• La Volupté des neiges - Vladimir Fédorovski

    Le Livre de Poche ; (2013) ; 24 janv. 2018 ;  288 p.;  7€20.

    Présentation officielle : La Russie éternelle est au cœur de l’œuvre de Vladimir Fedorovski. Tsarines redoutées, égéries exaltées ou femmes de l’ombre, l’auteur du Roman de Saint-Pétersbourg évoque aujourd’hui les grandes amoureuses de son pays, leur destin, leurs secrets, et révèle les clés de leurs cœurs.

    Amours de la Grande Catherine et du beau Potemkine, de la flamboyante Katia Dolgorouki et du tsar Alexandre II, relations orageuses de Sophie et Léon Tolstoï, passion folle de madame Hanska pour Honoré de Balzac, ou encore Olga Knipper pour Anton Tchekhov…

    Des ors du Kremlin aux steppes enneigées de Sibérie, d’Odessa à Iasnaïa Poliana, le grand roman de ces âmes en quête d’absolu, en proie à tous les excès.

    La Volupté des neiges - Vladimir Fédorovski


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  • Une autre histoire de la Renaissance - Didier Le Fur

    Perrin ; 383 p.;15 février 2018 ; 22€.

    Présentation officielle : La France, au XVIe siècle, se serait réveillée après une longue nuit, le Moyen Age, pour embrasser avec éclat et gourmandise la modernité. La civilisation française, avec ses us et coutumes, son élégance et son esprit, était née. Si depuis quelques années les historiens ont largement nuancé cette vision simpliste, ils ont convenus de la réalité de la révolution culturelle qu'aurait été cette Renaissance du XVIe siècle.
    Il reste pourtant un fait incontestable : si le joli tableau brossé à coup d'affirmations et d'exemples pris çà et là depuis deux siècles peut effectivement faire illusion, les auteurs de cette peinture ont effacé ou oublié, pour fabriquer cette féérie, une foultitude des personnages, d'évènements et d'idées. Les hommes du temps n'avaient en réalité rien de progressiste, bien au contraire. Les nouveautés, qui occupent une place très secondaire, ne touchèrent qu'une toute petite minorité de privilégiés.
    C'est donc à une redistribution des rôles que ce livre est consacré, afin de proposer une autre réalité de la Renaissance française, celle que la majorité des individus vécurent, celle qui faisait leur quotidien. L'auteur montre notamment qu'il ne s'agissait alors pas d'inventer un monde nouveau, mais bien de rétablir une splendeur passée, un âge d'or où les hommes vivaient en harmonie, épargnés des fléaux bien réels de l'époque : les guerres, les épidémies et les famines.
    Bref ; que le désir d'un retour à un passé fantasmé l'emportait sur la conviction de vivre un grand bond en avant. Une remise en perspective salutaire servie par une plume exemplaire.

    Une autre histoire de la Renaissance - Didier Le Fur


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  • Histoire de la Phénicie - Josette Elayi

    tempus ; (2013) ;  11€.

    Présentation officielle :  Ce peuple de célèbres navigateurs qui a inventé l'alphabet, et dont les noms de ses célèbres cités nous semblent si familiers (Byblos, Tyr, Sidon, etc) n'avait pas d'ouvrage racontant sa longue histoire mouvementée et mythique ... Josette Elayi qui en est la spécialiste française nous livre dans un récit enlevé les riches heures de ce pays à jamais englouti sous le moderne Liban.

    L'histoire de la Phénicie et des Phéniciens, à la fois explorateurs et commerçants, est mal connue : quel paradoxe pour ce peuple qui a inventé l'alphabet d'avoir laissé si peu d'écrits ! Et pourtant cette civilisation a fait rêver ses contemporains – juifs notamment–, les a parfois effrayés, à l'instar des Romains et des Grecs qui en firent des êtres cruels pratiquant le sacrifice humain. Ses clients sont égyptiens, assyriens et ses navires sillonnent la Méditerranée chargés d'or, d'argent, de vin, de blé... Josette Elayi, l'une des meilleures spécialistes de la Phénicie, ressuscite au fil des pages son histoire, ensevelie sous les villes modernes du Liban, de Syrie et d'Israël.
    Après plusieurs siècles d'indépendance, son âge d'or s'achève. La Phénicie passera tour à tour sous la domination assyrienne, babylonienne et perse, jusqu'à la conquête d'Alexandre le Grand en 332, dernier chapitre de cette histoire singulière.

    Histoire de la Phénicie - Josette Elayi


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  • La Rédaction

    Les méchants voleurs du Château de Lignières (cambriolé du 31 mars au 1er avril 2017) ont été arrêtés récemment. Le préjudice du Prince Sixte-Henri de Bourbon Parme avait été estimé à 200 000 euros en objets d'art, meubles, bibelots et argenterie. Cette bande très organisée avait écumé toute une région. Merci aux gendarmes de la section de recherches de Bourges et à l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels.

     

    La maison Millon mettra en vente la succession parisienne de Gonzague Saint Bris le 29 mai prochain. Son appartement était devenu au fil des années un véritable musée.


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  • Les godillots ; Manifeste pour une histoire marchée - Antoine de Baecque

    anamosa ;  30 mars 2017 ;  255 p.;  18€50.

    Présentation officielle : Marcheur au long cours, historien audacieux et conteur talentueux, Antoine de Baecque se penche ici sur un objet a priori dérisoire : les godillots, ces chaussures solides initialement conçues pour l’armée. Ce mot que tout le monde croit connaître, au point que, comme la « poubelle », il a largement échappé à son concepteur du milieu du XIXe siècle, l'entrepreneur Alexis Godillot, est devenu un nom commun. Il reste pourtant singulièrement polysémique. Le godillot cristallise ainsi des représentations aussi variées que polémiques et stimulantes. Révélatrice d’époques, de destins et de cultures, cette micro-histoire d’un objet permet de croiser bien des manières de faire de l’histoire, et de « marcher » de l’une à l’autre, puisque le godillot passe de l’armée à la peinture moderne de Van Gogh, de la scène ou de l’écran aux campeurs-randonneurs, de la technique du cuir aux inconditionnels du général de Gaulle.

    Cet essai est un manifeste pour « l’histoire marchée », celle qui fait parcourir, à pied, de sources en sources, d’images en images, la France du XIXe au XXIe siècle. Où l’on croisera des soldats et des paysans, des randonneurs, des artistes, des comiques troupiers, des hommes politiques et… des chaussures !

    Les godillots - Antoine de Baecque


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  • La guerre des métaux rares - Guillaume Pitron

    LLL ;  1er Janv. 2018 ;  296 p.;  10€.

    Présentation officielle : En nous émancipant des énergies fossiles, nous sombrons en réalité dans une nouvelle dépendance : celle aux métaux rares. Graphite, cobalt, indium, platinoïdes, tungstène, terres rares… ces ressources sont devenues indispensables à notre nouvelle société écologique (voitures électriques, éoliennes, panneaux solaires) et numérique (elles se nichent dans nos smartphones, nos ordinateurs, tablettes et autre objets connectés de notre quotidien). Or les coûts environnementaux, économiques et géopolitiques de cette dépendance pourraient se révéler encore plus dramatiques que ceux qui nous lient au pétrole.Dès lors, c’est une contre-histoire de la transition énergétique que ce livre raconte – le récit clandestin d’une odyssée technologique qui a tant promis, et les coulisses d’une quête généreuse, ambitieuse, qui a jusqu’à maintenant charrié des périls aussi colossaux que ceux qu’elle s’était donné pour mission de résoudre.

     

    La guerre des métaux rares - Guillaume Pitron


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  • Les généalogistes de Royauté-News

    Cet article est un aperçu concernant l'appartenance à la noblesse de la famille, et nous reviendrons, mais plus tard, sur son histoire.

    La famille de Laborde de Monpezat appartenait à la noblesse française au XVII° siècle. Mais pourquoi a-t-on dit à tort et souvent, qu'elle n'appartenait pas à la noblesse ?

    Jospeh Valynseele avait publié en 1975 une excellente histoire de la famille, mais il n'aborde pas semble-t-il la question nobiliaire, et où nous nous trouvons actuellement nous n'avons pas sous la main cet ouvrage.

    On sait que la famille de Laborde de Monpezat était anciennement comprise en Béarn comme une famille de propriétaires traditionnels, possesseurs de domaines importants. Si on ne connaît la filiation qu'à partir du début des années 1600, on sait que son implantation était ancienne et qu'elle appartenait anciennement aux familles très notables. Selon les critères du royaume de France, elle correspondait à l'état noble du royaume en vigueur au XVIe s.

    En 1655, des lettres d'anoblissement sont émises pour l'ancêtre d'Henri de Laborde. Au regard du royaume de France, la famille appartient à la noblesse. Plusieurs autres branches ont continué, et même dans la branche d'Henrik on trouve un Mousquetaire, ce qui montre que la famille avait fourni les pièces nécessaires.

    Une partie des Laborde, ceux qui sont les ancêtres directs du Prince Henrik, était devenue possesseur, par mariage, à la génération suivante, de terres nobles de Bigorre. Terres pourtant situées en Béarn, au sein d'une enclave, mais comme elles dépendaient de la Bigorre, elles n'appartenaient pas au Béarn. Cela ne facilitait pas pour eux et leurs descendants la fixation de leur condition auprès des Etats du Béarn. Fiers de leur appartenance béarnaise, ils n'ont pas souhaité s'inscrire en Bigorre. De son côté, le Béarn, réuni par Henri IV au Royaume, et devenu province française en 1620, était jaloux  de son indépendance.

    La tradition en Béarn était différente de celle du Royaume de France. La qualité noble n'avait pas le même sens en Béarn que dans le royaume, et elle était réservée à ceux qui étaient admis aux Etats de Béarn. Pour y parvenir, une des conditions essentielles était de posséder un des fiefs nobles répertoriés qui donnait droit aux Etats.

    On constate que la famille de Monpezat ne se préoccupait pas de sa position, suffisamment établie comme une ancienne famille très notable, mariée dans la noblesse, et il est intéressant de constater qu'en plein XVIIe s., et comme tant d'autres familles cette question ne les arrêtait pas. Même si par la suite, plusieurs démarches ont été effectuées par la famille du frère aîné de l'ancêtre d'Henrik, lorsque cette obligation est entrée en vigueur.

    La raison pour laquelle les Monpezat n'ont pas été inscrits dans des registres, est à rechercher dans le fait qu'elle n'a pas satisfait à l'obligation d'obtenir "une maintenue", c'est-à-dire, une démarche imposée à partir de 1666, obligeant familles de la noblesse à présenter des preuves. Les Lettres de 1655 n'ayant pas été enregistrées, la famille n'a pas été taxée d'amende.

    Réunissant plusieurs critères, outre les lettres de 1655, la famille de Laborde de Monpezat appartenait donc à la noblesse française.

    On peut supposer que plusieurs raisons ont présidé à la délivrance de ces lettres. En effet, la famille de Laborde comptait un cousinage assez proche des rois de Navarre dont était issu le Bon Roi Henri et il est assuré que cette parenté a été prise en compte en 1655. Par ailleurs, une partie des terres qui assuraient - selon la norme du royaume - l'objet des lettres de 1655, notamment la ferme et la maison Monpezat, provenait d'une abbaye qui - c'est à vérifier - bénéficiait certainement de la protection royale, et de toutes façons, la seigneurie de Monpezat elle-même, appartenait au roi.

    Le roi de France ne pouvait difficilement ignorer une demande de lettres pour des possessions relevant directement de sa personne. Mais il est quasiment certain selon nous, bien qu'il soit à vérifier, que cette possession par le roi de la seigneurie de Monpezat était due à un héritage familial, venu des ancêtres communs des rois de Navarre et des Laborde.

    En conclusion, la famille de Laborde de Monpezat n'était pas comprise dans la noblesse du Béarn tandis qu'elle satisfaisait à la noblesse de France.

    On note de nombreux liens de parenté entre les Laborde de Monpezat et la famille d'Abbadie de Saint-Germain qui compte parmi les ancêtres d'Emmanuelle de Dampierre, Duchesse d'Anjou et de Ségovie.

    Nous avons noté aussi un cousinage avec... d'Artagnan !

    Bien que cela dépasse la cadre choisi de cet article, nous avons pu déterminer des liens entre différentes familles de Laborde, jusqu'ici considérées comme différentes. ou pour lesquelles on n'avait pas de preuve de ce rattachement.

    Cette étude est propriété exclusive de ©Royauté-News®


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  • Le monde selon Napoléon - Jean Tulard

    texto ; (2015) ; 1er fév. 2018 ;  320 p.;  10€.

    Présentation officielle : De tous les grands héros de l’Histoire, Napoléon a probablement été le plus prolixe. Il a parlé d’abondance, écrit ou dicté des dizaines de milliers de lettres tout au long de sa vie, abordant tous les sujets et toujours soucieux du regard de la postérité.
    Ses jugements et ses opinions ont été soigneusement recueillis par de multiples familiers ou interlocuteurs d’occasion, conscients qu’ils avaient aff aire à un homme tout à fait exceptionnel. Certains propos dénotent une remarquable hauteur de vue et conservent aujourd’hui encore une brûlante actualité, par exemple sur le droit du sol, la femme, Dieu, la guerre, le Coran… Mais on ne prête qu’aux riches et on ne compte pas les mots apocryphes, les formules tronquées et les interventions détachées de leur contexte historique.
    Il fallait toute la science de Jean Tulard, lecteur depuis des décennies des correspondances et des Mémoires des contemporains, pour rassembler, thème par thème, une masse de citations dont l’origine et l’authenticité sont parfaitement établies.

    Le monde selon Napoléon - Jean Tulard


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  • La Reine au Moyen Age - Murielle Gaude-Ferragu

    Le pouvoir au féminin ; XIVe - XVe siècle ;

    texto ; (2014) 1er fév. 2018 ;  352 p.  10€.

    Extrait de la présentation officielle : Murielle Gaude-Ferragu redonne ici une mémoire à ces reines oubliées et s’interroge sur la véritable nature de leur pouvoir au sein de la cour et du royaume de France.

    La Reine au Moyen Age -


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  • La Rédaction

    C'est avec une profonde tristesse que nous avons appris que le Prince Henrik de Danemark a rejoint le Père.

    Il était une des personnalités les plus éblouissantes du Gotha royal.

    Ce Français avait élevé la France au rang d'époux des monarchies, à une époque où la France signifiait encore quelque chose.

    Son humour et sa joie de vivre ont illuminé toute sa vie la famille royale de Danemark, mais aussi les autres familles royales d'Europe. Dans son entrain, il avait placé la fonction si difficile d'époux royal à la hauteur superbe des Princes consorts, et même constitué "le club" des Princes consorts1, s'amusant de ce que la tradition danoise ne lui valait pas le rang de roi.

    Par amour pour la future Reine Margrethe, ce diplomate de carrière avait appris le Danois, et changé de religion et de culture.

    Le mariage du descendant d'une famille de la noblesse française2, avec l'héritière du mythique royaume du Nord avait scellé une légende du cœur en un temps où l'histoire nouvelle des royaumes semblait refleurir, et écrit aussi un nouvel épisode entre le Béarn et les royaumes du Nord. Henrik de Monpezat était en effet un parent de la dynastie Bernadotte. N'avait-il pas importé la tradition du Vert Galant, baptisant les enfants à la manière d'Henri IV ?

    L'humour, parfois acide, du Prince Henrik, aura été de s'éteindre pour la Saint-Valentin3. Nous n'oublierons pas son panache et son éternel sourire qui avait établi un nouveau pont lumineux entre les antiques royaumes du Nord et la France.

    Adieu Henrik

    Photo Le Parisien

    1. Ce club était constitué du Prince Philip d'Edimbourg, du Prince Henrik et du Prince Claus des Pays-Bas.

    2. Nous publierons lundi 19 février une note relative à la famille de Laborde de Monpezat.

    3. Le Prince Henrik s'est éteint lundi à 11 h 18.


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