• Le Grand Colbert  -  Thierry Sarmant ; Mathieu Stoll

    Tallandier ;   3 oct. 2019 ;   512 p.;   25€90.

    Le feuilleton se poursuit. Les Français ne peuvent s'empêcher de triturer ce qui a déjà été acquis. Leur hargne est à la hauteur de leur mortelle impossibilité d'organiser  le présent, de sortir des impasses de leur cerveau emprunté. Alors, il arrachent les cadavres à leur tranquillité, pour faire des procès. RoyautéNews

    Présentation officielle : Jean-Baptiste Colbert, qui fut jadis une des figures mythiques du « roman national », est aujourd’hui violemment remis en cause, comme le sont la plupart des « grands hommes » de l’histoire de France. On s’interroge sur les ressorts de son ascension, on s’inquiète de l’origine douteuse de sa fortune, on conteste la pertinence de ses réformes, on souligne son penchant pour l’autopromotion.

    Pour y voir plus clair, les auteurs explorent de nouvelles sources, dressent pour la première fois un bilan d’ensemble de l’action de Colbert pendant les deux décennies où il fut le ministre de Louis XIV et suivent, sur près de quatre siècles, les avatars du « mythe Colbert ». L’itinéraire de Jean-Baptiste n’est pas séparé de celui des Colbert qui l’ont précédé et de ceux qui l’ont suivi. Le portrait de famille éclaire la personnalité de l’homme, dont la psychologie est à son tour révélatrice de l’imaginaire des élites françaises.

    Replacée dans la longue durée de l’histoire de France, son œuvre se révèle complexe, foisonnante, pas toujours couronnée de succès sur le court terme, mais incroyablement féconde avec le temps. Elle est une des bases sur lesquelles repose l’État tel que nous le connaissons : en ce sens, Jean-Baptiste Colbert mérite bien de demeurer le « grand Colbert ».

    Le Grand Colbert  -  Thierry Sarmant ; Mathieu Stoll


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  • Histoire des favoris  -  Jean-François Solnon

    Perrin ;  17 oct. 2019 ;   448 p.;  24€.

    Présentation officielle : Une histoire inédite des favoris de l'Ancien Régime au XIXe siècle. Un favori est celui qui partage l'intimité du prince et exerce sur lui un ascendant inaccessible aux ministres. Participer presque quotidiennement à la vie privée du monarque, être l'objet de sa tendresse révélée par des gestes affectueux et une correspondance intime, habiter sous le même toit et parfois dans un appartement voisin du sien, disposer d'un accès direct auprès de sa personne et l'interdire à d'autres, exercer des charges de cour jusque-là réservées aux nobles titrés et se voir combler de faveurs qui donnent à sa promotion un caractère exceptionnel sont les signes visibles de l'élection à cette place enviée.
    Tellement enviée que la mémoire collective n'a jamais été bienveillante à leur endroit, et qu'ils ont été soustraits à la recherche historique. Et pourtant leur nombre, la personnalité exceptionnelle de quelques-uns et leur importance dans l'Histoire méritent d'en saisir l'émergence et d'en identifier le rôle. Jean-François Solnon brosse avec maestria le portrait d'une vingtaine d'entre eux - Buckingham, Cinq-Mars, Menchikov, Potemkine, Godoy et Disraeli notamment - et nous fait pénétrer dans les coulisses les plus secrètes des cours européennes.

    Histoire des favoris  -  Jean-François Solnon


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  • Douze protestants qui ont fait la France  -  Frédérick Casadessus

    Éditions du Cerf ;   26 sept. 2019 ;   224 p.;   18€.

    Présentation officielle : De la Réforme à nos jours, quelles personnalités protestantes ont participé à la construction de la France ? Quel a été le sens de leur action, et à quels moments se sont-ils signalés ?

    Pour répondre à ces questions, Frédérick Casadesus dessine ici douze portraits de protestants sans qui notre pays ne serait pas devenu ce qu’il est : le brillant théologien, Jean Calvin ; la protectrice des arts et des humanités, Marguerite de Navarre ; le roi converti au catholicisme, Henri IV ; le fondateur de La Gazette, premier journal français sous le règne de Louis XIII, Théophraste Renaudot ; la courageuse prisonnière de la tour de Constance, Marie Durand ; l’infatigable défenderesse des Lumières, Mme de Staël ; le célèbre architecte de Napoléon III, le baron Haussmann ; le plus grand ministre de Louis-Philippe, François Guizot ; un des pères fondateurs de la laïcité, Ferdinand Buisson ; l’illustre résistant assassiné par la Milice, Jean Zay ; l’implacable homme d’État et opposant de François Mitterrand, Michel Rocard ; sans oublier le génial cinéaste de la Nouvelle vague, Jean-Luc Godard.

    Humanistes, artistes ou républicanistes, tous ont servi la plus grande gloire de notre roman national. Une fresque passionnante !

    Douze protestants qui ont fait la France  -  Frédérick Casadessus


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  • La Rédaction

    Le principe d'une réforme est astucieux pour beaucoup de raisons de la part de François Hollande mais il se prend les pieds dans le tapis. Il souhaite un sextennat, et un mandat de 4 ans pour les députés.

    Le gadget des 6 ans : ce que l'on ne peut réaliser en 5 ans, ne peut mieux se faire en 6 ans. Couper entre la bonne longueur, qui aurait dû rester celle du septennat, et le quinquennat, relève du gadget montre le niveau peu subtil des politiciens.

    Lorsqu'une campagne commence trop tôt, comme en 2017, cela écourte le mandat en cours et perturbe son déroulé. Or les primaires (remis il est vrai en cause par F. Hollande), allongent et alourdissent considérablement la pré-campagne.

    Le quinquennat est déjà bien trop long d'après nous compte-tenu des hommes et de la pauvreté de leurs programmes. Il aurait été valable lors des périodes de construction. Pour piloter à vue, nul besoin des cinq ans, qui sont une longueur insupportable.

    Quant au régime présidentiel, il a été rejeté par les Français lorsqu'ils ont désavoué Nicolas Sarkozy, qui en était le défenseur et qui l'avait partiellement mis en place. Le régime présidentiel est violemment contraire à la V° République.

    François Hollande souhaite aussi renforcer les pouvoirs de l'Assemblée... Vieux serpent de mer, qui permet de caresser dans le sens des écailles une des institutions les plus inadaptées du pays, et vieux réflexe des régimes perdus. Cela sent depuis longtemps la naphtaline, et même, le cadavre.

    Le Parlement est le contresens majeur du format politique français. Il détourne la parole du Peuple, la confisque, au profit des intérêts de la caste politique pré-entendue. Si de Gaulle se méfiait considérablement du Parlement, ce n'était pas pour rien.

    L'ex-président veut aussi supprimer le poste de Premier ministre. Là encore, il reprend à son compte la copie de Nicolas Sarkozy... qui souhaitait un régime à l'américaine. Pour François Hollande, « (un chef,) accompagné d'un Premier ministre dont on ne voyait plus tellement le rôle institutionnel. Car le chef de l'État, élu par tous les Français, est le seul acteur majeur de l'exécutif.» Lourde erreur, et pour comprendre le rôle du Premier ministre, il suffisait seulement d'appliquer les institutions et non de les dévoyer. D'ailleurs c'était alourdir tout l'appareil, en instaurant le quinquennat, insupportablement plus long qu'un septennat car la longueur n'est plus rythmée par le contrôle exercé par l'élection législative, sans parler de la classe, sombrement décadente à laquelle appartiennent les trois derniers exemplaires élyséens... dont le dernier en cours d'usage.

    Il est illusoire et trompeur de bouleverser ce qui fonde la Ve République, sans changer de fond en comble un régime qui n'a déjà plus grand chose à voir avec les institutions d'origine. La Ve véritable est morte depuis bien longtemps, ce régime qui appelait, pour le remplir, des hommes d'État.

    Et surtout, François Hollande semble ignorer, dans sa proposition de rechapage institutionnel, les hommes, qui devraient en être le pivot... Illusion fatale. Ce ne sont pas les institutions en elles-mêmes qui sont mauvaises, et mauvaises, elles le sont. Mais comme pour tout, les mauvais ouvriers ont toujours de mauvais outils...

    Il y aurait beaucoup à dire encore et nous ne proposerons pas une analyse en profondeur... L'essentiel est là cependant.

     Critique du régime présidentiel souhaité par l'ex-président Hollande


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  • Frais de palais   -   René Dosière

    Éditions de l'Observatoire ;  paraît demain le 6 nov. 2019 ;  230 p.;  19€.

    Si René Dosière a fait un excellent travail durant des années, nous ne sommes pas favorables à "la transparence" forcenée. C'est la porte ouverte à des abus qui paralysent un État et fragilisent ses dirigeants. Il faut se souvenir du contexte de l'époque, une France encore riche, pour la partie concernant Mitterrand. RoyautéNews

    Présentation officielle : Spécialiste incontesté de la gestion des finances publiques, le député René Dosière nous dévoile les secrets des dépenses présidentielles. 110 millions d'euros : voici le chiffre réel du budget de l'Élysée. Réel, car pour la première fois dans notre histoire, les dépenses du président de la République sont transparentes et contrôlées. Un cas unique au monde ! Finis les emplois fictifs, les contrats opaques et les fastes d'un autre temps (délégations de plusieurs centaines de personnes lors de voyages officiels ; jusqu'à 450 000 euros de fleurs par an ; une garden-party du 14 juillet à 732 000 euros...). Cette « révolution », on la doit à l'action de René Dosière. Durant vingt-cinq ans de vie parlementaire, l'ancien député n'a cessé de lutter pour une plus grande transparence de la gestion publique. Désormais à l'écart de la poli-tique active, et fort d'une expertise unanimement reconnue, il révèle les coulisses du combat mené pendant six ans pour percer le « secret-dépense » de l'Élysée - objectif atteint en 2008 avec Nicolas Sarkozy. Déplacements, réceptions, salaires, logements, sécurité, chasses... autant d'aspects de la vie quotidienne à l'Élysée que l'auteur évoque dans un récit rempli d'anecdotes, du général de Gaulle à Emmanuel Macron, sans oublier les « premières dames » et les anciens chefs de l'État. Une lecture réjouissante et passionnante qui dévoile les derniers secrets du Palais.

    Frais de palais   -   René Dosière


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  • Une histoire érotique de l'Elysée  -  Jean Garrigues

    Payot ;  9 oct. 2019 ;   256 p.;   18€90.

    Présentation officielle : A en juger par les affaires amoureuses, et tumultueuses, de nos récents présidents, un parfum d'érotisme envelopperait le palais de l'Elysée. Rien de surprenant en réalité quand on sait que le comte d'Evreux, qui l'avait fait édifier avec la dot de sa femme, l'habita avec sa maîtresse, à peine son épouse congédiée le jour de son inauguration en 1720 ! De la marquise de Pompadour procurant de jeunes proies à Louis XV aux liaisons des présidents de la Ve République étalées au grand jour, en passant par les chassés-croisés érotiques du couple Murat et des Bonaparte, les "petites impératrices" de Napoléon III, les mondaines d'Adolphe Thiers, les comédiennes peu farouches de Félix Faure, Clemenceau et Raymond Poincaré, l'obsession pour les femmes d'un Pétain et la passion de la conquête d'un Chirac ou d'un Mitterrand, les frasques des locataires de l'ancien hôtel particulier ne datent décidément pas d'hier ! Une peinture enlevée des dessous d'un lieu de pouvoir autant que de plaisirs qui, par-delà les anecdotes savoureuses, nous en apprend tout autant sur l'évolution de notre société dans ses rapports hommes-femmes que sur les liaisons dangereuses entretenues de tous temps entre ivresse des sommets et extases charnelles.

    Une histoire érotique de l'Elysée  -  Jean Garrigues


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  • La Rédaction

    Notre conseil à Fabrice Luchini pour l'Académie Française

     

    Le dernier film Alice et le maire avec Fabrice Luchini et Anaïs Demoustier. Luchini y est au complet de lui-même. A noter, un clin d’œil aux royalistes dans ce film...

    A regretter que le film manque de tonus vers la fin, la faute au scénario...

    On appréciera les très beaux décors d'une des mairies de Lyon. Pas l'Hôtel de Ville, Gérard Collomb ayant refusé que le film y soit tourné, car il croyait que le scénario le concernait...

     


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  • La Rédaction

    Situé à Pouchkine, dans ce qui était la résidence de Tsarkoïe Selo, le Palais Alexandre a été la résidence principale de la famille impériale de 1905 jusqu'au massacre de 1917.

    Il était destiné à une vie familiale simple, une vie familiale intime. D'où son nom de « palais intime ».

    C'est l'an prochain qu'il sera ouvert au public, qui pourra visiter huit de ses pièces restaurées par le Musée de Tsarkoïe Selo. C'est là que le pays renoue depuis ces derniers années, avec son passé de la Russie éternelle, qu'il avait mis de côté mais n'avait jamais oublié.

    C'est là qu'après son abdication, le Tsar et ses cinq enfants ont été assignés à résidence avant leur déportation vers Ekaterinenbourg.

    Le Palais Alexandre rénové

    Ouest-France ; Photo DR

    Le Palais Alexandre rénové

    © AFP


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  • L'Illustration - Présenté par Jean-Louis Festjens

    Michel Lafon ;   17 oct. 2019 ;  240 p.;  grand format ; 39€95.

    Présentation officielle : La France est née vers 1900. Au moins aux yeux des Français. Jusque-là, il y avait deux France. Une France politique, bourgeoise et culturelle, la France de Paris et des autres grandes villes, et puis la " province ", une France agricole, traditionnelle, dont les habitants n'avaient pour la plupart jamais dépassé les limites de leur département.
    Vers 1900, l'essor des chemins de fer et les débuts de l'automobile permettent à un nombre croissant de Français de quitter leur ville, leur village, leur " pays ", et de partir à la rencontre d'une France que l'immense majorité d'entre eux ne connaissait pas. Cette période de découverte – marquée par l'Exposition universelle de 1900 – culmine en 1936 avec le Front populaire et l'instauration des congés payés, qui envoient sur les routes des millions de Français curieux de découvrir leur pays. L'Illustration multiplie alors les pages " tourisme " afin de présenter à ses lecteurs toute la diversité des régions, des villes, des merveilles naturelles et des traditions folkloriques d'un territoire aux multiples identités.
    Pour la première fois rassemblés dans cet ouvrage foisonnant, les reportages, dessins et photos de l'époque nous invitent à voyager dans la France du siècle dernier telle que les Français l'ont découverte.

    L'Illustration  -  C'était la France  -  Jean-Louis Festjens


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  • Jaune   -   Michel Pastoureau

    Seuil ;   3 oct. 2019 ;  240 p.;   39€.

    Michel Pastoureau est un historien héraldiste de notoriété mondiale devenu expert dans l'étude des couleurs. RoyautéNews

    Résumé officiel du livre : Abondamment illustré, Jaune est le cinquième ouvrage d’une série commencée en 2000 et consacrée à l’histoire des couleurs en Europe, de l’Antiquité à nos jours. Il fait suite à Bleu. Histoire d’une couleur (2000), Noir. Histoire d’une couleur (2008), Vert. Histoire d’une couleur (2013) et Rouge. Histoire d’une couleur (2016).

    Jaune   -   Michel Pastoureau


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