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        « Heureux les grands vaincus, les rois découronnés »

     

                                                                  Charles Péguy

     

     

    21 Janvier 2020


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  • La Rédaction

    Les enfants, petits-enfants, et une partie au moins des arrière-petits-enfants du Duc de Bauffremont étaient là. Bauffremont, Pontac, Chabot, Rohan-Chabot, Marie-Liesse, et son époux Eudes d'Orléans, ainsi que les descendants des sœurs du défunt, entourés d'un grand nombre de parents et d'amis. La famille Légitimiste emplissait l'édifice pour cet adieu.

    La Princesse Françoise de Bourbon Parme, Princesse de Lobkowicz, représentait la maison de Parme.

    Etaient présents, les membres de l'équipe du Duc d'Anjou, ainsi que les membres du conseil d'administration de l'Institut de la Maison de Bourbon, avec M. de La Rozière.

    Les funérailles de celui, en France, qui peut être dit le Premier Chrétien, allusion à l'une des devises des Bauffremont, Dieu Ayde au premier Chrétien, ont été célébrées ce matin à Saint-Roch, à Paris. C'est à cela que nous pensions, ces jours-ci, jusqu'à ce matin, ainsi qu'à la vieille et émouvante légende des Bauffremont, Plus deuil que joye.

    Mais au contraire c'était une autre dimension qui vivait là, et ce qui fut sensible est que ces funérailles avaient dépassé l'heure de la peine, pour entrer dans la joie, avec celui qui lui-même venait d'y entrer.

    Une émotion certaine, mais contenue, et déjà les chants annoncés, ainsi que la lecture et l'Évangile, marquaient un cérémonie tournée vers la joie, vers la Lumière.

    Le premier signe, était l'avancée de ce simple cercueil de bois blanc, escorté par les célébrants, au nombre de sept au moins, et parmi eux, les deux petits-fils prêtres du défunt.

    Le mot d'entrée du principal célébrant rappelait que le Duc de Bauffremont avait reçu,  « en plus de la mission de sainteté et celle de famille, communes à tous, deux autres missions lui avaient été dévolues, et qu'il n'avait pas choisies. La première, de conduire l'Institut de la Maison de Bourbon (1). La seconde, qui lui fut confiée par le Prince Xavier de Bourbon Parme, de présider après lui le mémorial de France à Saint-Denys.»

    Le Premier Épitre de Saint Paul aux Thessaloniciens ; le Psaume 26 ; l'Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean ( 14, 1-6).

    Peu après le début de la cérémonie, le soleil se levait sur Paris et apportait de la clarté en hauteur au transept.

    Très vite, en son homélie, le principal célébrant évoquait « une cérémonie simple, mais en même temps solennelle », et on peut la qualifier simplement de royale, en une église fondée par Louis XIV et qui renferme, outre Le Notre, la sépulture de plusieurs membres de la famille royale.

    Il décrivait « l'âme trempée... le tempérament de feu, du défunt. Sa passion, presque immodérée pour la Nature. » Et il évoquait sa bonté, sa courtoisie, dont nous pouvons dire qu'elle était légendaire. Et cette cérémonie associait en même temps la défunte épouse du disparu, Sibylle de Chabannes. Ajoutant que la douceur était venue sur le tard, après la disparition de celle-ci, tempérer son caractère direct.

    Et de dire que toute sa vie, « il aura été un inconditionnel de la Sainte-Vierge-Marie, et qu'il aura « récité toute son existence, chaque jour l'Angelus.»

    Aussi, on pense à la force avec laquelle son rénovateur a relancé le Légitimisme, rappelant celle du buffle, un des animaux du bestiaire des Bauffremont.

    Et de dire que, sur le cercueil avait été posé le dernier crucifix que Marie-Antoinette avait vénéré au Temple.

    Que, de Saint-Denis, avaient été apportée les reliques des deux fondateurs du diocèse de Paris, Saint-Denis et Saint Eleutère.

    Les deux principales décorations du défunt, le Saint-Esprit, la Toison d'Or.

    Et de rappeler les grandes choses qui auront façonné l'existence du défunt. La famille, cellule de base de la société, qui aura eu une importance primordiale pour lui.

    Que, de sa noblesse, il n'en tirait vanité ; « car il savait que tous, nous avons été tirés de la même glaise ». Mais qu'elle lui donnait le devoir de servir la France. Et de rappeler les soixante ans d'action du Duc de Bauffremont pour la France. 

    A d'autres moments de la cérémonie il aura été rappelé que c'est à vingt ans (quasi) qu'il avait reçu la mission de porter la parole de l'aîné de la maison de Bourbon, Jacques Henri.

    A été lu le message d'hommage à son cousin du Prince Louis de Bourbon, associant son épouse Marguerite et leurs enfants, en  « apportant à sa famille le soutien de (leurs) sentiments affectueux ».

    Après la messe, un hommage, parfaitement construit et délicat d'un ami de longue date et compatriote lorrain de Jacques de Bauffremont, à la demande de son fils. Il rappelait la proximité de Beaufremont, du village de Sainte-Jeanne d'Arc. Et il décrivait les dates essentielles de la carrière de son ami. Ces dates, chacun les connaît, elles sont essentielles dans l'Histoire récente du royalisme et de la maison de France. Sa présidence de l'Institut de la Maison de Bourbon ; mais avant, le dépôt du reliquaire de Saint-Louis à Saint-Denis, en 1954 si ma mémoire est bonne ; Et quelques détails des célébrations extraordinaires de 1993, que personnellement nous ignorions ; sans la présence du moindre personnage officiel ; les CRS emportant très vite sur des camions les fleurs innombrables déposées par les 50 000 personnes venues rendre hommage, sur la Place de la Concorde, sur le lieu où la tête de Louis XVI avait roulé à 10h, deux cents ans plus tôt ; afin qu'il ne reste aucun signe, aucun témoignage, comme il n'existe sur la place même pas le moindre petit rappel, inscription, ou plaque. Le dépôt du cœur de Louis XVII à Saint-Denis, en 2004... etc.

     

    A la fin, le chant de l'Ave Maria, inattendu et émouvant, puis celui de Notre-Dame de l'Espérance, (Espérance, n'est-elle pas la devise des Bourbons ! achevait avant l'absoute brièvement commentée par le fils du défunt, Charles-Emmanuel de Bauffremont, cette cérémonie. Vraiment, celle-ci aura été toute louange.

    Avant le très long moment du défilé des condoléances à la famille.

    La dépouille a maintenant rejoint, pour l'inhumation dans l'intimité familiale, la sépulture des Bauffremont, à Scey-sur-Saône.

    La vigueur du Légitimisme, legs de Jacques de Bauffremont, se mesure à la ferveur exprimée ce matin par l'assistance d'une pleine église.

     

    1. C'est-à-dire, la Légitimité, depuis 1946, l'IMB sera créé en 1973, et présidé à partir de 1976 par Jacques de Bauffremont.


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  • La Rédaction

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    Reprenons, en résumé, notre idée d'un système de gouvernement dans lequel s'équilibrent (s'équilibreraient) les grandes séparations traditionnelles de presque tous les États, avant d'esquisser la peinture des nouvelles institutions que tout pays devrait acquérir.

    Caractéristiques :

    - Un Président, élu obligatoirement en dehors des circuits politiques, et donc des partis.

    - Un Premier ministre, choisi parmi les chefs d'une majorité (législative, devant être découplée, du point de vue des axes, de l'élection du Président) si possible large ou assez large. Dans le cas où le Président se situerait, du point de vue des idées, dans l'une des deux grandes moitiés (Gauche ou Droite), il vaut mieux que le Premier ministre soit choisi dans l'autre afin que participent toutes les ressources du pays.

    - Un Ministre d'État, issu de la société civile, choisi parmi de grands serviteurs de l'État, mais hors Technocratie, celle-ci d'ailleurs étant invitée à prendre sa retraite, disposant des clés économiques et financières, au sein d'un Super-Ministère qui assure une sécurité au pays.

     

    Nous verrons plus tard comment s'organise l'exercice du pouvoir.

     


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  • La Rédaction

    Ceci pourrait servir d'introduction à notre futur dossier sur la crise climatique... On y retrouve les mêmes raccourcis, qu'il s'agisse du Veganisme, la nouvelle secte, dont l'État français se fait le zélateur même pas discret lorsqu'il décrète un "repas végétarien" (?) hebdomadaire dans les cantines d'école, ou des nombreux diktats de pensée imposés sur tous les médias.

    Les grands-parents des Français étaient-ils plus raisonnables ? Certainement non !

    L'Histoire se répète. Là, comme ailleurs.

    1955 :

    "Pierre Poujade, dans un brillant discours, énonce cette vérité : « Ce qui tue le petit, c'est l'intermédiaire. »

    Un de ses admirateurs complète alors sa pensée : « Vous avez raison : il faut passer de l'herbe au lait, sans s'occuper de la vache.»


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  • Les orages qui ont éclaté entre les deux branches de Savoie se sont trouvés présider à la création de RoyautéNews en l'été 2006, faisant de notre Site le plus ancien média en Langue Française spécialisé dans les questions dynastiques et royales.

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    La Rédaction

    Le Chef de la maison royale de Savoie, Victor Emmanuel, a aboli le 28 décembre 2019 la succession traditionnelle, en ouvrant à ses deux petites-filles la capacité de monter sur le trône d'Italie.

    Il a déclaré sa petite-fille Vittoria, Princesse Royale, Altesse Royale, Princesse de Carignan, Marquise d'Ivrée. Il l'a nommée Dame Grand-Croix, Grand Cordon de l'Ordre des Saints Maurice et Lazare.

    Il a déclaré sa seconde petit-fille, Luisa, Princesse Royale, Altesse Royale, Princesse de Chieri, et Comtesse de Salemi. Il l'a nommée Dame Grand-Croix, Grand Cordon de l'Ordre des Saints Maurice et Lazare.

    RoyautéNews déclare approuver cette décision mais regrette que ces dispositions n'aient pas été accompagnées de l'indispensable obligation pour les Princesses de contracter des mariages égaux ou dynastiquement susceptibles. ( ... )

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  • La Rédaction

    Obsèques du  Duc de Bauffremont

     

    Les obsèques du Duc de Bauffremont seront célébrées en l'église Saint-Roch, à Paris, le vendredi 17 janvier 2020, à 10 h.


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  • La Rédaction

    Cérémonies du 19 et du 21 Janvier

    Le Prince Louis de Bourbon présidera la messe de mémoire en l'honneur de Louis XVI le 19 janvier à 10 h en la Chapelle Expiatoire de Paris.

     

    Le Prince Henri de Bauffremont, Président du Mémorial de France à Saint-Denys, fait part de la messe qui sera célébrée en la Basilique de Saint-Denis, le 21 janvier 2020 à midi.

     

     


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  • La Rédaction

    La disparition du Sultan Qabous

    Il personnifiait le calme et la prospérité de cette perle du Moyen-Orient qu'est Oman.

    Le Chef de la monarchie d'Oman, le Sultan Qabous, qui régnait depuis de manière particulièrement éclairée depuis 1970, vient de s'éteindre à la suite de maladie.

    Tous les étudiants omanais effectuant leurs études à l'étranger étaient suivis et aidés par l'Etat.

    Il était un facteur de paix, dans les relations internationales, à l'image de la sérénité qui régnait à l'intérieur du pays, devenu moderne grâce à la richesse pétrolifère, mais qui bénéficiait d'un rayonnement depuis l'arrivée de la dynastie au 18e siècle.

    Qabous Ben Saïd, dont le règne dut le plus long de tous les chefs d'Etats Arabes, appartenait à la dynastie Al Saïd.

     

    Son cousin, Haitham ben Tarek, lui succède sur le trône royal d'Oman.

    La disparition du Sultan Qabous

     © Mohammed Mahjoub - AFP

     

     

    Notre ancien conseiller, M. de Wilde, avait été durant dix-neuf ans Conseiller de la Cour royale d'Oman.

     

     


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  • Aperçu historique de la maison de Bauffremont établi par M. de La Garde à la demande de RoyautéNews

    ©RoyautéNews

     

    Cette illustre maison, dont l'antiquité se perd dans la vieille Bourgogne au 1er millénaire, fut Lorraine et du Saint-Empire avant d'être Française.

    Elle s'est de nombreuses fois réunie à la descendance des anciens Duc de Bourgogne, d'abord, puis aux Ducs Capétiens de Bourgogne.

    Au début du 18e s., la maison de Courtenay, la plus ancienne branche royale Capétienne, issue de Louis VI le Gros, s'éteignait dans la maison de Bauffremont.

    A la fin du siècle, elle recevait par héritage le nom de Carency, issu d'une branche des Bourbons Capétiens.

    Elle s'est aussi alliée directement à la maison de Bourbon.

     

    A l'origine, Sires de Bauffremont, etc., Barons de Jonvelle, etc., les chefs de cette maison portent ou ont porté les qualités de Duc de Bauffremont et Pair de France, Prince de Courtenay, et de Bauffremont-Courtenay, Prince de Bauffremont et du Saint-Empire, Prince de Carency, et de Bauffremont-Carency, Prince de Listenois, etc., Marquis de Bauffremont, Marquis de Sennecey, d'Arc-en Barrois, Listenois, Mirebeau, de Clairvaux, Meximieux, de Scey, Sombernon, Baron  puis Comte de Charny, etc., Vicomte de Marigny, Comte de Pont-de-Vaux, Comte et Vicomte de Salins, etc., Duc d'Atrisco, etc.; et Prince de Marnay(1). Ils prennent place, contrairement à ce que l'on a crû longtemps, à la suite d'une erreur d'un auteur, parmi les ducs d'Ancien-Régime.

    Leur prise de qualité de Duc et Pair, sous la Restauration, ne faisait que confirmer sa possession, acquise sous le règne de Louis XVI.

     

    Jacques de Bauffremont-Courtenay, Duc de Bauffremont et Pair de France (1922-2020), était le chef de cette illustre maison.

    Le prénom de Napoléon qu'il portait rappelle que les Bauffremont entretinrent de très bons rapports avec le 1er Empire.

    Il était Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit, Chevalier de l'Ordre Constantinien de Saint-Georges. Il fut aussi membre du Jockey-Club.

    Il était né en 1922, fils de Pierre d'Alcantara etc. Théodore, Duc de Bauffremont, Duc d'Atrisco, Marquis de Leganes, et de Morata de La Vega, etc., et de Thérèse Sophie Octavie Chevrier de la Bouchardière. Son grand-Père, Pierre Eugène, Duc de Bauffremont, Prince de Bauffremont et du Saint-Empire, avait épousé María Osorio y Moscoso de Borbón, Duchesse d'Atrisco, etc., fille du Duc de Seste (2), quatorze ou quinze fois Grand d'Espagne, et de l'Infante Thérèse-Louise d'Espagne.

     

    Parmi les héritages acquis et les titres historiques de cette maison,  se trouvait le Duché de Randan par Catherine de La Rochefoucauld, Marquise de Bauffremont, créé en sa faveur, et qui passa dans la maison de Foix.

    Il est amusant que le domaine de Randan, situé en Auvergne, devenu au 19e s. la propriété de la maison d'Orléans... par achat en 1821 du futur Louis-Philippe et de sa sœur Adélaïde, qui s'y rendit souvent, avant de devenir en 1830 le Domaine royal de Randan, avait été la propriété ancienne des Bauffremont.

     

    Cette maison possède les droits sur le Duché de Pont-de-Vaux, et tous les titres, entre autres maisons princières, de celles de Vienne et de Gorrevod.

    Cette maison a été parfois dénombrée parmi les Petits Chevaux de Lorraine, où se comptaient les plus illustres maisons de Lorraine.

     

    Ils ont porté dans le passé ceux de Prince de Bourlémont, Tenarre, de Duc d'Atri et de Prince de Melphes et sont de droit Ducs de Pont-de-Vaux (titre qu'ils n'ont jamais porté).

     

    1. Ils n'ont jamais porté effectivement le titre de Prince de Marnay (sinon à la suite).

    2. (  )

     

    Cet aperçu historique pourra être amélioré.

    ©AperçuHistorique par ©RoyautéNews


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  • Le Prince Alphonse, Duc d'Anjou, Duc de Cadix, et de face, Mgr le Duc de Bauffremont.

    Duc de Bauffremont - Archives   -   III

    Photothèque Bauffremont ©RoyautéNews


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