• Fantaisies orléanes

    La Rédaction

    Fantaisies orléanes

    En principe, les créations dans l'univers des ordres de décoration, ou des fraternités diverses ne relevant que de l'imagination appartiennent au registre comique ou fantaisiste, parfois très sympathique, ou parfois elles n'existent que pour abriter derrière le masque de la bonhommie ou du pratique « caritatif » des activités un peu louches.

    Ne sont pas en cause, s'il en existe,  les divers ordres de camenbert ou de saucisson, ni en tout cas les très respectées confréries vineuses.

    Déjà, la création assez récente par le Comte de Paris, contre l'avis de certains de ses conseillers d'un ordre peu historique qui tient plus de l'aggloméré que d'une résurgence authentique, l'Ancien Ordre Royal et Souverain de l'Etoile et de Notre-Dame du Mont Carmel, avait amusé beaucoup de monde.

    Cette composition, alléchante sucrerie à trois boules destinée à des gogos bien faciles, flatte-t-elle vraiment le sens artistique inné des Orléans ? Les deux Ordres disparus, énoncés dans l'en-tête n'ont jamais eu rien en commun par le Passé, pas plus qu'avec la dynastie Iznogoudienne, et pour faire bonne mesure, ce duo est assaisonné d'une nouvelle secrétion à l'origine floue qui s'ajoute aux nombreuses branches de l'Ordre de Saint-Lazare. La quatrième valeur ne s'avoue pas dans la rue. Elle n'en est pas moins présente dans ce quatre-quarts savoureux : une certaine secte pompeuse qui s'insinue partout. Gardons le secret, aussi (peu) frais qu'eux !

    Profitant d'une aussi belle lancée, la dernière sublime invention du génie des Orléans : la nouvelle récompense inventée, cette année même, celle de l'Insigne des Officiers de la Couronne, distribuée à un petit nombre de fidèles très certainement bien sages et dévoués.

    On se posera la question, au fait : mais de quelle couronne s'agit-il ?

    Qu'est-ce qui, au fond, dans ce monde, appartient au Théâtre, et, s'il en reste, à la réalité ?

     

    En haut, une des Mariannes de Gandon, 1945.


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    1
    TR
    Samedi 13 Octobre 2018 à 19:35

    Ils représentent bien une couronne : celle de Louis-Philippe (je ne parle pas bien sûr de la branche du Brésil, tellement plus digne malgré ses dissensions).

      • Lundi 15 Octobre 2018 à 20:33

        Et la dynastie du Brésil n'a plus rien à voir avec les Orléans, même de leur point de vue puisqu'ils ont fait renoncer ceux du Brésil à leurs droits...

        Les Orléans ne revendiquent d'ailleurs pas la couronne de Juillet... erf

    2
    Dimanche 14 Octobre 2018 à 08:52

    De quel côté qu'on se tourne, nul n'a de droits ! Sans doute aucun, le devoir de mémoire d'une ascendance prestigieuse mais qui n'ouvre hélas aucune succession, la couronne n'étant pas un bien immobilier.

    Le "mort" qui saisissait le "vif" n'a trouvé que du vide. Veut-on le meubler avec des parades de chevalerie que le regretté Francis Lopez aurait adorées ? Nous n'en sommes pas si loin puisque le "grand maître de l'Etoile" est un vieux chanteur d'opérettes.

      • Lundi 15 Octobre 2018 à 20:40

        Ce n'est d'ailleurs qu'à partir d'une succession de "si" que ceux qui prétendent, endossent l'hypothèse d'une suite qui leur serait favorable.

        C'est aussi anticiper la volonté nationale, et être peu respectueux de celle-ci. Les choix devront être larges, si toutefois la question venait à se poser.

        même si l'on sait bien qu'une telle suite ne pourrait se tourner que vers une branche capétienne.

    3
    TR
    Jeudi 25 Octobre 2018 à 20:37

    Catoneo, le principe subsiste, même si je vous rejoins sur le terme malheureux de "droits".



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :