• Bourde de journaliste(s) au sujet du roi d'Espagne Felipe VI

    Par la Rédaction

    On nous a signalé cet article de Centre France La Montagne paru le 17 Janvier 2016.

    Il est typique des bêtises de journalistes de province. Cette photographie, insérée dans un article, Le roi fait son numéro, a été placée pour illustrer un livre, qui n'est pas notre sujet. Notre remarque concerne la légende insérée par ce journal sous cette photographie représentant le roi et la reine d'Espagne.

    Il est difficile de faire plus nul que celui ou celle (s'il ne s'agit pas de l'auteur de l'article) qui a placé cette légende. Mécontentant par définition tout le monde parmi les deux grandes orientations du royalisme, favorables, l'une au Prince Louis de Bourbon, Duc d'Anjou, l'autre, au Comte de Paris, Duc de France, elle fera sourire par son ignorance et sa naïveté, et au delà des frontières royalistes, tous les étudiants en Histoire ou en Droit et plus généralement, tous ceux qui, même de loin savent que, même si nous étions dans un AbsurdLand surréaliste, les princes aptes à régner en France au titre de l'ancienne monarchie sont placés avant le roi Felipe VI d'Espagne... à commencer les deux princes que nous citons, leur famille, et quelques autres... Et surtout, que le trône de France n'est pas un amusement de pochette surprise pour remplir les colonnes d'un journaliste qui a peut-être, peu à dire...

     

    Pour ceux qui ne voient pas la légende, qu'ils cliquent sur la photo.

     

     

    Demain, notre article sur les fiançailles d'Alix de Ligne et de Guillaume de Dampierre.


  • Commentaires

    1
    TR
    Samedi 20 Février 2016 à 21:09

    Renonciation de toutes façons nulle car contraire au principe d'indisponibilité de la couronne, l'une des Lois fondamentales françaises.

    Louis XIV a fait croire à son petit-fils (trop droit pour jouer la comédie) qu'elle pouvait l'être, Philippe V s'est trouvé obligé à renoncer sous peine de parjure (serment fait aux Espagnols de rester leur roi), mais trois mois après paraissait une œuvre collective des plus brillants juristes du royaume de France, montrant l'invalidité de cette renonciation... Par la suite Philippe V s'est considéré comme personnellement lié par ses serments (au peuple espagnol, et renonciation) mais a compris que sa descendance ne l'était nullement, et a agi en conséquence en particulier en 1721 lors d'une maladie de Louis XV. Louis XVIII et le futur Louis-Philippe ont d'ailleurs discuté, un siècle plus tard (si l'on en croit le journal de Louis-Philippe lui-même) des chances qu'il aurait eu, ainsi que ses successeurs, de monter effectivement sur le trône en cas d'extinction de la descendance dynaste de Louis XV, malgré les manœuvres contraires des Orléans.

    Au surplus, la reine d'Angleterre avait exigé que la rédaction de la renonciation fût telle, qu'elle exclue absolument tous les descendants de Philippe V, quels que soient le degré, le sexe et le temps, pas seulement la descendance par les mâles; ce qui fait que, tous les Bourbons et même Bonaparte actuels descendant de Philippe V, ils se trouveraient exclus de la succession française en vertu de la renonciation d'Utrecht que personne ne semble avoir lue...

    2
    Lundi 22 Février 2016 à 13:33

    Merci TR. Nous sommes habitués à vos développements particulièrement remarquables, et les spécialistes des questions royales les connaissent bien et ne peuvent que s'inspirer de parfaites leçons, mais c'est toujours un régal !

    Cette synthèse est d'une justesse absolue et elle perce en profondeur les critères les plus décisifs dans l'affaire et les conséquences issues d'Utrecht.



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