• Sixte-Quint et Henri IV - E.-A. Segrétain -

    Introduction du Protestantisme en France ;

    Editions de Chiré ; paru le 3 Janvier 2016 ;  356 p.  24 €.

    Présentation officielle : Le protestantisme fut une des plus violentes révolutions religieuses d'Europe, mais aussi sa première grande révolution politique. Rien n'a finalement pu empêcher la chute que le protestantisme avait initiée et qui aboutit à la Révolution française. Car niant les droits de Dieu sur la société, écartant l'Église des affaires temporelles, rabaissant la puissance pontificale, brisant tout simplement le modèle du droit public chrétien, le protestantisme a bouleversé profondément la société. Certes, grâce à l'admirable soulèvement populaire de la Ligue, au courage des Guise et à la fermeté des papes, la France resta catholique, mais pour un temps seulement.
    Soucieux de la vérité, l'auteur révèle la réalité d'une violence effrénée dont seuls les massacres de la Terreur renouvelleront l'horreur. La Saint-Barthélemy pâlit à côté des crimes inouïs des protestants, auxquels l'édit de Nantes apporta une scandaleuse absolution.
    Chaudement approuvé par dom Guéranger et par Louis Veuillot, l'ouvrage s'inscrit dans cette vaste étude entreprise par le moine bénédictin sur les causes de la décadence de l'ancienne chrétienté. Pièces justificatives à l'appui, l'historien établit les faits dans une langue simple et un récit très vivant accessible à tous.


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  • Paris, l'insurrection capitale - direction de Jean-Claude Caron -

    Champ Vallon ; paru le 15 Janvier 2015 ;  24 €.

    Présentation officielle : Légitimée à défaut d’être légalisée, l’insurrection est un recours possible. Elle comprend des degrés qui permettent d’ouvrir un large spectre à ses différentes manifestations. Entre sens propre et sens figuré, le mot couvre en effet des contestations très variées de formes d’autorité non moins variées. Les contributions réunies dans ce volume prennent en considération celles qui ont une couleur politique et sociale. L’insurrection suggère l’emploi de la violence armée. Elle s’accompagne d’images récurrentes parmi lesquelles la barricade occupe une place centrale. Elle incarne le triomphe de l’occupation de l’espace public par des forces politiques qui, s’opposant au pouvoir en place et, depuis l’avènement de la démocratie parlementaire, aux formes légales d’opposition, entendent s’en affranchir. D’Étienne Marcel à Mai 68 en passant par les guerres de Religion, la Fronde, les journées révolutionnaires de 1789 à la Commune de Paris, ou le soulèvement d’août 1944, la séquence insurrectionnelle apparaît propice à la production de récits partisans, soucieux de s’emparer de l’événement pour l’enraciner dans la mémoire collective.

    Paris, l'insurrection capitale - Jean-Claude Caron


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  • Bienvenue Place Beauvau - Olivia Recasens, Didier Hassoux, Christophe Labbé -

    Police : les secrets inavouables d'un quinquennat ;

    Robert Laffont ;  paru le 23 Mars 2017 ;  263 p.  19 € 50.

    Présentation officielle :

    Secrets d'État, compromissions et guerres fratricides : bienvenue place Beauvau !
    La machine policière française est opaque et sclérosée. Hollande et ses ministres, faute de vouloir et de pouvoir la transformer en profondeur, ont tenté de s'en servir à des fins politiques. Pour qui veut contrôler les affaires, le ministère de l'Intérieur est en effet un lieu stratégique, grâce aux grandes oreilles des renseignements et aux yeux aguerris des flics en tous genres.
    Pourquoi la légalité est-elle si souvent bafouée chez ceux qui sont précisément censés faire régner l'ordre ? Le Président a-t-il un cabinet noir ? Faut-il être franc-maçon pour réussir dans la police ? Qui mettra un terme à la guerre sans merci que se livrent les diverses officines de renseignement ? Comment la gauche s'est-elle accommodée des réseaux mafieux corses ? Quel est le poids du FN dans la police ?
    Dans le plus grand secret, les auteurs ont mené leurs investigations durant plusieurs années. Ils ont interviewé des centaines de témoins (ministres, conseillers spéciaux, patrons de police, agents de renseignement, gardiens de la paix...), ont écumé les commissariats, fouillé le ministère, épluché les dossiers les plus confidentiels pour livrer cette enquête percutante et mettre en lumière le plus cuisant échec du quinquennat qui s'achève.

    Bienvenue Place Beauvau - Olivia Recassens, Didier Hassoux, Christophe Labbé


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  • Par RN 1

    Un nouveau mot est apparu dans le langage journalistique dimanche soir sur BFMTV vers 21 h 47 lorsque Emmanuel Macron rejoignait la Porte de Versailles : c'est la « fracturation » (des partis traditionnels). Un mot heureux qui pourra entrer l'an prochain au dictionnaire. Trop plat, le mot fracture, à lui tout seul il n'explique rien et il est désespérément vide. Au contraire, fracturation donne un sens sociologique et nerveux, une intentionnalité forte et descriptive, lourds de sens. C'est Alain Rey qui sera content.

    Mitterrand toujours ressuscité. En 2012, François Hollande qui voulait se glisser dans le costume de François Mitterrand, avait effectué une longueur répétant plusieurs fois l'expression « Je mesure...» celle du Président en 1981 au soir de sa victoire : « Je mesure le poids de l'Histoire, sa rigueur, sa grandeur...»

    Dimanche soir : « ... J'en mesure l'honneur... » déclarait Marine Le Pen pour la place qui la qualifie pour le second tour.

    Vers 22 h 30, prenant à son tour la parole, donc bien après Marine Le Pen dont il a certainement entendu le propos : « Je mesure l'honneur insigne et la responsabilité...» déclare Emmanuel Macron.

    Marine Le Pen déclarait aussi: « Je ne demanderai pas à ceux qui me rejoignent, d'où ils viennent  ».

    « Je ne demanderai pas à ceux qui nous rejoignent d'où ils viennent  » déclare Macron Porte de Versailles. Qui copie l'autre ? Ou dans le premier cas, et pour sourire, copient-ils au fond Mitterrand ?

    Rappelons-nous un vieil article de Royauté-News, trouvé dans les Archives du Site mais toujours visible, pour ceux qui ont connu l'époque ^^héroÏque^^. Dans « L'éditorial - Courant d'air et inutilité de la république » (2013) : les systèmes contemporains ne sont au mieux, à travers leurs justifications et leurs promesses, que de la poudre de Merlin, de Perlin, Jospin, Raffarin, Villepin et Pinpin.

    Mais plus récemment, on relève des finales en "on", comme Fillon, Mélenchon, Hamon... Il y a là une mine (de crayon) d'algorithmes à déchiffrer, et il faut mettre dessus tous les calculateurs... Baluchon ? Surprise, on trouve aussi... Macron... et là, c'est tout le contraire et on trouve plus la filière qui succède.

    ...

    (suite de cette chronique dans les prochains jours)

     


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  • Petit traité singulier des pléonasmes insoupçonnés - Jean-Loup Chifflet

    Le Figaro ; paru le 30 Mars 2017 ;  134 p.;  12 € 90.

    Présentation officielle : "Au jour d'aujourd'hui", du "bip sonore" au "tri sélectif" en passant par le "proviseur de lycée" ou le "conclave de cardinaux", les pléonasmes encombrent notre langue, parfois de façon évidente mais souvent plus sournoisement.

    Il était temps de s'en inquiéter et qui mieux que Jean-Loup Chiflet pouvait démasquer, analyser, éviter ou non ces "répétitions redondantes" et peut-être même en sourire. Car si le pléonasme sonne toujours deux fois, le tout est de savoir s'il s'agit d'une sonnette d'alarme ou d'une jolie mélodie.

    Commentaire de Royauté-News :

    Ce livre doit être très intéressant mais attention, une expression, une fois qu'elle a été agrandie, revêt ensuite un ou plusieurs nouveaux sens. C'est le cas du conclave de cardinaux. Selon le contexte, bien entendu, elle servira alors à préciser qu'il s'agit de la réunion qui élit le Pape, et non n'importe quel conclave, (le sens figuré) c'est à dire une assemblée plus ou moins solennelle ou secrète d'une instance quelle qu'elle soit.

    Beaucoup de gens reprennent par exemple ceux qui disent :  « je monte en haut »... Or ils se trompent, et sont eux aussi les victimes de la pensée toute prête... On ne monte pas forcément en haut, et on ne descend pas forcément en bas...

    Petit traité singulier des pléonasmes insoupçonnés - Jean-Loup Chifflet


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  • La Rédaction

    Le magazine Le Point vient de publier ce soir un sondage plaçant Emmanuel Macron vainqueur à 60 contre 39. Mais quelques heures plus tôt, aujourd'hui mercredi, Le Point répercutait la théorie de Serge Galam que présentait hier Yves-Marie Adeline pour Royauté-News : Marine Le Pen peut gagner grâce à l'abstention différenciée.

    Les politiciens qui se permettent d'affirmer que le programme économique de Marine Le Pen échouerait, est une affirmation sans base et ils jouent démagogiquement sur l'exploitation des peurs créées et entretenues par eux et par les médias. Leur expertise ne vaut pas. Leur échec même leur interdit  de prêcher et cela vaut aussi pour les économistes qu'ils citent mais tous ensemble, ils sont disqualifiés car ils ont créé ce macromonstre qu'est le mondialisme, un système en tout verrouillé et sans issue, un mondialisme ininteligent.

    Tous, ils ont une faille humaine. La démocratie est comprise par eux comme le club réservé de leur secte, celle de leurs idées exclusives. Toutes les sectes ont des idées fixes : la leur est de préférer toutes les catastrophes pour le monde et pour la France et l'Europe plutôt que d'admettre des solutions qui les dérangent.


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  • Madame de Staël  -   Œuvres  -

    Gallimard, Pléïade ; parues le 20 Avril 2017 ;  1728 p.;  relié en peau ; 65 € jusqu'au 31 décembre 2017.


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  • Madame de Staël - Ghislain de Diesbach -

    Perrin; le 13 Avril 2017 ;  640 p.;  26 €.

    Une des rééditions de l'ouvrage de 1983, un classique des œuvres les plus connues de l'historien. Royauté-News

    Présentation officielle : La vie passionnée et tumultueuse de celle qui incarne presque à elle seule l'opposition à Napoléon.

    Digne héritière des Lumières, croyant au progrès indéfini du genre humain grâce à la pratique de la raison et de la liberté, Madame de Staël défend pendant la Révolution les idées libérales, prenant le parti des constitutionnels. Avec De l'influence des passions sur le bonheur des individus et des nations, elle est la première à donner au mot « romantisme » sa signification nouvelle. De 1794 à 1808, sa liaison orageuse avec Benjamin Constant, chef de file des libéraux, la fait entrer dans l'histoire, tout comme sa farouche opposition à Napoléon dont elle a tenté d'être un moment l'égérie. Contrainte par ce dernier de « résider au moins à quarante lieues de Paris », elle voyage à travers l'Europe, dont elle rapporte plusieurs ouvrages, notamment son célèbre De l'Allemagne qui permit à la France de mieux comprendre ce pays. De retour en France en 1814 après une longue période d'exil, elle meurt à Paris en 1817. Par la hardiesse de sa pensée, par son esprit d'indépendance, l'auteur des Considérations sur les principaux événements de la Révolution française semble aujourd'hui étonnamment moderne, et son génie singulier plus brillant encore qu'il ne le paraissait à ses contemporains.
    Avec le talent d'écriture et l'érudition qu'on lui connaît, Ghislain de Diesbach trace le portrait exhaustif d'une femme à la sensibilité rare, exigeante et tourmentée, disant d'elle-même : « Je suis une personne avec laquelle et sans laquelle on ne peut vivre. »

    Madame de Staël - Ghislain de Diesbach


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  • Par Yves-Marie Adeline

    Quelques remarques d’entre-deux tours.

    Comme en 2002, le président est connu dès le 1er tour, ce qui ne peut jamais être un bon signe - sauf évidemment si l’un des candidats avait atteint la majorité absolue : tenir à l’écart du système un pourcentage grandissant d’électeurs ne peut que créer une dangereuse frustration en marge du débat politique lui-même. Déjà, aux dernières régionales, on a vu des listes socialistes se faire hara-kiri au profit des Républicains plutôt que de céder le pouvoir au FN : depuis lors, des régions entières, y compris le Nord, la région la plus symbolique, n’ont plus d’élus régionaux, donc plus de chefs. C’est l’une des causes de l’effondrement du candidat socialiste à 6% dans cette présidentielle, un résultat inédit pour un parti au pouvoir.

    Une autre cause est évidemment une politique qui n’a plus de socialiste que le nom, tant il est vrai que les gouvernants savent que les recettes économiques de cette famille de pensée ont toujours produit des remèdes pires que le mal ; mais surtout parce que l’âge des « nouveaux seigneurs » dans lequel nous sommes entrés est un âge oligarchique reposant sur un modèle économique inévitablement inégalitaire. L’élite gouvernante actuelle continuait donc de se dire « socialiste » mais ne l’était plus, ce qui a ouvert un angle à sa gauche, et l’investiture de Hamon, réputé plus radical que Hollande, n’aura pas suffi. Il est donc possible que la gauche soit en train de se recomposer, laissant apparaître deux nouveaux grands partis : un parti d’inspiration communiste - du moins dans son imaginaire - désormais piloté par l’ancien trotskyste et toujours charismatique Mélenchon ; et un parti de centre-gauche piloté par Macron. Notons en passant que l’addition des scores réalisés par les candidats crypto-communistes donne un chiffre impressionnant (28%) ; et plus généralement, l’ensemble du premier tour montre une France dont on dit souvent qu’elle est plus à droite que jamais, mais qui a pourtant majoritairement voté à gauche, du moins si l’on considère Macron comme un homme de gauche, ce qu’il affirme lui-même et ce qu’il est au moins d’un point de vue sociétal.

    La gauche modérée proprement dite disparaît peut-être avec le parti socialiste. Pour l’instant, le projet de Macron, probablement sincère, consistant à réunir des gens de droite et de gauche dans un esprit somme toute pas éloigné d’un royalisme démocratique, semble avoir échoué : à part quelques personnalités centristes, Macron a surtout mobilisé des socio-démocrates du parti socialiste, et personne véritablement classable à droite. Le risque pour lui est évidemment de se laisser enfermer dans une posture centriste de type giscardien, qui le conduira bientôt à devoir subir les attaques et de la gauche et de la droite, dans un climat socio-économique tendu. D’ailleurs, sera-t-il en mesure d’obtenir une majorité parlementaire, alors même qu’il est menacé d’échouer à donner à la politique française les « nouvelles têtes » promises, lui qui jusqu’à présent n’a pu que sortir de leur retraite de vieux chevaux de retour (Bayrou, Cohn-Bendit etc.) ?

    La droite parlementaire va–t-elle exploser à son tour, comme le prévoit depuis plusieurs mois le politologue Guillaume Bernard ? On peut imaginer des personnalités de centre-droit rejoindre Macron sans état d’âme, et une tendance plus droitière rester coincée entre ce centre et le Front national. Dupont-Aignan, qui avec ses 4,75% réalisés sur le discrédit de Fillon n’atteint pas la barre des 5% nécessaires au remboursement de sa campagne, n’est probablement plus libre de se ranger du côté de Le Pen.

    En principe, Marine Le Pen n’a aucune chance d’être élue. Cela dit, un chercheur éminent, Serge Galam, a formulé le concept « d’abstention différenciée » qui, s’il est valide, provoquerait une victoire de la candidate. Son idée est que trop d’électeurs du deuxième tour répugneront à voter Macron, même pour faire barrage à Le Pen. Que peut-on penser de ce concept « d’abstention différenciée » ? Les lecteurs qui m’auront fait l’honneur de lire mon Abrégé des définitions politiques se souviennent que j’y formule une théorie de l’abstention vue comme un simple « miroir de la participation » : à quelques points près – mais je reconnais que quelques petits points peuvent être décisifs dans un scrutin serré – les abstentionnistes qui soudain se mobilisent se répartissent à peu près de la même manière que les « participationnistes » ; donc il est vain d’appeler à la rescousse les abstentionnistes à l’issue d’un premier tour difficile, puisque le camp d’en face obtient la même chose. En formulant sa théorie d’une abstention dite « différenciée », donc différente de ce qu’elle est habituellement, Galam donne raison à ma théorie tout en lui prévoyant une exception, mais il reste à savoir si le deuxième tour la confirmera. Ce qui rend ce chercheur digne d’être écouté est qu’il a déjà prédit le Brexit et la victoire de Trump.

    Durant la campagne, le peuple français a surtout débattu des costumes onéreux de Fillon, alors que Macron, probable président, trouvera sur sa table des sujets brûlants à traiter : la menace islamiste, en Turquie, dans le Sahel, au Proche-Orient, peut-être en Algérie bientôt ; mais aussi les tensions en Extrême-Orient, voilà pour l’extérieur ; l’invasion migratoire, la montée de la pauvreté, la cohabitation de plus en plus difficile entre les Français et la communauté islamique, la fragilisation des institutions, la fracture sociale, etc. rendront quelque peu dérisoires les thèmes du premier tour. Il est probable qu’avec Le Pen au second tour, les véritables sujets vont être abordés, mais la politique – surtout dans un régime d’opinion - est d’abord le royaume de l’imaginaire. Il suffit de voir, dès le lendemain du premier tour, les photos retouchées des deux candidats restants : Macron radieux, le visage net et bien éclairé, Le Pen lugubre, les traits vieillis, le visage pour moitié dans l’ombre. Plutôt que sur des programmes, que dans notre monde d’audio-visuel quasiment personne ne lit, c’est sur ces messages subliminaux que le régime entend susciter le rejet ou l’adhésion. Nous n’en sommes plus aux délires populaires d’avril 2002, parce que le régime s’attendait à ce second tour, mais au fond, l’irrationalité demeure ; et c’est ainsi que gouverne l’oligarchie, derrière un théâtre d’ombres chinoises où le peuple s’agite en vain. Je ne m’en plains pas, étant suffisamment riche de ma foi chrétienne pour vouloir m’encombrer de l’actuelle religion démocratique – d’autant qu’elle est devenue une religion de croyants non-pratiquants - mais je continue de croire que l’autorité – je ne dis pas le pouvoir, mais l’autorité, qui est plus essentielle – d’un roi permettrait d’alléger un peu le poids de l’oligarchie sur les masses. C’est d’ailleurs, s’il faut le croire, l’idée de Macron lui-même, telle qu’il l’a formulée quand il était encore ministre de l’économie sous le président sortant : un ministre regrettant l’absence d’un roi, du jamais vu sous la République. Nous donnera-t-il à voir encore quelque chose d’autre ?


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  • La Rédaction et le Service politique de Royauté-News

    Le débriefing du 1er tour de l'élection présidentielle.

    Sur le Site non politique rappelons-le, nous observons les choses politiques de loin bien que les conséquences suscitent bien sûr notre très vive attention. Ce qui nous entraîne à analyser. Notre sympathie pour le candidat le plus éloigné du système, Jean Lassalle, témoigne ainsi des sensibilités partagées de la Rédaction permanente. Notre analyse rapide et écourtée.

    Cette élection est la victoire de l'anti-Système, et aussi, celle, nous l'avons dit l'autre jour, du vote blanc, promis à entrer dans une existence à nouveau reconnue. On serait heureux si les hommes politiques et leurs mafias officielles avaient disparu après le séisme qui les a dévastés... en apparence. Mais l'espèce est tenace. Leur arrogance est intacte, leur aveuglement aussi. Plus l'opinion les condamne, plus ils envahissent l'écran...

    Les chances de victoire de Marine Le Pen ne doivent pas être vendues avant le second tour. Le « cadeau » qui lui a été offert par François Hollande n'est peut-être pas si indirect que cela. Quant aux offres de services de Valls auprès de Macron, on dépasse le délire mais au moins, c'est significatif et balaye les doutes quant à l'intention véritable de l'appel de François Hollande en faveur d'Emmanuel Macron. Le besoin vital de la gauche de gouvernement, sa survie, reposent sur la réussite de Marine Le Pen, la seule des deux candidats qui puisse offrir à terme une occasion d'alternance. Car avec Macron, la structure qu'il a fait imploser ne revivra pas. S'il échouait dans sa gestion, son système désormais existe. Le partenaire idéal de François Hollande s'il s'était représenté, est Marine Le Pen qui est le seul billet de retour possible en 2022 - ou avant - pour les Socialistes.

    24, 01 % pour Emmanuel Macron, 21, 30 % pour Marine Le Pen, chiffres stabilisés après s'être promenés depuis la soirée de Dimanche, mais aussi le lendemain. Ce qui pose question : comment se fait-il que ces chiffres se promènent plusieurs heures, alors que les résultats d'Outre-Mer étaient connus et compte-tenu des moyens dont on dispose... Un écart, rétréci hier entre les deux vainqueurs, puis rallongé par les chiffres définitifs officiels.

    Jean Lassalle (Lire aussi une analyse sur Jean Lassalle sur Royal Artillerie et plusieurs autres articles). Il est dommage que l'on n'ait vu s'exposer que bien tard Céline Alléaume, la directrice de campagne de Jean Lassalle. A observer sa maîtrise et son niveau, dans cette émission, on mesure aussi la qualité de toutes les équipes de Jean Lassalle.

    Nous avons reçu le message d'un de nos correspondants le dimanche 16 avril, nous indiquant qu'un calculateur Cray (superordinateur), peut-être basé en France, notre interlocuteur ne l'a pas précisé, et couplé au MIT et à l'Université de Yale, à partir des tendances, des pratiques sur le terrain et suivant un programme spécifique (peut-être basé sur le Big Data des réseaux), prévoyait, Emmanuel Macron et Marine Le Pen respectivement qualifiés pour le second tour avec 26 % et 24.5 %. Malgré l'écart de pourcentage (avec les résultats), cette projection était juste. L'intéressant est que le même calculateur a donné pour le second tour Emmanuel Macron 56 % et Marine Le Pen 44 %.

    Sur les chances de Nicolas Dupont-Aignan d'entrer à Matignon dont nous parlions ici, cette certitude vient du regard très bienveillant que lui portait Marine Le Pen durant le débat du 4 avril...

    Jean Lassalle a annoncé qu'il continuera. Il restera à trouver quelle forme prendra son action, sans doute le développement de Résistons ! mais il dispose d'un solide capital de confiance, plus étendu que les résultats ne le rendent. La preuve ? Le nombre de ses parrainages, qui témoigne pour lui. Un autre signe, la semaine dernière son compte Twitter affichait plus de 21 000 abonnés, score important si on le compare à celui de Nicolas Dupont-Aignan qui lui, est présent depuis des années sur Internet et Twitter (104 000, auxquels s'ajoutent les 15 800 du compte de son parti). Depuis l'élection, le compte Twitter de Jean Lassalle est passé à 25 500... Ici, son livre de 2008.

     

    A suivre, quelques remarques de l'entre-deux tours par Yves-Marie Adeline.

    En soirée (reporté à mercredi dans la journée), un article plus léger, Ethnologie politique.


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