de l'actualité et des sujets retenus.

  • Par RN 2 pour Royauté-News

    Depuis des années les Pays-Bas intègrent le trafic (légalisé) de drogue et la prostitution dans leur P.I.B.

     

    Au lieu d'ôter le chiffre d'affaires du trafic de drogue et de la prostitution du P.I.B. néerlandais, l'agence statistique de l'Union européenne, Eurostat, a exigé des agences statistiques des autres pays européens, qu'ils intègrent le montant de ces trafics dans leur P.I.B. !

     

    Plusieurs ont refusé, dont l'INSEE en France.

     

    Eurostat les a menacés, et l'INSEE a fini par céder en ce qui concerne le trafic de drogue mais pas la prostitution, au motif allégué par la France et accepté par Eurostat, de l'absence de consentement, étant considéré que le trafic de drogue est un « commerce librement consenti entre les parties ».

     

    Notion fort étrange pour le calcul du PIB, que celle de consentement !
    Et si on s'amuse à vouloir l'appliquer, on peut avoir des surprises.

     

    Déjà, entre le trafic de drogue et la prostitution, je pense que le moindre consentement ne se trouve pas forcément dans la prostitution — et je ne suis pas de ceux qui pensent que la prostitution est un métier comme un autre. C'est un état de souffrance, qui tend à aggraver les blessures de personnes qui ont souvent subi des sévices sexuels pendant leur enfance. Mais le consentement, c'est tout-à-fait autre chose. Une prostituée souffre, mais à moins d'être forcée à la prostitution (et certes il y a plus de prostitution forcée en France où elle est souterraine et où aucune prostituée ne peut trouver de structure relativement abritée, qu'en Allemagne par exemple où il y a des établissements légaux permettant des "transactions" transparentes dans des lieux sécurisés), elle consent à cette souffrance.

     

    Alors que dans le trafic de drogue (surtout les plus addictives comme cocaïne, héroïne, crack...), si les dealers non drogués ont souvent des "transactions commerciales consenties", il n'en est rien des acheteurs finaux qui sont à plus de 99% réduits en esclavage par la drogue (moins avec le cannabis).
     
    Ceci, pour les trafics illicites.
    Mais même dans les activités licites, le consentement manque parfois. Sur le même modèle que le trafic de drogue, on sait qu'une partie de la consommation d'alcool et de tabac est le fait de drogués eux aussi réduits en esclavage.

     

    Quel est le degré de consentement d'un prisonnier? Faut-il déduire une grande partie du budget de l'administration carcérale du P.I.B., sous prétexte que la plupart des prisonniers voudraient sortir ? Pareil pour les personnes hospitalisées d'office.

     

    Et les activités financées par l'État au moyen d'impôts arrachés à des contribuables non consentants ?

     

    Dernier exemple, dans l'actualité : le rush sur des pots de Nutella en promotion il y a quelques jours. Comment des personnes dotées de toute leur capacité de consentement pourraient-elles se comporter ainsi ? Le Nutella n'est pas un aliment dont manquent les plus pauvres  : c'est un "extra", très mauvais pour la santé des consommateurs réguliers, mais n'est-ce pas finalement une drogue ? Ou alors il y aurait un dispositif d'aliénation des individus, entre la publicité et le gras et le sucre ? Car ces émeutes rappellent celles des Palombiens se battant pour une savonnette ou un tube de dentifrice ZUGOL + BR, sous l'effet de la zorglonde de Zorglub dans "L'Ombre du Z". Palombiens qui se ruinaient pour ces produits, indépendamment de tout consentement. Faut-il supprimer le chiffre d'affaires du Nutella du P.I.B. ?

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