• Déclaration du Duc d'Anjou, Louis de Bourbon

    La Rédaction

    Pour information, nous vous transmettons la déclaration du Duc d'Anjou en la Fête de la Saint-Louis.

     

    Chers Amis, chers compatriotes, 

     

    Quelle tristesse de constater que d’année en année, la situation de la France se dégrade. Fort de la responsabilité que m’imposent les huit siècles de royauté capétienne dont je suis l’héritier, la gravité actuelle de l’état de la France, m’amène à m’exprimer, en ce jour où l’Eglise fête Saint Louis, le modèle des gouvernants.

     

    Force m’est de constater que notre pays s’enfonce vers des jours de plus en plus graves, alors que j’aimerais que mes déclarations puissent saluer le renouveau que tous les Français fidèles et qui croient en la destinée de leur pays, espèrent de tout leur cœur.  

     

    Atteinte depuis plusieurs années par une crise morale qui la fait douter d’elle-même, de sa mission, de son identité, la France doit aussi subir de nombreuses attaques venues de l’extérieur, tellement diffuses et perverses, qu’il est difficile de toujours bien les cerner, et de trouver les bonnes ripostes. La difficulté est d’autant plus grande que la vérité n’est plus regardée en face et que les mots sont travestis par l’idéologie au point de perdre leur sens. Ceux qui résistent vaillamment sans perdre confiance, souvent animés d’une foi profonde, ne suffisent pas à redresser la situation. Pareillement, nos  militaires engagés  sur de nombreux terrains au-delà de nos frontières, constatent que leur sacrifice et leur abnégation  ne suffisent pas isolément à recréer une dynamique de vainqueur. Les combats se gagnent certes sur le terrain, mais c’est d’abord dans les cœurs et les esprits que se forgent les conditions de la victoire qui doit trouver son expression politique.

     

    Or, bien souvent, la France donne l’impression que cette volonté n’est plus là. Pourtant il faudrait peu de choses : lui redonner le goût et le sens de la victoire qu’avait la France sûre d’elle-même et de sa mission ; et lui rappeler les grands moments de son passé qui demeurent des exemples pour demain.

     

    Cet état d’esprit qui pourrait surgir à nouveau si les Français le veulent, semble oublié, annihilé. Les « élites » depuis la Révolution n’ont agi que par intérêt. Quand reviendra-t-on au Bien Commun, à la justice, à la protection des plus faibles ? Quand acceptera-t-on de redonner aux mots leur sens et d’oublier qu’il n’y a ni incivilité, ni jeunes sauvageons mais violences gratuites et  nouveaux barbares sans foi ni loi qu’il s’agit de combattre et de punir. En effet, chacun de leurs crimes ruine la vie sociale. Or elle est déjà bien difficile pour de nombreux Français déjà confrontés à une situation économique et sociale souvent critique. Pourtant,  la dernière crise sanitaire a montré combien nos compatriotes étaient capables de sursauts et d’initiatives quand l’Etat ne les oppresse pas ; quand il ne les accable pas d’une fiscalité de plus en plus lourde et injuste puisqu’elle n’assure plus les services publics même les plus essentiels ; quand l’Etat ne s’attaque pas aux libertés. Les Français, en nombre toujours plus grand, se rendent compte que les institutions ne répondent plus à leurs attentes légitimes.

     

    Combien de crises faudra-t-il encore ? Combien de sacrifiés pour que les yeux s’ouvrent ?

     

    Il y a quelques mois, crise sanitaire aidant, des esprits lucides  avaient posé la question de savoir si ces évènements, dus largement au moins dans leurs conséquences, aux erreurs accumulées qui se traduisent par des centaines de milliers de morts, en France, en Europe et dans le monde entier, n’étaient pas l’occasion de réfléchir aux désordres des dernières décennies. Le beau symbole du « jour d’après » semblait porteur d’avenir. En réalité quelques mois après, les mauvaises habitudes ont largement triomphé des bonnes résolutions et les jours d’après semblent encore plus catastrophiques que ceux d’avant. Le vote, devant une assemblée quasi déserte de la loi dite bio-éthique en est la plus éclatante manifestation… Elle est à la fois contraire à l’ordre naturel  et à l’éthique. Elle cumule le déni du système représentatif actuel par la manière dont elle a été élaborée et la rupture avec les fondements de l’humanité. Les manipulations contre nature sont en train de franchir une nouvelle étape vers une société de chimère ou plus aucune limite ne semble retenir les hommes. La société de la peur et des contraintes est aussi, désormais,  celle de la mort planifiée.

     

    Quel monde avons-nous devant nous ? Quel monde laisserons-nous à nos enfants ?

     

    Je parle ici comme héritier et successeur des Rois de France mais aussi comme père et époux. Je sais combien de jeunes couples sont inquiets pour l’avenir de la société ; l’avenir de leurs enfants ;  de nos enfants.

     

    Heureusement les siècles d’histoire nous apprennent que les situations les plus terribles ne sont pas irréversibles. La France s’est sortie d’autres périls et cela même quand elle a failli perdre sa souveraineté comme au temps de Charles VII. La mission de Jeanne d’Arc l’a sauvé d’un péril d’autant plus éminent que l’ennemi était déjà installé sur notre sol. Celle qui est devenue en 1920 la patronne du Patriotisme a sauvé le pays et a restauré la monarchie légitime.

    De tels exemples doivent nous redonner espoir et susciter de nouvelles initiatives pour reconstruire la France.

     

    Puisse Saint Louis, modèle des souverains et des gouvernants, protéger la France et l’aider à retrouver le sens de sa mission.

     

    Louis,
    Duc d’Anjou

     


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  • Commentaires

    1
    Catoneo
    Jeudi 27 Août 2020 à 09:50

    Quand je lis ce communiqué à haute voix, je n'entends pas Luis-Alfonso, duc d'Anjou, mais un plumitif au labeur qui peine à conclure jusqu'à risquer l'emphase.

    Dommage.

      • Jeudi 27 Août 2020 à 10:32

        Le Duc d'Anjou lit toujours les déclarations qui lui sont préparées et il en partage l'esprit.

        Cela étant, on pourrait préférer un autre état de préoccupations. Mais à bien y regarder, c'est en gros dans la même veine que les supporters de l'autre branche, et son chef, orientent leurs propres déclarations.

        Et d'un autre côté, il ne faut pas perdre de vue que le but de ces interventions de Louis de Bourbon est de manifester sa présence, pas de dessiner un projet qui n'appartient qu'à ceux qui pourront le concevoir. C'est dans cette ligne qu'il a déclaré qu'il était prêt, si les Français l'appellent, et qu'il avait demandé voici longtemps que ceux qui le soutiennent s'engagent dans les affaires publiques.

    2
    Catoneo
    Jeudi 27 Août 2020 à 21:14

    C'est très bien, mais le Bourbon ne voit pas que la revendication permanente de sa suprématie dynastique affaiblit la portée de son communiqué. Si cet héritage est si sûr en droit, pourquoi l'affirmer sans cesse à chaque communication ?

    Remarquez que son cousin d'Orléans ne cesse de se présenter comme légataire universel des quarante rois, ce qui est proprement ridicule, mais avec l'habitude les gens l'entendent jusqu'au jour où démonstration sera faite de la supercherie.

    Concernant le duc d'Anjou, je préférais ses messages laissés sur sa page Facebook à cause de leur authenticité et parce que ça venait du coeur. J'ai relu le communiqué ci-dessus et ce n'est toujours pas lui.

      • Jeudi 27 Août 2020 à 21:45

        Vous avez parfaitement raison, mais personne chez nous n'est chargé de sa communication... smile erf Mais cela remontera...



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