• François Arago, l'oublié - Guy Jacques -

    nouveau monde éditions ; paru le 19 Janvier 2017 ;  208 p.;  21 €.

    Présentation officielle :

    L'auteur : Océanographe, biologiste, Guy Jacques est directeur de recherche au CNRS. Initiateur du programme français d'étude du milieu pélagique de l’océan Austral, il a présidé plusieurs commissions nationales avant de diriger l’information scientifique de l’Office de la recherche scientifique et technique outre-mer (Orstom). Il se consacre aujourd’hui à la vulgarisation scientifique.

    Chef d'État éphémère au printemps 1848, François Arago est resté dans l’histoire comme une figure marquante de la Seconde République. Sa renommée scientifique, aujourd’hui plus discrète, fut aussi plus précoce. Formé à l’École polytechnique, il débute sa carrière en 1806 par la mesure du méridien de Paris, une aventure qui lui ouvre les portes de l’Académie des sciences à l’âge de 23 ans.

    Membre du Bureau des longitudes puis directeur de l’Observatoire, il compte parmi les organisateurs de la recherche française. Savant « universel » à l’image de son collègue et ami Humboldt, il s’illustre tant par ses propres travaux que par le concours qu’il apporte à ses pairs dans les domaines de l’optique, de l’astronomie, de l’océnographie et, déjà, de la climatologie.

    François Arago ne s’est pas contenté de soutenir et de faire avancer la science. Il l’a vulgarisée par des cours publics, médiatisée en publiant son Astronomie populaire, encouragée dans ses applications pratiques et industrielles comme le daguerréotype, l’électroaimant ou les machines à vapeur haute pression.

    De l’homme d’État, du pédagogue et du savant, cet ouvrage aborde toutes les facettes, racontant une vie où l’engagement citoyen et l’ambition scientifique ont été étroitement liés.

    François Arago, l'oublié  -  Guy Jacques


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  • Les Thermidoriens - Le Directoire - Georges Lefebvre -

    Jean-Clément Martin, préfacier ;

    Armand Colin ; paru le 18 Mai 2016 ;  390 p.;  24 € 90.

    Présentation officielle : Les Thermidoriens et Le Directoire, ces deux synthèses magistrales de l’historien Georges Lefebvre (1874-1959), illustrent l’importance de celui qui a marqué l’historiographie de la période révolutionnaire. Après sa célèbre étude sur La Grande Peur de 1789, il poursuit son œuvre avec les temps postrévolutionnaires.
    Georges Lefebvre renoue ici avec le récit historien érudit et chronologique classique. Mais parce qu’il renouvelle vigoureusement la présentation de cette deuxième partie de la Révolution, trop souvent négligée, ces textes fondateurs demeurent toujours d’actualité.

    Les thermidoriens - Le Directoire - Georges Lefebvre


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  • François parmi les loups - Marco Politi -

    Philippe Rey ; paru le 8 Janvier 2015 ;  283 p.;  18 €.

    Déjà en 2015, ce thème abordé ces dernières semaines par trois ouvrages récents que nous avons présentés. Royauté-News

    Résumé : En quelques mois, le pape François a brisé l'image d'une Eglise toute puissante et refusé la pompe impériale. Proche des angoisses des hommes et des femmes de notre temps, il ose exprimer tendresse et compassion, ce qui lui donne un rayonnement mondial considérable. Mais au Vatican croissent les résistances à son programme de refondation de l'Eglise : l'impératif d'exemplarité des cardinaux et évêques incités à être "pauvres parmi les pauvres", l'intégration des femmes aux instances de décision, l'approche nouvelle aux divorcés et aux homosexuels, la remise en ordre des finances vaticanes...
    Une très audacieuse révolution a été initiée, avec beaucoup d'autorité, mais le temps est compté pour ce pape quasi octogénaire. François parmi les loups révèle les dessous du conclave, décrit les nombreuses résistances de la Curie et de l'épiscopat - surtout italien - le combat courageux (et dangereux) du pape contre la mafia, la chasse intraitable à l'argent sale. Tranchant avec les déjà nombreux ouvrages consacrés au nouveau pape, ce livre passionnant, qui se lit comme un roman, porté par une narration puissante et remarquablement documentée, nous plonge au cœur d'un monde secret pour décrire une guerre impitoyable dont l'issue, quelle qu'elle soit, changera l'Eglise du XXIe siècle.

    François parmi les loups - Marco Politi


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  • La Rédaction

    La Médaille des Actes de courage et de dévouement

    Cette décoration française, La Médaille d'honneur des Actes de courage et de dévouement, existe précisément pour récompenser les actes ou interventions pour porter secours à quelqu'un ou à plusieurs personnes, au péril, ou du moins selon les textes les plus récents, au péril possible de sa vie ou du moins, encourant un risque certain.

    Nous considérons que, s'interposant seul contre un groupe hostile, une personne devrait pourvoir bénéficier de cette décoration.

    Une idée est profondément ancrée dans l'imaginaire populaire que les actes héroïques ne sont récompensés que par la Légion d'Honneur : ce qui est très inexact.

    Le cas exemplaire de Marin, agressé à Lyon pour avoir défendu un couple qui s'embrassait en public, et qui a été laissé pour mort par un groupe d'agresseurs, devrait pouvoir entrer selon nous dans cette catégorie.

    Nous conseillons à la famille de Marin de s'adresser au Préfet du Rhône pour effectuer cette demande.

    Cette décoration, à l'origine, avait été décernée pour le sauvetage en mer, puis étendue à tout acte de courage et de dévouement encourant un risque certain. C'est dans cette catégorie que se place le cas de Marin. Rien n'empêcheraient cependant les autorités de lui attribuer la Légion d'Honneur. Mais il serait judicieux de ne pas négliger une décoration à laquelle Marin peut concourir.

    Nous ne pouvons estimer si les conditions d'attribution de cette décoration peuvent aujourd'hui faire l'objet d'une interprétation ou d'une souplesse vis-à-vis des conditions requises pour la recevoir. Ou si au contraire, après la création assez récente d'autres types de décoration (Défense Nationale, par exemple) Cependant, il serait logique, et même certainement bénéfique d'essayer. Cela permettrait d'ouvrir plus facilement une capacité reconnue pour les actes civils de bravoure, qu'on ne peut qu'espérer et recommander en des temps d'insalubrité sociale et de troubles innombrables et permanents. Mais aussi pour tout acte utile d'intervention périlleuse. Or, il semble que cette décoration soit trop souvent laissée dans l'oubli, lui préférant d'autres récompenses ou distinctions, moins précises, ce qui entraîne des confusions.


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  • La Rédaction

    La maison souveraine Grimaldi n'est pas comme, le prétend Philippe Delorme, « issue d'une famille de commerçants et de pirates génois » dans « Les plus belles heures de Monaco et des Grimaldi », à paraître chez un éditeur local.

    Nous déconseillons vivement l'achat de cet ouvrage, par respect de la maison Grimaldi et au nom de l'amour que l'on doit porter à la vérité et à la politesse. Dommage, car la couverture est très belle.

    L'origine a été débattue il y a longtemps par des auteurs compétents et reconnus. Nous tenons que l'origine des Grimaldi est souveraine, avant qu'ils ne deviennent plus tard les possesseurs du célèbre Rocher. Il serait si facile de le démontrer, envers et contre les quelques auteurs qui ont choisi, sans doute pour satisfaire une conception rééduquée de l'Histoire, une explication « plus simple » qui flatte sans doute leur barbe égalitaire et sied mieux à une psychologie peu profonde. Mais l'Histoire témoigne de l'origine des Grimaldi, qui furent tout au long des siècles des personnages simples, c'est vrai, courageux, et toujours très humains. Sans pour autant leur coller le relent de la poiscaille !

    C'est tout à-fait dans le style de Philippe Delorme. Il suffit de consulter l'image ci-dessous. Ce qui l'intéresse, c'est, par exemple, qu'un membre de la famille ait été peut-être... danseuse de cabaret. Voici très peu de temps, cet auteur a traité dans un chapitre des épisodes scabreux chez les Tsars de Russie, tandis que les autres auteurs de cet ouvrage collectif s'intéressaient à des choses plus sérieuses.

    L'art de la grosse ficelle est pratiqué depuis des années par l'auteur. Il ne sera ici qu'une nouvelle injure, jetée à la face des dynasties régnantes par ce journaliste habitué de l'insulte vis-à-vis d'historiens autorisés (lors de la question de la Tête d'Henri IV ; dont le mystère de son authenticité ne peut être tenu à l'heure actuelle pour résolu) et des jugements aventureux qu'il englobe dans un style de plume il est vrai réussi et dont il est assez fier.

    Celui qu'une plume du Net appelait « l'homme au col Mao », n'en est pas à son premier coup même s'il revient au thème de son tout premier ouvrage avec la dynastie du Rocher.

    Sans évoquer ici les inexactitudes parsemées dans certains de ses livres, ni sa tentative pour faire croire, en publiant ses Carnets, que le Comte de Chambord aurait désigné le chef des Orléans pour successeur... N'oublions pas son livre sur Henri IV, qui prétendait en 2010 jeter le discrédit sur le roi préféré des Français ! Il faut certes, avoir la barbe assurée pour tenter de faire passer pour un questionnement de l'Histoire, une telle entreprise. Tant pis pour les trente-cinq auteurs, tous réputés ou estimés, qui à l'occasion du 400° anniversaire de la mort du Vert Galant ont publié un livre à son sujet, bien éloigné de celui de Philippe Delorme et qui n'ont pas encore songé à « tuer le père ».

    Pour quelle raison ce journaliste, dont les estimations en matière de précision historique et surtout, en matière dynastique laissent rêveur, vient-il maintenant attaquer la famille Grimaldi ? Peut-être, parce que certains s'y sont essayés voici peu de temps et leur cas sera traité en son lieu et à son heure. Mais enfin, les relations ont toujours été bonnes entre Point de Vue, maison dont est issu Philippe Delorme, alors qu'il a créé et dirige Point de Vue Histoire, un titre indépendant du célèbre hedomadaire... Certes, plusieurs petits procès de presse ont été gagnés par la famille princière ces dernières années pour une atteinte à la vie privée de certains de ses membres... Mais cela ne pouvait entraîner de tels grincements.

    Il se trouve que l'habitude a été prise, au magazine hebdomaire Point de Vue, de mettre en boite régulièrement la famille princière : voici deux semaines, un de ses titres, au sujet de Monaco : « Le cirque, une affaire de famille ». Il y a quelques années : « Où trouver la famille Grimaldi ? - Au cirque ! ». Mais voyez-vous, à la longue, ça fatigue. Cette attitude a commencé, semble-t-il - car nous ne suivons pas Point de Vue régulièrement - lors de l'époque Colombe Pringle (celle qui avait transformé Point de Vue en fourrre-tout people). Aujourd'hui, cette dérive s'est heureusement calmée. Le magazine est dirigé par la talentueuse Adélaïde de Clermont-Tonnerre, qui vient de recevoir le Grand Prix du roman de l'Académie Française pour son deuxième roman, et qui est... une nièce du Comte de Paris.

    La réponse se trouve peut-être dans l'increvable dispute dynastique entre deux branches les plus connues de la famille royale issue des anciens rois de France. Lors des agapes royales, ces dernières années, dans les monarchies d'Europe, le Prince Louis de Bourbon était invité. Et lors du mariage du Prince Albert et de la Princesse Charlène, il était invité aussi, ainsi que la Duchesse d'Anjou. Le Comte et la Comtesse de Paris ont dû ainsi « partager »... Est-ce la raison de ce revirement de Point de Vue ? Autrefois, les Princes de Monaco tenaient une place de choix auprès de l'ancien Comte de Paris et à chaque événement de famille chez les Orléans. Peut-être, est-ce l'invitation du Duc d'Anjou à Monaco qui aurait entraîné ce tir fleuri ?

    Royauté-News publiera un précis condensé sur l'histoire familiale des Grimaldi, pour couper court à ces indélicatesses programmées que l'on a pu lire ici ou là, parfois sincères, mais parfois écrites dans l'intention de nuire.

    Un clic pour consulter le programmer du livre

    Histoire des Monaco :

    Princes de Monaco : un livre à déconseiller


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  • Les Arenberg  -  Bertrand Goujon  -

    Le gotha à l'heure des nations ; 1820 - 1919 ;

    puf ; paru le 25 Janvier 2017 ; 1066 p.;  25 €.

    Le commentaire de Royauté-News avant lecture :

    A priori et d'après la présentation le thème semble introduit à l'une des manières universitaires actuelles qui consiste parfois à entuber un sujet pour en ausculter tous les aspects les plus crus selon un angle sociologique généralement dépourvu de finesse, souvent sinon toujours défaillant quant à l'histoire et au bon sens. D'une manière générale, nous considérons que ce type de sujet n'a pas sa place à l'Université, surtout française et engoncée dans ses a priori républicains, qui sont ceux, ne l'oublions pas, d'une mémoire troublée, car il est quasiment sans exemple jusqu'ici que ce type d'ouvrage ait restitué une vérité authentique.

    Mais c'est seulement après lecture que nous pourrons en juger pour ce livre. Signalons que ce livre est la thèse soutenue en 2006 par l'auteur à l'Université Lyon 2. Il enseigne aujourd'hui à l'université de Reims Champagne Ardenne.

    Notons que cette maison est présentée comme elle le doit, c'est-à-dire comme une maison souveraine. Ce qui est un excellent a priori pour ce livre.

    Les Arenberg  -  Bertrand Goujon

    L'une des deux couvertures de ce livre.

    Les Arenberg  -  Bertrand Goujon


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  • Mémoires de ma vie  - Charles de Rémusat -

    Préface de Jean Lebrun ;

    Perrin ; paru le 2 Février 2017 ;  400 p.;  19 € 90.

    Présentation officielle : « Le Saint-Simon du XIXème siècle » (François Furet)
    Rémusat fut l'un des principaux penseurs et hommes politiques français du XIXe siècle. Né en 1797, mort en 1875, il fut successivement journaliste, député et ministre de la monarchie de Juillet, puis de la IIIe République naissante. Ses Mémoires de ma vie constituent un chef-d’œuvre que François Furet éleva à la hauteur des écrits de Saint-Simon. Ce libéral de conviction – orléaniste de cœur, devenu républicain de raison – y dépeint en maître la vie politique et sociale, dresse des portraits d'anthologie des contemporains capitaux et offre un récit enlevé des nombreuses révolutions et crises politiques qui ont scandé l'époque, des Cent-Jours au coup d'Etat du 2 décembre 1851, en passant par les Trois Glorieuses et la révolution de 1848.
    Jean Lebrun en propose la quintessence : une belle préface sur l'homme et l'oeuvre précède des extraits substantiels, tous introduits et reliés entre eux afin de rendre leur lecture à la fois limpide et accessible à tous.
    Grâce à son travail, cet immense ouvrage, seulement connu des spécialistes de la période, va pouvoir accéder au rang de classique qu'il mérite pleinement par sa finesse analytique et sa beauté littéraire.

    « Agrégé d'histoire et journaliste, Jean Lebrun anime "La marche de l'histoire" sur France Inter. Son dernier livre, Notre Chanel, a reçu le prix Goncourt de la biographie 2014.»

    Mémoires de ma vie  -  Rémusat


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  • ©Royauté-News et ©Photothèque Bauffremont

    Il est aujourd'hui le Président émérite de l'Institut de la Maison de Bourbon, dont il fut l'un des fondateurs, et le Président depuis sa création jusqu'en 2009.

     


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  • Le Médecin qui voulut être roi  -  Guillaume Lachenal -

    Sur les traces d'une utopie coloniale ;

    Seuil ;  paru le 9 Février 2017 ;  368 p.;  24 €.

    Présentation officielle : « Un médecin gouvernait seul, pendant la Seconde Guerre mondiale, une région entière du Cameroun. Il tentait d’y réaliser une utopie où la médecine guiderait toute la politique et où la politique deviendrait thérapie sociale… »
    L’histoire du docteur David ressemble à un rêve exaucé : celui d’un monde réinventé par les médecins. Elle rappelle que les colonies furent, pour les hérauts de la santé publique, des espaces d’exception affranchis des contraintes de la politique ordinaire, propices aux expériences grandeur nature. Celles de cet officier des Troupes coloniales furent totales. Les autorités françaises les présentèrent comme des succès. Les archives et les témoignages en livrent une image plus troublante.
    Guillaume Lachenal retrace ici le destin d’une utopie, en entrecroisant l’itinéraire de son maître d’œuvre et le récit captivant d’une enquête de terrain, qui l’a conduit de l’Afrique aux îles du Pacifique. Dans les lieux et les paysages marqués par les aventures impériales du docteur David, dans la végétation, les objets, les chansons, les mémoires ou les ruines, il découvre que cette histoire se conjugue au présent. C’est une histoire toujours vive, faite de promesses impossibles, de violence, de rêves de grandeur, de désir d’échec et de rendez-vous manqués, où l’attente du futur s’abîme dans la comédie tragique du pouvoir.

    Le Médecin qui voulut être roi  -  Guillaume Lachenal


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  • Richard Cœur de Lion  -  Georges Minois  -

    Perrin ;   paru le 16 Février 2017 ;  600 p.;  24 €.

    Présentation officielle : L'histoire d'une légende vivante
    Richard Cœur de Lion, né en 1157, fut le moins anglais des rois d'Angleterre, où il ne résida que six mois, régnant sur d'immenses territoires allant de l'Ecosse aux Pyrénées, et qu'il passa sa vie à défendre. Enfant chéri de sa mère, Aliénor d'Aquitaine, il est le souverain le plus admiré et le plus redouté de son temps, incarnation des valeurs et des excès de la chevalerie. Elevé au milieu des troubadours, capable de composer des vers, c'est pourtant à la guerre qu'il forge sa réputation. Guerre contre son père, Henri II Plantagenêt, contre son frère, Jean sans Terre, contre le roi de France, Philippe Auguste, contre les barons poitevins. Et surtout guerre sainte contre Saladin, au cours de l'épopée de la troisième croisade, où il se révèle un stratège hors pair. Terreur des musulmans, dont il gagne le respect, il est trahi par les souverains chrétiens, qui jalousent ses exploits. Retenu prisonnier en Autriche, puis libéré contre rançon, il bat Philippe Auguste, édifie en deux ans Château-Gaillard, avant d'être tué au siège de Chalus en Limousin, par un trait d'arbalète, en 1199.
    Inhumée à Fontevraud, cette figure de proue du Moyen Age reste dans la mémoire collective comme l'invincible paladin, dont Walter Scott fera un héros romantique, alors qu'il l'était si peu.

    Richard Cœur de Lion  -  Georges Minois


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