• Par RN 1

    En visite récemment à Clermont j'ai craqué pour la ligne simple et pour la qualité des sacs et des bagages Paul Marius. J'ai aimé tout de suite ses formes de cartables, pas au carré comme ceux qu'on trouve partout, mais à l'allure souple. Les couleurs chaleureuses, chaudes, profondes, et même, chatoyantes présentes dans tout le magasin. Un véritable sentiment de confort.

    Je me suis arrêté d'abord sur le petit cartable (S), qui est un grand petit cartable (ou un petit grand cartable) appelé « Le Cartable » et j'ai été séduit par les prix modestes pour une telle qualité (89 € 90)... D'autres formats qui peuvent contenir les dossiers, L et M pour 119, 90. « Le Messager » L, 89 € 90, ou M, 79, 90. J'aime la couleur Indus (pour Industrielle), profonde, et dont les nuances varient. (et qui me fait penser à un jeu de mots avec l'Indus) : c'est un marron très foncé.

    Très vite, la vendeuse nous montre le sac-à-dos lorsque je demande si la marque compte élargir une gamme pour les voyages d'expédition et d'aventure, sur le terrain. Le sac-à-dos couleur naturelle, puis le vert olive, d'apparence réduite mais contenant 30 litres, 135 €. Son nom : « Mon Légionnaire ». Pour répondre à la question la vendeuse nous désigne avec enthousiasme « Le Baroudeur » (69, 90), en vantant ses mérites : un sac tout petit très apprécié et que je désigne comme « un sac de ville de femme » : très léger, contenant beaucoup, et nous dit que la gamme sera complétée bientôt entre ces deux modèle, Mon Légionnaire et le petit sac.

    A retenir aussi, « La Sacoche », sobre et très élégante, 79, 90.

    Pour le voyage, retenons « Le Honfleur », au nom si poétique : un grand sac de voyage, 245 €, de grande capacité. Ou encore « La Cabine », inspiré des cabines de pilotes d'avion d'autrefois... 135 €. Ou le « Long Courrier », 185 €. Quant au sac « Le Voyageur » XL, 119, 90, il est en toile de coton huilé, vert Kaki ou toile camouflage.

    Des cuirs d'Inde, taillés en peau, de pleine fleur de de buffle, de la plus grande qualité et confèrent cette totale souplesse, et aussi cette plus grande légèreté, sont travaillés à la main.

    Une entreprise française de petite taille, en train de monter, qui fait travailler des Indiens d'Inde dans des conditions éthiques. Créée à partir de rien en 2010, elle diffuse aujourd'hui sa marque dans onze magasins en France, et expédie sur commande parfois à l'étranger, en Allemagne en particulier. Les articles sont proposés en tailles S, M, L et XL.

    Paul Marius, une ligne, un ton

    Le Cartable S

    Paul Marius, une ligne, un ton

    Mon Légionnaire en Naturel

    Paul Marius, une ligne, un ton

    Le Baroudeur - Femme

    Paul Marius, une ligne, un ton

    La Sacoche - Femme, couleur Indus

    Paul Marius, une ligne, un ton

    La Sacoche M en brun d'Automne

    Paul Marius, une ligne, un ton

    Le Honfleur - Naturel ou Bleu Encre


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  • Du Jourdain au Congo - Julien Volpert -

    Art et Christianisme en Afrique Centrale ;

    Flammarion ; paru le 16 Novembre 2017 ; plus de 150 ill. en couleurs ; 39 €.

    Il s'agit du l'exposition du Musée du Quai Branly, ouverte le 23 Novembre 2016 et qui vient de s'achever le 2 Avril 2017. Royauté-News

    Un résumé : Cette exposition revient sur cinq siècles de rencontre entre les arts et religions traditionnels des populations d'Afrique centrale et le christianisme, révélant ainsi un métissage artistique et religieux hors du commun dans ces régions.

    Présentation officielle de l'ouvrage : Christ féminins, figures de saints aux traits africains, colliers à croix... La rencontre des peuples kongo d'Afrique centrale avec la religion chrétienne et l'art a donné lieu, dès le XVème siècle, à une production inédite d'objets. Cinq siècles de métissage artistique et d’échanges sous haute influence.

    Présentation officielle de l'exposition : 1482 : le navigateur portugais Diego Cão découvre l'embouchure du fleuve Congo et entre en contact avec le vaste royaume du Kongo. Un territoire qui regroupe les actuels Gabon, Angola, République démocratique du Congo et Congo. L'évangélisation de l'une des plus puissantes monarchies du continent est rapidement mise en place : les conversions des élites de cet empire colonial signent les débuts de cinq siècles de christianisation.

    L'exposition présente une centaine d'œuvres d’inspiration chrétienne (crucifix, sculptures, pendentifs, gravures et dessins) issues de collections privées et publiques européennes. Introduits par les missionnaires catholiques, ces objets, souvent surprenants pour nos regards occidentaux, témoignent des relations de pouvoir et d’influence entre la période coloniale et le 20e siècle, et de l’interpénétration culturelle à l’œuvre. Car si l'influence de l'iconographie chrétienne sur l'art et la culture kongo est indéniable, c’est sa réinterprétation par les artistes locaux et, par extension, la transformation des pratiques catholiques en un syncrétisme religieux, qui en font l’un des symboles d'émancipation face à la domination européenne.

    Du Jourdain au Congo - Julien Volpert


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    Nous adressons notre soutien aux Suédois et à la Suède après l'attentat terroriste de cet après-midi.

     

    Puisqu'il faut des occasions pour redire l'évidence déjà dite, la violence du monde ira croissante tant que l'on tolèrera la présence des partis et lobbies politiques aux affaires du monde, et à tous ceux qui suivent leurs idées faciles. Ces gens mettent en péril l'humanité, la vie, la liberté, et tout le reste. Fermons-leur la route par priorité.

     

    Notre soutien aux Suédois et à ceux qui luttent partout sincèrement (pas les autres) contre l'Internationale du sang.

     

    Par ailleurs, la bêtise de Trump au mois de Février, annonçant un attentat imaginé, en Suède, a pu donner des idées, leur faisant d'une pierre deux coups, aux terroristes, ou au spécialiste des coups tordus : la CIA. Une affaire à suivre.


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  • La silicolonisation du monde - Eric Sadin -

    L'irrésistible expansion du libéralisme numérique ;

    l'échappée ; paru le   256 p.;  17 €.

    Présentation officielle : Berceau des technologies numériques (Google, Apple, Facebook, Uber, Netflix, etc.), la Silicon Valley incarne l’insolente réussite industrielle de notre époque. Cette terre des chercheurs d’or, devenue après-guerre le cœur du développement de l’appareil militaire et de l’informatique, est aujourd’hui le lieu d’une frénésie innovatrice qui entend redéfinir de part en part nos existences à des fins privées, tout en déclarant oeuvrer au bien de l’humanité.
    Mais la Silicon Valley ne renvoie plus seulement à un territoire, c’est aussi et avant tout un esprit, en passe de coloniser le monde. Une colonisation d’un nouveau genre, portée par de nombreux missionnaires (industriels, universités, think tanks…), et par une classe politique qui encourage l’édification de valleys sur les cinq continents, sous la forme d’écosystèmes numériques et d’incubateurs de start-up.
    Après avoir retracé un historique de la Silicon Valley, ce livre, à la langue précise et élégante, montre comment un capitalisme d’un nouveau type est en train de s’instituer, un technolibéralisme qui, via les objets connectés et l’intelligence artificielle, entend tirer profit du moindre de nos gestes, inaugurant l’ère d’une « industrie de la vie ».
    Au-delà d’un modèle économique, c’est un modèle civilisationnel qui s’instaure, fondé sur l’organisation algorithmique de la société, entraînant le dessaisissement de notre pouvoir de décision. C’est pour cela qu’il est urgent d’opposer à ce mouvement prétendument inexorable d’autres modalités d’existence, pleinement soucieuses du respect de l’intégrité et de la dignité humaines.

    La siliconisation du monde - Eric Sadin


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  • Là où les nègres sont maîtres - Randy J. Sparks -

    Alma Editeur ; paru le 9 Mars 2017 ;  374 p.;  25 €.

    Randy J. Sparks enseigne à l'Université de Tulane (Nouvelle-Orléans). Royauté-News

    Présentation officielle : Voici l’histoire d’Annamaboe, plaque tournante de la Côte-de-l’Or (Ghana) au XVIIIe siècle. On sait les polémiques suscitées par la traite négrière et par la responsabilité des Européens et des Euro-américains dans l’esclavage et le commerce des esclaves. Randy J. Sparks élargit ce débat en revenant sur le terrain de façon dérangeante : au lieu de choisir les grands ports occidentaux du commerce triangulaire comme Liverpool, Nantes ou Middleburg, son attention s’est portée sur l’Afrique quand la traite atteint son zénith. Sans jamais perdre de vue la place de la traite dans l’économie-monde des échanges transatlantiques,  l’auteur fait revivre, avec d’étonnantes archives, ce que vécurent concrètement les hommes et les femmes de ce port où s’entrecroisent Anglais, Français, Danois… Tous contraints de négocier avec les grandes familles africaines qui jouent à merveille des uns et des autres. Randy J. Sparks est également un conteur. On en jugera par les portraits croisés de Corrantee, chef commercial et politique du peuple Fante, et de Brew, son interlocuteur anglais, principal négociant de la place, toujours furieux de devoir transiger voire s’incliner « là où les Nègres sont maîtres ». On suivra également avec émotion le destin ou les fragments de destin que fait renaître une remarquable documentation.Annamaboe est au cœur d’une première mondialisation. C’est aussi le lieu d’une réalité violente qui nous parle aussi bien de la Côte-de-l’Or que de l’Europe. Cette plongée novatrice dans la vie d’un port esclavagiste africain est paradoxalement une nouvelle manière de décrire la naissance de l’Amérique.

    Là où les nègres sont maîtres - Randy J. Sparks


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  • Le génocide voilé - Tidiane N'Diaye -

    Folio ; (2008) paru le 9 Mars 2017 ;  320 p.;  7 € 70.

    Présentation de l'édition de 2008 : Ce nouvel essai de l'anthropologue Tidiane N'Diaye, auteur de L'éclipse des dieux, fait le point sur l'esclavage en Afrique depuis la haute Antiquité. Il souligne le caractère monstrueux de la traite saharienne, qui conduisit les Arabes à razzier l'Afrique noire pendant treize siècles sans interruption.

    Tidiane N'Diaye brosse le portrait de l'Afrique avant la pénétration de l'islam. Dans son infinie variété, le continent présente des sociétés hiérarchisées, généralement organisées autour du matriarcat et d'un système de « castes » très hiérarchisé.

    Dans ces sociétés, les esclaves, captifs ou esclaves de naissance, représentent environ un quart de la population. Ils font partie de la famille au sens large, avec un statut qui les rapproche des serfs du Moyen Âge bien plus que des esclaves des plantations sucrières du Moyen-Orient ou d'Amérique.

    Ils servent comme esclaves de case, esclaves de champ ou aussi bien comme guerriers. Les témoignages de voyageurs ne font pas état de sévices et de maltraitance particulière à leur égard et au temps de la colonisation, beaucoup d'Européens, tels Faidherbe ou Gallieni, répugneront à détruire cette forme de servitude avec le système social qui la soutient.

    Tout autre est l'esclavage introduit par les conquérants et les trafiquants arabes dès le VIIIe siècle. Celui-ci s'accompagne de brutalités extrêmes, à commencer par la castration en ce qui concerne les hommes et de viols en ce qui concerne les femmes. Il se double d'un immense mépris pour les Noirs. Ce mépris est réciproque comme l'observe le voyageur écossais Mungo Park, à la fin du XVIIIe siècle. Les « Maures » sont craints tout autant que haïs par les sédentaires noirs de l'Afrique de l'Ouest.

    En s'appuyant sur les témoignages des voyageurs, comme le géographe de Cordoue Al Bakri, Tidiane N'Diaye décrit avec brio le développement de la traite saharienne puis de la traite maritime, au départ de Zanzibar et à destination de la péninsule arabe, au XIXe siècle. Cette dernière bénéficie de l'acceptation tacite des Britanniques, intéressés au maintien de bonnes relations avec les trafiquants de l'océan Indien, au premier rang desquels Tippou Tip, célèbre négrier de Zanzibar.

    Le génocide voilé est un ouvrage très documenté qui témoigne d'une grande érudition. Bien écrit, il se lit avec aisance. Il permet de comprendre la complexité d'un phénomène, l'esclavage des Africains, qui ne se réduit pas, loin de là, à la traite atlantique pratiquée par les Européens.

    Présentation  de cette édition : Cette étude éclaire un drame passé à peu près inaperçu : la traite des Noirs d’Afrique par le monde arabo-musulman. Cette traite a concerné dix-sept millions de victimes tuées, castrées ou asservies, pendant plus de treize siècles sans interruption. Les razziés étaient contraints de traverser le désert à pied pour rejoindre le Maghreb, l’Égypte ou la péninsule Arabique via Zanzibar, par bateaux… Pourtant, cette traite négrière a été minimisée, contrairement à la traite occidentale vers l’Amérique. Pourquoi ? Parce que seule la conversion à l'islam permettait d’échapper à l’esclavage, mais n’a pas épargné les Noirs. Toutefois, de nos jours la majeure partie de l’Afrique est devenue musulmane, d’où une forme de fraternité religieuse entre le côté « blanc » et le côté « noir » du continent, et une volonté commune de «voiler» ce génocide.
    Un livre polémique et courageux.

    Le génocide voilé - Tidiane N'Diaye


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  • Lettres à la marquise - Alfred Dreyfus -

    Correspondante inédite avec Marie Arconati-Visconti ;

    Grasset ; paru le 22 Mars 2017 ;  592 p.;  23 €.

    Présentation officielle : Affaire d’Etat, l’affaire Dreyfus est aussi l’affaire d’un homme qui n’a cessé de chercher à restaurer son honneur. Un homme qui demeure finalement bien peu connu, mais qui se dévoile dans son intimité au fil de cette correspondance inédite avec la marquise Arconati Visconti. De 1899 à 1923, ces 458 lettres – la plupart étant de lui – révèlent non seulement Dreyfus après l’Affaire, mais aussi des points essentiels de l’histoire de France. Marie-Louise Arconati-Visconti (1840-1923), fille du journaliste et homme politique Alphonse Peyrat, était une femme influente dans les salons parisiens en même temps qu’une républicaine laïque. Riche collectionneuse et mécène, elle fut une grande amie du capitaine Dreyfus, qui disait des déjeuners chez elle qu’ils étaient « une joie pour l’esprit et un plaisir pour le cœur » - un si grand plaisir qu’il l’a prolongé par des lettres à cette femme droite et passionnée.
    Lettre après lettre, nous voyons défiler les vingt premières années du siècle : la fin de l’Affaire, le vote de la loi de séparation des églises et de l’État, les premières années de la SFIO, le ministère Clemenceau et les grèves, le transfert des cendres de Zola au Panthéon, la Grande Guerre et nous rencontrons des figures essentielles de l’histoire française : Émile Combes, Jean Jaurès, Clemenceau, Aristide Briand, mais aussi des figures moins connues comme les historiens Auguste Molinier et Gabriel Monod qui ont apporté leur soutien à Dreyfus tout au long de l’Affaire. C’est enfin et surtout le portrait de l’homme Dreyfus, plus engagé dans les combats politiques qu’on ne l’aurait pensé, ne cédant rien sur son honneur ni sur celui de la France. Cette correspondance inédite est un apport considérable à ce qu’avait écrit Dreyfus dans ses deux livres de souvenirs (Cinq années de ma vie, 1901, Carnets, posth., 1998). Une découverte capitale et un témoignage passionnant.

    Lettres à la marquise - Alfred Dreyfus


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  • Le récit national ; Une querelle française - Jean-Noël Jeanneney -

    Fayard ; paru le 29 Mars 2017;  400 p.;  19 €.

    Christian Amalvi, Anne-Claude Ambroise-Rendu, Claire Andrieu, Guy Carcassonne, Jean-Claude Caron, Delphine Diaz, Patrick Eveno, Sudhir Hazareesingh, Hervé Le Bras, Mona Ozouf, Michel Pastoureau, Michelle Perrot, René Rémond, Patrick Weil.

    Jean-Noël Jeanneney a dirigé la Bibliothèque nationale de France de 2002 à 2007 et a dénoncé les manœuvres de Google s'emparant du patrimoine littéraire français. En lien avec notre présentation du livre Le psychodrame français, de Jean-Marie Rouart. Royauté-News

    Présentation officielle : Jean-Noël Jeanneney, accompagné ici de quinze historiens, s’empare de la querelle qui entoure le « récit national » et l’« identité » de notre pays.
    Entre la morosité des nostalgiques d’un passé fantasmé et les tenants d’un chagrin rétrospectif, il y a place, à l’école et dans le forum, pour une histoire critique, donc civique. Pour une vision équilibrée qui favorise de nouveaux élans et de nouvelles générosités. A condition de refuser l’idée d’une France figée, d’en rappeler la féconde diversité, d’en dire la grandeur comme les défaillances, et de la replacer dans un monde extérieur auquel elle a beaucoup donné et dont elle a tant reçu.

    Le récit national - Jean-Noël Jeanneney


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  •  

    Peu avant 14 h, heure française, une explosion a eu lieu entre les stations de métro Sennaya Ploshchad et Institut de Technologie, situées au sud-ouest de Saint-Pétersbourg, tuant dix personnes au moins, en blessant, vingt-deux autres selon les infos de l'après-midi, ou cinquante selon les plus récentes.

    L'explosion s'est produite entre deux stations  : Un autre engin explosif aurait été retrouvé à la station Ploshchad, ce qui accrédite la possibilité d'un attentat. (1)

    Saint-Petersbourg : explosion dans le métro

    photo AFP

    L'avis de la Rédaction est en tous les cas, que le monde est engagé depuis en gros depuis le début du siècle dans une phase de troubles très graves, annoncés depuis très longtemps. Nous le vivons ces dernières années : tentatives de déstabilisation des sociétés, ... Les attentats ne sont pas tous, ou n'ont pas toujours été l’œuvre des islamistes. C'est à cette volonté d'insécurité programmée, que nous pensons aujourd'hui en particulier

     

    Numéro mis à disposition par le Consulat Général de France :
    +79219397042

    1. Nous apprenons (18 h 59) qu'une enquête (18 h 52) a été ouverte pour acte terroriste.


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  • Par RN 1                article complété et modifié à 18 h 22

    Le Notre-Père modifié entrera en vigueur en France le 3 Décembre 2017

     

    On le sait par ailleurs : depuis quelques années, les instances de l'Eglise cherchent, au mieux, à récupérer les courants généralement dits traditionalistes, au pire, à créer une confusion généralisée. Cela déborde de notre sujet.

    L'affaire du « nouveau Notre-Père » : il n'est pas nouveau puisqu'il est mis en pratique depuis longtemps - il est vrai, pas de façon officielle - par ces courants de style traditionnel situés au sein de l'Eglise - appelons-la officielle. Rejetant le « ne soumets pas à la tentation », ils pratiquaient, parfois depuis plus de 50 ans, la « nouvelle » formule que la Conférence épiscopale française, et celle de Belgique viennent d'instituer, pensant avoir inventé l'eau chaude, après plusieurs retards causés par des oppositions notables, au sein des évêques français comme avec les autorités vaticanes, car rien n'est clair dans leurs affaires.

    Aussi, divisons notre propos : il ne rencontrera pas forcément l'avis des autres membres de la rédaction ; il s'enrichira de leur avis s'ils veulent y apporter une autre vision. Mais pour l'instant, d'abord l'exposé ; ensuite, l'opinion bien nette qui en découle.

    Le vrai Notre-Père, lui, celui de l'Eglise, a toujours été conservé par les Catholiques Lefebvristes. Sa formule en est : « Ne nous laissez pas succomber à la tentation », dont le sens est fondamentalement différent des deux autres.

    Notre critique à la presse et celle à la Conférence épiscopale ou sa communication.

    Sur cette question du Notre-Père, tout le monde a tort, mais pas pour les mêmes raisons.

    L'Eglise auto-modernisée du Concile Vatican II, pour complaire aux Protestants, avait créé la nouvelle formule « ne nous soumets pas à la tentation ». A partir d'une traduction simpliste et fausse du vrai « ne nos inducas in tentationem ». Choqués, les Catholiques qui désapprouvaient les inventions de Vatican II ou issues directement ou indirectement de lui, ont conservé la formule ancienne, que l'on trouve chez les Lefebvristes. D'autres, ont créé une formule qui leur paraissait plus correcte, celle qui vient d'être « découverte » par les Conférences : « ne nous laisse pas entrer en tentation ». Du point de vue des Lefebvristes, la nouvelle formule ne traduit pas plus correctement le vrai Notre-Père. Mais il se trouvera des catholiques de sensibilité traditionnelle, qui se laisseront berner puisque leur tempérament est naturellement celui d'être berné.

    Que se passe-t-il derrière tout cela ? Que le courant Lefebvriste, celui qui officiellement continue la tradition du Catholicisme maintenue par Mgr Lefebvre, est entraîné par sa direction dans un mouvement de réintégration effective dans l'organisation catholique officielle, celle de Rome. En son sein, un fort courant, majoritaire, s'oppose à cette... tentation. Les détails, éventuellement dans un autre article. Mais l'une des raisons qui poussent l'Eglise officielle à revenir à certaines pratiques « à l'ancienne », est d'amadouer les catholiques de la branche entièrement traditionnelle, espérant qu'elle rejoindra les rangs officiels contre quelques concessions de costume, et donc d'apparence...

    Le vrai Notre-Père, lui, celui de l'Eglise, a toujours été conservé par les Catholiques Lefebvristes. Sa formule en est : « Ne nous laissez pas succomber à la tentation », dont le sens est fondamentalement différent des deux autres.

    En attendant, ou pas, il reste que la désastreuse communication de l'Eglise de France, comme celle d'ailleurs du Vatican, continue de produire des articles comme cette annonce (Europe 1 et AFP)  sur le nouveau Notre-Père, annoncé comme « moins tentateur ». La formule devenue officielle invente donc un Dieu meilleur que... Dieu, un Dieu (devenu) bon, puisque non tentateur... On nage, une fois de plus, en pleine confusion. Nous approfondirons dans des articles ultérieurs.

    Regardons ci-dessous la photo, choisie à dessein pour tromper encore plus ? l'article d'Europe 1/AFP. Que voit-on ? Des clercs et servants revêtus en partie comme dans l'ancienne Eglise, Eglise toujours maintenue en vie dans le Lefebvrisme, tous courants confondus. Il s'agit ici d'une messe (vraisemblablement et selon toute apparence) selon le rite de Saint Pie V, appelé depuis Benoît XVI qui l'a autorisé de nouveau dans l'Eglise officielle, « rite extraordinaire »... Que par exceptions, on trouve parfois des prêtres vêtus en partie à la façon ancienne, au sein de l'Eglise officielle, celle qui obéit à Rome, tout au plus est une anomalie sur laquelle il y aurait beaucoup à dire. Mais sa présence illustrant une actualité de l'Eglise officielle entraîne fausseté et confusion. A qui cela profite ?

    Et la nouvelle Bible, qui va entrer en vigueur de même, ne réservera, et ne peut que réserver, de nouvelles confusions. L'une des raisons qui poussent l'Eglise officielle à revenir à certaines pratiques « à l'ancienne », est le désir d'amadouer les catholiques de la branche entièrement traditionnelle, espérant qu'elle rejoindra les rangs officiels contre quelques concessions de costume, et donc d'apparence...

    Nous poursuivrons notre actualité sur ce sujet prochainement.

    Un "nouveau" Notre-Père qui n'est pas nouveau, en France et en Belgique

    article complété le 3 avril à 18h 50


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