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    Exercice difficile, non pour choisir ceux dont l'action mérite d'être reconnue, mais parce que pour un site éloigné par principe de tout ce qui est politique, c'est prendre le risque de franchir la ligne et nous ne la franchirons pas.

     

    Mais il s'agit d'intérêts qui de loin dépassent ce cadre étouffant, et à ce titre, il est bon parfois de ne pas y être indifférent.

     

    Dans un gouvernement que nous ne cautionnons pas, sauf dans sa véritable utilité qui est de tenir éloigné le char obscur foncièrement néfaste auquel il a succédé, trois ministres pour leurs mérites se voient décerner un satisfecit.

     

    A notre connaissance, ces trois ministres ont évité de dire des bêtises depuis le début (un exploit...) et en particulier les deux premiers s'attèlent aux questions utiles pour nous. Il s'agit de Marisol Touraine, pour la rénovation d'ordre social et humain, et d'Aurélie Filippetti, dont j'apprécie la volonté rénovatrice, et le franc-parler.

     

    Les autres ne m'intéressant pas, je ne connais même pas leur nom.

     

    S'ajoute maintenant Montebourg, qui a raison. Doublement raison de réagir à une situation que les autres ont laissé grâcieusement pourrir. Il a raison de nationaliser. Et de rationaliser aussi, en convoquant aussi bien la raison, que les ratios manquants. Nationalisons largement, même.

     

    Nul patriotisme économique, ne doit être invoqué. Le patriotisme, pour nous est absurde, et sent le mégot. Surtout bien sûr quand on se paie de mots, à défaut de s'offrir autre chose. Sinon, sport national des français, de rêver à ce qui ne sert à rien tout en, par abonnement prolongé se prenant les portes. (et voir plus loin)

     

    Pas de patriotisme économique. Juste l'essentiel : agir.

     

    Montebourg se retrouve à plusieurs points de rencontre signalés par des fanaux qui pourraient bien à force éclairer un sentier, voire une trajectoire encore à construire. Quelques-uns des thèmes qu'il défend lui permettent de bénéficier d'un capital encore non entamé et qui laissent scintiller quelques lueurs d'avenir. Comme l'idée d'une VI° république. 

     

    D'ailleurs, une grande proposition m'était déjà venue à l'esprit, et même si ces jours-ci, on n'a pas enregistré à ma connaissance de grand débordement verbal au-delà de l'ordinaire au sein du personnel turbulent appointé.

     

    Elle viendra tout-à-l'heure ou demain. Si je veux.


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    Spécialement, en France, pays si précaire qui rejoint à grand pas une position de pays du Tiers-Monde, économiquement; politiquement, ... c'est déjà le cas ou presque, doit s'imposer une nouvelle conception.

     

    Si précaire que la France est désormais considérée par l'Allemagne comme "la nouvelle Grèce ?" (Bild Zeitung). Et s'il n'y avait qu'une comparaison. Mais de tous les points de vue, la France est effectivement un pays sans ressorts.

     

    De son côté, suivant l'horizon que lui ont ouvert des dirigeants politiques et économiques occidentaux afin de mettre définitivement sur le carreau les pays d'Europe et spécialement la France, la Chine poursuit une croissance et une prospérité folles. Le moteur chinois, Baïdu, continue d'effectuer des bonds ébouriffants. Le port du Pyrée, emblème de plusieurs civilisations du Continent Europe, délaissé, (incapacité quasi générale des dirigeants d'Europe)  a été racheté par la Chine. C'est bien, continuez.

     

    Le Rapport Gallois est un bijou. Mais il ne peut s'appliquer dans un pays comme la France, pour des raisons qui seraient trop longues, et que tout le monde connaît plus ou moins. Dans ce sens, même s'il s'agit d'un document d'expertise économique, le Rapport Gallois contient un idéalisme de boy-scout. Un écart de visée, gigantesque à l'impact. Car les gens, ici, ne veulent plus se fatiguer. Il veulent se disputer, sans doute pour se donner l'illusion que tout continuera normalement.

     

    Une des propositions du Rapport Gallois, que nous ne suivons pas : l'exploitation du gaz de schiste. Il faut arrêter d'épuiser les sols, les sous-sols, tout retourner, tout vider. Ce sont des comportements de squatters, que de s'éclipser après avoir vidé les placards. Le camp évincé ces derniers mois s'était approprié ces dernières années une image, qu'il n'avait pas inventée : (à peu près ceci) "nous avons dilapidé d'avance et vécu à crédit sur les générations à venir". Mais alors, cette logique, annonée par lui, doit s'appliquer aussi au gaz de schiste.

     

    La situation est le produit des décisions fausses d'un système de pensée et de comportements qui dure depuis des décennies. Ceux qui désirent apporter des solutions (quel que soit leur camp) doivent le faire proprement. Ou partir.


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    Notre message est de dire que tous, individuellement, devraient commencer à réfléchir à l'émergence d'un nouveau système, avant qu'il soit mis en discussion de façon plus large, et d'être récupéré par les parleurs et par les lobbies. Nous présenterons, le moment venu, notre système.

     

    La seule mesure utile que propose Royauté-News pour interrompre le cours fatal promis à la France, s'il était possible, mais elle devrait s'accompagner obligatoirement d'un train de mesures (que nous ne détaillerons pas) en raison de l'état de délabrement - organisé, et de toutes façons, subi - de l'économie française mais aussi de tous ses ressorts psychologiques, institutionnels, entre autres. On attend encore l'apparition de mesures pour contenir les banques...

     

    Notre mesure est celle-ci : lever entièrement les charges pesant sur les entreprises. Elle n'est ni plus ni moins qu'une mesure qui appartenait au camp conservateur, mais toujours repoussée par les gouvernements, dont le sien...

     

    Ce sera la faute la plus grave du camp conservateur français en matière économique, d'avoir toujours refusé, obstinément, (mystérieusement...) de supprimer les charges, mesure qui pourtant était la seule à permettre la santé productive et plus généralement la santé psychologique et morale d'une société; allant de soi, dans notre conception, que le produit d'une économie, et plus généralement, de l'activité de la société, sont préalablement et naturellement disposés pour le bénéfice social. 

     

    Sans cela, il n'y aurait autre chose que l'engrenage mortel des récessions.

     

    Nous y reviendrons, mais il n'est pas possible de relever, ni même de réformer la France sans un changement complet de système incluant, le système gouvernemental lui-même, la conception économique, et avant tout, la conception générale du pouvoir et de l'activité.

     



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