• La Rédaction

    Alors que notre grand dossier, pour l'heure inachevé mais assez substantiel pour atteindre l'objectif, et doit être complété comme promis au cours de cette rentrée, il pourrait, soit se révéler « dépassé », soit surtout, être l'un des points de relance des rapports entre Rome et la Fraternité Saint-Pie X.

    En tous cas il aura permis en juillet de clarifier une situation qui était tout, sauf claire : juste avant l'été, on s'acheminait vers une « mort douce », autrement dit, à force d'un relais de presse destiné (peut-être ?) à endormir la vigilance des Catholiques qui suivent la question. Une lettre rendue publique ces jours-ci, adressée au Pape par 62 signataires, universitaires et prêtres, dont Mgr Fellay (supérieur de la Fraternité Saint-Pie X), reproche filialement au Saint-Père de favoriser plusieurs hérésies. C'est de ce « durcissement » selon la presse, dont nous allons parler.

    La raison de notre dossier : signaler, bien sûr, les points critiques qui avaient échappé à l'attention ; suppléer le silence de Mgr Faure, qui, sans entrer dans les détails, avait été pressenti au cours des derniers mois pour faire entendre sa voix. Mgr Faure est le premier des évêques traditionalistes  à avoir été sacrés à une date récente. Mgr Faure ne s'étant pas exprimé, notre Site, spécialisé dans l'éclaircissement de toutes sortes de dossiers embrouillés, avait pris le relais. Nous n'avons pas encore donné tous les aspects saillants de celui-ci.

    Avec cette lettre, s'agit-il d'un nouveau « coup de Fellay » qui lui permettrait de « jouer la montre » comme nous l'avions suggéré, et lui permettre de reprendre la main sur les fidèles qui le suivent, sa réélection étant Le point absolument critique pour lui et pour la suite en cette forme et sous sa direction, de cette institution historique de la Fraternité Saint-Pie X. Cette lettre serait aussi un moyen d'interrompre momentanément le processus de réintégration - d'ailleurs au point mort - et d'assurer cette réélection de Mgr Fellay.

    Il est certain que l'alerte publique de notre dossier aura servi de catalyseur à une évolution d'un statu quo dangereux, cette Lettre au Pape, qui marque - pour un temps - un nouvel épisode significatif de la tentative réciproque de réintégration dans le giron de l'autorité vaticane, tentative désapprouvée par un grand nombre et d'abord, par un grand nombre d'intéressés, les traditionalistes.

    Une mise au point sans langue de bois dont nous résumons quelques points, pour ceux qui n'auraient pas le temps de lire notre dossier :

    - l'avenir des traditionalistes ne peut être décidé sans les traditionalistes, c'est-à-dire des fidèles ;

     - la presse doit s'informer auprès de sources exactes, ce qui doit exclure en priorité certains prêtres connus des médias mais qui ne sont plus aujourd'hui des représentants des Traditionalistes.

     - les fidèles traditionalistes, et c'est un des points de conclusion de notre dossier, ne sont pas demandeurs d'une opération de transfert « administratif » qui les placerait sous le contrôle et la dépendance du Vatican, et serait le début inévitable d'un cycle de soumission doctrinale forcée.

     - les Catholiques traditionalistes ne suivent pas, pour une majorité, (contrairement à ce qu'avait affirmé La Croix), les orientations de Mgr Fellay même si les habitudes sont difficiles à défaire. En outre, une partie des Catholiques traditionalistes s'est soudée depuis environ trois ans autour du mouvement dit « de résistance », dont Mgr Faure, justement, et quelques autres, sont l'autorité et le repère.

    Pour autant, ce nouvel épisode permettra-t-il d'en terminer avec cette sorte de chantage exercé sur les fidèles traditionalistes ? La suite nous le dira.

     


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  • Shah Abbas Empereur de Perse - Houchang Nahavandi et Yves Bomati

    1587-1629 ;

    Perrin ;  1998 ; 31p.;  23€.


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  • Shah Abbas Emperor of Persia - Houchang Nahavandi et Yves Bomati

    publié par Parvis Amouzegar ; (1998) ;  2017 ;  35$.


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  • Les Palais de l'histoire - Jean Favier -

    Seuil ; paru le 6 mai 2016 ;  784 p.;  34 €.

    Par le rénovateur (2014) des Archives de France. Royauté-News

    Extrait de la présentation : Tenant un journal de manière continue, il rédigea au cours des dernières années de sa vie ces mémoires, qu’il intitula Les Palais de l’histoire, laissant à ses enfants le soin de décider de leur publication, ainsi que de nombreux fragments autobiographiques, que nous rassemblons ici afin de retracer le parcours de cet historien hors norme.

    Les Palais de l'histoire - Jean Favier


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  • La dernière Croisade - Xavier Hélary -

    Perrin ; paru le 12 mai 2016 ;  200 p.;  22€.

    L'échec désastreux de la huitième et dernière Croisade, et la mort de Saint Louis (1270). Royauté-News

    La dernière Croisade - Xavier Hélary


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  • La Rédaction

    Dans la foulée d'un article paru cette semaine dans Point de Vue, sur le titre éventuel qui pourrait être donné par la reine au Prince Harry s'il se marie. Nous nous sommes pris au jeu, le choix est d'ailleurs extrêmement resserré, et voici notre avis idéal.

    S'il fallait un titre pour Harry, un des titres auxquels on n'a pas pensé, et qui conviendrait parfaitement : c'est celui de Comte de Chester. C'est un vrai titre royal ; il est prestigieux, et il ne lui est attaché aucun mauvais souvenir. Il convient tout à fait à la position du Prince Harry et a même un avantage sur celui de William : c'est un titre ancien, et déjà porté par des rois. Ce titre de Comte de Chester correspondrait très bien à celui de son oncle Edward, qui, lui, est très prestigieux à l'inverse de toutes les remarques peu pertinentes qui en sont faites. Le Wessex est en effet une des provinces les plus typiques et classiques de l'Angleterre, et il fut, c'est un comble, un royaume.

    En outre, la cité de Chester a une très vieille histoire. La XX° Légion romaine y avait pris ses quartiers. Le nombre de ses habitants, légèrement inférieur, la place dans un ordre équivalent à la population de Cambridge, dont le titre est porté par son frère. Ensuite, ce serait un beau cadeau qui serait fait au Prince, et l'associerait comme l'ambassadeur de cet emblême de réputation mondiale qu'est le Chester!

     

    Un titre pour Harry d'Angleterre ?

    Milosz Maslanka / Shutterstock.com


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  • La Rédaction

    L'Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem va, et sans cesse se transforme. 

    Il est entré depuis un moment assez récent, voici deux ou trois ans, dans une phase d'évolution rapide. Pour suivre autant que faire se peut la situation actuelle de l'Ordre - il faut dire, des Ordres, après plusieurs scissions, nous allons proposer un aperçu simplifié, en plusieurs parties, qui se succéderont au cours des prochaines semaines, à partir de différentes sources qui nous ont été transmises ou que nous sommes allées rechercher.

    Nous allons ce soir rappeler quelques bases. 

    Longtemps, c'est-à-dire depuis, au 19°s. et quelques années après la chute définitive de la royauté (1830) une continuation, jugée chimérique selon certains, de l'Ordre originel qui s'était forgé au début du XII° siècle en Orient, et qui se consacrait au soin des lépreux, et au moins, depuis 1910 où l'Ordre, reconstitué, refondait ses bases dans le même esprit que les siècles précédents, depuis lors et jusqu'à nos jours il n'avait existé qu'un seul Ordre pour l'essentiel, sauf une scission intervenue voici quelques décennies sous l'autorité du Duc de Brissac ; si l'on ne considère pas des groupes se réclamant d'une autre appartenance que catholique. La situation était limpide, l'Ordre, reconnu par l'Eglise, était identifié à l'Espagne depuis que le Grand-Maître fût plusieurs fois choisi parmi les Ducs de Séville qui dirigeaient l'Ordre depuis 1930. Jusqu'aujourd'hui où il continue d'être dirigé par don Carlos Gereda, un cousin du roi d'Espagne. Ou tant qu'il n'existait qu'une seconde branche, celle du Duc de Brissac. Nous n'entrerons pas dans les raisons qui avaient suscité cette séparation en deux branches, et qui ne présentent aucun intérêt pour le public ni pour saisir l'actuel état de l'Ordre.

    Le vrai premier brouillage intervint à notre époque, en 2005. A ce moment, le Prince Charles-Philippe d'Orléans n'est pas encore marié, l'un des rares membres de sa famille à avoir une carrière - il est Capitaine et a participé à des opérations extérieures -, il pose beau et s'entend très bien avec son oncle le Comte de Paris ; il est peut-être pressenti comme l'un de ceux que la famille souhaite mettre en avant. 

    Le (1) Marquis de Thoran, un proche du Comte de Paris, joue, par fidélité, un rôle essentiel dans la scission provoquée au sein de l'Ordre en général. Alors qu'une candidature de Charles-Philippe d'Orléans avait été rejettée en2004, n'ayant recueilli à peine que 10% d'avis favorables, une nouvelle branche est créée de toutes pièces en 2005 et qui affiche l'approbation de la maison royale de France version Orléans c'est-à-dire du Comte de Paris. En attirant des membres de l'Ordre, venus des deux organisations déjà formées.

    A cette même époque, Charles-Philippe reçoit de son oncle un titre de "Duc d'Anjou" qui emporte, outre une désapprobation nette, un éclat de rire quasi-général ; destiné à embêter la branche de Bourbon. Ou, comment pourrir la vie d'une institution séculaire (et d'esprit séculaire) et de haute moralité - en outre, qui n'a aucun besoin de princes pour exister - au moyen de cette opposition politique vulgaire et de cette inusable ambition, que servent indéfiniment les Orléans aux princes légitimes.

    Quelque temps après, Charles-Philippe d'Orléans est contraint à la démission par une cause assez mal définie, qui apparaît double : des ennuis qui ne subsisteront pas, aucune responsabilité n'ayant été retenue contre lui dans une affaire qui visait certaines de ses relations ; et une brouille avec son oncle, qui retirait alors sa protection sur la partie de l'Ordre appelée "branche d'Orléans".

    Charles-Philippe ayant démissionné, c'est son cousin Dobrzensky qui lui succède (2010). Deux ou trois ans plus tard, Charles-Philippe retrouve une fonction dans cette branche ou cet Ordre, en devenant son chef pour la France : il est Grand-Prieur. Cet Ordre, à son bénéfice, fournit une action soutenue pour venir en aide en particulier aux SDF.

    C'est après cette première scission contemporaine opérée au profit de Charles-Philippe d'Orléans, que d'autres surviendront. A l'origine, d'un Ordre unique, on est arrivé à quelque 7 ou 8 ordres de Saint-Lazare en France, sans compter diverses organisations moins connues et qui portent elles aussi le nom de Saint-Lazare.

    En 2012 et 2013, se forme de toutes pièces un nouvel Ordre de Saint-Lazare. Il est placé sous la direction d'un Grand-Maître, le Prince Pierre Cantacuzene, d'une branche russe de cette famille. A l'origine de cette nouvelle scission, des divergences que nous qualifierons de techniques afin de ne pas entrer dans des détails qui ne regardent que l'Ordre. En France, ce nouvel ordre ne dispose de personne. L'opportunité est saisie par un membre de l'Ordre, qui constitue un Grand-Prieuré de cette nouvelle branche, branche dont le nom est Malta. Elle ne réunit, même ensuite, qu'une douzaine de personnes. Elle est, des différentes organisations actuelles, la moins nombreuse et la plus seule.

         Suite de cet article mercredi en début de soirée

    (...) Série à suivre.

     

    (1) relire l'interview du Marquis de Thoran sur notre Site.


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  • Brève histoire de l'Ancien Régime ; Emmanuel Le Roy Ladurie 

    Du XV au XVIII° siècle

    Fayard ;  3 mai 2017 ;  424 p.;  24€.

    Brève histoire de l'Ancien Régime - Emmanuel Le Roy Ladurie


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  • Histoire du monde au XVI° siècle - dir. Patrick Boucheron -

    Pluriel ;  2012 (1), 2017 (2);  15€.

    Histoire du monde au XVI° siècle - Patrick Boucheron

    Histoire du monde au XVI° siècle - Patrick Boucheron


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  • La Rédaction

    L'état de menace ouverte d'une guerre qui serait conduite par des personnages dénués de raison est un des produits suicidaires que l'on acceptés avec l'ordre universel. Le grand pire ne serait pas le surgissement d'une guerre aujourd'hui probable, même en échelle vaste, certaines puissances ne manquant pas de profiter du trouble pour lancer leur propre guerre ; ce sera l'impuissance hypocrite de tous les autres dirigeants qui sera le plus intolérable. Les mêmes ingrédients : il n'y en a que deux, sont réunis comme par exemple en 1914, comme par exemple en 1939.

    - un désintérêt des peuples, mêlé d'une sourde crainte plus ou moins tenue, pour les événements du monde qui vont trop vite et parce qu'ils sont, de siècle en siècle, décidés par une minorité agissante. Alors que la guerre s'approche, et que le péril climatique connaît l'embardée, 300 000 "teufeurs" viennent de se réunir pour la Techno Parade le 13 septembre. Cet ingrédient n'est pas actif, sinon indirectement, dans l'arrivée d'une guerre ; c'est un agent passif par démobilisation.

    - le cumul des causes permanentes, qui résident aussi bien dans des structures poussives et inadaptées, que dans la médiocrité des dirigeants ; et des causes occasionnelles qui placent, par fatalité, un ou deux, ou trois irresponsables politiques (issus du moule commun des causes permanentes) en situation d'allumer la poudre.

    Avant de revenir aux questions fondamentales, jetons un nouveau constat violemment critique contre la pauvreté mesquine du régime français : alors que le conflit se trouve en cours d'escalade avant détonation, où sont les diplomates ? D'abord, existe-t-il, en France, des diplomates ? Envahi par des énarques à ne savoir qu'en faire, de diplomés de tout poil,  le régime se trouve incapable de disposer ou de trouver un diplomate de haut vol comme en utilisaient jadis, de Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, et même Chirac. Quitte d'ailleurs à ne pas le recruter parmi les interchangeables fonctionnaires dont est équipé en kit le Quai d'Orsay.

    La première faute lourde du pouvoir actuel est d'avoir ignoré la demande récente du Président Chinois, qui invitait la France à ce rôle diplomatique qui lui aurait été naturellement dévolu autrefois : comprenez, dont la France se serait saisie, lorsqu'elle existait et se tenait encore à peu près debout.

     

    La seule question : veut-on accepter encore que le présent et l'avenir soient volés par des systèmes et par des hommes pour le moins inaptes à gouverner et à protéger les peuples ?


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