• 14 juillet 2017 : la prise de la Pastille

    Par RN 1

    Même si ce jour est moins lourd grâce à la bonne idée du locataire de l'Elysée de supprimer l'interview présidentielle, et si cette fois-ci, l'occasion est utile car elle permet d'instaurer des relations solides entre la France et Donald Trump et doit être portée au crédit du Président français, le 14 juillet 2017, axé autour du défilé militaire, reste toujours le 14 juillet : la même comédie. Le moment pour un certain nombre, d'avaler la pilule qui fait voir tout en couleurs.

    L'assemblage hétéroclite d'un patriotisme sensoriel, encadré comme pour une dégageante et qui n'engage à rien : la « dimension » psychosomatique du régime, sa concession d'ordre sanitaire de sortie au bordel, sa minute du cri primal au même titre que le nationalisme des gradins d'un terrain de Football ; avec les flonflons républicains, leur toc désuet qui, par la force de l'habitude se confond avec un nostalgisme à prise universelle qui nous rend sympathiques par exemple, les flics en tenue hirondelle ; et enfin avec le rappel incantatoire des médias sur les "principes" issus de la Révolution.

    Ah, aussi : le zeste de psychodrame qui va bien (tous les 2 ou 3 ans) :  cette année le coup de gueule du Général de Villiers sur les crédits militaires. C'est très français, c'est d'ordre agrémentaire et cela fait croire aux gens qu'il se passe quelque chose.

    Sauf que, cette fois-ci, ça suffit et toutes les autres aussi. L'Armée, parlons-en. Pour rappeler que les armées républicaines n'ont jamais gagné aucune guerre et ne font que sauter à pieds joints dans tous les ratages possibles. 

    Cette armée ne sert à rien, dans sa forme mal préparée, noyée dans les gadgets coûteux, celle d'une armée de zombies recyclée sur des théâtres que l'on dit nombreux, dans des missions sécuritaires vagues et mal définies d'un no man's Land dans lequel tous les métiers sont représentés sauf celui du militaire ! Et pour quelles réussites, force preuves à l'appui ?

    Quant aux idéaux de la Révolution, et en tête, celui de l'éducation, ils ont été assassinés par la République, ce chewing-gum, cette gélatine ?

    Car c'est là le point de cette chronique, que la République, ce régime qui a mal vieilli, ne sert à rien.


  • Commentaires

    1
    TR
    Vendredi 14 Juillet à 18:47

    "Sauf que, cette fois-ci, ça suffit et toutes les autres aussi. L'Armée, parlons-en. Pour rappeler que les armées républicaines n'ont jamais gagné aucune guerre et ne font que sauter à pieds joints dans tous les ratages possibles."

    C'est faux.

    La guerre d'Algérie a été gagnée, contre les deux super-puissances. Ainsi que la crise du Canal de Suez. Et il y a même des arguments en ce sens à propos du Viêt-Nam.

    Ensuite la France n'a heureusement plus été en guerre, mais elle a gagné bien des batailles.
    C'est de la Révolution (on peut discuter des guerres napoléoniennes, j'y vois un échec cuisant) à la guerre de 40, que les armées républicaines n'ont gagné aucune guerre.

    2
    Vendredi 14 Juillet à 18:59

    Faisons exception de la Guerre d'Algérie : d'un bout à l'autre rien n'a été clair et cela reste encore aujourd'hui. Évitons les psychodrames, en France on n'en sort pas.

    Que vous soit concédée l'affaire de Suez...

    Pour l'Indochine, cela a été ratage causé par le haut commandement, comme toujours aux ordres d'un régime faux et nuisible.

    (....)

    Pour la suite, on ne peut reconnaître d'utilité à une Armée Française sous prétexte de quelques occasions réussies (Kolwezi, le seul cas sans doute). C'est en permanence, que l'Armée soutient un régime corrompu, c'est en permanence qu'elle pèse inconsidérément sur le budget... Que le régime change, d'abord, et on rediscutera !

    Prenons l'Afrique : où sont des résultats devant des groupes terroristes qui prospèrent ? La même remarque vaut aussi pour les autres Armées : américaines et britanniques au Moyen-Orient.

    Par ratage, il s'agit de la trahison des hauts grades, dans l'évolution depuis trente ans de l'image en général du pays dans l'esprit de ses habitants, et en particulier de l'image de l'Armée, et par voie de conséquence ses effets dans tout le débat, toujours non résolu, de l'identité.

    Une Armée qui ne fait rien d'autre aujourd'hui qu'un travail de mercenaire sur le marché des conflits mondiaux ou qui revendique une casquette humanitaire seulement, n'est plus une Armée et il faut en tirer les conséquences.

     

    Pour revenir à l'Algérie, la République ne reconnaît pas vraiment une Guerre... Il s'agissait d'un conflit interne et les militaires qui y ont participé n'ont jamais reçu les récompenses octroyées en cas de guerre, c'est-à-dire lors d'un conflit avec un pays ou une force étrangère.

    Enfin, le propos de l'article vise la pertinence du maintien de l'Armée française comme poste budgétaire inconsidéré : dans un pays qui nie sa souveraineté, ce maintien ne se justifie pas d'autant plus que selon nous, l'Armée est complice, à travers ses hauts cadres bien sûr, complice de tous les choix défectueux de la France en matière internationale.

    En dernier lieu, il faut que soit clairement dégagé un principe : si l'on veut trouver du talent à quelque portion du pays, y compris et surtout celle qui passe pour une des plus traditionnelles - ce qu'elle n'est plus , sauf dans le flonflon, et encore, il y aurait à dire ! - alors jamais la République ne pourra être remise en cause ! 

    Pilier du système, à proportion que ce système est néfaste, cette Armée doit être dénoncée et mise à pied avant bilan serré. Qu'a-t-elle soutenu ou réussi de juste depuis près de soixante ans ? C'est elle qui ouvrira le feu, sans hésiter, sur la population si celle-ci tente de secouer enfin le prunier.

      • Vendredi 14 Juillet à 23:24

        (suite pour TR) Précisons, pour ceux qui ne nous connaîtraient pas beaucoup, que cette critique de l'Armée n'est pas en elle-même la critique de l'Armée en tant qu'Armée, mais une critique de la République. 

        Quant au Général de Villiers, il aurait dû avoir la même fermeté avec Macron qu'il a eu de vivacité avec les députés. La réplique de Macron est inadmissible.

    3
    Vendredi 14 Juillet à 20:24

    Veux-tu que je te dise où j'ai été aujourd'hui....

      • Vendredi 14 Juillet à 20:38

        Oui -O_O- !!! Pas au défilé, quand même... :) Je t'offre le Google doodle du jour...

    4
    Dimanche 16 Juillet à 08:00
    5
    Dimanche 16 Juillet à 22:29

    Merci -O_O- pour ce document exceptionnel !!!!

    Bonne soirée !!!

    6
    TR
    Lundi 17 Juillet à 00:24

    Oui, personne ne l'avait encore découverte... ;-)

    7
    Lundi 17 Juillet à 00:35

    Le mérite en revient à -O_O- !  :) happy happy happy



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