• Etrange démission

    RN 1 et la Rédaction

       ... Pour nous, la clé de ce que l'on peut appeler désormais l'Affaire Collomb, aurait pour origine, non l'Affaire Benalla, non plus quelques propos tenus avant la rentrée par le ministre au sujet du pouvoir solitaire et que le Président aurait mal pris ; l'affaire est plus complexe.

    La seule Affaire Benalla, comme on vient de le voir, renferme des zones d'ombre. Benalla travaillait-il pour la Sarkozie, comme sa rencontre à Londres avec "un sulfureux lieutenant" de l'ex-président ?

    Pour nous, une hypothèse est à ne pas exclure. Celle de la piste maçonnique. on le sait au moins depuis la publication, dans le numéro du Figaro Magazine des 8 et 9 juin : Macron et les Franc-Maçons. Où l'on apprend que Collomb, Le Drian, et Blanquer sont parmi les franc-maçons les plus notoires du pouvoir. On y apprend que les bonnes intentions du Président vis-à-vis des Catholiques, notamment sa déclaration devant l'Episcopat au printemps, pour appeler au dépassement des clivages, ont été très mal vus par plusieurs institutions maçonniques, sinon par toutes.

    Pour nous, il semble clair que la Franc-Maçonnerie a retiré son appui à l'actuel Président. Le débat n'est pas neuf. Se masquant derrière une prétendue laïcité, le corps maçonnique souhaite annihiler toute existence sociale au Catholicisme, quitte à placer en vrac les autorités avec la masse des catholiques ordinaires.

    Après tout, que les affaires Benalla et toutes les autres difficultés du pouvoir ces derniers mois proviennent de la Franc-Maçonnerie ou de la Sarkozie... au fond, est-ce différent ?

    Quoi qu'il en soit, Collomb n'aurait que faiblement gagné. A Lyon, dans certains cercles, on n'apprécierait pas vraiment que Collomb ait considéré Lyon comme un roue de secours, après que l'ex-ministre de l'Intérieur ait placé un de ses affidés aux dernières municipales. Il est intéressant de souligner que la démission à la Préfecture, du maire de Lyon ait été enregistrée avant même que le Président de l République ait accepté la démission de Gérard Collomb. D'ici là à ce que quelques peaux de bananes ne soient opportunément placées sous les semelles de celui qui vient de redevenir maire de Lyon, lors des prochaines élections...


  • Commentaires

    1
    TR
    Mercredi 3 Octobre à 22:05

    C'est vrai que Benalla appartenait à la Grande Loge nationale française, à laquelle appartiennent aussi un certain nombre de sarkozystes, ce qui expliquerait peut-être la rencontre que vous évoquez?

    Alors que Mediapart, qui a lancé l'affaire, émane ouvertement d'adeptes du Grand Orient de France.

      • Jeudi 4 Octobre à 20:44

        Cette hypothèse pour la rencontre de deux hommes est tout-à-fait vraisemblable.

        Rien n'interdit que Benalla travaille pour Sarkozy, cette institution étant classée "à droite".

        De son côté le Grand Orient, et les deux grandes institutions féminines de la Franc-Maçonnerie se situent sur la même ligne d'hyper acidité anticatholique, joue son rôle habituel en descellant ce que beaucoup de Français considèrent comme part constituante du pacte républicain. Il existe une contradiction  : jouent-ils la République, ou jouent-ils autre chose ?..

        Les diverses institutions maçonniques françaises jouent en réalité au même jeu, qui tend à brouiller les signaux. Certains jouent au méchant, les autres, aiment à être crûs comme plus tolérants, ouverts à la discussion. L'important n'est-il pas que le plus grand nombre s'y laisse berner ?

         

    2
    Catoneo
    Jeudi 4 Octobre à 10:24

    Ne peut-on penser plutôt que la désertion de Gérard Collomb ait des motifs banalement personnels voire sanitaires ?

    Le ministère de l'intérieur est l'un des postes les plus exigeants du gouvernement quand on l'assume pleinement ; surtout si l'on veut revenir sur sa "circonscription" chaque week-end comme un élu de province, ce que faisait régulièrement l'ancien maire de Lyon.


    Monsieur Collomb, 71 ans, n'a ni la carrure ni la santé de Donald Trump presque du même âge, et sa crécelle rhétorique laborieuse finit par agacer les mieux disposés. Je ne lui prédis pas le succès à Lyon, où il n'est attendu par personne quoiqu'en montrent les brèves de presse. La capitale des Gaules mérite mieux qu'un politicien usé dans les combines.

    Maintenant on peut enrichir la page d'histoire de menées subversives dans les allées du pouvoir... Je considère pour ma part que le président comme le premier ministre sont soulagés par le départ de cette relique socialiste peu sûre.

      • Jeudi 4 Octobre à 20:46

        Bien sûr que la charge est difficile sinon lourde, et Gérard Collomb a pris sa part avec courage semble-t-il, s'avançant sur un terrain assez facile à déminer si l'on ne perd pas la lorgnette qui permet de le voir - officiellement depuis la parution du Figaro Magazine de Juin cité dans l'article - comme un éminent représentant d'une institution maçonnique.

        Il a des véritables préoccupations sur la situation lyonnaise, y compris, à l'égard de sa femme. Mais rester à l'Intérieur lui aurait assuré la haute main sur la situation lyonnaise. La rupture qu'il a créée affecte si profondément le pouvoir, qu'on ne peut que s'interroger... d'autant qu'il aimait son ministère.

         



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