• Charlotte Tiedemann, Duchesse de Ségovie et Vanity Fair

    La Rédaction

    Charlotte Tiedemann, Duchesse de Ségovie et Vanity Fair

    Dans notre édition du 11 décembre 2020, nous annoncions la parution d'un article sur Charlotte Tiedemann, qui fut la seconde épouse du Duc d'Anjou et de Ségovie. ( Clic ! )

    L'article est depuis peu accessible et en version française, ici, Clic !

    Cet article de Silvia Cruz Lapeña est très mauvais et de mauvais parti pris.  Elle signe une très mauvais connaissance de la famille royale.

    L'article mentionne la place, absente, de Charlotte Tiedemann dans la famille royale... mais l'auteur de l'article devrait savoir que dans certaines familles on ne tient pas compte des remariages... s'il s'agit de remariages civils.

    Si la Duchesse de Ségovie n'avait pas été invitée au mariage du fils aîné de son mari, le Duc de Cadix, c'est que... vivait la mère de celui-ci, la Duchesse d'Anjou, née Emmanuelle de Dampierre, toujours considérée par l'Espagne comme l'épouse de Don Jaime.

    Elle devrait savoir aussi que c'est hors d'Espagne que le Duc et la duchesse de Ségovie ont vécu, il est donc normal qu'il n'y ait pas ou peu de trace dans les archives espagnoles...

    L'allusion au fait que Don Jaime aurait demandé à son jeune frère, Juan de Barcelone, en 1954, une autorisation pour le port, par Charlotte du Titre de Duchesse de Ségovie est de la pure fantaisie et dénote encore beaucoup de méconnaissance de la part de Silvia Cruz Lapeña. Don Jaime n'a jamais reconnu son frère et il avait au contraire révoqué les renonciations au trône d'Espagne qu'on lui avait extorquées.

     

    Contrairement à ce qu'elle prétend, la carrière de Charlotte Tiedemann est bien référencée... Selon Yvan de Wilde, son biographe : la journaliste évoque le manque de documents sur la carrière de Charlotte dans les opéras de Berlin... tout a été détruit pendant les bombardements.

     

    Avant la biographie de Don Jaime par José Zavala (2006) évoquée par l'article, c'est José Luis de Vilallonga, dans son livre d'entretiens avec Juan Carlos, publié en Français en 1993 (chez Fixot), qui eut la dent dure avec Charlotte de Ségovie et qui invente un scénario tragique et ridicule. C'est lui qui est à l'origine de la calomnie selon laquelle Charlotte aurait asséné des coups de bouteilles à Don Jaime, dont il serait mort quelque temps après. José Luis de Vilallonga était une fort mauvaise langue comme en témoignent certains passages de son livre d'entretiens, très peu correct à l'égard de Don Jaime. Don José Luis de Vilallonga était un partisan du Comte de Barcelone, par définition hostile à Don Jaime et à ses partisans.

     

    Pour répondre d'un trait aux allégations ridicules selon lesquelles Charlotte aurait été une espionne nazie... nous renvoyons à l'une des des photos publiées sur notre Site, de Charlotte photographiée en 1939 par l'agence Mauritius, qui, parce qu'elle était dirigée par des juifs, fut dénoncée et inquiétée dès l'arrivée au pouvoir du nazisme.

    Le grand intérêt de cet article, est de mettre en valeur le rôle de Patrick de La Rode, qui obtint du roi Juan Carlos une pension pour... Charlotte Tiedemann !

     

    Que cache donc Silvia Cruz Lapeña ?

     


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  • Commentaires

    1
    TR
    Mardi 2 Mars à 18:20

    Il y a eu énormément de mensonges à l'encontre de son aîné, diffusés par l'entourage du Comte de Barcelone, et ils ont la vie dure.

    Par exemple, la plupart des Espagnols intéressés par la question croient encore dur comme fer que la fameuse Pragmatique sanction de Charles III sur les mariages dans la famille royale, aurait des effets dynastiques, alors que ses effets sont purement civils, que c'est bien ce qu'a voulu Charles III (éloigner le péril des intrigues pour le remplacer par son frère cadet, sans l'exclure véritablement de la succession pour le cas où la descendance de Charles III viendrait à s'éteindre), et que cela a été confirmé par la jurisprudence y-compris sous le règne d'Alphonse XIII, seuls deux princes ayant été exclus de la succession espagnole (le duc de Séville et l'infante Luisa Fernanda en 1847).



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