• Les généalogistes de RoyautéNews

    Cholmondeley : Présentation simplifiée

    Cholmondeley

     

    Les Marquis de Cholmondeley sont une famille de la haute noblesse anglaise, descendus par les femmes des anciens rois de Galles, ainsi que des anciens Comtes de Chester (1).

    Le château (photos) leur appartient depuis le 12° siècle.

    Ils possèdent aussi le Château d'Houghton, qui fut la résidence de leur ancêtre Robert Walpole.

    Cette famille possède à titre héréditaire la charge de Premier grand Chambellan du Royaume.

    Dans un des romans d'Agatha Christie, deux de ses personnages se souviennent avoir, dans leur enfance, baptisé un écureuil du nom amusant de Cholmondeley-Marjoribanks !

    La romancière connaissait peut-être cette famille, alors encore en possession d'un tableau de Holbein le Jeune et qui le demeura durant deux siècles, représentant une jeune femme portant un écureuil qui figurait dans les armoiries de son mari et dont le château se trouvait dans un lieu qui ressemblait à starling, qui signifie merle.

    (...série à suivre)

    Cholmondeley


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  • Par RN 2 et la Rédaction

    Le roi des Canaries : Jean de Bethencourt

    La première conquête des Iles Canaries fut conduite en 1402 par un normand, Jean de Béthencourt, d'une famille de haute extraction.

    Pour mener à bien cette expédition, il s'associa avec un soldat illustre, Gadifer de La Salle. Mais alors que l'essentiel de l'opération avait réussi, rapidement, des dissensions séparèrent les deux hommes. On ignore en réalité le point de départ et les raisons véritables de leur dispute, et les sources qui nous sont parvenues n'ont pu avec certitude nous la faire connaître, mais désormais l'affaire fut compromise.

    Tandis que Jean de Béthencourt recevait d'Henri III de Castille le titre de roi des Iles conquises, mais sous l'autorité de ce dernier. Il poursuivit la conquête des Iles, christianisa les populations locales, établit plusieurs villes dont la capitale qui porte son nom. Il effectua également la colonisation d'une partie des Iles, en organisant l'expédition de familles normandes, et il établit une commerce fructueux, avec monopole, de l'orseille, une plante canarienne qui permettait la teinture des tissus dans un ton de pourpre.

    Dès 1405, Jean de Béthencourt, après avoir poursuivi ses voyages, nomma son neveu Maciot au gouvernement des Iles tandis que lui-même rentrait en Normandie où il devait s'éteindre en 1425. Entre temps, elles étaient passées sous le contrôle Anglais. La succession ne fut jamais vraiment tranchée, Maciot ayant légué ses droits au Portugal, tandis que le Pape reconnaissait les droits du roi de Castille. Maciot épousa la fille du roi local, et leur fille épousa un Béthencourt. (1)

    C'est certainement, le premier français devenu roi d'un territoire lointain à l'époque moderne, ouvrant ainsi une trajectoire glorieuse et forte dont la tradition  subsiste encore aujourd'hui.

    La famille de Béthencourt est l'ancêtre de l'actuelle et célèbre famille Bettencourt.

    Le roi des Canaries : Jean de Bethencourt

    (1) Nous avions écrit par erreur que Jean avait épousé la fille du roi des Ganches, le peuple des Canaries; c'est son neveu Maciot. Jean n'a pas eu de descendance de son épouse normande.


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  • La Rédaction

    Un combat chevaleresque au Moyen-Age : joute à la lance d'un lapin monté sur un homme-escargot, contre un chien monté sur un lapin.

    Image médiévale


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  • Les batailles qui façonnèrent la France - Pierre Montagnon

    Balland ;  16 août 2018 ;  250 p.;   22€.

    Présentation officielle : « La France s'est faite à coups d'épée » a écrit Charles de gaulle.

    Batailles, victoires ou défaites, ont au fil des siècles façonné les frontières françaises.

    Tous les Français peuvent parler de celles de Marignan ou Austerlitz. En dehors de la gloire militaire qu'ont elles apporté territorialement à la France ? Rien ! D'autres mal connues ou ignorées ont progressivement élaboré le pré-carré national. Elles se nomment Muret, Formigny, les Dunes, Solferino et autres, dont hélas, Waterloo.

    Pierre Montagnon entend rapporter toutes ces Batailles qui, jusqu'aux dernières permettant d'y intégrer Tende et La Brigue, ont défini le présent hexagone. Il n'oublie pas celles qui ont procuré la France d'outre-mer en premier lieu la Corse.

    Les batailles qui façonnèrent la France - Pierre Montagnon


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  • Variations sur l'Ancien Régime - Guy Chaussinand-Nogaret

    Vendémiaire ;  6 sept. 2018 ;  168 p.;   19€.

    Présentation officielle :  Un souverain régnant sans discernement, la corruption répandue partout, un clergé hypocrite assurant sa domination par l’intolérance… Les stéréotypes ont la vie dure sur l’Ancien Régime, référence obligée pour qui veut stigmatiser un système politique et social auquel nous aurions heureusement échappé grâce à la Révolution.
    Autant d’idées reçues héritées du XIXe siècle, que l’un des plus grands spécialistes du XVIIIe siècle français conteste ici avec force, à travers des études de cas très précises et documentées : fonctionnement de la cour, rôle des femmes, puissance de l’opinion… D’ailleurs, si l’Ancien Régime était si mauvais, survivrait-il encore, sous tant de formes, dans nos institutions actuelles ?
    Une réflexion décapante sur nos pratiques politiques. Et une contribution au débat jamais clos sur ce qui serait le meilleur système de gouvernement.

    Variations sur l'Ancien Régime - Guy Chaussinand-Nogaret


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  • La Rédaction

    La symbolique présidentielle macronienne                         © Michel Euler / POOL / AFP

    La rentrée vient de voir l'adoption par Emmanuel Macron d'un symbole nouveau, parmi d'autres emblèmes traditionnels de la République, sur le pupitre présidentiel : une Croix de Lorraine.

    Pour commentaire libre, nous dirons que la Croix de Lorraine étant devenu un symbole à portée universelle, tout en demeurant celui de la Résistance et celui du Général de Gaulle, personne ne saurait se l'attribuer ou se le réserver et la remarque d'un député de droite, critiquant cette adoption, était déplacée. C'est par un singulier abus, pour la droite, et même - peut-être surtout - pour la droite dite "gaulliste", que de s'être assimilée pour Gaulliste depuis les années 60 à un étage, l'étage politique, où selon de Gaulle lui-même, il ne se situait pas. Encore faut-il distinguer plusieurs périodes, comme celle, à partir de laquelle il n'y aura plus rien du gaullisme, sinon dans le folklore, dans les formations conduites par Jacques Chirac. Ces formations n'ayant pas de point commun avec la doctrine du Général.

    Où certains médias se sont trompés, est leur utilisation du mot de blason,  celle, aussi d'armoiries, encore que pour ce terme, on puisse l'employer en un sens dérivé. Mais il existe bien une symbolique républicaine, de même qu'il existe un ensemble de pratiques non écrites, qui forment, avec l'utilisation de certains symboles visuels dessinés, la symbolique présidentielle.

    Mais dans quelle mesure y a-t-il pertinence dans le cas de cette Croix de Lorraine employée par l'actuel président ? Pour rester dans la seule optique qui puisse être la nôtre, celle de la symbolique, RoyautéNews se situant par nature hors de tout ce qui est politique au sens ordinaire du terme, on peut avancer deux remarques.

    La première est qu'un conseiller de l'Elysée a précisé officiellement la raison de cet emblème : le quinquennat comporte plusieurs commémorations du Général de Gaulle. Il n'y a rien à dire, sinon, que cette rencontre d'événements ne justifiait pas vraiment l'introduction de l'emblème, sauf si l'on profitait pour enrichir les références déjà choisies par le Président : mitterrandienne et giscardienne. Et appuyer un peu plus la différence de l'actuel chef de l'Etat.

    La seconde est double. Si l'on peut considérer que, par ses déclarations, les signes qu'il a soigneusement choisis avant même son élection, et même le renvoi dos-à-dos des formations classiques, dont les comportements ne sont pas à l'avantage d'une démocratie moderne, et si l'on peut trouver que l'emblème gaullien se trouve en terrain finalement et comparativement assez neutre, en France nous sommes bien loin de vivre dans un contexte gaulliste avec ces institutions européennes déphasées, gigantesques de moyens et de prétentions pour leur si piètre résultat ; à l'intérieur,  si éloignés des institutions de la V° République voulues par de Gaulle. En cela, toute référence à un symbole, avec lequel n'existe aucun véritable lien, ne devient plus, au fond, qu'une référence à un gadget.


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  • Harkis ; Fidélité et abandon - Philippe Gloglowski ; Patrick de Gmeline

    Préface, Jeannette Bougrab ; Postface, François Meyer ; Coloriste, Vittorio Leonardo ;

    Triomphe ;  30 juin 2018 ;  à partir de 16 ans ;  15€90.

    Présentation officielle : Fondés en 1955 et recrutés massivement pour combattre le FLN, les supplétifs musulmans héritent d’une longue tradition de service des autochtones dans l’armée française. Mais fait significatif de l’époque, l’un des 1ers recruteurs des harkis est le FLN lui-même qui massacre impitoyablement tous ceux qui ne veulent pas rejoindre les katibas. Connaissant parfaitement le terrain et les hommes, les harkis s’avèrent indispensables dans la contre-guérilla qui sévit en Algérie en ces années. Mais l’ombre de l’incertitude plane sur leur avenir après la guerre : on leur promet une part importante dans la nouvelle Algérie pacifiée… Quand les négociations d’Évian commencent, les pieds noirs sont déjà bien différenciés des harkis. Pour le malheur de ces derniers ! Ils sont en effet considérés comme des traîtres par les nouveaux arrivants au pouvoir qui sont les anciens rebelles qu’ils avaient combattus. En effet, en 1962, leurs exécutions commencent, sous les yeux de l’Armée française qui n’intervient pas.

    Par peur des représailles, les harkis veulent se réfugier en France. Mais très peu réussissent à partir ; ceux qui restent sont discriminés et, pour la plupart, assassinés par leurs compatriotes. De son côté, le gouvernement français s’oppose à toute initiative personnelle des officiers qui tentent rapatrier leurs soldats en France. Ceux qui débarquent en métropole malgré cela sont parqués avec leurs familles dans des camps.

    Leur réhabilitation dans la politique française a pris du temps mais ils sont aujourd’hui reconnus et hommage est rendu à leur sacrifice. Cette BD participe à honorer la mémoire de ces soldats abandonnés par la France après l'indépendance de l'Algérie.

    Le commentaire de RoyautéNews : On parle beaucoup des Harkis en ce moment : remise de la Légion d'Honneur à quelques Harkis, un fonds de 40 millions d'euros - jugé ridicule par leurs représentants - exposition nationale... C'est tout à l'honneur de ceux qui, aujourd'hui, rendent hommage publiquement aux Harkis, alors que jusqu'ici, les gouvernants les ont ignorés - tout en recherchant leur vote lors des campagnes électorales - voire, injuriés par certains personnages en poste.

    BD :  Harkis - Philippe Gloglowski ; Patrick de Gmeline


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  • Princesses de France  ; Reines d'EuropeLaurence Catinot-Crost

    Sutton  ; Collection Femmes dans l'Histoire ; 16x23 ;  5 sept. 2018 ;   176 p.;   20€.

    Présentation officielle : Laurence Catinot-Crost nous invite à découvrir le destin de femmes « bien nées » qui se sont illustrées en France et en Europe depuis la nuit des temps jusqu'à nos jours. Ces personnalités exceptionnelles ont contribué à sculpter l'identité historique européenne grâce à leurs talents, leur courage, leur esprit, ou ont juste, parfois, laissé l'empreinte de leur différence.

    Par RoyautéNews : un ouvrage généraliste en portraits courts de princesses de la famille Capétienne devenues reines dans un autre pays que le Royaume de France, et d'autres, venues d'Europe et devenues reines de France.

    Princesses de France  -  Laurence Catinot-Crost


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  • La Rédaction

    Ne vous inquiétez pas, vous de nos lecteurs qui consultent Point de Vue ! Il est en train d'arriver partout... peut-être. Les grèves dans la presse parisienne, commencées la semaine dernière, se poursuivent cette semaine de manière tournante, et certainement la semaine prochaine.

    Certains kiosques n'ont pas reçu le magazine. Il a été distribué le 19, à Paris, et aujourd'hui en Province, mais pas partout : certains colis ont été distribués à d'autres marchands, peut-être même "égarés", l'acte de grève se doublant parfois de vandalisme... La grève, la manifestation, utiles dans leur principe d'origine, ont en général fini par être dévoyées comme un mode d'expression ordinaire des partis et des syndicats.

    Le milieu de la presse conteste à raison certaines orientations. Ce n'était pas la peine de profiter, pour autant, de la rentrée et des mouvements sociaux, pour émettre son mécontentement, en prenant de surcroît en otage les lecteurs.

    Mais revenons à l'hebdomadaire : Le magazine des têtes couronnées serait-il le magazine des têtes d'affiche, voire, certaines semaines, celui des têtes à claques, comme la semaine dernière avec le mariage du fils de deux personnages politiques les plus catastrophiques des dernières décennies (le fils de F. Hollande et de S. Royal) ? Même s'il est vrai que la mariée est très bien.

    On se demande l'intérêt de ce mariage pour des lecteurs de Point de Vue ?

    La magnifique couverture du numéro de cette semaine sur le mariage (légèrement  anticipé sur ce qui avait été été annoncé) de Maximilien d'Andigné et de Sophie de Wurtemberg rattrape un peu celle de la semaine dernière, mais il est difficile d'effacer l'effet de "froid-chaud"...

    Le magazine avait été racheté par le groupe belge Roularta, derrière lequel se tenait un lobby flamand favorable à la partition de la Belgique, situation que Royauté-News avait dénoncée en son temps. C'était en même temps le "mariage" avec L'Express qui avait en même temps été racheté par le groupe belge. Conséquence du passage à la tête de la rédaction de Colombe Pringle, qui avait orienté le magazine vers le "people" avec ce qui s'ensuit. Sont arrivées ensuite les années noires, avec (presque) chaque semaine placardant en couverture, et chaque semaine à l'intérieur presque sans exception, la canaille sarkozyste. 

    Pouvait-on tomber plus bas ? Si, pour sombrer ensuite dans le rachat par... SFR... qui appartient au groupe de Patrick Drahi, ce franco-israélien dont les méthodes sont contestées puisqu'il joue à des acrobaties très en hauteur et comme un funambule sans filet.

    L'aventure a duré quelque trois ans, jusqu'à cette année 2018, où une société directe de François Pinault a racheté Point de Vue.

    D'autant plus intéressant que Stéphane Bern s'est associé avec François Pinault et est donc devenu actionnaire de Point de Vue...

    Nous aimons beaucoup Stéphane Bern pour ses efforts pour mettre en valeur le patrimoine des villages, ainsi que pour sa très belle idée de sauver des monuments en péril grâce à la Française des Jeux, et nous le plaignons de sa déception face aux montants ridicules des jeux alloués au monuments en péril...

    Quoiqu'il en soit de résultats prétendument positifs, avec une remontée infime et très récente du nombre des lecteurs, avec 152 000 ventes par semaine... ce qui est peu pour un titre assis depuis 1945 et distribué dans plusieurs pays étrangers ; en réalité, cette "remontée" masque une perte recensée depuis plusieurs années du nombre de lecteurs, et c'est une preuve de plus que l'on fait dire aux chiffres ce que l'on veut.

    Reste l'avenir : Point de Vue va-t-il continuer de multiplier des articles, certes très intéressants, sur l'art moderne, l'architecture moderne, le théâtre moderne, etc., mordant sur les contenus d'autres magazines généraux ou spécialisées et qui ne manquent pas... pour toujours resserrer les contenus sur les têtes couronnées ? Restera-t-il une courroie de transmission de la propagande des Orléans, malgré la distance que Stéphane Bern a marquée depuis des années entre la famille d'Orléans et lui ? Nous le verrons...

    Au sujet du magazine Point de Vue - rachat et orientations


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  • Les Morisques et le racisme d'état - Rodrigo de Zayas

    La Différence ;  (1992) ;  30 mars 2017  ;   668 p.;  14x21 cm ;  30€.

    Présentation officielle : A partir d'un lot d'archives espagnoles baptisées "Archive Holland", nom de son premier propriétaire, intégralement traduite et publiée dans ce volume, Rodrigo de Zayas nous relate avec précision l'histoire des Morisques, ces musulmans espagnols convertis de force après la Reconquête et finalement expulsés de leur pays en 1609. Ce qui s'est passé entre 1609 et 1612 est généralement escamoté ou déformé dans les livres d'Histoire car il s'agit d'une de ses pages les plus sombres : la déportation massive d'un peuple.
    Avec l'aide des armées, selon sa foi catholique, c'est à cela que se prête Philippe III, roi d'Espagne, le 4 août 1609, à Ségovie, dans l'église Sainte Croix de l'ordre des Prêcheurs.

    Avis par RN 2 : A lire ce résumé, cela doit encore être du révisionnisme.
    Il y avait plusieurs groupes de Morisques. Lire aussi la Page sur les Morisques...

     

    Les Morisques et le racisme d'état - Rodrigo de Zayas


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