• Histoire de la famille de Laborde de Monpezat

    Les généalogistes de Royauté-News

    Cet article est un aperçu concernant l'appartenance à la noblesse de la famille, et nous reviendrons, mais plus tard, sur son histoire.

    La famille de Laborde de Monpezat appartenait à la noblesse française au XVII° siècle. Mais pourquoi a-t-on dit à tort et souvent, qu'elle n'appartenait pas à la noblesse ?

    Jospeh Valynseele avait publié en 1975 une excellente histoire de la famille, mais il n'aborde pas semble-t-il la question nobiliaire, et où nous nous trouvons actuellement nous n'avons pas sous la main cet ouvrage.

    On sait que la famille de Laborde de Monpezat était anciennement comprise en Béarn comme une famille de propriétaires traditionnels, possesseurs de domaines importants. Si on ne connaît la filiation qu'à partir du début des années 1600, on sait que son implantation était ancienne et qu'elle appartenait anciennement aux familles très notables. Selon les critères du royaume de France, elle correspondait à l'état noble du royaume en vigueur au XVIe s.

    En 1655, des lettres d'anoblissement sont émises pour l'ancêtre d'Henri de Laborde. Au regard du royaume de France, la famille appartient à la noblesse. Plusieurs autres branches ont continué, et même dans la branche d'Henrik on trouve un Mousquetaire, ce qui montre que la famille avait fourni les pièces nécessaires.

    Une partie des Laborde, ceux qui sont les ancêtres directs du Prince Henrik, était devenue possesseur, par mariage, à la génération suivante, de terres nobles de Bigorre. Terres pourtant situées en Béarn, au sein d'une enclave, mais comme elles dépendaient de la Bigorre, elles n'appartenaient pas au Béarn. Cela ne facilitait pas pour eux et leurs descendants la fixation de leur condition auprès des Etats du Béarn. Fiers de leur appartenance béarnaise, ils n'ont pas souhaité s'inscrire en Bigorre. De son côté, le Béarn, réuni par Henri IV au Royaume, et devenu province française en 1620, était jaloux  de son indépendance.

    La tradition en Béarn était différente de celle du Royaume de France. La qualité noble n'avait pas le même sens en Béarn que dans le royaume, et elle était réservée à ceux qui étaient admis aux Etats de Béarn. Pour y parvenir, une des conditions essentielles était de posséder un des fiefs nobles répertoriés qui donnait droit aux Etats.

    On constate que la famille de Monpezat ne se préoccupait pas de sa position, suffisamment établie comme une ancienne famille très notable, mariée dans la noblesse, et il est intéressant de constater qu'en plein XVIIe s., et comme tant d'autres familles cette question ne les arrêtait pas. Même si par la suite, plusieurs démarches ont été effectuées par la famille du frère aîné de l'ancêtre d'Henrik, lorsque cette obligation est entrée en vigueur.

    La raison pour laquelle les Monpezat n'ont pas été inscrits dans des registres, est à rechercher dans le fait qu'elle n'a pas satisfait à l'obligation d'obtenir "une maintenue", c'est-à-dire, une démarche imposée à partir de 1666, obligeant familles de la noblesse à présenter des preuves. Les Lettres de 1655 n'ayant pas été enregistrées, la famille n'a pas été taxée d'amende.

    Réunissant plusieurs critères, outre les lettres de 1655, la famille de Laborde de Monpezat appartenait donc à la noblesse française.

    On peut supposer que plusieurs raisons ont présidé à la délivrance de ces lettres. En effet, la famille de Laborde comptait un cousinage assez proche des rois de Navarre dont était issu le Bon Roi Henri et il est assuré que cette parenté a été prise en compte en 1655. Par ailleurs, une partie des terres qui assuraient - selon la norme du royaume - l'objet des lettres de 1655, notamment la ferme et la maison Monpezat, provenait d'une abbaye qui - c'est à vérifier - bénéficiait certainement de la protection royale, et de toutes façons, la seigneurie de Monpezat elle-même, appartenait au roi.

    Le roi de France ne pouvait difficilement ignorer une demande de lettres pour des possessions relevant directement de sa personne. Mais il est quasiment certain selon nous, bien qu'il soit à vérifier, que cette possession par le roi de la seigneurie de Monpezat était due à un héritage familial, venu des ancêtres communs des rois de Navarre et des Laborde.

    En conclusion, la famille de Laborde de Monpezat n'était pas comprise dans la noblesse du Béarn tandis qu'elle satisfaisait à la noblesse de France.

    On note de nombreux liens de parenté entre les Laborde de Monpezat et la famille d'Abbadie de Saint-Germain qui compte parmi les ancêtres d'Emmanuelle de Dampierre, Duchesse d'Anjou et de Ségovie.

    Nous avons noté aussi un cousinage avec... d'Artagnan !

    Bien que cela dépasse la cadre choisi de cet article, nous avons pu déterminer des liens entre différentes familles de Laborde, jusqu'ici considérées comme différentes. ou pour lesquelles on n'avait pas de preuve de ce rattachement.

    Cette étude est propriété exclusive de ©Royauté-News®


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  • Commentaires

    1
    TR
    Lundi 19 Février à 20:02

    Moi aussi j'avais à l'idée qu'ils n'étaient pas nobles, tout en se mariant dans la noblesse et en "vivant noblement", ce qui constitue une proportion de la bourgeoisie française de l'époque moderne, plus importante qu'on ne le croit souvent.

    Donc, s'ils n'étaient pas nobles au sens béarnais, s'ils n'étaient pas nobles au sens des lettres de 1655 qui n'ont pas été enregistrées mais qui signifient tout de même quelque chose, ils étaient nobles au sens bigourdan, c'est bien cela?

      • Mardi 20 Février à 18:49

        Ils n'étaient pas bigourdans ni enregistrés dans la noblesse bigourdane. Les lettres les faisaient entrer dans la noblesse française, ce qui était suffisant pour nous malgré l'absence éventuelle d'enregistrement ( il est possible qu'elles aient été ou non, enregistrées, ce qui ne modifie pas la situation rencontrée).

         

        Complément de réponse demain par manque de temps... happy Nous évoquerons les raisons concomittentes qui ont pu aboutir à l'absence de la famille dans les registres.



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