• La Rédaction

     

    D'ici 14 heures, notre chronique relative aux résultats et aux espérances.

     

    Sitôt après paraîtront quelques remarques d'Yves-Marie Adeline.


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  • L'équipe RN 2 et la Rédaction

    Voici la carte de la participation par candidat au 1er tour de l'élection présidentielle.

    Tout en bas, côté Pyrénées, la couleur jaune marque les endroits où Jean Lassalle est arrivé en tête de tous les candidats.

    Clic !!!

    N'oublions pas qu'Henri IV est parti de là-bas...


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  • Du Comte Benyowsky, l'explorateur et colonisateur du 18° siècle, qui visita tous les continents et devint roi de Madagascar, ce portrait très vivant.


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  • La monarchie de Juillet - Hervé Robert -

    Biblis CNRS ; (1994) paru le 20 Avril 2017 ; 210 p. ;  10 €.

    Présentation officielle : Système représentatif, économie, société, politique internationale, vie intellectuelle, etc. : dans tous ces domaines, de 1830 à 1848, la monarchie de Juillet vit s’accomplir de puissantes métamorphoses qui bouleversèrent la France. La volonté d’implanter dans le pays des mœurs et des institutions libérales est alors un projet solide, réaliste, conçu pour l’avenir. L’évolution du régime vers le conservatisme entraîne pourtant une rupture avec la Nation pour consacrer l’apogée d’une bourgeoisie et de notables minoritaires. La révolution de 1848 sonnera le glas de cette monarchie éclairée qui, bien que souvent caricaturée, n’en fut pas moins une tentative de conclusion de la Révolution de 1789. Hervé Robert fait revivre les contradictions de cette France à la croisée des chemins, en une synthèse réussie qui n’oublie aucun des aspects du règne de Louis-Philippe.

    Hervé Robert est historien, spécialiste de l’Orléanisme et de la vie politique au XIXe siècle. Il est l’auteur, entre autres, de L’Orléanisme (1992), et de Les princes d’Orléans. Une famille en politique au XIXe siècle (2007).

    La monarchie de Juillet - Hervé Robert


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  • Le tour du monde du roi Zibeline - Jean-Christophe Rufin -

    Gallimard ; Collection Blanche ; roman paru le 6 Avril 2017 ;  384 p.;  20 €.

    L'histoire vraie du Comte Benyowsky (ou aussi connu comme Baron Maurice Benyowsky), d'une ancienne famille hongroise et fils d'une Baronne Révay, militaire en Autriche puis en Pologne (1768), extraordinaire voyageur qui vécut de formidables aventures, se rendit au Kamtchatka dans des circonstances les plus romanesques, explora le Nord Pacifique jusqu'en Alaska, navigua le long de l'Ile d'Unimak, d'où il se rendit jusqu'au Japon puis à Formose, avant de s'arrêter en Chine. Plus tard, proposant un plan pour conquérir Formose pour le Royaume de France, le ministre de la Marine, le comte de Boynes le dote de moyens considérables pour créer un établissement français à l'Ile de France, l'actuelle Madagascar. C'est là qu'il devient un des rois de Madagascar (ou empereur) et fonde la ville de Louisbourg et le Fort de Boynes. Ses créations, dont beaucoup n'avaient pas dépassé le stade de l'ébauche, ne réussissent pas à se maintenir, entre autres par manque de moyens provenus de France, et la brièveté de son opération, conclue comme un échec après deux années, n'est pas sans rappeler l'aventure du marquis de Rays un siècle plus tard, ce français qui devint un éphémère Empereur d'Océanie. Le Comte Benyowsky reçut après son retour le grade de Général par Louis XVI, une pension et l'Ordre de Saint-Louis. L'année suivante il devint un ami personnel de Benjamin Franklin auquel il propose de faire de Madagascar une base pour la Révolution américaine. Après avoir voyagé en Amérique où il est le premier à remonter le Saint-Laurent, puis à Haïti, il tenta de retrouver son trône en montant une nouvelle expédition qui échouera, la population ayant choisi en 1776 un roi autochtone. Royauté-News

    Présentation officielle : «– Mes amis, s'écria Benjamin Franklin, permettez-moi de dire que, pour le moment, votre affaire est strictement incompréhensible.
    – Nous ne demandons qu'à vous l'expliquer, dit Auguste. Et d'ailleurs nous avons traversé l'Atlantique pour cela.
    – Eh bien, allez-y.
    – C'est que c'est une longue histoire.
    – Une très longue histoire, renchérit Aphanasie, sa jeune épouse que Franklin ne quittait plus des yeux.
    – Elle traverse de nombreux pays, elle met en scène des drames et des passions violentes, elle se déroule chez des peuples lointains dont les cultures et les langues sont différentes de tout ce que l 'on connaît en Europe...
    – Qu'à cela ne tienne! Au contraire, vous mettez mon intérêt à son comble...»

    Comment un jeune noble né en Europe centrale, contemporain de Voltaire et de Casanova, va se retrouver en Sibérie puis en Chine, pour devenir finalement roi de Madagascar... Sous la plume de Jean-Christophe Rufin, cette histoire authentique prend l'ampleur et le charme d'un conte oriental, comme le XVIIIe siècle les aimait tant.

    Le tour du monde du roi Zibeline - Jean-Christophe Rufin 


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  • Antoine de Saint-Exupéry - Thomas Fraisse -

    L'oasis à conquérir ;

    Transboréal ; 2014 ; reparu le Février 2017 ;  14 € 90.

    Présentation officielle : Écrivain visionnaire, poète humaniste, aviateur et homme de science né à Lyon en 1900 et mort en mission au large de Marseille en 1944, Antoine de Saint-Exupéry fut un voyageur d’exception et demeure un compagnon de route infaillible.
    Par la vision du monde, les valeurs et les vertus qu’elles incarnent, sa vie et son œuvre – du Sahara occidental à Buenos Aires, de Courrier Sud à Citadelle sans oublier Le Petit Prince, inspiré de son crash au cœur du désert Libyque – reflètent les mêmes préoccupations et dépassent largement leur contexte : touchant à l’universel, elles constitueront toujours, par-delà les contingences, un repère véritable.
    Avec cette biographie inspirée, accompagnée de miscellanées ludiques, Thomas Fraisse, fondateur de l’association L’Oasis d’à côté, vous invite à suivre Saint-Exupéry dans ses voyages et ses combats, et à découvrir la pensée éclairée de ce grand rêveur qui, surnommé « Pique la lune » par ses mécaniciens, n’en était pas moins une figure de la responsabilité et de l’engagement – jusqu’au péril de sa vie.

    Antoine de Saint-Exupéry - Thomas Fraisse


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  • La Rédaction

    Présidentielles 2017 :

    Nos analyses politiques en cours de journée après le 1er tour et notre commentaire distancié.

    Dans la semaine, notre programme : le programme d'urgence à appliquer en France, complément des programmes énoncés par les candidats.

     

    En parallèle : L'avenir monarchique en France ? Illusions, désillusions, absences, et...


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  • Par RN 1

    Voici la nouvelle devise française que nous proposons. Elle est de nature à satisfaire tout le monde. La Fraternité est naturellement contenue dans la Liberté, dans la Régalité, car ce qui est vraiment royal est fraternel, et dans la Maternité aussi, puisqu'on passe par cette case avant d'accéder à d'autres.

    Ce principe de Liberté doit reposer sur un fonds antérieur à l'emblème révolutionnaire. Les rêveurs et nostalgiques de la République auront le droit de vouloir que ce principe et son image soient toujours ceux de la Révolution, et ce sans amende.

    La nouvelle permet de recentrer la Liberté par rapport aux deux autres principes de Régalité et de Maternité. Le nombre écrasant de monarchistes (ils sont nombreux ; tous ceux qui se rapportent de Gaulle par exemple ; mais aussi, les patriotes : ceux-là ne cessent de se multiplier) se retrouveront dans le principe de Régalité. Qui signifie : "se régaler avec le roi". Maternité fera plaisir à Philippe de Villiers et aussi à Sens Commun ; élargie à beaucoup de monde, elle évoquera peut-être la déesse-mère.

    Ceux qui ne seront pas contents, et aussi les Vegan et tous mangeurs de salade, ainsi que les moines se retrouveront dans la devise sur mesure : Liberté, Frugalité, Chasteté. Celle-ci sera taxée à 18,5, sauf Jean-Luc qui, toujours coquin, voulait instaurer des impôts Raffarineux. Pour lui, ce sera 35 %.

    La version gastronomique sera : Pot-au-Feu, Apéro saucisson pinard, du Pain, du vin et du Boursin.

    Nouvelle devise française : Liberté, Régalité, Maternité


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  • Le théâtre des incapables - Franz-Olivier Giesbert -

    Albin Michel ; paru le 8 Mars 2017 ;  344 p.;  19 € 50.

    Présentation officielle : Avant même que l’expression n’existe, Franz-Olivier Giesbert était un lanceur d’alerte. Il n’a cessé d’alarmer les esprits sur les maux de nos sociétés et les absurdités de notre système. Irresponsabilité des politiques, incurie syndicale, aveuglement des hauts fonctionnaires, dérives islamistes, paralysie des sans-grades… Sa colère explose dans ces chroniques qu’il tient semaine après semaine depuis 2012. Avec une écriture digne des plus grands polémistes et une force de conviction sans égale, il nous invite à réfléchir aux drames qui se jouent sous nos yeux. Et à prendre parti, vite.Car nous sommes au pied du mur et, faute d’une action décisive, notre pays est voué à une chute sans fin : tout le débat de l’élection présidentielle se joue dans ce Théâtre des incapables. Après l’avoir lu, nul ne pourra dire : « Je ne savais pas ! »

    Le théâtre des incapables - Franz-Olivier Giesbert


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  • Par RN 1

    Cette chronique achevée en fin de soirée mercredi comporte deux parties suivies de l'analyse des intentions de vote "Ce qui peut faire mal" ; 1/ valeur brute des candidats en termes de capacité au changement associée à l'utilité et au sérieux des idées essentielles de leur programme ; 2/ une étude cumulée des derniers jours des facteurs et chances des candidats utiles. Cette analyse se base sur le dernier grand débat, à onze, le grand débat à cinq et le résumé de leurs mesures principales, le tout croisé de l'actualité des jours derniers.  Regard original pour permettre aux indécis si nombreux, ceux qui voteront aux prochaines élections, de choisir leur candidat.

    - Benoît Hamon : par sa personne l'un des plus sympathiques, et on aimerait pouvoir le croire mais ses idées, comme sa candidature ne sont que du remplissage et à ce titre il ne peut que continuer le scénario de l'impuissance assortie aux vues étroites, la tare insurpassable de son parti. Son obsession à qualifier des idées qui ne sont pas les siennes (vis-à-vis de Marine Le Pen (et de ceux qui partagent les options nationales) témoigne d'un esprit totalitaire dont l'essence démocratique est absente. Sa famille politique porte la responsabilité copartagée avec la Droite (la Droite classique, ou Droite de gouvernement) de l'échec du pays depuis quarante ans au moins. 

    - Fillon : quand on a défendu toute sa vie un système de la pire impuissance démagogique et du déni des responsabilités, attitudes communes à toutes les formations du système, on ne peut, ou en tous cas on ne devrait pas être pris au sérieux. Son attaque contre Nicolas Dupont-Aignan lors du grand débat BFMTV était basse et elle est révélatrice de son acceptation du système et de la place qu'il y occupe. Il n'a pas l'étoffe d'un responsable, et en outre n'a ni les qualités de calme ni celle de la réaction rapide et juste. Idéal pour servir les intérêts de toute grande puissance qui passerait par là.

    - Nicolas Dupont-Aignan : dommage (et voir plus bas), il a une responsabilité, involontaire admettons-le, en ayant soutenu trop longtemps le système, et en particulier celui incarné par la Droite ; depuis qu'il cherche à s'avancer tout seul, ses idées, intéressantes, ne retiennent pas l'attention et c'est rageant. On peut lui reprocher de s'attribuer la qualité Gaulliste, mais il est obstinément coinçé dans sa référence républicaine et le Gaullisme ne peut s'exprimer dans l'étroitesse intellectuelle de la République. On le regrette mais, pas le bon cheval. Signalons que L'Obs, le 16 mars, dans : "si Le Pen était élue ; Le scénario noir" : suggère que Dupont-Aignan serait le Premier ministre de Marine Le Pen. Un excellent choix pour rassurer tout le monde. Un scénario à espérer, et tout l'inverse de la BD du même thème de Marie Le Pen à l'Elysée, qui place Longuet comme Premier ministre.

    - Jacques Cheminade : sans doute le plus cultivé de tous. Malheureusement des oeillères l'empêchent de voir le monde autrement qu'avec le mythe de la Révolution française bien qu'envisagée dans ses aspects plutôt positifs. Un sympathique rêveur, qui voulait coloniser la lune il y a quelques années, ce qui est trop éloigné des nécessités de la planète. Mais qui ferait merveille comme Ambassadeur, et plus qu'à un poste permanent, à celui d'un ambassadeur du pays à travers le monde. Ou auprès de l'ONU. Qu'on y pense !

     - Nathalie Arthaud : sympa, sincère. Mais sa candidature est purement symbolique et elle le sait.

    - Philippe Poutou : candidature aussi symbolique que la précédente. Mais certaines de ses idées doivent être retenues, comme celle que nous avions défendue de notre côté : le désarmement des flics, surtout des flics d'appoint de toute sorte ; bref, tout ce qui n'appartient pas à la Police Nationale ; cela exclut les autres, notamment municipales, polices que l'on doit considérer comme privées ; nous y reviendrons dans Notre Programme. Nous avons déjà défendu la notion du bobby anglais, policier sans arme. Ce qui suppose repenser tout l'ensemble. Quant aux policiers nationaux, les éduquer, ce dont ils manquent le plus. Les policiers municipaux sont de qualité ? Qu'on les incorpore dans la Police Nationale ! Qui manque d'effectifs, paraît-il... Merci à Philippe Poutou de nous avoir invités sur son temps de parole.

    - Asselineau : il avait tout pour réussir, du moins pour ébranler le Système avec une mesure essentielle et simple, car facile à comprendre : le Frexit. Malheureusement, l'homme ne sait pas s'élever au-dessus du fonctionnaire qui rabâche des directives dont tout le monde se moque. Dégringole définitivement (dans l'estime, la nôtre) depuis que, pour attaquer Marine Le Pen, ce qui le place au rang démagogique de ses concurrents et révèle en outre sa faiblesse, sa concession aux médias grâce au buzz, lui qui se veut Gaulliste, il s'engouffre dans la théorie noire et sans issue qui attribue à la France la Rafle du Vel' d'Hiv'. Exit Asselineau.

    - Emmanuel Macron : le plus brillant et de loin pour ce qui est de l'image, de la stratégie et de l'intelligence politique. Avec lui, on aura une atmosphère consensuelle, de type Giscard. De quoi reprendre des couleurs et se reposer après 40 ans de catastrophes et de guerre politique et sociale. A défaut de résultats de fond. A noter cependant qu'avec lui les petits revenus bénéficieront en quelque sorte d'un treizième mois. Sa persécution, de nature ultra-libérale contre les chômeurs est à condamner car les chômeurs ne sont pas les coupables qui ont détruit prospérité, et offre variée de l'emploi. Sa réponse aux questions de sécurité notamment dans les banlieues, par l'extension de pouvoirs précis qu'il veut accorder aux policiers est opportune et résorbera en partie un circuit judiciaire chroniquement embourbé. Les messages qu'il envoie sont clairs, comme sa visite dimanche dernier au Secours Catholique. Et quant à une dimension christique, "je la renie pas, je ne la revendique pas", rapportait Olivier Bost en février dans RTL Matin.

     - Jean-Luc Mélenchon : le côté obscur de la Force. Le plus habile débatteur, et du point de vue de son programme le plus catastrophique. L'aventure politique de sa VI République. Son idée de révoquer les élus est séduisante mais trop difficile à mettre en place. La comparer avec la nôtre dont nous parlerons avant la fin de la semaine. Son interdiction à vie des élus condamnés est abusive car excessive, et elle ne prémunit personne des erreurs judiciaires, installant dès lors une suprématie judiciaire, autre nouvelle dictature et celle qui existe déjà est suffisante.

    Son projet d'imposer à 90% (!) au-delà des 400 000 € annuels est pure folie, un véritable attentat à la morale de la liberté, de la liberté d'entreprendre et de la réussite. Elle est en contradiction formelle avec sa lutte contre le Capital, car ce n'est pas cela le Capital !

    Jean-Luc Mélenchon veut réveiller la guerre scolaire en interdisant les écoles publiques sous contrat appelées mensongèrement "privées". En faisant comme si les parents concernés ne réglaient pas leurs impôts... Le financement public est assuré aussi bien par les parents scolarisant leurs enfants dans les écoles sous contrat d'association que les parents qui scolarisent leurs enfants dans les écoles publiques. Un recul colossal alors que Mitterrand avait accepté d'entendre la formidable mobilisation des familles ! Je n'ai pas accepté l'emportement de Jean-Luc Mélenchon vis-vis de Marine Le Pen au sujet de la religion chrétienne, pourtant évoquée par elle avec raison sous l'angle de la culture européenne ! Profitable colère car elle révèle chez lui - outre une faille psychologique - une absence de sérénité qui le disqualifie pour les graves responsabilités d'un chef d'état. On peut le regretter et je le regrette mais c'est ainsi. Il veut aussi ignorer les 60 % de Français qui se déclarent catholiques. En existerait-il un seul, voire plus un seul, ce ne changerait pas que la culture de l'Europe est chrétienne et doit être respectée.

    Il ne faut pas sous-évaluer le risque qu'il a fait subir à ses troupes par sa croisade contre Marine Le Pen, notamment à Hénin-Beaumont ces années passées, déportant son objectif, ce qui révèle au fond que sa révolution à lui n'est pas l'amélioration du Peuple mais la guerre contre un certain Peuple et pour un catéchisme sectaire sorti du congélateur.

    Il était mon candidat préféré et naturel (je parle sur ce point en mon nom personnel, et c'est un avis symbolique car je n'ai pas, ne puis avoir de candidat) mais il ne l'est plus car le moteur des forces qu'il soulève est fondé sur la haine, spécialement celle de la religion, chrétienne bien sûr, cela va sans dire, la haine de la culture et la haine de (toutes) les traditions. L'existence politique réussie, au pinâcle d'un Jean-Luc Mélenchon relève du prodige. C'est Hibernatus réveillé : la mesure insoutenable, catastrophique produit d'une Gauche classique et surtout dune Droite classique : la réapparition inconcevable d'une espèce disparue, le communiste de pur type soviétique et le plus idéologiquement borné, que Mitterrand avait réduit à néant.

     - Marine Le Pen : la seule des candidats qui a promis de réduire les 5000 chefs de bande délinquantes et criminelles identifiées par le ministère de l'Intérieur. Rien que pour cela son élection vaudrait tout l'or du monde devant le néant des candidats classiques et pourtant cet aspect à affronter n'est qu'un vague point noir dans un océan de problèmes autrement radicaux.

    Le seul critère à regarder n'est pas son programme économique, quoique très réalisable d'autant que le Front National a toujours voulu se faire admettre au sein de la Droite classique ; il ne doit donc pas être craint des libéraux sincères, ceux qui ne masquent pas autre chose. Le critère a observer est l'urgence pour notre civilisation de fermer le flux migratoire ; seuls, selon nous ne doivent entrer que des migrants en situation avérée et individuelle, de risque politique ou causé par un conflit ou par une catastrophe dans leur pays et pour des séjours non-définitifs, en dehors de quoi il ne s'agit que de subversion. Préférer, pour toute entrée ordinaire de naturalisation, à des entrants non-musulmans afin de rétablir les équilibres après les abus ; et en espérant que si elle est élue elle aura l'intelligence de ne pas remettre en cause ceux des immigrés déjà présents qui, intégrés, ou acceptant véritablement de l'être, (c'est-à-dire, intégrés au pays, pas dans la République à laquelle on veut faire dire tout et n'importe quoi) ne causeront aucun trouble spécialement au sujet de leur religion ; et qui respecteront la France, dans sa dimension, sans se servir de la République contre la France.

    Pour le reste, ses propos de fermeté quant au rôle des flics, il ne s'agit que de la dose de démagogie dont font preuve les autres candidats classiques.

    Ne passons pas sous silence que Marine Le Pen a contre elle d'anciens soutiens ou du moins, des sympathisants qui ne lui ont pas pardonné de faire partir les chrétiens non fachos du Front National. L'ambiguïté est aussi cultivée de ce côté-ci du paysage politique. Certes, pour nous, l'élection de Marine Le Pen doit être prise comme un mal nécessaire, et en considérant que, seule avec Emmanuel Macron, elle constitue la voie obligée d'une vraie révolution contre le système. Entre autres, cette solution qu'ils représentent vaut pour ceux qui n'auront aucun candidat idéal au second tour.

     - Jean Lassalle : candidat le plus humain, le plus ferme dans ses convictions, un candidat non maléable ce qui ferait de lui le président le plus sûr pour la sécurité du pays. Le seul candidat avec Cheminade à n'avoir attaqué personne durant le débat, mérite qui revient aussi à Macron. Jean Lassalle a suffisamment de ressource pour opérer des changements positifs de structures, et aussi pour les réaliser avec les acteurs de la vie à tous les échelons, à l'inverse des technocrates imbus et empesés qui ont ruiné la France et l'âme du pays. Un candidat qui correspond à l'idéal de subsidiarité, indispensable pour respirer après l'oppression subie de la part des politiciens et bureaucrates français dont le pays ne veut plus, et des technocrates européens. Le projet de Jean Lassalle est complet et se tient, et avec lui, l'utopie d'un Juppé et d'un Chirac, échouée dans les années 90, peut peut-être avancer quand même pour ceux qui veulent y croire.

                          *.      *.       *

    Le costume de Philippe Poutou peut inspirer des opinions diverses mais Luc Ferry s'est tristement illustré par une bêtise hautement qualifiée ; tout le monde ne peut pas être philosophe. Deux critiques peuvent être adressées au leader du NPA : refuser de figurer sur la photo commune, calomnier François Fillon. L'insinuation, un des poisons de l'actuelle "démocratie"... Mais c'était un manque de reconnaissance à l'égard des candidats qui ont permis son invitation, Fançois Fillon le premier, suivi d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen.

    L'opinion des sondages la semaine dernière ne créditait pas Jean Lassalle d'un résultat dépassant 1%. Il est tout-à-fait possible qu'il dépasse le 23 Avril les 5 % et nous aimerions qu'il y réussisse. A ce moment, il marquerait le paysage des futures réformes, et gageons qu'à partir de 3% environ, une partie de ses idées inspire le vainqueur. Mais cette semaine, un frémissement est observé à son profit. Particulièrement aujourd'hui mercredi sur les réseaux.

    Qui choisir parmi ceux qui s'opposent au Système, le Système de la ruine économique et civilisationnelle et de l'échec sociétal ? Pas Nicolas Dupont-Aignan, regrettons-le, mais il ne sait jamais dépasser le discours qui contente la frange traditionnelle de son électorat, identique depuis des lustres.

    Le retour du service national y compris militaire, comme idée-force de plusieurs candidats, dont Jean Lassalle et Emmanuel Macron, sonne le glas d'un chiraco-juppéisme qui, avec son drapeau, avait enterré le service militaire, sans l'accord de la majorité nationale, et même contre son avis.

     Ce qui peut faire mal :

     - que la campagne a déçu une majorité de Français, même ceux qui s'intéressent de près à son résultat. C'est ce qui ressort d'un sondage sur ce sujet précis relayé par Le Figaro en fin de semaine dernière. 

     - la dispersion des voix des vraies gauche, qui resteront au capital (!) de Jean-Luc Mélenchon s'il se qualifie pour le 2nd tour.

      - le caractère plus qu'incertain du vote de dimanche, malgré les derniers sondages anoncés il y a environ deux heures (comprenez : vers 19 heures mercredi). Ces sondages confirment l'avance bien nette du duo Le Pen Macron. Si le 1er tour le confirme, les électeurs se trouveront devant un vrai choix.

      - l'inconnue reste totale mercredi et jeudi matin. Certains médias avaient oublié le resserrement normal des jours proches d'une élection présidentielle, lorsque Fillon et Mélenchon se rapprochaient de Marine Le Pen et de Macron. Mais d'aprés un sondage de mercredi, la combinaison Fillon-Le Pen est la pire pour les électeurs. C'est facile à comprendre : les gens ne veulent pas être condamnés à voter Fillon pour barrer le chemin de Marine Le Pen.

      - l'incertitude toujours actuelle d'une très forte proportion des votants, et des votants ordinaires, ceux qui votent régulièrement. Ils sont à ajouter aux indécis, catégorie habituelle des scrutins et dont l'importance est d'autant plus décisive dimanche du fait des trois bouleversements majeurs, au choix, que représenteraient Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, et Marine Le Pen.

      -  cette incertitude du résultat peut décider des indécis ou des indécis partiels (ceux dont le choix existe déjà mais qui peut être multiple et/ou qui n'est pas définitif), pour sécuriser l'avenir, à se bloquer sur un des 4 candidats de tête, et plus certainement l'un des 3 : Mélenchon, Macron, Le Pen.

      -  ce phénomène peut contribuer à l'attitude inverse : que beaucoup se décident pour le 1er tour à favoriser l'un des petits candidats... cette inconnue devrait inciter enfin les médias à l'humilité et au respect des électeurs. 

      - le vote blanc est déjà le grand vainqueur de la campagne, par son inscription dans le programme de plusieurs candidats. dont certains favoris.

    Pour que ne soit pas oubliée l'idée monarchique dans cette élection alors qu'elle ne bénéficie pas d'un candidat, concluons que les deux seules solutions viables, celles d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen pourraient constituer un scénario d'attente d'un candidat costaud à espérer d'ici 2022.

     

    La chronique présidentielle de Royauté-News et l'évaluation des candidats


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